
Duceppe doit rester au Bloc et Landry au PQ
René-Marcel Sauvé
TRIBUNE LIBRE 18 mars 2005
Voyez quels efforts sont déployés par la presse fédéraliste pour faire
tomber Landry et proposer Duceppe à sa place. Si Duceppe quitte le Bloc, les
fédéralistes en quête de pouvoir auront la partie belle.
Duceppe doit rester au Bloc et Landry au PQ. Nous serions naïfs et
archi-naïfs de faire le jeu de nos adversaires.
Qu'une élection fédérale soit déclenchée dans une année ou deux, le Bloc se
retrouvera avec plus de 65 sièges au Québec, si les conditions gagnantes
pour nous, et perdantes pour les fédéraux, se maintiennent. Au Canada anglais,
il est moins que sûr que les Libéraux vont remporter une majorité de sièges,
comme ils semblent le croire ou le faire croire par leurs "sondages".
Les Libéraux vont s'empresser quand même de déclencher une élection avant
que les nouveaux partis indépendantistes du Canada anglais prennent de la
vogue, pour ne pas dire de la vague, sachant qu'une vague de fond provoque
un tsunami...
Le ressentiment contre Ottawa existait lorque j'enseignais à Toronto, entre
les années 1980 et 1998. Il était présent en Alberta au cours des années 70,
alors que la presse pro-fédéraliste déployait tous ses efforts pour
l'ignorer. Il est très puissant en Nouvelle Écosse et à Terre-Neuve.
Tout ceci doit être ignoré par la propagande officielle, autrement, ces
nouvelles tendances risquent de progresser trop rapidement puisqu'elles se
développent depuis longtemps déjà.
Les libéraux fédéraux n'ont qu'une seule carte à jouer: celle de gagner du
temps.
Landry ne veut pas que nous saisissions la fiscalité et les communications,
ce qui serait "contraire à la légalité". Je ne sais pas si telle est sa
position. Il doit certainement exister des avenues qui nous permettront de
nous insinuer dans l'un et l'autre de ces domaines accaparés "illégalement"
par Ottawa. Légalité pour légalité, battons-nous.
Et puis, il nous reste l'Internet, les journaux gratuits et la communication
directe Je et Tu, celle qui depuis toujours, finit par l'emporter sur tout
le reste. En fait, la communication directe n'a toujours été que notre
seule arme et nous avons fait beaucoup de chemin par ce moyen.
Sans avoir la réponse, je suis sûr qu'il a moyen de faire tomber les réseaux
de communications sous contrôle d'Ottawa. Quant à la fiscalité, Duplessis a
déjà réussi une fois avec l'impôt provincial. Poussons notre affaire plus
loin encore, je suis sûr qu'il y a quelque part un article de loi que nous
pouvons contourner. Ce n'est pas le temps de dételer pour un oui ou pour un
non. Le temps des actes d'envergure est arrivé.

CHAREST - la fin d'une imposture...
Joseph Berbery
TRIBUNE LIBRE 18 mars 2005
Jean Charest a de nombreux problèmes qui l'empêchent manifestement de gouverner. Je vais tenter d'en dresser un inventaire évidemment non exhaustif.
1- Cet homme a toujours rêvé d'être premier ministre du Canada. Souvenons-nous que c'est vraiment la mort dans l'âme qu'il a accepté de venir à Québec.
2- Il ignore tout du Québec, et n'a apparemment aucune envie d'en savoir plus. Il ne connaît pas mieux son parti d'adoption, d'ailleurs.
3- Manifestement, il avait davantage le désir d'être premier ministre que la volonté de gouverner.
4- Son seul programme est d'exécuter les commandites pour lesquelles il a été imposé aux libéraux et catapulté à Québec : ouvrir toutes les brèches possible du système public (Santé, Éducation, Travaux Publics, Système Carcéral, etc.) pour permettre aux affairistes de s'y engouffrer massivement.
5- Seulement, il a peur et il recule dès que la pression devient forte. Les étudiants l'ont très bien compris. Et ils lui servent et resservent la même potion.
Son arrogant aveuglement, ou son aveugle arrogance, l'ont conduit dans une impasse qui ressemble à un coupe-gorge dans laquelle ses propres partenaires s’apprêtent à lui régler son compte.
La question n'est plus de savoir s'il va être remercié par les Libéraux, mais bien de deviner quand il va l'être.

Une explication???...
Marie-Mance Vallée
TRIBUNE LIBRE 18 mars 2005
Dans sa tribune libre intitulée «Beau cas de désinformation», M. Robert Lachance nous signale en fin de compte qu'on peut faire dire n'importe quoi aux sondages. En effet!
J'aurais peut-être une explication...
.
Il y a maintenant quelque temps, j'ai entendu à la SRC, première chaîne radio que Quebecor avait reçu une commandite de 1$ million de dollars et que cette commandite était sous embargo. Qu'il était impossible de savoir pourquoi Québecor avait reçu cette somme. J'avais vérifié cette nouvelle, tellement elle m'apparaissait improbable, auprès d'amis, s'ils avaient, eux aussi, entendu la même chose que moi. En effet, je n'étais pas devenue sourde ou confuse. Pas encore!
J'avais eu à ce moment-là l'idée que le KKnada avait acheté un peu tout le monde au Québec. La commission Gomery en fait un peu la preuve. Qu'est-ce qu'il y a derrière ce million, s'il existe, à moins qu'il ne s'agisse d'une tactique de désinformation de la SRC pour abattre Québecor. Toronto déteste tellement cette entreprise québécoise. Je ne sais trop.
Ce sondage dont il est question a été commandé par TVA (Québecor) à Léger Marketing. De là à penser à la suite de la nouvelle stratégie de Star Academy de recruter ses membres d'un océan à l'autre maintenant me donne à penser sérieusement. TVA me semble faire de plus en plus dans le pancanadianisme. Inquiétant que tout cela!
Enfin, c'est une hypothèse. Méfions-nous! Les fédéraux sont partout; ils achètent tout ce qui est à vendre... au Québec. D'ailleurs, Chéla Cop, dans ses derniers retranchements et mine de rien, échappe de temps en temps des noms et c'est tant mieux. Elle se permet même d'attaquer la Caisse de dépôt.
Le temps est venu de séparer le bon grain de l'ivraie. De savoir qui nous a trahis. L'heure n'est plus à protéger qui que ce soit au nom d'une solidarité qui n'en est pas une puisqu'elle ne sert que les intérêts des ennemis de notre peuple.

Le pari risqué de Bernard Landry et des Militants du PQ
Daniel Lévesque, jusqu’au 4 mars dernier président du Parti québécois de la circonscription de Montmorency
TRIBUNE LIBRE 18 mars 2005
« Entre René Lévesque et Bernard Landry, je choisirais Bernard Landry sans aucune hésitation. »
Le Parti québécois vit une situation moins difficile que complexe. D’un côté, il y a les signes encourageants que constituent les sondages démontrant qu’un retour au pouvoir est dans l’ordre du possible et d’autre part, les affres d’une course à la chefferie qui n’en finit plus de polluer son action politique.
L’aile parlementaire tente de marginaliser la grogne. C’est une grave erreur ! Les militants ont plus que raison d’être inquiets. Et ce n’est pas en traitant les dissidents de façon hautaine comme on l’a fait jusqu’ici, que les députés contribueront à l’essentiel ralliement quand la question aura été vidé (si tant est qu’elle le soit) au congrès de juin. La grogne risque en effet de se poursuivre tant et aussi longtemps que l’on aura pas donné voix au chapitre aux forces de changements qui agissent au sein du parti. Il est vrai de dire que ces forces sont empressées. Mais le temps presse car le Québec est de plus en plus asphyxié dans le carcan fédéral canadien. En ce qui nous concerne, il faut toutefois reconnaître que la méfiance d’une frange plus radicale du parti a d’autres origines.
Une de celles-ci est que la gouvernance provinciale a cruellement desservie le Parti québécois. De ce fait découle d’ailleurs l’exigence que l’on garantisse la tenue d’un référendum dans un premier mandat de gouvernement. À l’évidence, nombre de militants sont peu enclins à reporter le parti au pouvoir d’un État provincial. À tort ou à raison, ils ont le curieux sentiment que le Pq s’esquive et que ses préoccupations sont davantage de reprendre le pouvoir que de mener le Québec à la souveraineté. Il faut admettre que ce point de vue se défend. La tiédeur du discours souverainiste combinée aux finasseries du chef donne plutôt l’impression que c’est d’abord le pouvoir qui intéresse le Pq. Or, pour les militants péquistes, travailler à la réélection du Pq s’apparente à vendre du café en prétextant que cela étanche la soif. Le problème, c’est qu’un simple verre d’eau peut très bien faire l’affaire. Autrement dit, les libéraux, l’ADQ ou même l’UFP peuvent très bien former un gouvernement provincial. Il n’est nul besoin du Pq pour ça. Évidement, ce sentiment n’est pas partagé par une aile parlementaire nerveuse dont les comportements sont davantage dictés par les effluves du pouvoir. Tout cela qui fait en sorte que même si les choses ne vont au fond pas si mal, le parti donne plutôt l’indication que « ça marche tout croche ». Cela nourrit ainsi la méfiance des membres du parti, des souverainistes et de la population.
Dans ce contexte que doit-on faire de Bernard Landry ?
Doit-on jeter le bébé avec l’eau du bain ? Voilà la question que doivent se poser les militants du Parti québécois. Bien que le Parti ai un cruel besoin de renouvellement que l’éventuel départ de Bernard Landry aurait bien sûr naturellement facilité, l’actualité politique autant que l’agenda nous force maintenant à nous demander si les profonds bouleversements que cela risquerait d’entraîner à court ou moyen terme sont à la fois aussi opportuns que souhaitables. En d’autre terme, c’est un cliché mais le mieux risque fort d’être ici l’ennemi du bien. En politique, l’histoire démontre que les stratégies kamikazes sont toujours les plus risquées.
Les deux camps (pro et contre Landry) doivent donc maintenant faire leur bout de chemin.
Bernard Landry a fait des erreurs importantes tant lors de son passage dans le siège de Premier ministre que dans celui de chef de l’opposition ou même de chef de parti. Il a déçu. Ce n’est pourtant pas le potentiel qui manque. Mais s’il en est ainsi c’est d’abord parce qu’il ne dispose pas autour de lui des compétences pour l’aider dans ses fonctions. Jusqu’ici, son entourage a très mal lu le jeu, optant pour une stratégie davantage axée sur la défensive que sur la volonté de prendre de manière dynamique l’initiative du débat politique. La démarche qui aurait permit à l’électeur moyen de se familiariser avec les indéniables qualités humaines de l’homme est boiteuse.
Bernard Landry étouffe dans ce carcan et il est clair que s’il compte rester à la barre, il devra s’en défaire et au surplus prendre lui-même le commandement. Il doit donner un ton ferme et une direction empreint d’homogénéité à la fois dans le discours et l’action. Il doit au plus vite réveiller le René Lévesque qui sommeille en lui ; un homme qui, bien qu’imparfait était fort apprécié. À l’instar de ce dernier, ses qualités humaines sont sa meilleure arme. Rien n’est donc perdu mais s’il ne corrige pas le tir, Bernard Landry risque fort de devenir à la politique ce que Maurice Richard fût comme entraîneur d’une équipe de hockey ; c'est-à-dire un joueur étoile mais un coach éphémère qui n’a jamais pu tirer son épingle du jeu.
Agir dès maintenant !
Nul doute que laisser dériver jusqu’au prochaines élection pourrait mener le Parti vers les récifs. À deux ans des élections, ce sont des changements majeurs dans sa culture politique qui doivent s’opérer. Cela est plus urgent qu’une course à la chefferie. Ces changements sont non seulement souhaitables mais indispensables. Le risque que des militants décrochent est réel et en ce moment, il n’est de pire message que de faire montre d’un manque de cohésion. Ainsi donc, c’est curieusement à l’extérieur du parti que Bernard Landry aura la lourde tâche de refaire cette unité en exposant clairement les nouveaux paramètres qui orientent l’action. Bernard Landry doit impérativement expliquer que le Pq ne sera pas l’alternative du gouvernement libéral. Il doit clarifier ses positions. Il doit dire que le Parti ne proposera un programme progressiste et social démocrate que si et seulement si il obtient le mandat de la population de faire du Québec un pays. Autrement dit, il est hors de question de constituer une alternative de gauche au courrant de droite actuel tout en demeurant dans le Canada. De toute façon, le cadre fédéral ne nous en donne plus les moyens. À moins d’un vote favorable lors du prochain référendum, l’impopulaire austérité se poursuivra donc si nous ne voulons pas retomber dans l’ornière des déficits budgétaires.
Autre changement important : l’aile parlementaire doit se renouveler. Présenter la même équipe au prochain rendez-vous électoral ne donnera certes pas au Parti québécois un visage de nouveauté. Or c’est ce qui se dessine présentement alors que beaucoup devraient laisser la place compte tenu qu’ils ont atteint les limites de ce qu’ils peuvent offrir. Être député n’est pas un job de fonctionnaire avec sécurité d’emploi à vie. La législature québécoise se doit d’être le reflet de l’évolution et du raffinement des idées de notre société. Les réticences face à la réforme des institutions démocratiques ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres des symptômes de sclérose engendrée par les craintes et hésitations face au changement.
En conclusion
Le vote de confiance fait peur car, comme on le voit, les solutions miracle ne pleuvent pas. La thèse du changement de chef est par contre un coup de baguette qui, semble-t-il, relève plus de la pensée magique que du réalisme auquel la politique contraint. Rien ne prouve que cela n’entraînerait pas des déchirements encore plus douloureux. Le triste épisode du limogeage de Jacques Brassard et de Guy Chevrette est un exemple qui ne sera rien à côté de l’onde de choc que risque de causer un vote de confiance mitigé amenant la démission du chef du Parti québécois. Les militants doivent se faire une raison. Mettront-ils à la porte du parti un homme ayant donné quarante années de sa vie à notre peuple ? Le traumatisme qu’a pu causé l’idée des conditions gagnantes est compréhensible. Mais franchement, les comparaisons entre Bernard Landry et Lucien Bouchard manquent totalement de sérieux ! Bien sûr la fenêtre d’opportunité est indispensable mais qui peut croire sérieusement qu’après quarante années de militance au service de l’indépendance nationale, Bernard Landry ne tiendra pas sa promesse de tenir un référendum dans le prochain mandat de gouvernement du Pq ? Et d’ailleurs, pourquoi demande-t-on aujourd’hui des garanties à Bernard Landry que personne n’a jamais osé demandé à Jacques Parizeau à l’époque où il était chef de l’opposition ?
Bernard Landry est en définitive un homme comme tout les autres, ayant bien des défauts. Par contre, ses qualités en font un homme d’envergure quelqu’un en qui on peut avoir confiance et doté d’une stature d’un chef d’État. Il s’exprime dans les quatre langues du continent. De plus, rare sont les hommes qui comme lui, maîtrisent autant les dossiers de l’état. Ses remarquables connaissances en économie lui donnent une crédibilité qui sera essentielle, voir cruciale contre les attaques nourrit qui seront servit par les instituts économiques en tout genre qui s’évertueront à la prochaine campagne référendaire à défendre bec et ongle ce fédéralisme qui les sert si bien.
C’est en considérant cet ensemble de facteurs que les militants du Parti québécois devront voter lors du vote de confiance. Ils auront donc à prendre la décision la plus importante de toute l’histoire du parti et du mouvement souverainiste. Il s’agit peut-être même de l’une des décisions les plus importantes de l’histoire du Québec. Ils seront donc bien avisés d’y penser deux fois avant d’indiquer le chemin de la sortie à Bernard Landry.
« On devient vraiment un peuple d’abord en créant des liens entre nous tous. Ces mêmes liens doivent être caractérisés par la considération, le respect, la loyauté et la gratitude que l’on entretient les uns par rapport aux autres. C’est ce qui donne de la force à un pays. »

La Purge - la mise à sac des institutions privées
Alexandre Lamoureux, candidat à la maîtrise en ingénierie, Université McGill
TRIBUNE LIBRE 18 mars 2005
(texte publié dans Le Devoir du 30.3.2005 sous le titre "La mise à sac des institutions privées")
Il fallait s’y attendre, la croisade de la nouvelle gauche contre toute institution privée résistant à la collectivisation s’étend maintenant au secteur de l’éducation. Évidemment, les fantassins habituels mènent la nouvelle charge : groupes syndicaux, membres de la fonction publique et militants progressistes. Selon ces groupes, le financement partiel des écoles privées à 60 % par le gouvernement, apparemment injuste, doit cesser le plus rapidement possible afin de bonifier le système public. Toutefois, le véritable objectif, à peine voilé, consiste à asphyxier le système privé ainsi que sa tradition d’excellence et de discipline malheureusement de plus en plus absente du système public.
Bonifier le public ou tuer le privé?
La coalition souhaiterait améliorer la condition du système public en coupant les fonds gouvernementaux alloués à l’école privée. Évidemment, ces coupes, rendant l’école privée presqu’inaccessible, généreraient une forte migration des élèves vers le réseau public, diminuant ainsi l’économie totale évaluée à 75 millions de dollars. Cette dernière statistique, qui circule trop souvent dans les médias ces derniers jours, a été obtenu de façon boîteuse en supposant que le taux de fréquentation du privé chuterait afin de rejoindre simplement celui de l’Ontario. L’analyse ne tient aucunement compte des effets de l’important fardeau fiscal asphyxiant les jeunes familles québécoise, absent en Ontario. Les différences culturelles entre les deux provinces y sont aussi laissées pour contre. De plus, la coalition invoque les possibles bienfaits d’une forte migration d’élèves performants du privé vers le public, comme si l’excellence ne dépendait aucunement du lieu d’instruction et des valeurs présentes lors de la formation de l’enfant. En inspectant avec méfiance l’analyse discutable de cette coalition, il est parfaitement normal de questionner ses véritables motifs. Veut-elle bonifier le public ou rendre l’école privée inaccessible?
Subventionner le privé : une injustice?
Tout d’abord, il serait souhaitable de rappeler à ces militants ce qu’ils ont délibérément choisi d’oublier : les parents ayant recours au privé paient les mêmes taxes sans toutefois pouvoir bénéficier pleinement de leur contribution. En effet, l’instruction de leur enfant n’est financée qu’à 60% par l’État et ils doivent en plus débourser des frais additionnels à l’institution privée. Il devient alors difficile, même malhonnête, de qualifier d’injustes les subventions au réseau privé.
Retirer la liberté du choix d’institution
L’école publique subit depuis plusieurs années de profondes transformations inquiétantes. Des « experts » en pédagogie tentent de réviser les méthodes d’apprentissage et les valeurs véhiculées en classe. Les effets de cette réforme, trop souvent négatifs, deviennent de plus en plus tangibles. Dans de nombreuses institutions publiques, la qualité du français décline de façon alarmante, la bienséance en classe disparaît simultanément avec l'autorité et on tente de purger toute compétition académique entre les élèves par souci d'égalitarisme. Plusieurs parents s’inquiètent du manque de discipline présent dans certaines écoles publiques. D’autres, simplement croyants, souhaitent confier leurs enfants à une institution religieuse encore épargnée par l’inquisition laïque sévissant actuellement sur le système public. Le réseau privé offre aussi des programmes accentuant la pratique de plusieurs activités sportives et culturelles.
En d’autres mots, ce réseau offre avant tout au parent un meilleur contrôle sur l’instruction de son enfant en échange d’une contribution financière accrue. C’est cette liberté de choix et d’action qui dérange ces élites de la nouvelle gauche. L’école privée permet ainsi aux parents de fuir la nouvelle culture pédagogique s’inspirant de valeurs égalitaires malsaines qui, malheureusement, contaminent de plus en plus le réseau public. Couper les subventions au privé afin d’affamer la résistance, voilà le véritable objectif.
Préserver les bastions des valeurs traditionnelles
C’est bien connu, l’école privée transgresse plusieurs dogmes socialistes – ou « progressistes », comme on dit avec l’euphémisme contemporain. Le premier affront consisterait à sélectionner ses candidats en fonction de l’excellence de leur dossier académique. Méthode peu populaire auprès des apôtres de l’école égalitaire. Ensuite, l’école privée exclurait intentionnellement et systématiquement les membres d’une certaine classe sociale. Ces accusations fallacieuses ne prennent pas en compte les efforts de nombreux parents au revenu limité qui se sacrifient néanmoins afin d’offrir l’instruction privée à leurs enfants. Pour d’autres intégristes du service public, l’État ne devrait en aucun cas financer un réseau échappant partiellement à son emprise. Après tout, ne faut-il pas combattre l'étrange influence parentale qui nargue depuis déjà trop longtemps le contrôle gouvernemental de l'éducation?
Le réseau privé pèche en encourageant l’effort, la compétitivité et le dépassement chez ses membres. Puisque le monde réel fonctionne avec ces mêmes valeurs, y a-t-il une autre méthode acceptable d’instruire et d’éduquer les futures générations? Peut-on blâmer les parents qui souhaitent obtenir plus de contrôle sur l'éducation de leurs enfants? En réalité, cette coalition n’est pas motivée par une quelconque quête d’équilibre et de justice mais vise plutôt l’éradication d’un système transmettant des valeurs tant détestées par la gauche moderne : l’effort, le mérite, la discipline et l’excellence.

Félicitations
F. Perrier
TRIBUNE LIBRE 18 mars 2005
M. Frappier,
Bravo pour l'édition Vigile d'hier jeudi, le 17 mars, particulièrement bien étoffée, sûrement la plus complète en 2 ans que je fréquente votre site. Allant de l'éditorial-solutions-éducation de Josée Boileau, à la semonce du député de relève prometteuse au PQ, J-C Saint-André à son cheuf Landry, suivie de la leçon de juste indépendance, servie par le militant Sacha-A. Gauthier, à ce même cheuf.
Au grand dossier sur le géant économique et socialement avant-gardiste qu'est l'Allemagne, futur partenaire social-démocrate du Québec indépendant - au dossier empoisonné grand-CHUM, malade de son bilinguisme. Félicitation pour votre choix du chroniqueur-Boileau, qui à son curriculum vitae et premier éditorial se révèle éclairant.
Merci aussi d'avoir étalé le chanoine Groulx qui fait immédiatement contrepoids à l'écervelé MacPherson de la Gazette, qui se gratte publiquement les méninges face à l'antisémitisme prévalent, ne donnant pourtant que la monnaie de sa pièce au sionisme. Même Mme Vallée y va d'un grand cru, ah ah.
En espérant que tous les 'voyeurs' se sentent maintenant inspirés et délient les cordons de leur bourse. Je vais tenter d'anticiper ma propre contribution annuelle, au premier signe de … renouveau pécuniaire.

NOUS ACCUSONS LES LIBÉRAUX
Fernando Moreno
TRIBUNE LIBRE 18 mars 2005
NOUS ACCUSONS LES LIBÉRAUX DE :
- Ne pas encourager les jeunes à entreprendre des études supérieures ;
- de ne pas franciser ni intégrer les immigrant-e-s
- de sous-financer la culture;
- de ne pas approvisionner les bibliothèques des écoles publiques francophones;
- d’investir dans les écoles privées au détriment du réseau public;
- de faire la promotion de l’anglais;
- de favoriser l’apprentissage de l’anglais;
- d’investir dans un CHUM anglophone alors que ces derniers représentent à peine 12 % de la population;
- de maintenir, par ses politiques chiches, le taux de natalité des Québécois à son plus bas;
- de censurer les journalistes;
- de réduire le budget de la fête nationale;
- de faire disparaître les médias indépendants;
- d’appauvrir les Québécois-es – autant financièrement qu’intellectuellement.
- de vendre le Québec à des intérêts privés
Bref, nous accusons les Libéraux de vouloir anéantir le peuple québécois !
En conséquence de quoi, nous, citoyen-nes du Québec, réclamons le départ de Jean Charest
et l’instauration d’une République du Québec.

Cordiale invitation aux
JEUDIS DE LA LANGUE
Des « 6 à 8 » avec conférence
suivie d'une période de discussion
dans une ambiance festive.
Conférence du 24 mars 2005 à 18 h30 : Jean Dorion
Le nouveau combat pour le français au Québec
Jean Dorion est président général de la SSJBM. Il a été de toutes les batailles pour le français depuis les années 60. Malgré des progrès réels à certains égards, le français connaît de nouveaux reculs préoccupants, notamment en ce qui a trait à la fréquentation des écoles et des cégeps. Le français est encore loin d’avoir le statut de la langue commune au travail. Le bilinguisme anglais-français est encore omniprésent dans les services publics et commerciaux. Les universités et les hôpitaux francophones sont sous-financés. Le nouveau combat pour le français est celui qui en fera la langue des communications publiques entre les citoyens de langues maternelles différentes.
Lieu : Maison Ludger-Duvernay
au 82, rue Sherbrooke Ouest
(Métro Place-des-Arts)
Une initiative du Comité Jean-Martucci de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
L'entrée est libre
RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
(514) 843-8851

La solidarité est comme l'histoire
Robert Lachance
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
En écoutant "Paris-Montréal" à TV-5 samedi soir, qui traitait de l'époque musicale 68-69 (d'où le titre), Enrico Macias disait que ce qu'il avait retenu des Québécois qu'ils n'étaient pas égoïstes mais au contraire très solidaires. Ceux qui ont vécu ces 40 dernières années conviendront que c'est en bonne partie véridique mais que nous avons, syndicalistes et militants politiques, oublié d'arroser le plant pendant quelques bonnes années, croyant que les fleurs de la solidarité étaient aussi vivaces que des cactus.
La solidarité est comme l'histoire, elle doit s'enseigner. Il en est de même des façons de mener les luttes et de les gagner, du moins de prendre les moyens pour le faire car, de toutes manières, l'adversaire en tirera quelques bonnes leçons de respect et d'humilité, ce qui n'est pas à dédaigner lorsqu'il faut faire face à tous les jours ou presque.

Perte d'identité québécoise
Caroline Davoine
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Lettre parue dans la Presse JEUDI 10 MARS 2005 - Québec - J'ai 30 ans et je suis de la génération de Passe-Partout, Sol et Gobelet, Bobino, Fanfreluche, Les cent tours de centours, Les Oraliens, La souris verte, Fifi Brindacier (étranger), et j'en passe et j'en passe...
Mes enfants ont 2 et 3 ans. Il n'écoutent pratiquement pas la télévision publique ou privée, surtout à cause de l'absence d'émissions québécoises de qualité. J'achète plutôt (à fort prix) des DVD d'anciennes émissions susmentionnées, elles les adorent. J'achète aussi des DVD de bons films pour enfants. Nous réduisons au minimum l'écoute de la télévision.
Je trouve qu'il est dommage que la génération de mes enfants ne puisse avoir accès à une télévision à laquelle ils peuvent s'identifier en tant que Québécois des années 2000, à des émissions simplement réalisées mais qui mettent en valeur l'expression artistique, le français parlé au Québec, le rêve, la créativité, la découverte du «beau». Cette identité québécoise doit alors être forgée autrement, par la lecture, la musique, le théâtre pour enfant, etc.
Alors que l'on remet en question la pertinence et le mandat des télévisions publiques francophones, il me semble que, comme contribuable au financement de Télé-Québec et Radio-Canada et surtout afin de préserver l'identité québécoise de mes enfants, il est grand temps de fixer comme priorité le développement de nouvelles émissions québécoises pour enfants. À moins que l'appauvrissement de la chaîne francophone ne fasse partie de la stratégie fédérale de faire de nos descendants des petits américanadiens. C'est une bonne idée de leur part car l'identité se bâtie dès les premières années de l'enfance. Nous lutterons contre cette tentative de nous assimiler subtilement.

Sur le site des nouvelles de la SRC, rien de nouveau...
Nicolas St-Gilles, Région de la capitale nationale
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Objet : Site de nouvelles de Radio-Canada (http://www.radio-canada.com/nouvelles/)
Att. : nouvelles-internet@radio-canada.ca et auditoire@radio-canada.ca
Depuis le départ des Jean Chrétien, des Jean Pelletier, des Alfonso Gagliano, des André Ouellet et autres Charles Guité de l'univers politique (et para-politique), voire Carole Taylor du C.A. de la SRC dans les dernières heures (qui n'a d'ailleurs jamais démontré le moindre intérêt, ni pour le Québec ni pour la langue française), je m'attendais à retrouver une Société Radio-Canada plus crédible et sacrifiant moins à la propagande de la «Canadian Unity».
Or je constate qu'il n'en est rien.
Sur le site des nouvelles de la SRC, rien de nouveau en effet : nous sommes tous des «Canadiens». Ou sinon... des Torontois, des Albertains ou, à la rigueur, des Montréalais ou des Mauriciens. Mais le tabou demeure: au Québec, il n'y a pas, il n'y a jamais eu et, vraisemblablement, il n'y aura jamais de «Québécois».
Messieurs / dames de Radio-Canada, avec une chaîne télévision qui s'apparente désormais à TQS et à TVA (commercialité, variétés, étatsunianités jusqu'à plus soif, pub et pub encore), et des antennes radio décidément insignifiantes où la musique d'ambiance (Salut Orwell!) a pris le pas sur la culture et les débats d'idées (on n'a jamais été aussi loin de «France-Culture», par exemple,* qui n'est pourtant pas sans défauts mais que je préfère et de loin écouter via la Toile, désormais, en lieu et place de Radio-Canada), eh bien je ne vois plus rien qui me retienne chez vous.
Les Robert Rabinovitch, les Sylvain Lafrance et les Daniel Gourd m'ont progressivement mis à la porte depuis une dizaine d'années. Au reste, est-ce un hasard si le parti libéral du Canada (PLC) - Jean Chrétien en tête, épaulé d'un numéro deux détenant les goussets jusqu'à ce qu'il ait, en décembre 2003, remplacé bel et bien le premier - tient les rênes de cette caricature de pays depuis 1993 (car il semble se «définir» d'abord et avant tout, ce pays-là, dans sa capacité d'asphyxie de la différence québécoise en son sein)? Hasard ou explication? Je m'interroge...
Certes (revenons à Radio-Canada après avoir refermé cette incise politique), il restait ce site cybernéen. Mais à force de me voir nié dans mon identité nationale jusque dans ces pages-là, je ne parviens plus à trouver un seul motif pour conserver ma fidélité à cette autre caricature - de professionnalisme, celle-là. Depuis quand en effet, sauf pathologie clinique, conserve-t-on fidélité a qui nous a largué comme une vieille chaussette?
Pardonnez mon langage cru, mais le mépris que m'inspire maintenant la Société Radio-Canada est à la mesure de l'affection et de l'amitié que je lui ai portées pendant plus de vingt ans.
Jean Chrétien et ses amis auront vraiment tout souillé sur leur passage des années, voire des décennies durant (on rappellera que celui-ci et André Ouellet, par exemple, font partie du paysage du «Federal Government» depuis les années Soixante!).
Et dire, après l'avoir étranglée financièrement, voire idéologiquement (afin de préparer l'opinion publique...?), on songe simultanément (chez notre génial gouvernement, à l'Assemblée nationale) à rendre Télé-Québec eunuque et quadraplégique - «privée» de tout, quoi. L'intelligence, le sens collectif, l'oxygène culturel - en un mot: le simple «sentiment de soi» - semblent des denrées totalement évaporées de notre univers mental.
Que nous faut-il donc à la fin pour nous rebrancher à ce fond d'humanité qui s'appelle la Dignité citoyenne? Des vieillards qui sortent dans la rue avec les 303 rouillées de l'oncle qui a fait la Guerre des Boers ???
Nicolas St-Gilles,
Région de la capitale nationale, 15 mars 2005
* http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/accueil/?theme=70
cc : Mme Liza Frulla (frulla.l@parl.gc.ca), ministre de Patrimoine Canada et responsable de la SRC.

Claire Tréan réussit le coup de force...
Hélène Pisier
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Re : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-402228,0.html
Att. : courrier-des-lecteurs@lemonde.fr
Madame Claire Tréan réussit le coup de force, tout un article durant, à nous entretenir du jour de la Francité aux quatre coins de la Planète sans faire mention de l'entité nommée «Québec» - qui plus que tout autre (et ce n'est pas l'Élysée, le quai d'Orsay ou Matignon qui me contrediront, nonobstant la dérisoire équipe qui fait actuellement office de Gouvernement en terre française d'Amérique) en constitue l'authentique Fer de lance.
Triste illustration, je crois, de ce qu'est devenu ce quotidien autrefois de haute crédibilité appelé (pompeusement plus que jamais): Le Monde.
Est-ce que la Canada's Propaganda parviendrait désormais à soudoyer jusqu'aux artisans des journaux étrangers...?

Où sont les 103 millions? À Ottawa.
Marie-Mance Vallée
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Nous ne cessons de gratter les fonds de tiroirs, de nous plaindre, de voir le gouvernement du Québec réduit à une peau de chagrin. Le gouvernement québécois consacrera dans quelques années la moitié de son budget à la santé. Le Québec sera bientôt un immense hôpital. Et les médias contrôlés par les fédéraux et leurs mercenaires québécois continueront à nous entretenir jusqu'à plus soif de la santé, de la santé et encore de la santé et toujours de la santé... Et pendant ce temps 20% du budget est consacré à l'éducation. Qui a intérêt à nous entretenir dans une telle servitude? Combien de temps pourrons-nous tenir une telle situation?
Mais qu'attendons-nous pour réagir?
Nous avons élu des députés au fédéral pour nous défendre. Qu'ont-ils à dire en ces temps de vaches maigres pour le Québec? De ce plan B des vaches maigres de Stephen Dion et de Paul Martin lorsqu'il était ministre des Finances dont le but évident était de faire l'unité canadienne?
Nous avons une Opposition souverainiste (!). Qu'ont-ils à dire, autre que des explications emberlificotées, nébuleuses, administratives...sur les prêts et bourses? Rien qui nous porterait à croire qu'ils sont encore souverainistes.
Il y avait déjà une aile nationaliste au Parti libéral du Québec. Qu'a-t-elle à dire????
Qu'a à dire l'ADQ?...Le sait-elle?
Dans une seule semaine, j'ai entendu à trois reprises, et certaines m'ont sans doute échappé : «Nous n'avons pas d'argent». Il s'agissait du transport par train dans les banlieux; de la sécurité dans le métro de Montréal; de l'économiste Fortin nous dire avec conviction qu'il n'y avait plus de sous dans les coffres de l'État québécois. Mais ouvrons-nous les yeux.
Ne serait-il pas temps que les Québécois se rendent sur la colline parlementaire à Ottawa pour réclamer, exiger leur dû?
Une fois la crise passée, que restera-t-il? Nous retomberons dans les lieux communs. Les étudiants étudieront et n'auront obtenu que des miettes. Rien n'aura changé. Et nous attendrons une autre crise. Et pendant ce temps le fédéral continuera à acheter tout ce qui se vend au Québec; il poursuivra son oeuvre dévastatrice en espérant faire de nous des canadiAns. Et nous nous plaindrons et nous répéterons les mêmes arguments.
L'élection future du Parti québécois ne changera rien; ne comptez pas là-dessus. Vous avez entendu le chef? Et le Bloc québécois, quant à lui, fait dans le pancanadianisme. Il est vraiment devenu un parti politique canadien qui n'a plus rien à voir avec la souveraineté du Québec. Ne comptons plus sur des faibles pour défendre nos droits.
Déménageons nos pénates à Ottawa; c'est là qu'est notre argent.
Le peuple est souverain ne l'oublions pas.

La génuflexion de Genex
Christian Gagnon, Montréal
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
De toutes les poursuites logées contre l’animateur de radio Jeff Fillion, qu’est-ce qui différencie fondamentalement celle de Sophie Chiasson? Le courage bien sûr, mais surtout le refus de régler hors cour. Et un peu comme les amendes ridicules du ministère de l’Environnement dont certaines entreprises pollueuses se rient à un point tel qu’elles les prévoient chaque année dans leurs dépenses courantes, les règlements à l’amiable sont sans doute considérés comme des frais fixes normaux dans cette abjecte industrie de la radio-poubelle. Mais cette fois-ci, le prix des écarts de langage du «morning man» de CHOI FM risque d’excéder largement l’enveloppe budgétaire annuelle de Genex Communications à la rubrique «diffamation».
La décision du président de Genex, Patrick Demers, de retirer son micro à son animateur-vedette tient-elle d’une soudaine compassion pour les victimes de Jeff Fillion? Pas du tout. Il s’agit d’une glaciale décision d’affaire imposée par le désenchantement d’importants annonceurs embarrassés.
En déplorant l’intense médiatisation du procès Chiasson contre Fillion, Gilles Parent, autre animateur-vedette de CHOI, admettait à mots couverts que Radio X aurait de loin préféré continuer à faire fortune dans la lucrative industrie de la médisance. La défense présentée par l’avocat de Fillion, consistant à s’en prendre encore davantage à la réputation de la jeune animatrice, démontre bien le peu de sincérité des remords exprimés par l’accusé.
Bref, la génuflexion de Genex n’a absolument rien noble. Elle est une stricte affaire d’argent. Qui tue par l'épée périra par l'épée. Fillion a été très payant. Il ne l’est plus. Merci Sophie Chiasson.

«Qualité de la langue parlée»
François Perrier - Réaction du lecteur, Cyberpresse mercredi 16 mars 2005
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
La question est tellement complexe qu'on ne peut que spéculer, mais voici une tentative, par qui se sent floué par le joual hérité de nos zélites - et qui voudrait contribuer à solutionner ce fléau.
1° Au Québec, depuis des générations maintenant, nos «zélites» québécoises et/ou canadiennes françaises - qu'elles soient de droite du centre ou de gauche, religieuses et/ou élitistes, ont capitulé et se sont soumises d'elles-mêmes au joual, et à leurs maîtres les anglos.
2° Elles ont alors senti le besoin de se créer une collectivité plus faible qu'eux, sur laquelle régner. Un sous peuple, une population, des masses - appelons nous comme vous voudrez - des sujets assujettis. Des gens plus déboussolés, plus ignorants que leurs propres zélites et incapables d'exprimer une quelconque dissension en des termes linguistiques structurés, concis, suivant une logique déterminée, avec des mots exprimant une volonté forte et fière. Dominées elles mêmes, nos «zélites» ont créé plus assujettis qu'eux, afin de régner politiquement socialement et administrativement sur une collectivité d'ignorants.
3° On a donc promu une langue d'enseignement dégradée dans nos écoles, déglinguée, et, peu ou pas promu l'enseignement de l'histoire nationale, propre à la nation française d'ici. D'où la réforme Parent des années '50, toute croche, ainsi que toutes les réformes scolaires subséquentes. Que ce soit la réforme du curriculum, celle de la formation des profs, la réforme des structures scolaires - ou la réforme proprement dite de l'enseignement de la langue française universelle.
4° Ça donna alors des sujets assujettis canadians - franglais lesquels - non seulement ne savent pas d'où ils viennent - et où ils vont - avec en héritage linguistique bâtard, un simili de langue. Ici le mot langue est trop fort - il s'agit d'un patois, avec lequel tenter d'exprimer ses désirs, sa volonté, son désaccord ou désarroi. Ça donne des jeunes anxieux, décontenancés, prompts au suicide, indolents, adeptes des différentes drogues et substances nocives visant à leur donner de l'aplomb, ou un sursis existentiel, face à l'âpreté de leur vie de subordonnés.
5° Ça donne aussi des enseignants ayant subi le même sort que leurs élèves dans le passé - des profs tout aussi joualisant et désorientés, en mal de vivre - en mal de s'exprimer - et en mal de guider les jeunes que la société leur a confié. Et ça produit à la longue des parents tout aussi «bougonnés» que leur progéniture, ainsi que des cicérones tout aussi à la dérive que l'ensemble de la population québécoise.
6° Quoi faire? Sais pas. Nos zélites ont trouvé la solution pour elles et les leurs - en instituant les écoles privées pour leurs propres enfants, afin de former de futurs petits cheufs à peine capables de concevoir, d'exprimer et d'exécuter les fonctions dévolues à des zélites médiocres. Des écoles privées dont elles font payer 60 % des coûts à la masse de gens - trop hébétés par ce système de gouvernance injuste - pour réagir - trop choqués pour constater que même en démocratie des plus forts - aussi imparfaite soit-elle - ils (les masses, la population) - pourraient exiger - se concéder - un système d'éducation digne de leurs aspirations légitimes. Ils pourraient élire des gouvernants plus idoines à leurs aspirations légitimes - aspirations que la majorité massive de 82% - sur un territoire donné - le Québec - à le droit d'entretenir.
7° Pour mesurer l'ampleur du désastre linguistique auquel «nous» de la nation québéco/canadienne-française faisons face - il suffit de constater que 1 million parmi nous sont des analphabètes - c'est à dire des gens qui ne savent ni lire ni écrire ! Un Québécois sur 7 jeté aux orties par ses «zélites» et juste bon pour la chaîne de montage de Bombardier, ou avec un salaire de crève faim, un salaire horaire minimum - à confectionner - et manger - des Big Macs, chez MacDonald. Et ni le PQ, ni le PLQ n'ont cru bon de réagir et parer à cette situation. Tassez vous en Haïti - on s'en vient vous rejoindre.
8° C'est la créolisation, puis la louisianisation d'un tas de braves gens d'une collectivité méritant mieux, et surtout héritière de la plus belle langue au monde. Comment en sommes nous arrivés là ? De par la 'nolonté' abjecte de nos zélites vaincues par l'anglo initialement - de capituler, puis de se soumettre par vils intérêts d'affaires. Et d'abdiquer leurs prérogatives de gouvernants à leur mère l'Église - pour laquelle une langue forte chez tout peuple est un outil de damnation. À plus forte raison chez un peuple altier d'insoumis qu'étaient nos ancêtres, se battant à 20 contre un, tout en gagnant. Vaincues par l'anglos nos zélites civiles militaires et religieuses se sont alors elles mêmes prosternées devant cet anglo et la religion, puis ont pris goût à leur esclavage et subordination, en se vautrant ensuite dans la compromission linguistique qu'est le joual. Nous en sommes là.
9° En théorie, la solution est simple et facile. Conscients de notre inféodation au joual, on renverse l'ordre politique établi, en se votant démocratiquement en 2007/08 des gouvernants voulant le plus grand bien de la majorité - puis on se forge un système d'éducation hors pairs - pour ensuite nous mettre tous à l'étude de la langue française universelle.
10° Tous - ou à peu près tous - étant atteint du mal appelé le joual - nos «zélites» et nos enseignants inclus - on se donnerait l'absolution générale et mutuelle pour fautes linguistiques commises dans le passé - ou erreurs à venir - et bien malin qui pourrait rire des impairs langagiers des autres. Forts d'une langue forte retrouvée, nous déciderions alors d'aller plus loin - jusqu'au bout - en créant notre propre État français au Québec.
Et comme dans toutes les fables, on vivrait heureux par après, jusqu'à la fin de nos jours, sur l'air connu de la chanson du re-confédéraste Robert Charlebois, «Maame Bertrand - tara tatatata - Mme Bertrand... juin juillet août - on irait partout... Mme Bertrand … tara tatatata - janvier février on resterait cou-ché - Mme Bertrand...»

Non à un site d’amortissement des tirs d’essai à Chapais
Marcel Lussier, Brossard
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Pendant plusieurs années, le ministère fédéral de la Défense a utilisé une portion du lac Saint-Pierre, près de Nicolet, comme site d’amortissement de ses tirs d’essai. Les responsables du gouvernement fédéral estiment que 8 000 obus sont en dormance dans cette région. Ils sont considérés comme potentiellement dangereux car ils n’ont jamais explosé. Un résident est déjà décédé et neuf autres personnes ont subi des blessures lors de l’explosion d’un de ces obus oubliés sur une plage. Néanmoins, des essais continuent sur la terre ferme à Nicolet.
De plus, SNC Technologie, le sous-traitant du fédéral, projette l’implantation d’un nouveau site à Chapais. L’impact d’un tel projet résultera en la déforestation totale de 550 hectares de forêts publiques pour des essais balistiques.
Pourtant, le récent rapport de Québec sur nos forêts, le rapport Coulombe, démontre une pénurie de bois pour nos scieries et nos usines à papier. De plus, une étude coûts-bénéfices sur ce projet démontre aussi qu’il en coûterait très cher pour dépolluer ce site par la suite.
Les citoyens de Chapais méritent mieux que ce projet non rentable aux points de vue humain, social, économique et environnemental. Chapais est un milieu de vie pour ses habitants et il mérite d’être préservé.
Pour ses expériences en artillerie, le fédéral pourrait utiliser sa base militaire de Shilo, au Manitoba, qui sert déjà à cet effet. Espérons que ce projet suivra le même chemin que le projet du Suroît à Beauharnois et que le cabinet Charest le refusera.

C’est un rendez-vous au Bourgault
Edith Gendron, présidente Le Québec, un pays !
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Le printemps nous arrive au Bourgault avec une série de conférences portant sur la souveraineté du Québec, série organisée par le Bloc Québécois – Gatineau, partenaire politique dans notre marche vers l’indépendance du pays.
Chacune des conférences met en relief le dossier prioritaire de la députée ou du député avec, en perspective, son rapport avec la souveraineté du Québec.
Notez à vos agendas, ce sera un réel plaisir de vous y rencontrer.
Mercredi le 23 mars 2005 à 19 h : Stéphane Bergeron et les affaires intergouvernementales.
Lundi le 4 avril mars 2005 à 19 h : Gilles Duceppe et le Québec souverain.
Mercredi le 13 avril 2005 à 19 h : Bernard Bigras et l’environnement.
Mercredi le 11 mai 2005 à 19 h : Francine Lalonde et les Affaires étrangères.
Mercredi le 8 juin 2005 à 19 h : Maka Kotto et le Patrimoine.
C’est un rendez-vous au Bourgault, 27 boul. Gréber, Gatineau.

Robin Williams ou Benoît Brière?
Sylvio Le Blanc, Montréal (Québec)
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
En prévision de la sortie du film «Les Robots», v.f. de «Robots», des critiques de cinéma francophones ont pris la peine de préciser que Robin Williams, Halle Berry, Ewan McGregor, Mel Brooks, Greg Kinnear avaient prêté leur voix aux personnages de dessin animé du film, et de commenter aussi les performances de certains, tout en sachant pertinemment que leurs lecteurs iraient en majorité voir la v.f. et ainsi entendre Benoît Brière, Anne Dorval, Éveline Gélinas, Alain Zouvi, Antoine Durand, pour n’en nommer que quelques-uns.
Pour le spectateur francophone ordinaire, il importe peu de savoir que Robin Williams «vole le show»[1], en revanche, compte tenu de son intérêt pour la v.f., il veut en connaître davantage sur la performance de Benoît Brière, son alter ego. Les acteurs-doubleurs québécois sont peut-être moins célèbres que les stars hollywoodiennes, mais, en l’occurrence, ce sont les voix des premiers qui sont entendues, pas les autres. (Et, je le rappelle, il s’agit de dessins animés, par d’acteurs en chair et en os.)
Ce n’est pas une première. Par le passé, nombre de critiques francophones se sont fait un point d’honneur d’indiquer que Tom Hulce avait doublé tel personnage de dessin animé, Ellen DeGeneres tel autre, Mel Gibson, James Earl Jones et Michael J. Fox tels autres. Je peux comprendre qu’on le fasse pour le bénéfice des Néerlandais, vu qu’ils voient des films sous-titrés, mais pour la majorité des spectateurs francophones, c’est superflu.
Cette pratique, en apparence anodine, ne peut qu’encourager les spectateurs francophones à aller voir la v.o. anglaise. Belle façon de protéger notre langue.
Il est pour le moins regrettable que des critiques voient exclusivement les v.o. anglaises alors qu’ils bossent pour des lecteurs, qui, eux, voient majoritairement les v.f. Ne cherchez pas de midi à quatorze heures les raisons pour lesquelles ils se prononcent rarement sur la qualité d’un doublage. N’ont-ils pourtant pas le devoir de faire le «tour complet» d’un film, et aussi de faire se développer chez leurs lecteurs un sens critique relativement à cette composante du cinéma incontournable au Québec?
Accessoirement, cela aurait des effets positifs sur l’industrie québécoise du doublage, qui, aujourd’hui, voyant qu’on ne lui prête guère attention, fait trop souvent son travail comme elle l’entend et à la va comme je te pousse.
[1] Le Devoir, «Réglé au quart de tour», les samedi 12 et dimanche 13 mars 2005, p. E 8. Article portant sur le film «Robots». Auteur : André Lavoie.

IL FAUT VISSER LE CERCUEIL DE LA PROPOSITION FOURNIER
Faut croire que les nuits sont longues de ce temps-ci dans le bunker...
Robert Lachance
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Le gouvernement Charest s'est enlisé à nouveau comme il en a pris l'habitude depuis les deux dernières années. Dans plusieurs cas qu'il est inutile d'énumérer, il a dû faire marche arrière de façon assez gênante. Dans le dossier des coupures magistrales des bourses, devant le tollé général et surtout face à la lutte farouche que les étudiants mènent, les méninges des "penseurs" du gouvernement se sont mis en marche avec les résultats que l'on sait.
Contrairement à d'autres dossiers où tout noir ou tout blanc, le gouvernement a estimé qu'il avait une certaine marge pour sauver la face. Les penseurs ont sans doute évalué qu'une proposition qui aurait des allures innovatrices, tout en étant économique et cadrant avec certaines de leurs préoccupations aurait l'air au final comme une solution positive pour le Québec, une conclusion "gagnant-gagnant" quoi.
Ainsi sont apparus les objectifs d'incitation à étudier au secteur technique et de compléter les études dans un délai "raisonnable". Tout le monde est pour la vertu. C'est probablement la première analyse simpliste qu'ils ont fait. Ces objectifs, louables à certains égards, sont cependant pervertis pcq le gouvernement cherche à se dépêtrer tout en sauvant de l'argent et en influant sur les choix de carrières et d'études, tout cela à la fois pour règler le conflit. Faut croire que les nuits sont longues de ce temps-ci dans le bunker...
La proposition gouvernementale est inacceptable pcq'elle est vicieuse, mesquine et méprisante. La majorité des gens savent que les bourses sont le lot des jeunes provenant de milieux modestes. C'est d'ailleurs ce qui rend cette lutte si acceptable pour la population. En prônant des mesures que le gouvernement présente comme pro-pauvres, il croit dorer la pilule alors que celles-ci sont d'un cynisme déconcertant. Voyons pourquoi.
PREMIÈREMENT, ces mesures lancent le message que les démunis ont intérêt à s'inscrire dans les disciplines techniques au lieu de s'engager dans un parcours menant aux professions dites libérales , lesquelles comme à l'époque des études classiques, devraient être, sauf exceptions, réservées aux gosses de riches qui ont bien plus d'aptitudes c'est connu.
DEUXIÈMEMENT, les pauvres ne sont pas faits pour de longues études. Un DEC technique c'est déjà très bien pour eux. Les plus performants et les plus motivés pourront se permettre le BAC mais rendus-là, c'est bien suffisant. De plus, qu'ils ne se trompent pas de parcours car ça va leur coûter cher.
TROISIÈMEMENT, la maîtrise et le doctorat ont pour conséquence de doubler voire de tripler la durée des études post-secondaires. Audet et son cabinet ont calculé les bourses ainsi englouties mais également les intérêts à assumer sur une durée passablement plus longue. Ma conjointe a complété un doctorat il y a une douzaine d'années avec une dette d'études de 26,000 $, c'était le prix d'une BMW à l'époque pour imager un peu. Elle a fini de rembourser l'an dernier pcq la vie continue et coûte chère après les études, comme pour tout le monde, et encore plus lorsqu'elle débute à crédit. Ca c'était sous l'ancien régime, imaginez sous le nouveau!
QUATRIÈMEMENT, les étudiants les plus démunis sont ceux qui ont le plus besoin de travailler tout en étudiant. D'où un plus grand risque soit d'abandon, soit d'étirement de la durée des études. Le gouvernement a évidemment des stats là-dessus et c'est pourquoi la proposition Fournier est vicieuse. Sans trop se tromper, on peut faire l'hypothèse que la majorité des étudiants qui seront éligibles aux bourses ne complèteront pas leurs études dans ce fameux "délai raisonnable" pcq les conditions objectives sont contre eux. La proposition gouvernementale s'applique au meilleur des mondes, lequel est irréel...et ils le savent. Même radin au départ, le nouveau régime de bourses ne verserait qu'une partie des millions annoncés. J'imagine d'ici les commentaires méprisants et empreints de perversité de ceux qui ont concocté cette proposition fumeuse.
Voilà pourquoi il faut descendre en vrille cette proposition. Bien expliqués, les points que je viens d' énoncer devraient aider à enterrer la proposition sur laquelle Fournier a demandé de réfléchir. Les gens aiment les choses qui ont le mérite d'être claires.
Comme ce n'est pas la principale qualité du gouvernement Charest, les associations étudiantes et tous ceux qui les appuient ont beau jeu de mettre les points sur les i...et de marquer des points.

Aucun parti politique ne semble prêt à abandonner cette
politique néolibérale
Jens Nitschkowski, Allemagne
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Bonjour Monsieur Frappier,
Votre publication de la série du «Monde» m'a enchanté et je vous en remercie.
Je trouve que ces articles décrivent bien la situation en Allemagne, pourtant
j'aimerais y ajouter quelques clarifications.
Dans ces articles on a parlé de la manque des enfants, des délocalisations et
du chomage. Il faut dire que ces trois phénomènes sont étroitement liés. Par
exemple, c'est le chomage qui cause la manque des enfants. Comment peut-on
fonder une famille si l'on se trouve au chomage ou si l'on ne décroche que
des CDD ? Dans une telle situation instable il est impossible de planifier et
de faire confiance à l'avenir.
Pour ce qui est des délocalisations, elles montrent bien l'esprit des patrons
et des managers en Allemagne. Ils utilisent le chomage et l'insécurité
sociale de leurs employés pour les mettre au chantage. On a l'impression que
les entreprises n'embauchent pas, afin de produire un taux de chomage très
élevé qui leur donne la possibilité de faire pression sur ceux qui
travaillent encore. C'est le retour dans le monde de travail du 19e siècle !
La solution de tout cela serait une politique qui privilège l'emploi en
gardant les acquis sociaux. Malheureusement le gouvernement du chancelier
Schröder ne fait rien en ce sens. Au contraire, lui et son ministre de
l'Economie, Wolfgang Clement, se montrent toujours prets à servir les
entreprises, bien que toutes les mésures n'aient donné aucun résultat dans le
passé. Nous nous souvenons très bien de l'abaissement des impots pour les
entreprises en 2000, cela n'a crée des emplois que pour une courte durée. A
partir de 2001, les entreprises licencient de nouveau . Si l'on pense
maintenant que Schröder et ses ministres ont tiré des leçons de cette
expérience on se trompe : récemment, Schröder a annoncé l'abaissement des
impots de 25% à 19% pour les entreprises. Il est déjà prévisible ce qui
arrivera : les entreprises prennent ce qu'on leur donne et il posent de
nouvelles exigences.
La seule solution pour sortir de cette impasse économique est un renouveau
d'une politique sociale. Cela implique la responsabilisation des patrons pour
la situation économique et sociale en Allemagne ; par exemple, on pourrait
fixer le salaire des managers selon le chiffre des salariés embauchés. Une
autre possibilité serait de faire payer les entreprises des impots dont la
hauteur dépend du taux de chomage.
En tout cas, il faut rompre avec une politique qui depuis plus de 20 ans n'a
fait qu'augmenter le chomage et aussi la pauvreté en Allemagne.
Malheureusement aucun parti politique ne semble pret à abandonner cette
politique néolibérale, qui par manque d'alternatives, fait également monter
le nazisme en Allemagne.

Plus aucune nouvelle de ce qui se passe dans les urgences...
Louis Gagnon
TRIBUNE LIBRE 22 mars 2005
Curieux quand même que de constater la collusion des médias fédéralistes au sujet de l'état du système de santé. Lorsque les méchants péquistes étaient au pouvoir, Radio Canada et La Presse publiaient régulièrement ou presque quotidiennement les listes d'attentes dans les hôpitaux avec des trémolos dans la voix. Miraculeusement, aujourd'hui les listes sont disparues avec l'arrivé de Charest... Plus aucune nouvelle de ce qui se passe dans les urgences. Le vieillissement de la population a cessé et tout s'est replacé. Grâce à notre bon gouvernement.
Quelle belle collusion! Comme copinage, il ne se fait pas mieux dans le monde, nous sommes désormais soumis au bon vouloir de ce cher Charest, pseudo intello Anglo, mais plutôt populo Anglo, et comme Francophone, ni intello, ni populo, rien, il ne comprend rien et ne comprendra jamais rien, aux réelles aspirations du Québec, une merde de première classe, une vraie plaie d'Égypte pour nous.
Il n'y aura pas de tsunami ou de tremblement de terre ici, nous avons Charest et cela suffit amplement comme catastrophe pour un peuple. Les étudiants, les syndiqués, les pauvres, les taxes, et plus. Tous unis contre lui.
C'est un véritable rassembleur, il a réussi ce qu'aucun Premier ministre n'avait réussi avant lui : faire l'unanimité sur son incompétence qui est totale. En tant qu'être humain, il ne serait même pas capable de gérer proprement un dépanneur, alors imaginez, il gère notre avoir, notre santé et notre savoir. N'est ce point-là une belle plaie d'Égypte pour nous?
Alors voilà où elle est la belle collusion entre les médias qui désinforment par intérêt politique et économique? La belle commission Gomery n'est en fait que la pointe du iceberg du monstrueux complot contre notre désir de nous affranchir de ces magouilles fédéralisantes. Oui, oui, il y a tous ces beaux blabla pour la souveraineté. mais la vraie guerre est éternelle, la campagne pour la souveraineté est permanente, tant et aussi longtemps que ce ne sera pas un oui gagnant et pour cela, il faut cesser de s'acharner et de tergiverser sur le contenant de l'indépendance et se concentrer sur le contenu.
Je ne veux pas d'un pays WAL-MART où un premier ministre nouvellement élu pourrait redéfaire le pays à sa guise, comme les fameuses défusions.
Je voudrais d'un Québec libre, bio, où les gens s'entraident dans un esprit égalitaire et non de compétitivité, un Québec d'entraide et non de mesquineries et de commandites sur le dos des constribuables.