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La Bourse de Montréal ne sera plus la mêmeFin des transactions sur les actions
Le changement représente une grande victoire pour Gérald Lacoste, président de la Bourse de Montréal, qui a été le premier, en 1996, à proposer une restructuration des bourses du pays. Spécialisation requise Mais pour arriver à ses fins, il devait persuader des politiciens et des petites entreprises que les parquets boursiers du pays doivent se spécialiser pour assurer une concurrence aux bourses américaines. Des 534 entreprises inscrites en bourse à Montréal, 80 % étaient en fait inscrites à la fois à Montréal et à la bourse de Toronto. Désormais, elles ne le seront plus qu'à Toronto, qui négociera en exclusivité les titres de sociétés de grande capitalisation - les Bombardier, Molson, Quebecor et Vidéotron. Certaines sont aussi inscrites à la bourse de New York ou au NASDAQ. Le transfert de Montréal à Toronto touchera davantage environ 70 sociétés qui n'étaient inscrites qu'à Montréal et qui, selon des analyses préliminaires, respectent les critères d'inscription de la bourse de Toronto. Pour faciliter les choses, la bourse torontoise installera à Montréal un bureau pour offrir des services aux émetteurs québécois et aux maisons de courtage du Québec. À Montréal, les premières transactions boursières ont été effectuées en 1832, dans un café situé près du Vieux-Port. Mais officiellement, la Bourse de Montréal a été fondée en 1874, avec 63 inscriptions la première année et un volume quotidien moyen de 800 transactions. La Bourse de Montréal avait défrayé la manchette en 1969 quand une bombe y avait explosé, faisant 27 blessés. L'attentat avait été revendiqué par le Front de libération du Québec, qui voyait le parquet de la bourse comme le temple de la haute finance contrôlé uniquement par des anglophones. |