Cessons cette extravagance

Marc-André Labrecque, L’Ancienne-Lorette Québec
TRIBUNE LIBRE 7 décembre 2005

À la une du journal Le Devoir d’aujourd’hui, on apprend qu’un rapport du ministère de la Santé et des Services sociaux constate que Montréal compte un hôpital pédiatrique de trop. Comme solution à ce problème, il propose un mariage forcé entre l’hôpital «Montréal pour enfants» et l’hôpital «Sainte-Justine», ce qui signifie la fermeture de services en tout ou en partie dans les deux hôpitaux. La seule solution logique consistant en la fermeture de l’un des deux hôpitaux est écartée, selon le rapport, pour des raisons «politiques, historiques et culturelles».

On croit revivre la saga des deux centres hospitaliers universitaires « CHU » de Montréal qui ont fait les manchettes durant une partie de l’année.

Dans ce dossier, on a discuté principalement du lieu de l’établissement du CHUM francophone tout en évitant la véritable question, le véritable enjeu. Pourquoi deux centres hospitaliers universitaires dans une ville comme Montréal compte tenu de sa population, alors que la logique tant interne que comparative n’en justifie qu’un? Pourquoi une duplication de coûts inutile et déraisonnable dans un contexte budgétaire limité alors que l’on gratte les fonds de tiroir et qu’on refuse d’accorder aux employés de l’État des ajustements de salaire raisonnables et une équité salariale pleinement justifiée?

En réponse à ces questions, l’administratif et le politique justifient une telle aberration par «l’histoire, la culture et la tradition». Ces concepts ont le dos large. En effet, les anglophones représentent environ 8% de la population du Québec principalement concentrés dans la région de Montréal. Par ailleurs, l’Université de Montréal forme quatre fois plus de médecins que l’Université McGill. Pourtant l’État leur attribue à chacune un montant identique pour la construction de leur centre hospitalier universitaire respectif, soit un peu plus de un milliard de dollars pour chacun. Cela sans compter que McGill bénéficie de plusieurs fondations privées et que plusieurs médecins qui y sont formés s’empressent de quitter le Québec suite à l’obtention de leur diplôme.

Or, le 17 novembre dernier, on apprenait que des dépassements de coûts de un milliard et demi de dollars pourraient porter le montant total des deux centres hospitaliers universitaires à plus de quatre milliards de dollars. Le ministre a alors nommé un superviseur pour tenter de connaître l’état réel du dossier. On peut s’attendre à l’attribution de contrats à des firmes de consultants qui s’empresseront de mener des études dont les coûts s’ajouteront à ceux des nombreuses études existantes dans ce dossier. De plus, il a proposé comme solution miracle le concept de complémentarité entre les deux hôpitaux. On divise l’ensemble des domaines médicaux concernés en deux parties complémentaires avec les risques qui peuvent en découler tant pour l’enseignement que pour la qualité des services médicaux, compte tenu de l’impossibilité de diviser les patients en pièces distinctes.

Selon moi, la véritable complémentarité ne consiste pas à faire fonctionner deux institutions universitaires en parallèle dotées chacune d’une partie des ressources mais d’intégrer le tout dans une configuration institutionnelle unifiée en respectant les proportions de chaque communauté. Il s’agit d’une question de justice, de partage équitable des ressources et, surtout, de saine gestion des fonds publics, en tout respect des droits de la minorité anglophone. La solution m’apparaît identique dans le dossier des hôpitaux pédiatriques.

Quand cesserons-nous enfin de maintenir des privilèges injustifiés et coûteux pour l’ensemble des Québécois au nom d’une supposée tradition que rien ne justifie?




Layton fait un pas en arrière

Marie-Louise Lacroix, Capitale nationale
TRIBUNE LIBRE 8 décembre 2005

« Le chef du NPD, Jack Layton, recule au sujet de la Loi sur la clarté référendaire du gouvernement fédéral [...]» http://www.cyberpresse.ca/article/20051207/
CPACTUALITES02/51207031/5363/CPACTUALITES02

Comme il est plus que probable que le candidat bloquiste sera élu dans la circonscription électorale où je réside (j'ai le coeur très québécois), je comptais «encourager» le NPD et offrir mon vote à ce parti le 23 janvier prochain.

Mais suite à cette déclaration de votre chef, M.Jack Layton, qui appuie cette loi profondément inique (issue du cerveau malsain du Québécois [sic] Stéphane Dion) relevant d'une tyrannie plus que d'un régime qui se targue de son esprit démocratique (avec une ostentation qui de surcroît, il faut bien le dire, n'échappe pas au ridicule), je ne pourrai donner suite à mon intention initiale.

Le Canada est vraiment devenu pour moi un pays étranger.
Je le dis sans animosité. Voire, avec une certaine indifférence.

Québécois et Canadiens, nous serons respectivement beaucoup plus heureux quand nous cesserons de nous entêter à partager le même lit.

Et ce, bien que je pense que vous êtes, MM. Ducasse et Layton, des individus de qualité, et infiniment plus crédibles qu'aucun des ministres de l'équipe libérale gouvernementale fédérale de M. Paul Martin.

Car si je n'ai jamais éprouvé beaucoup de dispositions pour le PLC (ces gens-là carburent à l'anti-québécité comme ma petite Cléo fonctionne - quoique frugalement, elle! - au sans-plomb), je dois bien admettre que je ne pensais pas qu'ils tomberaient si bas ces Libéraux à la Denis Coderre, à la André Ouellet, à la Jean Pelletier. Je crois sincèrement que les Libéraux (une dénomination - hormis La Pravda de la défunte URSS - a-t-elle déjà exprimé aussi clairement le contraire de sa sémantique propre...?), et en cela je suis d'accord avec M. Gilles Duceppe, doivent être balayés du territoire québécois.

Non par intolérance, comme aiment bien le laisser penser (ô démagogie de bas étage qui nous ramène à une autre époque) les Paul Martin et autres Pierre Pettigrew ou Jean Lapierre, mais bien parce qu'ils sont devenus absolument indignes de la confiance des citoyens.

Ces gens-là souillent tout ce qu'ils touchent.




LES BELLES GUEULES

Caroline Moreno
TRIBUNE LIBRE 8 décembre 2005

Paul Toutant, journaliste à Radio-Canada
en a gros sur le cœur.
Pour faire de la télé
il faut avoir le physique de l’emploi
être une pitoune ou un beau pétard
la version Barbie et Ken des ondes.
Les mochetés, les vieux,
ce n’est pas ce qui va exciter le poil des jambes
des téléspectateurs.
De grâce,
de la chair fraîche et ferme,
des cheveux qui ont de la tenue,
des vêtements et accessoires « tendance »
que l’on se rince l’œil.
La télé, après tout, n’est pas un miroir.
Le plastique
nous rend l’effroyable plus supportable,
comme un baume
sur nos corps difformes.
Ils sont beaux, ils sourient à pleines dents.
Ils peuvent se prendre les pieds dans les tapis
on ne le remarque même pas
pas plus que l’on entend leurs fautes de français
à moins de prêter une oreille attentive et malveillante
à leurs bandes-annonces.
Ils ont passé la journée à serrer des poignées de mains.
On ne craint pas pour la vie de l’homme qui a été abattu par balles.
Il a été abattu dans une marre de sang.
Il ne prend rien pour acquis.
À tous les jours.
Tout le monde s’est levé debout.
Ce n’est jamais toujours facile.
Il n’y avait pas personne…


Lors d’une cérémonie des César en France
Sophie Marceau avait tenu des propos incompréhensibles.
Le lendemain, Franco Nuovo minimisait :
Oui, mais… elle est tellement belle !

La population vieillit
pourquoi le lui rappeler ?
Laissons-la fantasmer
météo, faits divers, potins, sports, culture…
Chéri, baisse le volume !




Lucide, mais solidaire!

Sébastien Paquin-Charbonneau et alii
TRIBUNE LIBRE 8 décembre 2005

Contrairement à ce que plusieurs pensent, de nombreux débats animent notre jeunesse ces dernières années. Loin d'être simple, le débat sur la dette nous amène bien souvent sur le terrain des chiffres, ce qui pourrait éloigner et même embrouiller bien des jeunes quant aux réels enjeux sous-jacents à cette question. Les deux manifestes, bien que diamétralement opposés au niveau des solutions, ont quand même mis en relief des constats sur lesquels nous pouvons nous entendre. Or, la récente sortie d'une coalition jeune qui semble vouloir parler au nom de toute la jeunesse québécoise mérite que nous répliquions. Le consensus sur l'importance de s'attaquer au remboursement de la dette est, selon nous, très loin de faire l'unanimité, à preuve : la réplique du groupe des « solidaires ».

Le vrai visage des chiffres

Établissons d'abord certains faits et exposons quelques chiffres simples. La dette québécoise s'élevait à 119,4 milliards en 2004-2005. L'indice le plus important dans ce débat est son poids sur l'économie québécoise. En effet, plus l'économie est en croissance plus le poids, la valeur de celle-ci, diminue en fonction de la richesse collective. Le principe est simple et s'applique même au citoyen qui voit ses revenus annuels augmenter et sa dette s’amoindrir. Or à ce niveau, le ratio PIB/dette est passé de 52,2% en 1997-98 à 42,7% en 2004-2005 alors qu'il représente près de 130% au Japon, une économie reconnue. Parallèlement, les intérêts payés sur la dette ont donc diminué de 17,6% à 12,6% des revenus globaux de l'État. En clair, à une époque où le gouvernement engrange maintenant 55,4 milliards de revenus, cela signifie le dégagement d'une marge de manoeuvre supplémentaire de 2,7 milliards et ce, seulement parce que notre économie croît et que les revenus de l'État augmentent à chaque année. Autre donnée fort importante, notre dette nous appartient à plus de 80%. La situation était différente il y a quelques années, mais maintenant le fait de se devoir de l'argent à nous-mêmes évite toute dépendance économique ou politique envers des créanciers internationaux.

Étrangement, la dette continue de s'accroître et ce malgré un déficit zéro. En effet, depuis 1997-1998, la dette a augmenté de 16,4 milliards. Il est à noter que ce montant ne couvre en aucun cas des dépenses de fonctionnement et qu'il s'agit, à priori, de règles comptables longuement expliquées dans les documents accompagnant les budgets québécois. En somme, il existe trois grandes raisons qu'il est permis de remettre en question. Tout d’abord, il y avait les investissements du gouvernement dans les sociétés de capital de risque comme la SGF. À cet effet, le gouvernement semble avoir rectifié le rôle que l'État québécois doit jouer à ce niveau. Puis, par une écriture comptable, l'État inscrit comme revenu le total des dividendes produits par les sociétés d'État alors qu'il n'en reçoit qu'une partie et que le reste est ré-investi et immobilisé par ces même sociétés d'État. Or, le gouvernement a un besoin relatif de toutes ces sommes et emprunte donc le montant équivalent qu’il n’a pas reçu. Ainsi, ces sommes sont, d'un point de vue comptable, considérées comme des placements dans les sociétés d'État, mais représentent plutôt un manque à gagner et s'ajoutent donc à la dette. Finalement, selon les principes d'immobilisation établis lors de la réforme de la comptabilité en 1998, le gouvernement inscrit dans ses dépenses les coûts annuels en fonction de la vie active des équipements, mais emprunte la somme complète. Nous croyons que ces trois formes de pratiques comptables mériteraient d'être débattues.

Le choix d'une société

À la lumière de ces faits, nous devrions amorcer un débat sur le contrôle de l'augmentation de la dette avant de voir à rembourser celle-ci. Nous croyons légitime l'endettement d'un État à l’intérieur des balises que nous aurons choisies comme citoyens. Ainsi, nous devrions analyser la dette québécoise comme découlant d'investissements dans les services publics et dans les infrastructures que possède le Québec d'aujourd'hui comme un actif. Ne devrions-nous pas dire merci à nos parents d'avoir osé pour construire le Québec d'aujourd'hui? Tous savent que les plus grandes entreprises ont bâti leur succès et leur croissance sur le risque et la capacité de s'endetter pour investir, augmenter leurs actifs et maximiser leur croissance. Or, le Québec possède à ce jour de nombreux actifs dont nous sommes fiers en passant des barrages aux différentes infrastructures des réseaux routiers, de la santé et de l'éducation.

Nous présentons donc ici une vision très lucide mais solidaire. Lucide grâce aux faits que nous exposons et par les constats du déclin démographique et du vieillissement de la population que nous acceptons d'emblée. Lucide par nos préoccupations à développer la richesse des Québécois. Solidaire car nous estimons vain et prématuré un débat sur le remboursement de la dette. Solidaire car nous croyons à des services publics universels financés par l'État. Solidaire, car nous œuvrons à l’enrichissement collectif de la société pour diminuer l’importance de la dette et non à l’appauvrissement d’une société par le remboursement d’une dette qui n’est pas prioritaire.

Nous demandons, en tant que jeunes, que le gouvernement mette un frein à l'accroissement de la dette.

Nous croyons que l'engagement d'un débat sur le remboursement de la dette est vain puisque son poids relatif diminue avec la croissance de l'économie québécoise.

Nous engageons plutôt un débat sur la réelle pertinence des réductions d'impôt et sur la capacité de l'économie québécoise à rester croissante et à s'adapter à ce changement de la structure démographique.

Nous exigeons que toutes les marges de manoeuvre dégagées par la diminution du poids de la dette sur le budget du Québec servent prioritairement au financement des services publics.

Nous réitérons aussi l'importance du débat sur le déséquilibre fiscal et la souveraineté comme élément important d’une solution globale.

L’auteur : Sébastien Paquin-Charbonneau, Étudiant en Science politique, Montréal

Les signataires ont moins de 30 ans et proviennent de différentes régions. Ils ne sont pas, pour la grande majorité, impliqués dans une instance politique ou dans un organisme.

Karine Dion, Étudiante en travail social, Montréal
Ukalik Guay-Vyncke, Commis divisionnaire STM, Lasalle
Charles-Antoine Danis, Étudiant à la maîtrise en relation industrielle, Québec
Sylvain Boissonneault, Étudiant en Science Politique, Montréal
Geneviève Blouin, Enseignante en adaptation scolaire et sociale, St-Alexandre
Sébastien Pageon, Étudiant en administration, Montréal
Estelle Breton, Étudiante en biologie, Greenfield Park
Priscilla Plamondon-Lalancette, Étudiante en journalisme, Art et technologie des médias, Jonquière
Maxime P-Charbonneau, Analyste, Montréal
Qais Hafsi, Diplômé en Science politique, Montréal.
Stéphanie Mousseau, Nutritionniste, Lavaltrie
Maude Paquin, Étudiante en travail social, Montréal
Marie-Claude Boucher, Services publics, Montréal
Véronique Ménard, Étudiante en Science politique, Montréal
Priscilla Dion, Horticultriste, Ste-Foy
Joëlle Carrière-Hubert, Étudiante en Études internationales, Montréal
Amélie Dolbec, Conseillère en Ressources humaines, Joliette
Nicolas Dubé, Agent de transport de valeurs, Boucherville
Francis Ménard, Étudiant en Histoire, Montréal
Sébastien Martin, Étudiant en Kinésiologie, Trois-Rivières
Marie-Claude Bonin, Étudiante en Études littéraires, St-Jérôme
Mélanie Charbonneau, Vérificatrice, Montréal
Véronique Trudel, Étudiante en science comptable, Saint-Guillaume
Mélanie Verville, Étudiante en relation publique, Montréal
Véronique Daniel-Raîche, Travailleuse sociale, Gatineau
Sasha-A. Gauthier, Recherchiste, Montréal
Mélanie Coutu, Conseillère en ressources humaines, L’Assomption
Félix-Antoine Michaud, Étudiant en droit, Lévis
Brigitte Croteau, Paramédic, Boucherville
Josée Landry, Étudiante en travail social, Longueuil
Audrey Ménard, Étudiante en musique, Drummondville
Thomas Gravel, Étudiant en technique du génie métallurgique, Saguenay
Chantale Bouchard, Étudiante en droit, Montréal
Josée Pilette, Enseignante au secondaire, Ste-Thérèse
Hiba Zerrougui, Étudiante en sciences humaines, Laval
Marie-Claude Ménard, Étudiante en Kinésiologie, Montréal
Sébastien Gendron, Enseignant en chimie au collégial, Saint-Eustache
Félix Pinel, Bachelier en éducation physique, Deux-Montagnes
Valérie Verville, Étudiante en relation publique, Montréal
Olivier Pilon, Étudiant en administration, Laval
Vicent Lemay, Étudiant à l’école des métiers de la construction, Lachenaie
Marc Danis, Musicien, Cowansville
Francis Pelletier, Éducateur financier, Québec




Une pluie de promesses électorales

Serge Larochelle
TRIBUNE LIBRE 9 décembre 2005

Une pluie de promesses électorales s'abat sur nous depuis deux semaines et, comme à chaque élection, nos politiciens tenteront de nous convaincre du sérieux de ces promesses et de leur honnêteté.

Une question me revient d'élection en élection : Pourquoi tant de promesses et d'engagements, alors qu'ils savent fort bien avant même qu'ils aient ouvert la bouche que nous ne les croyons évidemment pas.

Il faut bien le dire, ces beaux engagements sont faits quelques mois avant le déclenchement d'une élection et on nous promet qu'ils verront le jour uniquement avec la ré-élection de leur parti ou d'une prise de pouvoir. Évidemment, même quand ces victoires ont lieu, nous avons toujours droit aux éternelles rengaines tel que: "nous ne savions pas l'ampleur du déficit ou des finances". Ce qui fait que lesdites promesses sont diluées jusqu'à ne plus les reconnaître.

Ce constat s'applique malheureusement à tous les paliers gouvernementaux croyant sans doute que le citoyen devient de plus en plus bête de scrutin en scrutin. Que nous sommes prêts à tout croire ce qu'ils nous disent, acceptant leurs excuses pour leurs incompétences ou leurs méfaits.

La baisse significative de la participation lors des scrutins depuis les 15 dernières années ainsi que le cynisme des gens face à la classe politique démontrent bien le ras-le-bol et le dégoût croissant des électeurs qui en ont assez de se faire leurrer continuellement.

À quand le gouvernement ou l'équipe politique qui privilégiera les réalisations et l'honnêteté aux promesses vagues et insipides. Tout cela dans le "vrai et le bon" intérêt des gens et non de leurs petits amis ou de leurs propres poches. Les Québécois sont-ils prêts à laisser tomber le folklore électoral et ce qui fait les choux gras de nos hommes politiques ( démagogie, promesses pieuses, faux débats, diversions de toutes sortes, insultes de tous acabits )? Quel bel héritage laisserions-nous à nos enfants et petits-enfants si nous tentions d'être moins politiques et plus réalistes. Délaisser le mensonge pour l'authenticité, créer l'avenir au lieu de pelleter nos problèmes dans le futur.

Ce petit mot est sûrement utopique, mais qui sait si quelques autres décidaient eux aussi de siffler la fin de la récréation. Afin qu'ensemble nous n'acceptions plus de mascarades comme nous vivons depuis trop longtemps et que seuls les gens qui veulent construire et aller de l'avant sans promesses futiles, ni voeux pieux, deviennent les chefs de file de demain.




Hélène Scherrer???

René Marcel Sauvé
TRIBUNE LIBRE 9 décembre 2005

Un de mes amis, un major retraité, grand libéral et fédéraliste, âgé de 87 ans et résident de Sainte Foy dans la banlieue de Québec, a dit à Hélène Scherrer dans sa face qu'il ne votera plus pour elle parce qu'elle ne sait pas vivre et n'a pas de jugement, deux caractéristiques très courantes chez les libéraux.

Voyez par exemple le foin foin à Jean Lafleur qui s'excitouille au Costa Rica et nous fait honte. Il aurait pu au moins aller cacher ses singeries dans un bordel de Shanghai, un de ceux qui sont cotés en bourse pour les riches qui veulent s'encanailler. Un vrai libéral, qui aime le pouwère pour le pouwère et l'argent pour l'argent. Son équipement intellectuel et mental ne lui permet pas d'en connaître davantage. De même pour leurs femmes politiciennes qui disent n'importe quoi n'importe comment.

Pour ma part, je prévois comme tout le monde ce qui va arriver au Québec. Ce qui m'intéresse pour l'avenir, c'est l'Ontario car c'est là que le sort d'Ottawa va se décider, non ici au Québec. La grande oligarchie "canadian" va être jetée dehors sur son propre terrain et c'est précisément ce qui lui fera le plus mal. Et ce sera justice.