
MON CHUM
CAROLINE MORENO
TRIBUNE LIBRE 6 mars 2006
Le Bloc réclame un geste concret
de la part de Stephen Harper
pour démontrer sa volonté
de régler le déséquilibre fiscal.
Le seul geste concret
à poser
est une déclaration d’indépendance.
Il ne viendra pas des Conservateurs.
La Cour suprême
défend les droits linguistiques et religieux des minorités
sans tenir compte du fait
que le Québec
est minoritaire au sein du Canada.
Devenons majoritaires.
Il faudra, estime Jean Charest,
faire preuve d’imagination
pour limiter les coûts de dépassement,
chiffrés à 125 millions,
des méga-hopitaux.
La meilleure façon d’éviter le gouffre
est d’en construire un seul.
Au Québec,
mon CHUM parle français.
Jean-Pierre Charbonneau, député de Borduas,
souhaite concéder des circonscriptions électorales
au parti Solidaire.
Ce que l’on devrait remettre en cause
c’est la pertinence d’un nouveau parti souverainiste.
Il est de notoriété publique
que le dernier référendum était gagnant
et puis…
et puis rien.
Des événements en ont marqué l’anniversaire et puis…
et puis rien.
À force de prendre des précautions pour arriver à nos fins
c’est la fin qui arrivera bien avant
et puis…
et puis rien.
Les Québécois deviendront l’objet
d’une curiosité toute historique.

La naïveté des pacifistes
René Marcel Sauvé, géographe et auteur de Géopolitique et avenir du Québec
TRIBUNE LIBRE 6 mars 2006
Hitler et l'Europe des années trente prouvent l'ignorance crasse et la naïveté des pacifistes, ces gens qui se donnent bonne conscience à rabais et mauvaise conscience à ceux et celles qui ne pensent pas comme eux.
Ils n'ont aucune idée, ni des continuités, ni des profondeurs du mal, qu'ils tentent d'éradiquer par des mesures de surface alors que l'essentiel leur a échappé.
Inutile de leur dire qu'une guerre qui éclate peut avoir germé pendant quarante ans à un siècle et même davantage; ils vous accuseront d'être fauteur de guerre si vous n'êtes pas d'accord avec eux.
J'ai vu dans un documentaire la face triomphante du pacifiste français Pierre Laval alors qu'il s'embarquait dans le train qui le ramenait de Moscou à Paris. Il venait de rencontrer Staline et en était ressorti tout gaillard. Tous ses problèmes de guerre contre les Nazis étaient réglés.
Avec Staline, il n'a vu que l'homme, c'est-à-dire les apparences. Il ne pouvait se faire la moindre idée de ce qui se passait en Russie pendant les années trente. Celà fait partie de l'appréciation du contexte.
Pauvre naïf qui ne savait pas comme beaucoup d'autres que la politique est affaire d'intérêts, de rapports de forces et d'effectivité et qu'on ne peut ni ne doit jamais s'asseoir sur ses lauriers. Rien n'est jamais acquis ni gagné d'avance, rien. Absolument rien. Une vigilance de chaque instant s'impose à chaque battement de césium dans la seconde qui passe.
C'est ce que Winston Churchill a tenté de démontrer à Camillien Houde, qui s'était rendu en Angleterre se plaindre des gros méchants anglais qui nous font la vie dure au Canada et jusque dans nos chambres à coucher au Québec. Aux doléances de Camillien, Churchill lui a offert un verre de vermouth, ce qui voulait dire: "C'est tout ce que je peux faire pour toi et ta cause".
Camillien Houde était insulté et pourtant, il n'y avait pas de quoi. Comme un enfant, il s'attendait à un quelconque truc de magie de la part de Churchill, qui connaissait ses limites mieux que quiconque, et procédait à un seul objectif réalisable à la fois. Lui connaissait les principes: appréciation du contexte et de la situation; détermination d'objectifs praticables; maintien du moral; etc.
Les Québécois qui me demandent d'aller chercher le Labrador tout de suite avant hier pensent de la même manière que Camillien Houde. Comme l'enfant tout puissant, ils veulent l'impossible tout de suite.
"Attendez encore cent ans", que je leur répond et ils m'accusent de ne pas vouloir défendre le Québec, alors que j'y travaille depuis les derniers cinquante ans et j'ai réussi à plusieurs reprises à introduire une politique de dissuasion qui s'est avérée efficace, dont la publication des documents secrets, les contingentements et la préparation silencieuse d'une politique de défense capable de dissuader et tuer dans l'oeuf toute velléité de recourir aux armes contre nous.
Il y a des priorités plus urgentes et la première est l'instruction de notre peuple et de ses nouvelles classes moyennes. Il y a beaucoup de travail à faire et nous ne devons rien précipiter si nous voulons réussir. Nous avons gagné beaucoup, en fait, énormément de terrain et la conjecture actuelle nous est plus que favorable, alors contentons-nous d'un seul objectif à la fois.
La véritable stratégie d'État exige une vigilance et une présence d'esprit de chaque instant et aucune illusion n'est permise.
À nous d'en tirer les leçons qui s'imposent et de nous instruire par la connaissance des grands principes, comme nous l'enseigne Sun Tsu et par l'expérience des autres.

Le port du kirpan sikh dans les écoles :
un droit collectif déguisé en droit individuel
Joachim Lambert
TRIBUNE LIBRE 6 mars 2006
Tolérance, tolérance, quand tu nous tiens! Le jeune sikh Singh Multani pourra porter son kirpan à l’école. Ainsi en a décidé la Cour suprême du Canada, permettant ainsi aux enfants des 8,000 sikhs du Québec d’en faire autant. Par exemple, pour Satdeep Singh qui fréquente une école francophone publique, le jeune Multani est un héros. Avant le jugement de la Cour suprême, il devait enlever son kirpan en partant pour l’école et le remettre en revenant à la maison; dorénavant, il ne compte plus se départir de son poignard : « Ça va être mieux pour ma religion », dit-il.
La religion est avant tout une question de conscience personnelle qui, de nos jours, contexte oblige, devrait se manifester seulement à la maison et dans les lieux de culte. « Étant moi-même immigrant d’origine africaine, je trouve inacceptable une telle décision! Certes, chacun a le droit de pratiquer sa religion et de manifester ses croyances d’une manière ou d’une autre, mais cela a des limites. Cette décision est vraiment ridicule. Après, on s’étonne qu’il y ait du racisme » (O. Ouattara). L’école devrait être « un endroit d’apprentissage et non un lieu de promotion des religions. Ça vaut autant pour les catholiques que pour les protestants, les musulmans, les juifs, les sikhs, les hindous, les bouddhistes, les shintoïstes, les raéliens et les autres. » (Patrice Saucier). Aujourd’hui, « nous n’avons pas le droit d’être catholiques dans les écoles du Québec, mais nous pouvons nous promener avec un couteau. Où est la logique? Nous devons nous conformer aux règlements des autres pays lorsque nous y sommes visiteurs, mais nous ne pouvons pas faire respecter nos propres valeurs dans notre pays » (Natacha Raphaël), nous ajouterons notre pays qui est le Québec à 82% Frankois, c’est-à-dire Québécois-Français. « Je n’en reviens tout simplement pas! Le travail m’a emmenée en Inde où j’ai passé près d’une année. Lors d’une ballade en voiture dans le quartier musulman de Charminar, j’ai voulu descendre de la voiture pour me promener et mon chauffeur me l’a tout simplement interdit. Je portais un bermuda et une camisole. J’étais dans un autre pays, j’ai alors respecté leur us, coutumes et religion. Pourquoi ici c’est nous qui devons plier? » (Andrée Pelletier).
Eh bien, chère madame, nous devons plier à cause de la politique du multiculturalisme canadian et québécois. Voilà pourquoi. Pour les multiculturalistes, « le Québec et le Canada se construisent avec les immigrants, pas en leur demandant de renier ce qu’ils sont. La société qui se construit ainsi est la leur comme la nôtre. Elle est riche de cette pluralité quand des droits et des devoirs égaux pour tous prévalent » (Edmond Bille). Or, ce n’est pas vrai qu’il y a des droits et des devoirs égaux pour tous au Québec; le multiculturalisme se fait au détriment de la majorité québécoise-française. Et par toute sortes d’entourloupettes intellectuelles les Frankois sont maintenant convaincus qu’ils doivent se nier eux-mêmes pour être respecté des autres. Mais comment les autres peuvent-ils respecter un peuple qui ne se respecte même pas lui-même et qui recherche l’approbation de tous à tout prix pour avancer? Dans la vie, on ne respecte que ceux qui se respectent eux-mêmes; ainsi en est-il aussi des peuples.
Selon David Rome, un Juif québécois originaire de Lituanie qui a publié plus de 70 ouvrages sur l’histoire commune des Juifs et des Canadiens-Français, « Quand vous laissez entrer des gens, tôt ou tard, ils veulent aussi poser leurs propres règles » (revue L’Actualité, avril 1988), ceci est une loi historique incontournable de la psychologie des groupes et des peuples, loi naturelle dont le multiculturalisme fait fi de nos jours.
Ainsi, bien que le catholicisme et le protestantisme sortiront définitivement de l’école publique en 2008 et que réciter une prière avant la classe ou avant les travaux d’un conseil municipal est interdit parce que inconstitutionnel, il est maintenant acceptable, au nom de l’accommodement raisonnable, de permettre à un enfant de porter une arme blanche à l’école (qui à ses yeux est un symbole religieux) et il deviendrait acceptable d’adapter le calendrier scolaire aux fêtes religieuses des minorités en accordant des dispenses pour ces fêtes. « Paradoxalement, après avoir demandé l’abolition des pratiques majoritaires en invoquant leur liberté de religion, les minorités invoquent cette même liberté pour obtenir l’autorisation de leurs propres pratiques » (José Woehrling). Sur le plan civil, il est permis aux sikhs de porter leur couteau de vingt centimètres à l’école, mais pas dans une cour de justice, en prison ou en avion. Que dis-je, cela est faux pour la cour de justice puisque cette semaine, à la Cour suprême, les sikhs qui se sont présentés ont été autorisés à ne pas se soumettre au système de sécurité à travers lequel passent tous les visiteurs. Deux poids, deux mesures.
Ce que le multiculturalisme canadian veut, c’est éliminer toute pression assimilationniste pour les immigrants et en remettre tout le fardeau sur les épaules des Frankois; faire en sorte que les Frankois « prennent leur trou » afin, qu’à long terme, nous disparaissions. Déduction sacrilège! Et cela, personne ne veut publiquement en convenir. C’est à la société d’accueil frankoise de s’adapter aux immigrants et cela au nom de la justice pour tous, comme si au Québec, actuellement, tous les citoyens de notre État n’étaient pas égaux devant la loi. Et tous les moyens sont bons pour que nous nous sentions coupables : « Les tribunaux marchent sur des œufs, les politiciens retrouvent facilement la langue de bois et les compréhensifs jusqu’à plus soif brandissent le spectre de l’exclusion et du racisme envers ceux qui ne sont pas nous, ce nous haïssable, menaçant et intolérant qu’on appelle la majorité silencieuse » (Denise Bombardier). Les compréhensifs, se sont les partisans aveugles du multiculturalisme, c’est-à-dire les fédéralistes canadians et les pseudo-nationalistes du Bloc québécois et du Parti québécois; la majorité silencieuse, ce sont les Frankois, les Québécois-Français, que la gente journalistique n’ose pas nommer par son nom.
Nous disons bien que tous les moyens sont bons pour nous faire taire, même le chantage socio-affectif. En conférence de presse, le jeune Multani, a dit : « J’aimais l’apprentissage du français, mais cette affaire m’en a empêché ». Il a dû s’inscrire à une école privée anglophone où le kirpan était accepté. « Maintenant que nous avons gagné cette cause, les jeunes sikhs comme moi n’auront plus de problèmes. Ils pourront apprendre le français », a-t-il ajouté. Ainsi, s’il n’apprenait plus le français, c’était à cause de nous. Les immigrants veulent s’intégrer, nous disent-ils, mais à leurs conditions et leurs conditions reçoivent une légitimité juridique et sociale grâce à la politique multiculturelle canadian. C’est le monde à l’envers que l’on cherche à nous entrer de force dans la tête comme étant tout à fait normal et évolué.
Par le passé, la France a joué la carte de l’accommodement raisonnable pour vite s’apercevoir que le droit à la différence est loin de mener à l’intégration. Voilà pourquoi la commission Stasi a réaffirmé la nécessité de bannir de l’espace public tout signe religieux visible, qu’il soit juif, musulman, catholique, protestant ou autre : « Des difficultés inédites et de plus en plus nombreuses ont surgi. Elles témoignent que l’exigence laïque, dans les services publics, notamment à l’école et dans le monde du travail, est affaiblie par des revendications tentant de faire prévaloir des convictions communautaires sur les règles générales ». Lorsque la commission parle de « convictions communautaires », elle entend les valeurs des communautés ethniques installées sur son territoire qui, avec le temps et par la force des choses, sont devenues socialement ingérables.
Pour ceux qui craignent que l’avenir collectif ne devienne une addition d’avenirs individuels, détrompez-vous! Ces droits individuels gagnés au cas par cas sont bel et bien des droits collectifs. Les droits individuels des communautés ethniques sont un leurre et une aberration intellectuelle que contredit l’expérience vécue personnelle journalière. Si l’on veut être lucide, ce dont il est question ici, c’est des droits collectifs des communautés ethniques versus les droits collectifs des Frankois. Et ces droits collectifs des minorités heurtent de plein fouet les valeurs de la société d’accueil qui, historiquement (et nous n’avons pas à nous en excuser), est majoritairement frankoise. Ils favorisent au sein de notre société le maintien de valeurs communautaires et de pratiques traditionnelles souvent incompatibles, au détriment de ce que nous sommes. Le multiculturalisme, ce n’est pas l’enrichissement, c’est le chaos! Le jugement de la Cour suprême est « un jugement de tolérance qui risque d’entraîner le contraire. Il y avait consensus quasi unanime quant à la nécessité de prohiber les armes dans nos écoles. Et le kirpan en est une! Mais il a suffit de quelques intolérants ne pouvant s’intégrer à la société québécoise pour ouvrir un débat qui risque d’augmenter l’intolérance. En effet, ce ne sont pas les Québécois qui sont intolérants, mais bien ceux qui refusent de s’intégrer à cette société tolérante » (François Paquet).
Avec ce jugement de la Cour suprême, le Québec est encore un peu plus inféodé. Plus les jours avancent et plus nous perdons le contrôle sur ce que nous sommes et voulons être : un sondage de la firme Repère indique que six québécois sur dix sont contre le port des signes religieux dans les écoles publiques. Avec la victoire des sikhs, rien n’empêche désormais les musulmans d’invoquer les principes du jugement pour réclamer le port du tchador dans les classes. La porte est maintenant grande ouverte aux droits collectifs ethniques au Québec.
Nous sommes dans notre maison, mais les invités veulent imposer leurs propres règles au maître de la maison parce qu’ils les jugent discriminatoires. Alors pourquoi viennent-ils habiter avec nous? D’un côté il y a ceux qui disent que les minorités devraient épouser les us et coutumes du pays, et nous sommes de ce lot, et de l’autre, ceux qui prônent le droit à la différence au nom, justement, de l’intégration. Deux mondes, deux visions. Lequel des deux l’emportera?
Présentement, l’idéologie en vogue qui fait des ravages depuis Trudeau, c’est le multiculturalisme. Il est grandement temps qu’un Parti national conservateur voit le jour au Québec!

Géopolitique du kirpan
René Marcel Sauvé, géographe et auteur de Géopolitique et avenir du Québec
TRIBUNE LIBRE 6 mars 2006
La décision de la Cour Suprême du Canada de permettre le port du kirpan à l’école est politique. Elle n’est pas juridique et n’a rien à voir avec la religion non plus. Mais elle exploite la religion et la soi-disant liberté religieuse pour se hisser insidieusement dans un exercice de pouvoirs qui n’a rien de religieux.
Les archontes de la Cour Suprême font graviter leurs arguments autour de la Charte des Droits et Libertés, version P.E. Trudeau, du « multiculturalisme » version Ottawa et Parti Libéral du Canada, toujours au pouvoir malgré les apparences du contraire et finalement de la « tolérance » maçonnique, floue, vague, sans définition. Tout problème d’envergure, peu importe sa nature, exige en partant les plus rigoureuses définitions, afin que personne ne puisse jouer avec les termes et manipuler l’État dans le sens de ses intérêts. De telles définitions ne peuvent s’appuyer que sur d’authentiques universaux, des concepts identifiables dans le concret vécu tous les jours, non pas dans l’abstrait que n’importe qui peut interpréter n’importe comment. On n’en trouve pas de trace dans la décision de la Cour Suprême du Canada.
La Charte des Droits et des Libertés de P.E. Trudeau a eu pour objet d’enlever au Québec sa propre Charte afin de nous priver de toute légitimité collective, en tant que Peuple, Nation et État naturel. Cette usurpation, à la suite de beaucoup d’autres, fournit à Ottawa et à Bay Street les instruments dont l’un et l’autre a besoin pour maintenir en place un pouvoir centralisateur, unitaire, arbitraire, post-impérial et habilité à assumer les contrôles abandonnés par le gouvernement impérial de Londres dans l’Amérique Britannique du Nord, alias Canada. La Charte fédérale, qui vise à priver le peuple québécois de cohésion collective, réduit en fait la population en une poussière d’individus faciles à saisir à la pièce et à manipuler selon le gré des autocrates d’Ottawa et des oligarques de Toronto.
S’il y avait quelque chose comme une âme collective qu’on appelle un peuple, ce peuple ne doit plus exister suivant cette Charte. Il n’y a que des individus dont le pouvoir central d’Ottawa assume la « défense » en toutes choses, surtout lorsqu’il s’agit de s’en servir contre le pouvoir grandissant des provinces, Québec en tête, vers le statut de peuples, de Nations et d’États à reconnaître.
Le but poursuivi est toujours le même : réduire et éventuellement détruire ces États de facto que sont devenues les provinces, inconditionnellement inféodées au pouvoir unitaire d’Ottawa, qui fusionne en un Grand Tout l’économie des oligarques, le pouvoir politique et militaire des autocrates fédéraux et le pouvoir judiciaire. L’unité canadienne trouve son expression ultime dans cette fusion dénuée d’authentiques partages de pouvoirs.
C’est le ONE NATION, ONE LAW, ONE QUEEN ET ÉVENTUELLEMENT ONE LANGUAGE des Orangemen et des United Empire Loyalists. Cette fusion a déjà été imposée dans le tout petit espace géographique de la Grande Bretagne à partir du Union Act de 1707, mais n’a réussi qu’en partie. Elle s’impose dans l’espace continental canadien, depuis l’Union Act de 1840 et elle mène maintenant lentement mais sûrement vers une guerre civile dont les éléments sont déjà en place.
La propagande se charge de désinformer la population en conséquence, afin de créer davantage de divisions internes qui élimineront au Québec toute identité, ou volonté collective d’agir en tant que peuple, Nation et État.
La Charte vise surtout le Québec, foyer national d’un peuple, apte à se faire reconnaître Etat Nation. Pour une oligarchie comme l’Establishment « canadian », une telle reconnaissance est inacceptable, intolérable, voir, casus belli, cause de guerre et d’intervention armée. D’où une conspiration politique et potentiellement militaire pour intervenir et réduire à néant tout ce qui pourrait constituer au Québec les éléments d’un statut à reconnaître, d’abord celui de Peuple, puis de Nation et finalement d’État naturel et optimal. Les archontes de la Cour Suprême du Canada arrivent à point nommé pour renforcir cette politique.
Comme toute autre idéologie, le « multiculturalisme » est exploité pour donner à un pouvoir illégitime la légitimité dont il a besoin pour être crédible et s’imposer. Que le pouvoir centralisateur, unitaire, post-impérial et arbitraire d’Ottawa soit illégitime, cela était évident dès les débuts de sa création artificielle en 1867. Il ne pouvait tenir en place que par le dol, la ruse, l’intimidation, la menace, la brutalité policière et judiciaire et l’intervention armée assaisonnée de bonne conscience facile. Avec la croissance du Québec et maintenant des autres provinces vers les statuts d’États de fait (de facto) qu’il faudra reconnaître de droit (de jure), ces sept piliers de la sagesse Orangiste et United Empire Loyalist des Oligarques de Bay Street et des Autocrates d’Ottawa commencent à s’effriter. Il faut au pouvoir unitaire d’Ottawa et de Bay Street d’autres armes politiques pour conserver sa crédibilité et se maintenir en place, une casuistique au service d’un système.
C’est dans ce cadre que s’inscrit l’histoire du kirpan à l’école. Une bonne excuse pour discréditer le Québec, son gouvernement et son système judiciaire que n’ont pas manqué d’exploiter les archontes de la Cour Suprême. Le texte de la décision arbitraire prise par la Cour Suprême envoie le Québec paître au nom de l’idéologie
multiculturaliste contre laquelle il se serait rendu coupable, surtout ses enseignants, qui doivent être rappelés à l’ordre. On ne manque pas de « largeur d’esprit » dans les officines du pouvoir centralisateur d’Ottawa et ne cherchez surtout pas à savoir quelles définitions sous-tendent les termes « multiculturalisme, tolérance et largeur d’esprit ». Ils n’ont rien de religieux, ni de juridique, ce qui prouve la nature politique du jugement par les juges.
Nous n’avons pas besoin de la Cour Suprême du Canada pour nous dicter notre ligne de conduite. Nous n’avons pas besoin non plus du gouvernement d’Ottawa pour nous gouverner et nous dire ce que nous devons faire. Nous avons encore moins besoin de l’économie de Bay Street à Toronto pour prendre charge de nos affaires.
Nous sommes maintenant aptes et capables d’apprécier par nous-mêmes les contextes et les situations qui se présentent; de déterminer nos propres objectifs à court et à long terme; de décider par nous-mêmes de ce qui est contingence et continuité; de maintenir le moral de notre monde; de décider où quand et comment nous allons concentrer nos efforts, afin d’agir avec une économie maximale d’efforts et de moyens; nous sommes capables d’agir avec simplicité et souplesse; de nous occuper de coordonner nos efforts et d’obtenir la coopération de tout notre monde, les exceptions confirmant la règle. Enfin, nous sommes capables de gérer notre propre administration et logistique. Nous n’avons besoin de personne pour venir nous enseigner nos algorithmes.
Deux gouvernements, un à Ottawa et l’autre à Québec, il y en a un de trop. Le dernier jugement de la Cour Suprême du Canada le prouve amplement.

Charte des droits, religion et laïcité - La laïcité doit s’imposer
Marc-André Labrecque, L’Ancienne–Lorette (Québec)
TRIBUNE LIBRE 6 mars 2006
Le jugement rendu par la Cour Suprême du Canada autorisant le port du kirpan à l’école par les sikhs orthodoxes en accord avec leurs convictions religieuses a suscité beaucoup de réactions généralement négatives dans la société, à l’exception de certains éditorialistes. Dans sa décision, la Cour a accordé la primauté à la liberté de religion sur la sécurité des enfants, en alléguant que le kirpan était un symbole religieux plutôt qu’une arme dangereuse.
Je pourrais contester avec vigueur les arguments de la Cour à l’effet que le kirpan porté par les étudiants sikhs n’est pas plus dommageable que certains instruments se trouvant dans une école notamment un bâton de baseball, des ciseaux, un compas et, pourquoi pas tant qu’à y être, un crayon, une efface ou une feuille de papier. De plus, la Cour accepte que le kirpan soit interdit dans les avions et les cours de justice généralement fréquentés par des adultes majeurs et vaccinés pour des raisons de sécurité mais s’y objecte pour les écoles, dans lesquelles ils sont portés par des enfants côtoyant des centaines et parfois des milliers d’étudiants mineurs.
Là n’est pas mon propos.
Je veux plutôt discuter d’un argument fondamental qui a été totalement absent de cette saga à tous les niveaux : il s’agit, en l’occurrence, du caractère essentiellement laïque de l’espace public, notamment l’école.
En effet, la religion constitue une notion essentiellement privée. À ce titre, elle peut s’exprimer en toute liberté dans la sphère privée. D’ailleurs, la liberté religieuse est pleinement reconnue partout au Canada. Néanmoins, dans le domaine public, la laïcité doit s’imposer aux dépens de la liberté de religion dans une société pluraliste, libre et démocratique en vertu du principe de séparation des Églises et de l’État. D’ailleurs, Jésus n’a-t-il pas affirmé cette maxime d’une grande sagesse : « Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». En conséquence, on doit appliquer en cette matière le principe de la tolérance zéro comme l’avait proposé l’ancien ministre de la Justice et Procureur général du Québec, monsieur Paul Bégin, au moment de l’engagement de cette saga judiciaire. Dans le domaine public, la religion des uns et des autres ne doit pas brimer la laïcité inhérente à la société civile.
D’ailleurs, la France a clairement réglé ce genre de question par l’adoption de la Loi sur la séparation des Églises et de L’État en 1905 et la Loi sur l’interdiction des symboles religieux à l’école, notamment le hidjab pour les jeunes musulmanes, adoptée en 2004. En passant, cette question du voile islamique n’a toujours pas été réglée clairement par le droit au Canada et elle risque de refaire surface suite au récent jugement de la Cour Suprême.
Selon moi, il est inconcevable que des religions privées viennent, en ce début du xx1ième siècle, imposer leurs règles, us et coutumes dans la sphère publique de sociétés modernes, pluralistes, démocratiques et fondées sur le principe de laïcité.

Dans leur grande sagesse...
Jacques Bergeron, Ahuntsic, Montréal
TRIBUNE LIBRE 6 mars 2006
Le jugement de la cour suprême sur le droit de porter le «Kirpan» dans les écoles.
Ainsi donc la «Cour Suprême » du Canada a confirmé le droit des étudiants d’une religion de porter le Kirpan. Dans leur grande sagesse, les honorables juges de cette «Haute cour» laisse à l’école des arrangements possibles quant à la méthode à choisir afin de faciliter l’intégration de ces personnes dans les écoles où bien sûr ils s’inscrivent ou s’inscriront.
La première réaction des citoyens et citoyennes que nous sommes est de trouver absurde ce jugement, qui vient confirmer la préséance d’une religion (et des religions) sur la formation civique et citoyenne, deux notions dont les résultats viennent à peine de poindre à l’horizon.
Déjà, nous avons entendu certaines personnes comparer ce droit de porter un «Kirpan» à la croix que nous trouvions, et que nous trouvons peut-être encore dans certaines écoles.
Resituons un peu le débat dans une certaine logique, en déclarant immédiatement que toute comparaison entre la «Croix de Jésus-Christ» accroché aux murs des écoles et le Kirpan porté à la ceinture d’un étudiant est proprement déplacée.
Je ne crois pas, et je suis certain qu’aucun de nous ne le croit, qu’il peut y avoir quelque danger «physique» que ce soit pour les professeurs ou les élèves parce qu’une une croix est fixée au mur d’une classe.
Il en va tout autrement quant au Kirpan d’un étudiant qui peut servir d’arme et devient ainsi très dangereux, autant pour le «professeur» que pour les élèves, même si la haute cour ne le croit pas. Il faut vraiment être détaché de la réalité pour croire en une telle inertie. D’ailleurs, je défie les juges de cette auguste Haute cour d’essayer de pénétrer dans un avion avec un Kirpan aussi inoffensif qu’il le voit et le croit, même s’ils prétendent que cet objet religieux n’est pas une arme.
C’est donc une fausse réponse à un problème posé par les tenants d’une religion auquel
ont répondu les honorables juges de cette cour. Retenons qu’ils se devaient d’y répondre en fonction de la constitution du Canada et de la charte des droits et libertés qui y est incluse.
Cependant, il nous apparaît qu’ils ont voulu (est-ce expressément) ne jamais s’être penchés sur les problèmes de société dans laquelle ils vivent et dans laquelle nous vivons. S’ils s’y sont penchés et qu’ils ont répondu de cette façon c’est qu’ils sont complètement détachés de la réalité civile, politique et laïque dans laquelle ils vivent.
Comme ils semblent avoir assis leur jugement sur la «Charte des droits et libertés du Canada», il nous faut donc conclure que les députés qui l’ont adoptée et incluse dans la constitution du Canada, n’ont pas prévu qu’on pourrait l’utiliser à des fins autres que ceux prévus dans une société civile et laïque dans laquelle nous vivons.
Réagir avant qu’il ne soit trop tard!
À partir de ce jugement qui oblige les commissions scolaires à trouver des moyens de respecter la décision des juges de cette haute cour, quelques hypothèses nous viennent immédiatement à l’esprit.
La première, à cause de l’urgence de la situation, c’est que l’on crée un réseau d’écoles pour les membres de cette religion hors des présentes commissions scolaires, puisque que nous ne croyons pas qu’une seule et unique commission scolaire ne doive porter le fardeau financier lié à cette hypothèse. Cette solution pourrait sécuriser les parents devant la crainte de l’apparition du Kirpan, qui à leurs yeux n’est autre chose qu’une arme devant être interdite dans les écoles. Selon nous, elle devrait être analysée rapidement et avec toute l’attention que mérite la crainte qu’inspire l’apparition du Kirpan dans l’école québécoise.
Admettons immédiatement, que pour les fins d’une intégration d’un groupe à la société dans laquelle nous vivons, cette solution ne sera pas bénéfique, ni à ce groupe, ni à la société d’accueil.
Comme ces personnes ont choisi de donner préséance à leur religion sur la société laïque dans laquelle ils vivent, ils se devront de porter le fardeau de leur décision.
Une deuxième solution serait de modifier la présente charte des droits et libertés afin qu’elle tienne compte de la volonté des citoyens et des citoyennes de vivre dans un état laïque, respectueux des religions, mais indépendamment d’elles, tout en préconisant d’autres moyens visant à assurer et à protéger le droit des individus à une éducation religieuse répondant à leurs croyances et à leurs besoins.
D’autres pistes à imaginer!
Il se peut qu’il y ait d’autres solutions pouvant mener à un compromis à partir du jugement de cette haute cour canadienne. En attendant qu’elles se concrétisent, il me semble que l’on doive aller à une réponse rapide à une situation urgente. Les solutions que nous osons proposées ne sont peut-être pas les meilleures, mais elles ont l’avantage d’essayer de trouver un compromis (ou des compromis) à un problème délicat soulevé par un jugement qui demande une réaction rapide et juste devant tenir compte des craintes des parents et des élèves, et des droits d’une minorité religieuse.
Effet d’entraînement!
Il ne faudrait pas oublier, que si nous ne réagissons pas rapidement, notre société risque d’être grandement perturbée par un effet d’entraînement d’autres religions dont les dirigeants ne tarderont pas à exiger les droits inhérents à leurs croyances et aux exigences de leurs religions même si elles sont contraire aux droits du peuple d’accueil.
Nous risquons ainsi de nous introduire dans une tour de Babel dont les sorties peuvent nous être interdites, faute d’avoir bien diagnostiqué les problèmes devant nous permettre d’ouvrir les portes de la liberté d’un enseignement répondant aux besoins d’une société laïque respectueuse des différentes religions, mais soucieuse de la liberté des individus dans une société civile dans laquelle les citoyennes et les citoyens sont égaux.
Si notre réaction à agir en conformité avec les exigences de nos concitoyennes et concitoyens devaient trop tarder, il est à prévoir qu’une frange importante de notre population sera tentée par l’école privée qu’elle jugera plus apte à répondre à ses convictions sociales et politiques que l’école publique qu’on lui propose. Nous devons, dès maintenant, décider si nous avons le droit de courir ce risque.

Les milices de la Nouvelle-France
Jacques Vaillancourt
TRIBUNE LIBRE 6 mars 2006
Bonjour M. Frappier,
Comme contribution à vos archives sur la Nouvelle-France, je propose le
document suivant portant sur les milices de la Nouvelle-France.
Les milices de la Nouvelle-France
Voici une étude portant sur les miliciens de la Nouvelle-France, tantôt
glorifiés tantôt méprisés. (Voir le film de Jacques Godbout « le Sort de l'Amérique»).
Qu'en est-t-il exactement de ces miliciens de la Nouvelle-France, ces
commandos de leur époque, dont les tactiques de combat étaient 200 ans en
avant de leur temps .Ils ont contenu les Anglo-Américains 15 fois plus
nombreux en deça des Apalaches pendant près de 75 ans. On ne semble pas
réaliser que c'est un des plus grands exploits de l'histoire.
Près de Pittsburg en 1755, ils ont mis en déroute le corps expéditionnaire
britannique commandé par le général Edward Braddock, dont la mission était
de s'emparer de la Vallée de l'Ohio, vaste territoire objet de convoitise de
la part des Anglo-Américains.
Chez ces derniers, à la suite de ce désastre, après avoir renoncé à s'emparer
un à un des forts qui s'échelonnaient de Québec à la Nouvelle-Orléans et qui
les encerclaient, la décision fut prise de frapper la bête à la tête. Et la
bête était Québec.
D'où origine le projet de l'attaque sur Québec en 1759.
http://www.geocities.com/vailcour/003Lesmilicesnf.html
En annexe, on trouve en plus le récit de l'attaque sur le Fort Duquesne le 9
juillet 1755, récit s'inspirant des publications de la société historique du
Wisconsin.
Je vous remercie pour la bonne attention que vous porterez à ce document.
Mes cordiales salutations
Jacques Vaillancourt.

Ces valeurs que Gesca foule aux pieds
Serge Delarochelle
TRIBUNE LIBRE 6 mars 2006
Objet : http://www.action-nationale.qc.ca/achaud/garantparizeau.htm
Je reconnais bien là les manières typiques du groupe Gesca (voir la critique de celui-ci dans le dernier alinéa du texte principal de ce texte référencé).
Et bien qu'il s'agisse d'un groupe de presse riche et puissant, il ne pourra pas, je pense, tromper tout le monde jusqu'à la fin des temps (si j'ose dire).
À force de considérer votre lectorat comme de la viande à endoctriner (quoique Le Soleil, il est vrai, m'apparaisse comme étant le quotidien sans doute le moins tendancieux, depuis quelques courtes années du moins, de la famille des sept soeurs), c'est vous même qui finirez, de l'intérieur, par vous détruire. Car viendra un temps, bientôt, où même les plus «naïfs» ne parviendront plus à vous accorder leur confiance.
C'est que : quand un groupe de presse s'abandonne à la propagande politique comme le vôtre, gens de Gesca, c'est la démocratie elle-même qui est en péril.
J'ai longtemps été déçu de vous. Puis ce fut l'impatience, l'exaspération ensuite, la colère enfin.
Hélas, Gesca est parvenue à m'entraîner sur une pente qui ne me plaît pas du tout moi-même, car il s'agit d'un sentiment qui me violente dans mon propre être. J'identifie ici le mépris.
De manière plus particulière, je me demande toujours comment ces André Pratte et ces Alain Dubuc, voire ces Lysiane Gagnon (pour m'en tenir à quelques noms, la liste n'étant pas du tout exhaustive), parviennent à se regarder droit dans leur miroir respectif sans éprouver un sentiment qui ressemblât à du dégoût.
Mépris. Dégoût. Ce sont de rudes mots. Et qui seraient riens moins que cruels et salisseurs s'ils n'étaient pas fondés.
Hélas ! ils le sont. Fondés.
Sur de nombreuses années de fréquentation.
Car quand je lis ces Droit, ces Presse et autres Tribune (je fais souvent le «tour» en bibliothèque, puisque je ne voudrais pour rien au monde "enrichir" ce milieu-là du moindre de mes sous...), je constate un peu plus chaque jour que les intérêts privés et corporatifs de la milliardaire famille Paul Desmarais se logent toujours au-dessus, bien au-dessus, des intérêts supérieurs de la collectivité québécoise.
Et ça, toutes allégeances politiques confondues par ailleurs, je ne peux et ne pourrai jamais vous le pardonner.
Car si chez les Pierre S. Pettigrew, les Stéphane Dion et les Denis Coderre de ce monde, le travail de sape de la personnalité québécoise se fait tout de même, dans une bonne mesure, à visière levée (il faut honnêtement leur accorder ça, à ces «Québécois»), ce qui est parfaitement imbuvable en revanche, chez Gesca, c'est que l'on présente toujours la subordination du Québec au Canada comme le résultat de la «réflexion objective» d'individus informés et intellectuellement honnêtes.
Or le grand lecteur (pas style Miou Miou pour autant, on s'entend) et boulimique d'informations que je suis - et le tout récent livre d'André Pratte dont j'ai terminé la lecture pas plus tard que ce marsien matin de dimanche en constitue à nouveau l'illustration la plus nette - ne parvient pas (j'ai beau faire...) à trouver plumes plus malhonnêtes au plan intellectuel (je ne puis à cet égard me prononcer sur d'autres aspects de leur personnalité) que celles des individus nommés à l'instant.
Je ne reproche pas à Gesca - ni même à MM. Pratte et Dubuc, d'ailleurs - de tenter de vendre l'invendable (le Canada, pour faire court) aux Québécois. C'est leur droit le plus strict d'agir de la sorte.
Non pas. Ce qui est insupportable, et qui dès lors discrédite à la racine et ces personnes et ce groupe tout entier, c'est cette malhonnêteté intellectuelle constitutive qui leur est propre. Attitude éditoriale qui, et je pèse mes mots, s'apparente à mes yeux au monopole de l'orientation de l'opinion publique qui prévaut chez les («le») médias qui règnent (c'est le vocable tout approprié, «règne»: de regnum [royaume], depuis rex et regis [roi]) au sein d'États autoritaires. C'est du René-Daniel Dubois renversé (remis sur ses pieds), quoi. Pour les lumières duquel, on le sait, les centaines de milliers d'exemplaires de journaux de Gesca publiés chaque jour (ça en fait des forêts abattues annuellement, ça, madame!) constitueraient, de Val d'Or à Gaspé, de Québec à Montréal, une opinion rien moins que... «dissidente» et minoritaire. Démunie, boudée, sans le sou, mal aimée et incomprise, avec ça...???
Au nom même de la Liberté et de la Démocratie, ce sont ces valeurs-là mêmes que, chaque matin, Gesca foule aux pieds.
Et à ce titre, convenons-en ensemble, vous vous en tirez somme toute à bon compte en ne semant à ce jour - du moins jusqu'à nouvel ordre (ou nouveau désordre?) - que le mépris et le dégoût.
En un mot, Gesca c'est tout ce que l'on veut hormis la crédibilité intellectuelle.

Le kirpan, la Cour et la souveraineté démocratique
Charles-Ph. Courtois, Montréal - candidat au doctorat en histoire
TRIBUNE LIBRE 7 mars 2006
Est-ce que le peuple québécois est souverain ? La Cour
suprême vient de lui rappeler que non. Peu, trop peu
de commentateurs étaient enclins à le faire,
cependant. Plusieurs préfèrent gloser sur les détails
ou exprimer une vague frustration qui n'a ni queue ni
tête parce qu'elle refuse d'examiner l'humiliation en
face.
Qu'ils se lèvent les défenseurs de l'autonomie
provinciale, du fédéralisme d'ouverture, ou du respect
des compétences de 1867 : peuvent-ils affirmer que le
Québec est souverain en matière d'éducation ?
En ce qui concerne ses gains limités en matière
d'immigration, peut-on encore prétendre que le Québec
définit son propre modèle d'immigration ? Face au
multiculturalisme canadian, l'interculturalisme
québécois joue un rôle négligeable de figurant, où il
est démontré que le hochet de l'inféodé n'est pas le
sceptre de la puissance tutélaire. Si besoin était, ce
jugement rappelle que l'immigration et la citoyenneté
sont définies par Ottawa, c'est-à-dire la majorité
canadienne-anglaise. La loi 101 malgré les gains réels
qu'elle permit, ne peut empêcher que la majorité des
immigrants au Québec choisisse encore de s'assimiler «
Canadian » plutôt que « Québécois ».
Que les juges québécois aient voté à l'unanimité avec
les autres « suprêmes » n'est pas pour étonner. Depuis
le temps qu'on sait que la « Cour de Pise » penche
toujours du même côté ! Ils sont les créatures
d'Ottawa. De toute façon, minoritaires, ils n'auraient
pu faire mieux que des voeux pieux d'opposition.
La question n'est pas non plus de savoir si le modèle
canadian et très ontarien du multiculturalisme est
meilleur ou pas que l'interculturalisme québécois. Le
modèle laïc français est critiqué par certains, loué
par d'autres, comme cette députée Néerlandaise
d'origine somalienne, libérale et musulmane qui
affirme sans ambages que le mutlitculturalisme
hollandais, le plus radical sans doute, est une forme
de ségrégation raciste et qu'il piège bien des
personnes et notamment des femmes, en les privant de
leur liberté et de leur égalité sous prétexte de
définition ethnique. Personnellement, c'est aussi mon
opinion du multiculturalisme, qu'il est néfaste pour
les valeurs républicaines ou démocratiques de «
liberté, égalité et solidarité », pour la démocratie
québécoise et l'avenir de sa culture, qui demande
l'intégration et l'assimilation de l'immigration. Ce
qui importe c'est de savoir ce que choisit la nation
québécoise.
Or il revient à chaque peuple de déterminer son modèle
d'immigration. Dans le concert des nations, libre à
nous de faire des expériences de notre choix que les
peuples pourront comparer et dont ils pourront tirer
les enseignements qu'ils estiment pertinents. C'est le
principe des nationalités, au fondement même de
l'idéal démocratique proclamé au monde, non seulement
depuis les Révolutions française et américaine mais
dans la Déclaration des Nations Unies, que la liberté
des peuples à disposer d'eux-mêmes. Mais le peuple
québécois ne dispose pas selon sa volonté !
Par conséquent, il importe bien peu de savoir si une
Cour supérieure québécoise, souveraine, jugerait que
l'accomodement raisonnable présenté par la partie de
l'enfant sikh, visant à coudre le kirpan en question
dans un étui d'étoffe, était suffisant pour respecter
le règlement de sécurité, ou qu'il l'enfreignait
au-delà de l'équité. Car cette question est
subsidiaire et théorique.
La question est de savoir si le Québec peut conserver
sa dignité et définir son avenir en étant soumis aux
verdicts d'un Parlement et d'une Cour suprême où une
autre nation, Canadian, exerce sa souveraineté par
simple majorité et définit l'avenir du Québec pour les
Québécois. Il est condamné à s'assimiler des valeurs
selon leurs choix. Qui se souvient que le Québec
rejette toujours la Constitution et la Charte du
Dominion, imposées en 1982? Un Québec indépendant
pourrait déterminer démocratiquement sa propre
politique d'immigration et de naturalisation des
nouveaux citoyens, sa politique d'éducation à tous les
niveaux, mais aussi le rôle respectif des juges et de
l'Assemblée nationale dans l'application de sa Charte
des droits et libertés.
La question est toute politique. La Cour suprême nous
rappelle combien illusoire est la souveraineté d'une
province pour un peuple. Le Conseil privé de Londres
prétendait que les Parlements d'Ottawa et des
Provinces étaient souverains dans leurs champs de
compétence comme le Parlement impérial. Mais qui
décidait d'aller en guerre? Et depuis le règne de
Mackenzie King, le fédéral s'est assuré de soumettre
l'interprétation de la Constitution à l'examen d'une
Cour suprême qu'il nomme lui-même. Mais le but de la
Confédération des colonies britanniques n'a jamais été
d'assurer une émancipation de la nation québécoise.
Cette responsabilité échoit aux seuls Québécois. À eux
maintenant de tirer de telles expressions cuisantes de
leur dépendance, la clairvoyance et la détermination
requises pour l'exercice de leur liberté !


DÉCISION DE LA COUR SUPRÊME SUR LE PORT DU KIRPAN:
MULTICULTURALISME CANADIEN VS LAÏCITÉ QUÉBÉCOISE
Éric Tremblay, Avocat et fervent indépendantiste
TRIBUNE LIBRE 7 mars 2006
La décision unanime rendue la semaine dernière par la Cour suprême du Canada renversant la décision toute aussi unanime de la Cour d'appel du Québec concernant le port du kirpan à l'école démontre éloquemment l'incapacité de la nation québécoise à définir et faire respecter ses propres valeurs collectives. Encore une fois, le peuple québécois se retrouve impuissant devant la cour de dernière instance de ses conquérants.
Égaux à eux-mêmes, les neufs "faux-sages" de cette cour impériale, qui n'a de suprême que le nom, ont rendu un jugement purement politique en se servant de l'arme de la Charte canadienne des droits et libertés afin d'invalider une décision sage et juridiquement fondée du plus haut tribunal des conquis.
Qui au Québec peut encore croire que la Cour suprême de nos ennemis politiques, dont les neufs "faux-sages" ultrafédéralistes travaillent avec acharnement à la destruction de notre identité collective depuis le rapatriement unilatéral de la Constitution de 1982 et l'enchâssement de la Charte à Trudeau, rend des jugements objectifs et fondés exclusivement en droit?
Depuis 1982, cette cour suprêmement fédéraliste ne cesse d'invoquer la Charte canadienne des droits et libertés lorsque vient le temps de nous remettre à notre place: une minorité de ploucs racistes et mal éduqués devant être soumis aux lumières de la grande nation canadienne bienveillante. Peu importe que les représentants politiques de cette minorité de minus aient refusé systématiquement de signer la Constitution de 1982, ils devront s'y soumettre de gré ou de force. De toute manière, n'est-ce pas le destin normal des conquis?
Pourtant, les trois juges de la Cour d'appel du Québec, d'allégeance fédéraliste puisque nommés par le gouvernement du Canada, ont su distinguer le port prohibé d'une arme blanche mettant potentiellement en danger la sécurité de la majorité des élèves d'un simple artéfact servant d'expression religieuse de la minorité sikh. Ces trois magistrats ont correctement interprété la Charte en déterminant que le droit fondamental à la sécurité de la majorité devait l'emporter sur la liberté religieuse de la minorité. Nul personne sensée n'oserait nier cette évidence.
Cependant, les neufs "togeux" de la Cour suprêmement insensée ont préféré déclarer que l'interdiction du port du kirpan à l'école, couteau que nul individu autre qu'un membre de la minorité sikh ne pourrait porter en public sans être arrêté sur le champ, violait la Constitution. Exit le droit fondamental à la sécurité. La majorité doit se plier devant la liberté religieuse de la minorité, même si la situation s'avère potentiellement dangereuse. Il ne saurait être question ici du principe de précaution pourtant appliqué dans d'autres situations telles que le transport aérien ou la présence devant un tribunal parce que dans ces cas précis, l'interdiction se veut temporaire. Quelle drôle d'interprétation! Est-ce que les enfants sikhs fréquentent l'école 24 heures sur 24?!!!
Quant au principe de la séparation de l'État et de l'Église, selon les neufs "togeux" constructeurs du multiculturalisme canadian, ce principe fondamental de toute démocratie équilibrée ne saurait s'appliquer à la société québécoise. Le principe de laïcité québécoise dans la sphère publique doit céder la place aux différentes expressions religieuses minoritaires. Dans toute société, lorsque cela se produit, la liberté recule! En ce sens, le multiculturalisme canadian pave la voie au retour de l'obscurantisme.
Enfin, bien que 95% des Québécois protestent fortement contre cette décision absurde de la Cour suprêmement politique des Canadians, nos leaders indépendantistes restent muets. Quelle tristesse!
Vivement l'indépendance afin de nous débarrasser de cette cour ennemie!

FEMME D’ESPOIR
Caroline Moreno
TRIBUNE LIBRE 8 mars 2006
Un an après son arrivée à Montréal,
victime de la méningite,
Nomathamsanqa -
dont le nom s’accompagne d’un claquement de langue -
subissait l’amputation complète d’une jambe.
« Dans mon pays,
les gens m’auraient rejetée ou tuée.
Les personnes handicapées, croit-on,
sont possédées par le démon. »
Nomatamsanqa vient du Zimbabwe
pays qu’elle a fui pour des raisons politiques et économiques.
« Là-bas, si tu t’opposes au régime
tu te fais assassiner. »
De ses quatre femmes,
son grand-père
a eu vingt-sept enfants.
Nomatamsanqa n’a jamais vu son père.
Il n’a pas voulu la reconnaître.
Elle a été élevée par sa mère,
comptable dans une firme.
C’est elle qui a procédé,
tel que l’exige la tradition,
à l’étirement du clitoris de sa fille
la rendant, de ce fait,
plus attrayante aux yeux des hommes.
Si les mariages, au Zimbabwe, se concluent
pour quelques dollars
en un tour de main,
on ne divorce pas pour autant.
On serre les dents.
On meurt.
Les actes de violence domestique subis par les femmes
représentent 60%
des homicides.
Dans l’ancienne Rhodésie-du-Sud,
où l’on évalue à 2000 nouveaux cas
de contamination par jour au VIH
et 1000 décès liés au SIDA par semaine,
la médecine traditionnelle
encourage les hommes infectés à avoir,
en leur prêtant des vertus curatives,
des rapports sexuels
avec une jeune fille vierge.
Les adolescentes touchées par la maladie
ne sont pas toujours, quant à elles,
admises à recevoir des soins.
Dans cette société essentiellement patriarcale
les femmes ne possèdent aucun droit,
ce sont des êtres inférieurs.
Peu d’entre elles ont accès à l’éducation.
Le pourcentage de femmes illettrées atteint 80%
chez les plus de 15 ans.
Nomatamsanqa a,
dans son pays,
eu la chance de compléter des études secondaires
et trois années d’une formation générale.
Au Québec,
à vingt-trois ans,
elle envisage la vie avec sérénité.
Elle deviendra avocate.

L'instinct suicidaire de Gesca
Étienne LaHire
TRIBUNE LIBRE 8 mars 2006
Re (initial) : Un traitement pour empêcher les risques d’étouffement des nouveaux-nés est inefficace
(http://www.cyberpresse.ca/article/20060307/CPSCIENCES/60307108/1029/CPACTUALITES)
1) Nouveau est ici utilisé adverbialement, et reste donc invariable. Il faudra donc lire: «nouveau-nés».
1a) Pour ce qui est de la dénomination du chroniqueur prénommé Danny, ne sachant s'il s'agit en l'occasion du nom réel (dont il aurait été "victime" dès la naissance sans qu'on lui demande son avis, auquel cas je sympathise sincèrement et m'excuse sans plus tarder de raviver une plaie intime) ou une forme d'autocolonialisme bien personnelle (et au demeurant très... franco-française, par les temps qui courent), et selon laquelle ça "sonne" mieux (voire: se montre plus crédible) lorsqu'on opte pour le «anything but french» jusque dans son identité propre, eh bien (ne sachant pas, dis-je) je m'abstiendrai de toute remarque désobligeante sur le sujet.
2) Mais une faute de grammaire, tout de même, ce n'est là rien à côté du « triage » des textes publiés (ou pas, surtout!) dans la section «Opinions» de Cyberpresse (par exemple).
2a) Encore aujourd'hui (car voilà une manoeuvre qui se répète ad infinitum dans cette boîte à influencer l'opinion publique), un mot de ma signature a été inséré (électro-mécaniquement?) puis retiré (http://www.cyberpresse.ca/forum_message/496t848g25770i/CPARTS01) peu après de la page: http://www.cyberpresse.ca/article/20060307/CPARTS01/603070664/0
Et ce, bien qu'une dame Lacroix ait eu le temps d'y donner suite de sympathique manière...
Et puis quoi encore...? Ah oui !
3) Mme Lysiane Gagnon qui encense le bouquin tout chaud de son collègue André Pratte (http://www.vigile.net/06-3/7.html#9, déversement d'ailleurs à proximité des mots de l'un des alter ego du Looser bien connu Pierre Pettigrew: http://www.vigile.net/06-3/7.html#8). Allez! on se tire de nouveau la barbichette pour célébrer nos décennies de concupiscence en salle de rédaction. Et le Canada de M. Paul Desmarais (et enfants, déjà idéologiquement très âgés)...
3a) ne s'en portera que mieux. Isn't it ???
Koda - Décidément, Gesca fait tout tout ce qu'il faut, tout et tout le temps, pour anéantir de ses propres mains le très léger fond de crédibilité intellectuelle qui lui reste. On croirait voir M. Charest administrant une vague provincia d'un grand et noble Empire.*
Cela dit, avec mon bon souvenir
(car, je l'admets non sans gêne, j'ai été longtemps un fidèle de la choucroute en feuilles),
Étienne LaHire,
citoyen québécois
* Un rappel du genre tout récent parmi mille autres : http://www.vigile.net/06-3/TL-2.html#8
PS : On remarquera au surplus la subtilité (style collet bleu montréalais dans un nid de poule) de la présentation de la (des) nouvelle(s) "informant" les lecteurs de la vacance de député («provincial», for sure: le vocable «québécois» ne sonnant pas suffisamment outaouaisien aux oreilles de notre ami Alain Dubuc, lui-même peut-être sinon sans doute [...?] bon copain de John James) dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles; et selon laquelle présentation le chef du Parti Québécois (en dépit de ses déclarations opposées et fort claires sur le sujet) pourrait s'y ...présenter à titre de candidat à la faveur du scrutin partiel à venir. Histoire (mais je parano-fabulise, cela est certain: foi de M. Pratte!) de mieux lui reprocher, demain, de se «désister». Et ainsi le mettre en contradiction avec... sa propre cohérence. Ah! tout est dans la manière, hein André...? Honnête Gesca, va!

Qu’est-ce que l’indépendance? Essai de formulation
Gaston Laurion Montréal
TRIBUNE LIBRE 8 mars 2006
Depuis trente-huit ans que le Parti Québécois existe, il est curieux de constater que l’on n’a pas encore réussi à expliquer au peuple québécois, clairement et à haute et intelligible voix, ce qu’est l’indépendance. Jusqu’ici en effet, on s’est plus ou moins contenté de dire qu’il s’agissait de récupérer le pouvoir de faire toutes nos lois, de signer des traités avec les autres pays du monde et de disposer de tous nos impôts. Cela est bien beau et très réjouissant, mais, pour M. Tout-le-monde, seule la question des impôts émet quelque résonance chatoyante puisqu’il s’agit d’argent, et encore! les milliards finissent souvent par prendre une allure abstraite. Surtout qu’il ne faudrait pas manquer d’expliquer en détail ce que l’on compte faire avec l’argent ainsi libéré de la tutelle fédérale.
La question se pose donc de savoir ce qu’est, le plus concrètement possible, l’indépendance. Pour s’en remettre à l’historien Maurice Seguin (voir, en particulier, Les Normes, p, 159), il s’agit essentiellement d’autonomie interne et d’autonomie externe. Voici ce que cela signifie dans le concret , la liste qui suit n’étant toutefois pas exhaustive puisqu’il faudrait faire le tour de tous les pouvoirs exercés actuellement par le gouvernement fédéral, en plus de ceux dont nous disposons en propre. En outre, il serait bon de se rappeler qu’un État souverain possède précisément la capacité d’agir pour sauvegarder l’intérêt national, dans tous les domaines, à l’interne comme à l’externe.
A) AUTONOMIE INTERNE: liberté absolue de légiférer
a) sur la langue et la culture;
b) sur l’enseignement primaire, secondaire, collégial et universitaire;
c) sur ce qu’on appelle la santé, B savoir les hôpitaux et la médecine en général;
d) sur l’immigration (l’entente Collin-Couture ne confère que des pouvoirs restreints);
e) sur le commerce intérieur et sur toutes les taxes que doivent payer les citoyens;
f) sur le Saint-Laurent et tous les cours d’eau et les lacs ainsi que sur nos ports fluviaux et maritimes;
g) sur tous nos aéroports;
h) sur les parcs nationaux et sur toutes les parties de notre territoire actuellement occupées par le gouvernent fédéral (ce qui représente une superficie non négligeable);
i) sur la monnaie et le taux de change;
j) sur les villes;
k) sur les cours de justice, y compris une cour de dernière instance ou Cour suprême;
l) sur la police , l’armée (pouvant être remplacée par une police des frontières) et la marine.
Etc.
B) AUTONOMIE EXTERNE: liberté absolue
a) d’établir nos ambassades à l’étranger et à l’ONU;
b) de disposer d’une représentation autonome dans les organisations internationales;
c) de régir notre commerce extérieur et nos douanes, en conformité avec les règlements internationaux ainsi que nos relations avec les autres pays;
d) de signer des traités avec les pays que nous choisissons.
Etc.
En conclusion, est-il utile de rappeler que, pour l’essentiel, c’est-à-dire pour les principaux pouvoirs, c’est le parlement fédéral qui domine et que celui-ci ne sera jamais composé que d’un maximum de 25% de députés québécois, tous partis confondus, pourcentage qui se reflète au Conseil des ministres. Cette réalité administrative signifie que, dans des domaines aussi essentiels que les relations internationales, le commerce extérieur, la monnaie, la justice de dernière instance et l’armée, pour ne mentionner que ceux-là, une majorité qui nous est étrangère, par langue et la culture, décide de notre sort et de l’usage que l’on fait d’une bonne partie de nos impôts. Or la liberté de décision sur ces questions cruciales, et ailleurs, ne fonde-t-elle pas, au premier chef, la dignité et la fierté d’un peuple?

La journée Nationale des Patriotes
Grand Circuit d’autobus du 22 mai 2006
GILLES RHÉAUME
TRIBUNE LIBRE 8 mars 2006
«L’Ouest de la Montérégie ou la répression oubliée »
Lachine-Châteauguay-Beauharnois-Caughnawaga-Saint-Rémi etc.
De Lorimier-Cardinal-Duquette-Les Frères-Chasseurs et les autres
Départ de la Maison Ludger-Duvernay à Montréal, 82 rue Sherbrooke ouest, H2X 1X3, à 9 :30 le matin du 22 mai, retour prévu en après-midi.
Participation suggérée : 25$ (dépôt apprécié)
RSVP : 514 843-8851 poste 270 (24/24h.) ou bienvenue62@hotmail.com
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Pour saluer l'historien Marcel Tessier
Rémi Tremblay, Pierrefonds
TRIBUNE LIBRE 8 mars 2006
Un bref mot pour saluer l'historien Marcel Tessier après la conférence intimiste et combien stimulante qu'il a prononcée lundi soir à la SSJBM, dans le cadre des "Lundis de notre histoire nationale" et qui s'intitulait "Les constitutions canadiennes". Avec un savoir, une sagesse et une passion hors du commun, il a su transmettre à la vingtaine de personnes venues l'écouter toute l'importance, pour le peuple québécois, de s'approprier la connaissance de son Histoire. Il a su faire la lumière, traversant les trois grandes périodes politiques qui suivirent l'établissement des premiers colons français en terre d'Amérique (Nouvelle-France, Régime anglais, Fédération canadienne), sur les évènements marquants de notre passé afin de bien saisir la portée de l'Histoire politique présente et à venir.
On aurait entendu une mouche voler. Nous étions captivés. Monsieur Tessier est toujours animé, à 72 ans, de ce qu'on nomme le feu sacré. De la Conquête au Référendum de 1995 en passant par les Rébellions des Patriotes, tour à tour posé et emporté, presqu'impitoyable, pointant du doigt l'Histoire sans jamais l'accuser, il nous en a raconté assez en deux heures pour que nous retrouvions le fil, le courant, la continuité. Il nous ramenait à l'essentiel, à l'essence même de l'évidence de l'Indépendance. Se trouve ici en haute terre d'Amérique, un peuple de langue française encore subordonné, minorisé et neutralisé. Ce peuple qui fut d'abord canadien puis canadien-français et enfin québécois, n'a toujours pas su s'affranchir du peuple majoritaire qui le domine politiquement, économiquement, juridiquement, linguistiquement, etc. Et à moins que le peuple québécois ne prenne en mains son destin et ne décide d'assumer pleinement son état de peuple différent et unique, son existence même est menacée. Le déséquilibre fiscal était loin...
J'ai dit que la conférence de monsieur Marcel Tessier était stimulante. J'aurais dû dire engageante. En partageant fraternellement avec nous les raisons historiques de la nécessité de l'Indépendance (ayant lui même été et étant toujours un acteur de cette Histoire), il nous a fourni la matière première pour continuer la lutte. J'ai 35 ans et je me sens redevable envers lui et les autres patriotes de toutes les époques qui ont porté le projet d'Indépendance. Il faut continuer. S'approprier l'Histoire. Il faut en parler, s'en parler, agir. Entretenir et propager la flamme du flambeau que monsieur Marcel Tessier nous a si éloquemment transmise ce soir-là.

LES COWBOYS DU MONT ORFORD
Caroline Moreno
TRIBUNE LIBRE 9 mars 2006
Le déménagement du casino
créera des emplois.
Le gouvernement investira
dans une campagne publicitaire
pour venir en aide aux joueurs compulsifs.
Tout va bien.
Plutôt que de rendre à Mirabel
sa vocation d’aéroport international
on en fera un aquarium.
Au Québec
ce ne sont pas les poissons qui manquent.
Tout va bien.
Une partie du Mont Orford sera vendue.
Pourquoi en faire toute une montagne ?
Le projet va dégager des bénéfices
générer des emplois.
Les tis namis nous en mettront plein la vue
et s’en mettront plein les poches.
Tout va bien.
L’environnement, après tout,
n’est qu’un argument électoral.
Pensons aux emplois,
aux retombées économiques,
aux profits,
think big
cela vaut bien quelques arpents de neige.
Ceux qui ne sont pas contents,
n’ont qu’à acheter la montagne
tranche la ministre Gagnon-Tremblay.
Ce qui appartient à l’état
n’appartient pas aux Québécois.
VENTE SALE
Achetez ! Achetez !
Liquidation de fin de mandat !
Tout doit être vendu !

Alors, les noms, les noms et les noms...
René Marcel Sauvé, géographe, Laval
TRIBUNE LIBRE 9 mars 2006
Ce que personne n'a mentionné dans cette affaire, c'est la raison sociale et l'adresse des entreprises impliquées et qui ont manipulé le gouvernement Charest à leurs fins et pour leurs propres profits.
Ce qui manque également, c'est le nom et l'adresse des pdg et autres directeurs et personnages qui se cachent derrière les coulisses et que personne n'ose nommer en public.
La politique est affaire d'intérêts, de rapports de forces et d'effectivité. Il ne s'agit pas ici de "dénoncer" personne ni de coller la moindre libelle diffamatoire à quelqu'un, mais de dire QUI est intéressé à accaparer le bien public pour des profits particuliers. Aux intéressés de prouver le contraire.
Pensez à la clique qui a acheté la Ferme sous les Noyers,
ancien couvernt des Sulpiciens et ancien Quartier Général de l'Armée pour la Région Militaire du Québec, pour une bouchée de pain et en a fait un site à profits sur le flanc Atwater du Mont Royal à Montréal. Si leurs noms avaient été connus plus vite, il aurait été possible de leur mettre le frein en partant.
Pendant les année au cours desquelles j'ai enseigné à Toronto, je me rappelle que le Ministère de l'Environnement de l'Ontario avait donné cinq ans aux directeurs de l'INCO à Sudbury pour nettoyer leurs cheminées, autrement, ils iront en prison. Ces gens ont menacé de déménager leur usine aux États Unis et les ÉTATS AMÉRICAINS, (Avec la majuscule vous avez bien vu) intéressés ont fait savoir aux "bosses" de l'INCO que les lois de l'Ontario concernant l'environnement et le développement durable (appelé sustainable development aux États Unis) s'appliquaient également sur leurs territoires respectifs.
Le terme "unsustainable" revient souvent maintenant dans les États américains pour signifier à une entreprise qu'elle n'observe pas les lois nouvelles concernant la protection de l'environnement et le développement durable, concepts qui ont été introduits en Norvège sous Madame Gro Harlem Bruntland.
Alors, les noms, les noms et les noms et cessez d'avoir peur de les nommer, ces "grands intouchables" qui opèrent dans les coulisses.
