BQ

Carnets électoraux

Gilles Rhéaume




Préludes toutes chrétiennes sans être catholiques du tout
- 21 octobre 2000

Chrétien et l'infériorité des Québécois
- 23 octobre 2000

Le Canada révèle son vrai visage durant les élections fédérales
- 27 octobre 2000

La vraie bataille du Québec commence... - Le secret le mieux gardé de cette campagne
- 28 octobre 2000

Jean Chrétien s’est isolé des Québécois
- 30 octobre 2000

Chrétien et Day ou comment mépriser les Québécois
- 3 novembre 2000

Jean Chrétien aux souverainistes québécois - Votez pour moi
- 6 novembre 2000

Attention aux télégraphes !
- 10 novembre 2000

Le Canada est le pays de La p’tite vie...
- 12 novembre 2000

La panique des Libéraux
- 13 novembre 2000

Textes suivants
- 15 novembre 2000






Préludes toutes chrétiennes sans être catholiques du tout

21.10.00



Le gouvernement de Jean Chrétien est sorti de cette législature comme il y est entré par la porte du déshonneur et de la magouille.

Avec l’habitude de la brutalité en plus. Il faut bien oser l’écrire que le Premier ministre du Canada est une brute.

Une brute au plan politique, bien sûr, mais aussi au plan physique. Ils sont rares les Chefs d’État qui se comportent comme ce mal élevé, ce parvenu mal dégrossi... Faut le faire ! Égorger un manifestant devant les caméras ! S’en prendre physiquement à un journaliste ! Un goujat que cet homme... Il est Premier ministre du Canada. Encore une bêtise et ce seront finalement des médecins qui le destitueront. Il n’est pas bien le monsieur, mais pas du tout...

Jean Chrétien gouverne brutalement !

Il fait fi des autres. Non seulement de leurs opinions mais aussi de leurs autres droits...

Le Parti libéral du Canada a dépassé le patronage de l’Union nationale. Maurice Duplessis est un minus à comparer à Jean Chrétien...

Les derniers mois ont été lamentables pour la démocratie et la transparence.

Les Libéraux se sont nourris de l’argent des taxes comme si les caisses fédérales étaient leurs auges et leurs abreuvoirs... Des centaines de millions distribués effrontément à leurs semblables et à leurs pareils. Jean Chrétien contrôle tout dans ce pays comme les dictateurs dans les républiques bananières... Au Canada les récompenses sont aussi multiples que diverses. Des contrats à des firmes de sondage qui les avantagent dans les intentions de vote. Des commandes millionnaires à des firmes de communication qui leur sont apparentées. Des p’tits amis au Sénat, à la Cour suprême, aux cours d’appel et aux cours supérieures, à la CBC, à la SRC et au RDI, au CRTC et dans des centaines d’autres endroits, y compris à l’ambassade canadienne à Paris où trône l’Ambassadeur neveu... Voilà ce Canada qui se meurt ! Un pays en décrépitude au plan de la démocratie...

La campagne électorale rappellera chaque jour davantage combien Jean Chrétien est déconnecté de la réalité québécoise. Les Québécois doivent s’intéresser à ces élections afin que le Québec puisse compter sur la présence importante du Bloc québécois. Les libéraux comptent sur la lassitude des gens. Au Québec moins il y aura d’électeurs à voter plus Ottawa aura des chances d’augmenter ses résultats. Des groupes amis des Libéraux vont prêcher pour l’abstentionnisme. Il faut aller voter ! Il est impérieux que les femmes et les hommes du Québec se présentent massivement aux urnes le 27 novembre prochain. Pour ce faire, il devient nécessaire que chacun s’implique en allant voter et en faisant voter. Rien de plus brillant que de dresser une liste de nos connaissances, de les contacter et de leur faciliter les choses s’il le faut...Nos voisins, nos amis, notre parenté et leurs amis, nos camarades de travail ou d’études, nos fournisseurs sont autant de personnes que nous pouvons conscientiser à l’importance de ce scrutin...

La bataille sera rude, féroce et sans merci. Les Rouges ne reculeront devant rien pour plaire à leur père nourricier.

gr






Chrétien et l'infériorité des Québécois

23.10.00



Le Prix Nobel de la bêtise n'y est pas allé de mains mortes hier à Shawinigan. Il a devisé sur le complexe d'infériorité des Québécois souverainistes. Au-delà du caractère purement anecdotique des lubies de cette brute qui nous gouverne, il transpire de cette déclarartion un tel mépris, une telle condescendance et une forme de haine qui devraient inquiéter tout le monde, y compris ceux qui ont pour mission d'informer et former l'opinion publique. Il ne s'agit pas d'une mince affaire. Le Premier ministre du Canada estime que ses adversaires sont handicapés psychologiquement et par conséquent intellectuellement. Le complexe d'infériorité est le fruit d'une carence, il est le symptôme d'une déficience.

Que doit-on faire quand plus de deux millions d'une population est atteint d'un semblable déficit ?

Le reste de la campagne électorale devrait nous en révéler plus sur les intentions de ce démocrate format de poche qui n'hésite pas à lancer sa campagne québécoise dans une auberge qui est actuellement objet d'enquêtes...

D'autre part, il faut féliciter Gilles Duceppe pour le lancement de la campagne du Bloc québécois. Il a su avec brio montrer comment et combien le Bloc était attentif aux préoccupations des gens du Québec. Le dossier des gangs organisés prendra beaucoup de place dans les prochaines semaines et cela est EXCELLENT...

Voilà un dossier qui intéresse le peuple. Voilà un dossier qui illustre le fossé qui existe entre le Québec et le fédéral. Le Bloc doit prendre le leadership politique de ces revendications québécoises...

Tous les candidats et les militants doivent s'y ateller. Pourquoi le Bloc, via son critique en la matière, le brillant Michel Bellehumeur de Berthier, ne présenterait-il pas un projet de loi sur le crime organisé ?

L'Alliance, le NPD et le PC ne sont pas dans la course au Québec.

D'un côté, Jean Chrétien qui protège indûment les motards dans une guerre qui a fait des dizaines de morts et des centaines de victimes tandis qu'il a été bien plus sévère avec les indépendantistes en octobre 1970 et, de l'autre, Gilles Duceppe qui exige que le Canada se dote d'un loi efficace contre ces bandits...

Le fait que les Hell's Angels sont pour le NON explique-t-il le laxisme d'Ottawa ?

Je suis fier de Gilles Duceppe, du Bloc québécois, de ses candidates et de ses candidats.

Cette campagne s'annonce plus déterminante qu'il ne semble...

L'histoire de l'humanité est truffée d'exemples qui prouvent combien ces dossiers sont des catalyseurs pour les peuples...

Les Québécois sont très conscients des enjeux. Beaucoup plus qu'ils ne laissent paraître. Notre peuple est ainsi... Faut bien le connaître...

Nous sommes dans la bonne direction...

Gilles Rhéaume




Le Canada révèle son vrai visage durant les élections fédérales

27.10.00



Rien comme des élections fédérales pour saisir à quel point le Québec ne compte plus beaucoup au Canada.. Les Québécois ont l’occasion de constater combien les politiciens du Canada les estiment... Il suffit de lire les journaux, d’écouter la radio et de regarder la télé pour comprendre que le Québec n’est plus la priorité de personne au Canada.

Sur le plan sociolinguistique, tout est clair aussi. Au Canada anglais, tout se passe en anglais et personne ne s’en étonne, ne s’en offusque. L’unité nationale semble plus solide que jamais, et pourtant... Les souverainistes seraient à 48,1%, selon le dernier sondage québécois. Pas mal fort ! Sans campagne pour le OUI et malgré toutes les attaques (C-20, Ottawa, Alliance Quebec et autres) : 48,1% de OUI... !!! Peu de journalistes sont revenus sur cette donnée fondamentale... Peu de politiciens aussi...

Avez-vous vu Stéphane Dion ?

Vigile.net a bien raison : le ministre Dion est disparu. Faudrait lancer un avis de recherche.. Peu de journalistes insistent sur cette absence toute calculée... Au Québec, Stéphane Dion est presqu’aussi haï que Jean Chrétien (ce qui n’est pas peu dire). Les Libéraux le cachent. Les souverainistes doivent le faire sortir de sa tanière...

Et Pierre Pettygrew où est-il ?

Les tendances actuelles

Cette première semaine qui s’achève est toujours celle des organisations.

Les machines politiques se mettent en marche. Il y a ajustement entre les Partis et leurs forces politiques. La vraie campagne reste encore à venir. Le Bloc québécois est la première force politique du Québec français. Ce parti est une coalition de souverainistes. Son enracinement est solide. Au Québec, le Bloc est en avance de 10 points chez les Québécois francophones. C’est beaucoup et c’est peu. Les taux de participation sont souvent très bas au fédéral. De plus en plus bas (67% en 1997). Cela n’est pas trop bon pour la cause de la souveraineté du Québec. Cette année, le défi sera de faire participer la population. Sortir le vote est l’impératif catégorique !

L’implication de Jacques Parizeau lance le signal de l’importance de ce scrutin pour la souveraineté. Les souverainistes seraient 48,1%, selon le dernier sondage. Nous étions moins de 40%, il y a un an, paraît-il...

Les firmes de sondage qui sont au service du gouvernement fédéral savent très bien l’importance de cette élection... Et elles ont bien raison car le 27 novembre lance le compte à rebours de la souveraineté. Les souverainistes reviennent sur le terrain politique...




La vraie bataille du Québec commence...

Le secret le mieux gardé de cette campagne

28.10.00



Les médias doivent répondre de leur propre turpitude !

Qui ne se souvient de toutes ces sirènes qui, depuis des années, ne cessent d’affirmer comme une vérité éternelle, que les souverainistes québécois n’ont plus la cote populaire alors que le dernier sondage donne 48,1% au OUI !

Ces analystes format de poche dont les fantasmes inondent les médias sont trop souvent atteints d’une paresse crasse, voire d’une mauvaise foi patente, tant leur regard est embué de leurs propres préjugés, ces miroirs déformants, ces antithèses du droit à une information juste...

Tout au long de cette première semaine de campagne, ces chantres de l’insignifiance ont frappé bêtement sur le même clou. Il aurait fallu absolument que les Québécois les suivent dans leurs divagations. Heureusement que la population a encore le dernier mot. Les sondages infirment totalement les conclusions de ces penseurs à la gomme. Non seulement le vote bloquiste ne s’est pas effrité, ce vote est plus solide que jamais depuis la dernière élection fédérale... Quant à l’honnêteté intellectuelle, elle semble en avoir pris pour son rhume. Une gent médiatique inféodée à une rationalité contraire au bon sens contrôle la diffusion de l’information... Pauvre Québec, qui doit se contenter d’observateurs aussi peu vaillants...

Tous les jours, les médias ont répété ad nauseam que les Libéraux au Québec étaient en avance dans les sondages. Jamais personne de ces Prix Nobel du fast food médiatique n’a pris le temps d’expliquer qu’en termes de sièges, avec ces sondages, le Bloc était en mesure non seulement de conserver son nombre de sièges mais aussi de l’augmenter... Il aura fallu le sondage de Sondagem pour que le voile soit levé sur cette imposture... La vérité est pourtant bel et bien contraire aux prétentions de ces augures obséquieux...

La vraie bataille commence avec cette deuxième semaine de campagne. Les Québécois auront alors l’occasion de préciser leurs aspirations. Les souverainistes ont toutefois encore beaucoup de pain sur la planche s’ils veulent susciter une plus grande participation au scrutin du 27 novembre prochain. Idéalement, il faudrait un taux de participation environnant les 80%. Ainsi le Bloc québécois pourrait escompter augmenter sensiblement son nombre de députés. Cet objectif est raisonnable. Cela est fort possible de convaincre les gens d’aller voter. Les risques de manoeuvres frauduleuses sont gigantesques au fédéral... Vaut mieux aller voter que de se faire voler son vote par une des nombreuses machines à télégraphes...

L’implication de Lucien Bouchard et de Jacques Parizeau ne pourra que conscientiser la population à l’importance de ces élections pour la cause du Québec.

Jamais, la situation n’aura été plus favorable à la souveraineté. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’advienne la vraie Bataille du Québec. Tous les souverainistes sont interpellés. Chacun d’entre nous doit favoriser la participation de ses proches à ce vote. La maturité et la responsabilité sont les colonnes du succès électoral. Les souverainistes sont au service d’une cause qui dépasse leur individualité. Voilà pourquoi il est impérieux de mettre la main à la pâte afin que le score du Bloc soit le plus élevé possible. Nous ne pouvons espérer une amélioration de la couverture de presse tant les médias sont myopes lorsqu’il s’agit du Québec. Comment ne pas s’offusquer de ces commentaires qui remettent chaque jour en question la pertinence même de la présence du Bloc québécois à Ottawa alors que 56% des Québécois sont convaincus du contraire ?

Ne comptons que sur nous-mêmes !

Il y a un fossé grandissant entre les analystes et la population. Cette rupture inquiète tous les démocrates.

Comment prendre au sérieux Radio-Pravda (Radio-Canada) qui présentait récemment au Point un pseudo spécialiste de la firme de sondages EKOS, la bien-aimée d’Ottawa ? Il faut visionner de nouveau cette entrevue qui prouve hors de tout doute raisonnable que cette firme évolue à des années-lumières des Québécois. Le sondeur, en prenant un visage attristé, admet que les Bloquistes devraient, tout compte fait, prendre la majorité des sièges du Québec... C’est le faciès démonté que le savant a dû reconnaître la réalité... Tout cela à la SRC... Heureusement que Manon Cornellier du Devoir était aussi à cette émission...

Il en est ainsi chaque jour ! Les Québécois ont droit à une meilleure couverture de la campagne. Les humeurs d’un quarteron de journalistes ne peuvent faire foi de tout... Il faut espérer que les médias se ressaisiront et feront preuve de meilleures capacités d’analyse.

La vraie nouvelle, c’est le fort soutien des Québécois au projet souverainiste et ce, malgré tous les efforts des fabricants d’opinion. Mais cela est le secret le mieux gardé de cette campagne...

gr




Chrétien fait salle vide au Québec

Jean Chrétien s’est isolé des Québécois

30.10.00



Comment ne pas remarquer l’isolement de Jean Chrétien au Québec. Cet individu est un étranger pour plusieurs Québécois. Un étranger hostile qui prend plaisir à frapper les Québécois, allant même jusqu’à leur retirer certains droits politiques fondamentaux, par une loi inique : le C-20.

Depuis le début de la campagne, le cher homme n’est venu que deux fois au Québec. Le Québec est allergique au Premier ministre canadien. On ne le voit pas au pays de Félix Leclerc. Deux fois seulement en une semaine que ce matamore ait daigné foulé le sol québécois... À Shawinigan, le premier soir de la campagne, le 22 octobre et samedi le 28 dans la capitale nationale des Québécois.

L’assemblée de Shawinigan était paquetée. Il y avait des gens de partout venus acclamer le Père des peuples ! Combien d’autobus pour remplir la salle ? Parmi l’auditoire, il y avait des amis du régime qui ont grassement bénéficié des millions d’Ottawa. Quatre enquêtes policières dans le comté de Jean Chrétien...

À Québec, niet ! Une salle vide ! Épouvantablement vide. Un autobus d’enfants venus on ne sait d’où, comme dans le temps de Duplessis, pour occuper des tables dégarnies... D’où venaient donc ces enfants en autobus ? Radio-Pravda fera sûrement son enquête...

Malgré le fait que Tonton Gagliano ait offert de la pizza à tout venant, la salle était vide, complètement vide. Moins de 75 personnes selon les journalistes qui ont dû les compter deux fois...

Incroyable, le Premier ministre du Canada qui vient à Québec pendant la campagne électorale et personne pour l’accueillir ! Denis Coderre et Alfredo ont été incapables de sauver les apparences. Mais où est donc Marc-Yvan Côté ? Que se passe-t-il donc chez les Libéraux ?

Rien de plus simple à expliquer : Jean Chrétien ne passe pas au Québec !

Aucun homme politique canadien n’incarne mieux que Chrétien tout ce que le Québec français exècre le plus... Un mange-Québécois qui trouve normal l’assimilation des Francophones du Canada. Le pire ennemi de la Loi 101, du regretté Docteur Camille Laurin, depuis son adoption. Le parrain d’ALLIANCE QUEBEC, qui verse depuis des années des millions de dollars à ces radicaux, pour ne pas écrire ces racistes. Voilà ce que les Québécois pensent de Jean Chrétien...

Toute sa carrière politique s’est construite sur le dos du Québec. Robert Bourassa ne pouvait pas le sentir. Même Charest en a plein le dos de ce vrai «boss» des Libéraux.

Chrétien fait salle vide au Québec. Il devait se rendre à Chicoutimi et il a annulé ce voyage. Il était attendu à Chicoutimi par des Québécois enragés contre le Gouvernement du Canada !

Il en sera ainsi partout au Québec. Les ministres fédéraux se cachent. Les candidats sont laissés à eux-mêmes...

Jean Chrétien a beau faire le pitre pour la galerie du Canada anglais, tout le monde sait qu’au Québec, il plafonne. Non seulement il plafonne, il ne peut que régresser en termes de votes. Les Libéraux ont raison d’avoir la face longue. Le Québec leur échappe sérieusement.

Les Libéraux passeront à la caisse le 27 novembre.

Gilles Rhéaume




Chrétien et Day ou comment mépriser les Québécois

3.11.00



Décidément, le Canada ne se sortira vraiment jamais de la haine croûteuse qu’il voue aux Québécois.

Cette discrimination, basée tantôt sur l’origine nationale ou ethnique, tantôt sur la langue, est aussi, depuis la renaissance moderne du mouvement indépendantiste en 1960, discrimination fondée sur l’opinion politique.

Depuis maintenant plusieurs siècles, cette philosophie de l’exclusion s’est transformée en véritable mode de vie, tant les expressions de cette haine de type raciste ont revêtu les accoutrements les plus divers.

Comment oublier cette élimination systémique de la langue française dans toutes et chacune des neuf provinces anglaises du Canada ?

La campagne électorale actuellement en cours illustre le bien-fondé de cette dénonciation du racisme historique du Canada anglais à l’égard des Québécois, de leur langue et de leurs compatriotes du Canada-Français.

Au Canada, il y a deux partis qui comptent : le Parti Libéral du Canada et l’Alliance canadienne. Jean Chrétien et Stockwell Day en sont les Chefs. L’un deux deviendra nécessairement Premier ministre du Canada. Il est intéressant, voire fortement recommandé, de se demander ce que ces deux leaders pensent du Québec, de son peuple, de sa langue, de sa culture et de ses institutions.

Jean Chrétien a une longue feuille de route dans le domaine des attaques contre le Québec. Depuis sa participation au gouvernement Trudeau, à la fin des années soixante, jusqu’à la loi C-20 sur la clarté référendaire qui annihile l’égalité démocratique pourtant reconnue par l’ONU, Chrétien aura été fidèle dans sa chasse aux indépendantistes et constant dans le recours à la force pour mater les Québécois.

Cet homme a le dédain des souverainistes. Cette haine est perceptible. Elle se pèse tellement elle est palpable. Même les Droits de l’homme les plus sacrés sont interdits de séjour quand il s’agit des indépendantistes québécois. Ses ministres sont ses semblables dans le mépris de leurs adversaires québécois. Stéphane Dion s’est fait son exécuteur des basses oeuvres, comme lui-même l’avait été si longtemps pour Pierre Elliott Trudeau le Tyran. Denis Coderre et Martin Cauchon sont les saltimbanques de cette cour des miracles qui tient lieu de gouvernement au Canada. Ces tristes individus ont laissé Chrétien délirer comme le pire des dictateurs lorsqu’il a fait retirer aux souverainistes le droit au vote égal à celui des partisans du NON au Québec. La campagne électorale actuelle ne fait donc que confirmer la profondeur de son ressentiment. Sa réélection dans Shawinigan est le fruit d’un patronage éhonté où quasiment chaque vote est acheté...

Stockwell Day était moins connu à cet égard. Les masques tombent. Voilà que le Journal de Montréal publie un certain nombre des perles de ce sinistre personnage. Nous savions qu’il avait versé dans le mysticisme. Peu s’en sont émus puisque, il y a cinquante ans à peine, un Premier ministre canadien, Mackenzie King, demandait l’avis des morts, avec lesquels il s’entretenait chaque soir, avant de prendre une décision importante. Stocwell Day est pire. Son cheminement religieux a de quoi inquiéter. Quand il fut directeur d’une école religieuse, son comportement attira l’attention par sa rudesse et sa brutalité. Personne ne sera donc surpris de la nature des trouvailles révélées. Un grand Canadien que ce lascar !

Pour lui, les Francophones de l’Alberta qui sont venus du Québec peupler ces terres occidentales appartenaient à un peuple dépravé, sous-éduqué, immoral, etc. Rien de moins !

Encore un raciste qui aspire à diriger le Canada. Comme s’il n’y en avait pas eu déjà trop... Le fond de la pensée de ce pasteur recyclé en politicien fait frémir.

Quel pays de fous ! Quelle galère ! Que cul-de-sac ! Le Québec est prisonnier d’une majorité étrangère dont les chefs et les politiques lui sont hostiles...

Cette campagne électorale est une autre occasion de faire bloc contre le racisme et l’exclusion...

gr


Jean Chrétien aux souverainistes québécois

Votez pour moi...

6.11.00



Cette campagne fédérale est remplie de surprises. Parmi les centaines d’affirmations politiciennes qui pullulent chaque semaine, il en est une qui mérite de toute évidence une attention très particulière. On a beau dire et beau faire, il y aura toujours place à la surprise...

Jean Chrétien, récemment en visite électorale dans le comté de Rosemont, qui est une des forteresses souverainistes de Montréal, avec Bernard Bigras du Bloc québécois comme député à Ottawa, a fait une déclaration pour le moins étonnante.

Peu de journalistes ont insisté sur l’incongruité des propos carrément délirants du Premier ministre du Canada... Et pourtant...

Jean Chrétien a directement appelé les souverainistes québécois à voter pour le Parti libéral du Canada le 27 novembre prochain. Ni plus ni moins! Laissons libre cours à nos réflexions sur le sens véritable de cette démarche et sur sa signification profonde.

Comment est-il possible de concevoir que Jean Chrétien sollicite aussi ouvertement le vote souverainiste ? Il a même changé de vocabulaire afin de mieux les rejoindre. Il n’a pas invité les «séparatistes» à se joindre à lui mais bel et bien les «souverainistes» québécois. Curieux ! Irrationnel ! Paradoxal et contradictoire ! Insensé !

Une fois revenu de l’éblouissement créé par une déclaration aussi originale que troublante, il faut bien reconnaître que le projet souverainiste soit bien ancré et populaire au Québec pour que le Premier ministre du Canada considère qu’il lui est nécessaire d’attirer les votes indépendantistes pour gagner les élections au Québec.

Cela, quelques jours à peine après que le même Chrétien, celui-là même qui les persécute sans relâche, ces souverainistes, ait aussi posé un lien logique de nécessité entre la force, la puissance, la vitalité de la langue française au Canada et au Québec, et l’action sociolinguistique d’Ottawa !

Ottawa connaît bien les Québécois. Le Gouvernement du Canada possède de très nombreuses études sur le Québec et son peuple. Chaque année, le fédéral commande des enquêtes sophistiquées afin de bien cerner les aspirations profondes des Québécois. Les sondeurs patentés de Stéphane Dion, de Sheila Copps et d’Alfredo Gagliano les ont examinés de près, ces Québécois, afin d’en saisir toutes les coutures. Le Conseil privé et le Conseil pour l’unité canadienne détiennent des myriades de données sur notre population. Ce n’est donc pas par hasard que Jean Chrétien courtise un électorat aussi rébarbatif au discours du NON, c’est parce qu’il sait combien et comment les Québécois sont sensibles au discours souverainiste. Le Canada sait très bien que les Québécois, comme les autres peuples du monde, sont pleinement conscients des avantages de l’indépendance. Jean Chrétien et les Libéraux ont du front, de s’approcher ainsi des souverainistes, après tout ce qu’ils leur ont fait subir.

Jean Chrétien en est rendu à courtiser les souverainistes afin de faire des gains au Québec.

Les Québécoises et les Québécois pour le OUI sont incontournables. Voilà la bonne nouvelle. Il est triste de constater que les analystes ne prennent pas le temps de décortiquer les données de la sociologie électorale et d’en faire une synthèse plausible, au lieu de s’accrocher à des éléments secondaires.

Le drame canadien, c’est que la presse est devenue trop souvent le relais du Conseil privé dans ses perceptions des réalités québécoises...

gr




Attention aux télégraphes !

10.11.00



Il y a les dessous peu honorables des campagnes électorales.

Il en est peu ou prou question dans les médias, il est vrai, mais ces magouilles doivent être, malgré cette troublante incurie médiatique, mieux connues de la population. Il y a sûrement des voleurs d’élections qui sont à l’oeuvre présentement sur l’ensemble du territoire. Ces gens exécutent sans doute un plan longuement mûri et qui a été élaboré en fonction de nos comportements électoraux et de leurs sinistres objectifs qui se mesurent en termes de sièges, de pourcentage d’appui et de taux de participation. La loi électorale canadienne est incapable d’empêcher ces fraudes car personne au Canada n’est obligé de prouver son identité, ni au moment de l’inscription sur la liste électorale, ni au moment de voter... Sans contrainte d’identification, c’est le paradis de la fraude.

Les démocrates québécois, qui sont très nombreux, ont bien des raisons de se méfier, cette année encore, du bric-à-brac électoral canadien. Le télégraphe, le pire ennemi de la démocratie, est présent à chaque élection canadienne. Il n’est toutefois que l’une des manifestations des fraudes électorales.

Il faut signaler les centaines de milliers d’inexactitudes qui sont présentes actuellement sur les listes électorales pour montrer combien les risques de dérapage sont élevés dans un régime aussi laxiste !

Les portes sont grandes ouvertes aux télégraphes, c’est-à-dire aux usurpations d’identité. Au Québec seulement, plus de 27,000 morts sont toujours inscrits au registre des électeurs. En l’an 2000 ! Combien de ces morts voteront le 27 novembre prochain ?

Il faudra que le Bloc québécois, ses candidats, ses représentants et les autres personnes qui travaillent aux élections soient très vigilants. Peut-on vraiment se fier à la Direction générale des élections du Canada ? Il est permis tout au moins de s’inquiéter et de l’exprimer. Au Canada et au Québec, il y a des professionnels des élections. Ces gens sont spécialisés en patentes toutes aussi perverses les unes que les autres. La population est en droit de savoir ce qui se passe et ce qui se passera avec les listes électorales cette année. Il faut que les journalistes trouvent le temps de creuser cette question. Il y a des machines qui ont pour mission d’organiser ce type de pratiques électorales qui faussent les résultats... Tout cela, au même moment où les tribunaux sont saisis du dossier d’Anjou où un militant libéral est accusé précisément de manoeuvres frauduleuses dans le domaine...

Rien n’est à l'épreuve des voleurs d’élections.

Les Québécois savent ce qui s’est passé le 30 octobre 1995. Ce fut la victoire des télégraphes ! Il ne faut rien négliger, cette fois-ci. Il faut rendre publique toute dérogation dès qu’elle se manifeste. TQS avait fait des merveilles, en 1998, en faisant voter pas moins de cinq fois l’une de ses journalistes. Devant la caméra, qui montra à tout le Québec comment le système de votation de type britannique, où quiconque peut prétendre être un autre, est une farce !

Le jour du vote, il y a donc ceux et celles qui votent sur le nom d’une autre personne. Les télégraphes prennent plusieurs formes.

Ainsi des morts votent. Incroyable mais vrai: au Québec et au Canada, des morts peuvent voter si la famille n’a pas signalé le décès.

Il y aussi des télégraphes qui se font sur le dos de personnes vivantes, comme les hospitalisés et autres gens sont absents de leur lieu de résidence le jour du vote et que des éclaireurs bien rémunérés ont su identifier dans les différentes sections de vote d’un comté. Les fana de la fraude électorale connaissent aussi les habitudes de certains électeurs qui ne votent pas ou qui votent toujours à la même heure. A chaque table de scrutin, il y a les représentants de chaque parti politique dont une des fonctions est précisément d’informer les organisateurs d’élections du nom et de l’heure où chaque électeur vient voter. Tout cela est régulier. C’est après que les dérives peuvent advenir. Il y a des groupes qui sont spécialisés dans ce genre d’activités criminelles qui consistent à mettre sur pied une équipe avec des figurants, des coiffeuses, des maquilleurs et des costumiers. Ainsi des femmes et des hommes qui changent plusieurs fois dans la journée d’identité et d’apparence viennent souiller la pratique démocratique du vote...

La meilleure façon de contrecarrer les télégraphes est encore d’aller voter le plus tôt possible afin de ne pas se faire voler son vote. La participation au vote est l’antidote aux télégraphes.

Chaque élection a ses histoires d’horreur. Le 27 novembre, soyons aux aguets et espérons que les travailleurs d’élections le soient doublement...

gr




Le Canada est le pays de La p’tite vie...

12.11.00



Combien d’analystes patentés, tant ceux de Radio-Cadenas que ceux de Power Corporation qui n’ont de yeux pour que pour Stockwell Day, dont le seul nom évoque chez certains de ses détracteurs la figure et le style de Jörg Haider, le réactionnaire autrichien, avec lequel d’ailleurs, il partage certaines valeurs troublantes, ont souligné l’absence quasi totale de Stéphane Dion, de la campagne électorale ?

(Caricature de Côté, LeSoleil, 11.11.00 - extrait)

Stéphane Dion est pourtant un ministre important du cabinet de Jean Chrétien. Il est chargé des affaires provinciales, des Colonial Affairs... Il est l’auteur de la fameuse loi C-20, dite loi sur la clarté, qui vient de retirer en l’an 2000 aux Québécois l’égalité démocratique pourtant reconnue par l’ONU à tous les êtres humains.

Au prochain référendum, le vote des partisans du OUI vaudrait moins, selon la vision de type soviétique de Stéphane Dion, que celui des partisans du NON, comme dans les dictatures... Il n'est nulle part, le petit caporal, que les caricatures présentent comme un rat... On ne le voit plus, ce rongeur des droits politiques fondamentaux des Québécois...

Peu de journalistes font cas de cette absence pourtant fort révélatrice de son impopularité au Québec et de la stratégie de Jean Chrétien... Il en est de même aussi en ce qui concerne Pierre Pettygrew dont le ministère des ressources humaines a fait scandale pour ses largesses aux petits amis de Jean Chrétien. Des millions de dollars donnés aux proches du gouvernement... Lui aussi est incommunicado. Et la presse fait comme si...

Il n’est point nécessaire pourtant d’être détenteur d’un doctorat en sciences politiques pour comprendre pourquoi les stratèges libéraux préfèrent cacher dans les oubliettes ces squelettes que sont ces ministres exécrés par les Québécois.

Nos savants analystes sont devenus trop souvent inaptes, sauf exception, à rendre compte des vrais enjeux de cette campagne électorale au Québec.

Comment se fait-il, par ailleurs, que ces Prix Nobel de la complaisance canadienne qui couvrent ces élections s’entêtent encore et toujours à se questionner sur la pertinence même du Bloc québécois alors que ce parti est en tête des sondages au Québec ?

Après trois semaines de campagne et une dizaine de sondages montrant l’appui constant et croissant des Québécois au Bloc, il se trouve chaque jour des scribes pour affirmer sérieusement que c’est la pertinence même de ce parti qui fait problème...

Il n’y a que chez nous qu’un tel amateurisme puisse encore subsister... Si avec 45% des appuis et près de 60% du Québec français, les analystes sont justifiés de deviser sur la pertinence politique, que devrait-il en être des Libéraux de Jean Chrétien qui traînent de la patte au Québec français très loin derrière le Bloc ?

Mais cela, comme bien d’autres choses, échappe aux scribes du temple canadien...

Revenons à l’ineffable et imbuvable Stéphane Dion, l’homme invisible de cette campagne. Où se terre-t-il donc ? Pourquoi n’est il pas présent dans la publicité libérale ? Pourquoi ne le voit-on pas aux côtés de son Premier ministre, le Très Honorable Jean Chrétien (sic), lorsque ce dernier fait campagne au Québec ?

La concentration de la presse ne peut pas tout expliquer. En plus de la concentration, il y a la démission de la presse... Rien n’est plus triste que cette complaisance des médias qui dessert gravement le droit des Québécois à une information complète. Tout se passe comme si la gent médiatique ne pouvait plus aller au fond des choses... Hélas, trois fois hélas !

Si Stéphane Dion est caché, par décision des hautes officines fédérales, c’est pour une seule et unique raison. La raison électorale. Au Québec, la seule vue de ce ministre format de poche au niveau des Droits de l’homme fait baisser la cote des troupes de Jean Chrétien... Comment ne pas faire le lien entre son impopularité et sa loi C-20 ? Jamais vous ne lirez ou entendrez un journaliste faire le lien entre cette loi et l’absence de son auteur... Aucun journaliste ne signalera les vraies raisons de cette absence. Pourquoi cette incurie ? Tout simplement parce que ce nouveau clergé a décidé que le C-20 n’intéressait personne au Québec et qu’en creusant les motivations de la mise au rancart de Stéphane Dion, les analystes seraient obligés de faire un lien qui leur répugne... Voilà où en est rendue la classe médiatique...

gr




La panique des Libéraux

13.11.00



Denis Coderre, l’ineffable ministre du sport qui fait plus de bruit qu’autre chose, en est rendu aux injures et aux invectives les plus grossières tant il sait combien son chef et son parti sont, au Québec, à des années-lumières de la considération populaire. Coderre sait très bien ce qui se dessine le 27 novembre prochain...

Martin Cauchon, autre ministre insignifiant de l’équipe de Jean Chrétien, ne sait où donner de ce qui lui tient lieu de tête. Il hurle et se déchaîne comme quelqu’un qui sait que son parti est en chute libre. Il crie comme un putois. Peine perdue parce que les Québécois en ont marre de se faire berner par les Libéraux d’Ottawa qui semblent prendre plaisir à les mépriser et à les fourvoyer.

C’est la panique généralisée chez les Rouges ! Et cela ne fait que commencer !

Le Québec français, le 27 novembre prochain, fera mordre la poussière à ces politiciens à la gomme du PLC. Malgré une presse lamentable dans ses bassesses qui n’a ménagé aucun effort pour minimiser l’importance du Bloc québécois, l’électorat québécois fait preuve d’une rare consistance...

Jean Chrétien n’a plus aucune crédibilité au Québec français. Les Dion, les Robillard et les Pettigrew sont autant de répliques de leur chef, animés qu’ils sont d’une haine contre plus de 50% des Québécois...

Les Québécois rendront la monnaie de leurs pièces à ces artisans du malheur québécois qui ont accumulé tant d’affronts à notre population !

Alfredo Gagliano, dont le fils et les proches s’abreuvent effrontément aux fonds publics du féféral, aura beau promettre trois ponts par comté, quitte à creuser des rivières pour justifier de telles promesses, le prolongement d’un métro à trois étages jusqu’à Amos en Abitibi, semer un milliard de saumons par jour dans les rivières québécoises ou encore multiplier par cent les prestations d’assurance-emploi, les Québécois ne sont pas dupes de la fourberie des Libéraux qui sont en voie de disparition au Québec français.

Les circonscriptions francophones du Québec échappent chaque jour davantage à l’arrogance, la mesquinerie et l’outrecuidance d’un gouvernement fédéral qui a multiplié ses attaques contre le Québec, sa population, sa langue, son État et ses institutions !

Il se dessine une certitude, celle de l’évacuation des prétentions libérales au Québec !

Voilà pourquoi les troupes de Jean Chrétien sont si désespérées et si désemparées. Le tapis québécois leur glisse littéralement sous les pieds. Il faudra les surveiller de près durant les prochaines semaines. Ils sont capables de tout... Les Québécois feraient bien le 27 novembre d’aller voter le plus tôt possible afin de réduire au minimum les risques de «télégraphes», ces votes volés en usurpant l’identité d’un autre électeur... Quant on sait qu’il y a plus de 300,000 erreurs sur les listes électorales, il y a lieu de s’inquiéter grandement de la suite des choses...

Les médias aussi devront être suivis de près car la tentation est grande chez eux de sous-estimer l’appui du peuple québécois au Bloc de Gilles Duceppe.

Le chef du BQ a su réunir autour de lui une équipe dynamique et expérimentée. Les 75 candidates et candidats de son parti sont autant d’émissaires du projet souverainiste québécois. De plus, de nombreux électeurs les appuieront afin de débarrasser le Québec français de la honteuse équipe de Jean Chrétien...

L’important, c’est d’aller voter et d’inciter nos proches à faire de même... C’est le taux de participation qui est la clé de la victoire des Bloquistes !

Les Libéraux ont raison de s’énerver, leur règne au Québec s’achève !

gr