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La réforme de ces "eunnuques" enfanterait... Un peuple sans nom "Mais le jour n’est pas loin où la colère, enfin, dira son nom. Celui du courage. "
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Le messianisme de la désincarnation Robert Laplante 1er mai 2006 - Ce gouvernement se décompose sous l’action délétère de sa propre idéologie.
(...) C’est le projet de dénationalisation de l’enseignement de l’histoire qu’a rendu public Le Devoir qui illustre le mieux le vertige dont l’inconditionnel du Canada peut être est saisi lorsqu’il s’abandonne aux pulsions d’autodestruction. Ce délire n’est pas une exagération, c’est un aboutissement, le récit qui tente de donner sens et cohérence à un Québec sans destin propre.
La résorption des aspirations nationales dans les attitudes minoritaires passe inévitablement par l’amputation de notre nom. Pas étonnant que le document se gausse de nous désigner comme un agrégat innommable, sinon que par une formule neutre, totalement désincarnée. Le Québec n’est pas le Québec, notre peuple n’a pas de nom, il se désigne au neutre pour mieux se conjuguer au pluriel, c’est-à-dire pour s’effacer devant le nom des autres. Ainsi donc nous formerons la jeunesse en lui apprenant les limbes de « la société au sein de laquelle l’apprenant évolue » (Le Devoir 27 avril). Une société dans laquelle on fera apprendre encore plus précocement l’anglais au primaire pour être bien sûr que les enfants sachent ce que le neutre fera d’eux.
Apothéose du multiculturalisme canadian, version intériorisée de la négation de soi, le cours projeté formera des citoyens de nulle part qui ne seront jamais aussi à l’aise que dans l’amnésie requise pour que fonctionne bien le Canada des libertés. Ainsi la province de Québec accomplira-t-elle son destin. Un peuple sans nom aura choisi de s’effacer plutôt que de combattre, poussé par une élite qui aura trouvé grandeur à lui proposer de se dissoudre plutôt que de rompre. Mais, là encore, le gouvernement ne se fait pas bien comprendre : le ministre Fournier a démenti sans conviction (Le Devoir,28 avril) minimisant la portée du document pour mieux banaliser la protestation et l’indignation qui l’alimentent.
(...) C’est là tout le paradoxe de la situation actuelle : il y a ici une force qui n’a pas encore trouvé à se canaliser, ce qui nous laisse, pour le moment, dans un marécage où peuvent se vautrer tous les démissionnaires de la bourgade. Mais le jour n’est pas loin où la colère, enfin, dira son nom. Celui du courage.
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La pluralité ne doit pas gommer la singularité
Mourad Djebabla - Au nom du bureau de l'Association étudiante des cycles supérieurs en histoire de l'Université du Québec à Montréal Le Devoir lundi 1er mai 2006 - Mais là où les historiens se doivent de monter aux créneaux, c'est à propos de l'instrumentalisation du savoir historique proposée par le document.
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Rectifications et précisions à l'égard d'un texte assassin - Un débat mal parti Jocelyn Létourneau Le Devoir lundi 1er mai 2006 - Je n'ai joué aucun rôle dans l'élaboration du document de travail du ministère ni sanctionné son contenu par mes remarques critiques. Je ne puis donc servir de caution scientifique ou idéologique à qui que ce soit.
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Le Québec est en train de changer
Dubuc, Alain La Presse samedi, 29 avril 2006 - Le Québec se transforme beaucoup plus rapidement et beaucoup plus profondément qu'on le croit. Il existe, chez les Québécois un désir de changement et un sentiment que les choses ne peuvent plus continuer comme avant.
Quoi de neuf?
Michel Venne Le Devoir lundi 1er mai 2006
Alain Juppé à La Presse: "La confiance en soi, l'atout du Québec"
Clément, Éric La Presse lundi 1er mai 2006
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La bulle libérale
Hébert, Chantal Le Devoir lundi 1er mai 2006 - Petit Poucet des temps politiques modernes au Canada, M. Ignatieff sème les déclarations sur le Québec de façon brouillonne depuis son arrivée en politique active. Si la tendance se maintient, ses partisans vont finir par se perdre dans la forêt de sa pensée.
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Les revues d'idées ont-elles encore une place au Québec?
Gabriel Gagnon Le Devoir lundi 1er mai 2006 - Lettre ouverte à madame Line Beauchamp, ministre de la Culture du Québec et à monsieur Yvan Gauthier, président-directeur général du Conseil des arts et des lettres du Québec
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Et maintenant : la diversité linguistique
Jean-François Lisée (Cérium) - Incroyable. Le traité de l’Unesco sur la diversité culturelle sera bientôt ratifié par de nombreux États. Le temps est donc venu de rédiger le prochain.
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«Le terme indépendance fait trembler les esprits foncièrement colonisés
Que de pauvres gens émasculés de tout sens national, habitués à encaisser les affronts comme d'autres les récompenses,
les coups de pied comme d'autres les caresses, se permettent de trouver ces griefs de peu d'importance,
après tout, libre à eux, mais pour l'amour du ciel, qu'ils n'essaient pas d'imposer leur tempérament d'esclaves
à ceux qui ont une autre notion de la liberté, de la dignité et de la fierté.»
Lionel Groulx, Le Devoir, 3 nov.1937.
L'histoire fait la continuité des générations Lionel Groulx
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