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Vaira Vike-Freiberga, the newly elected president of Latvia, is drawing on four decades of experience living in Quebec to lead the breakaway Soviet republic.
In her first official act as head of state for the east European country, the 61-year-old
former university of Montreal professor vetoed a controversial language law she said
would have discriminated against Latvia's Russian minority.
"It's much like law 101 in Quebec," said Ms. Vike-Freiberga, who was elected on
June 17, in a telephone interview from her residence in Riga overlooking the Baltic
Sea.
"When you have a language law meant to promote the survival of the language, you
have to be very careful . . . so you don't interfere with civil liberties."
On July 14 she vetoed the legislation, modelled in part on Quebec's prohibition of
outdoor signs in English, because it would violate European Union laws and treaties
and prevent the republic's bid for membership in the EU, Ms. Vike-Freiberga said.
The most contentious part of legislation, she noted, was a blanket section that would
prohibit all signs in languages other than Latvian.
"Latvians would have liked [Bill 101] to be a model," she said. "The complication is
that if they want to integrate into the European Union they have to follow European
treaties and European laws."
Ms. Vike-Freiberga refused to sign the controversial language bill approved a week
earlier by the 100-member Saeima legislature. She has sent it back to parliament with
the request that certain sections be clarified or reconsidered, like the clause banning
signs not in Latvian.
Legislators are struggling to preserve the language in the tiny Baltic state where 40% of
the 3.5 million residents are now ethnic Russian, a legacy of the Soviet Union from
which Latvia gained independence in 1991.
Although born in Latvia, Ms. Vike-Freiberga has lived most of her life in Canada,
where her family fled shortly after Soviet troops recaptured the Baltic region from the
Nazis at the end of the Second World War.
Ms. Vike-Freiberga studied at the University of Toronto and McGill before joining the
faculty at the University of Montreal as a professor of psychology in 1975.
The internationally recognized expert on Latvian folk culture, who is still a president of the Royal Society of Canada, lived in Canada for 44 years. Last year, after retiring
from her post at the University of Montreal, Ms. Vike-Freiberga moved back to head
an information centre called the Latvian Institute in Riga.
Not long after, she found herself in the race for president.
Several politicians had asked Ms. Vike-Freiberga if she would submit her name after
the Latvian parliament was deadlocked in the early runoff of presidential balloting.
None of the candidates -- each proposed by a party -- could get a majority to hold the
country's highest office.
On June 17, by a slim majority, she became the first woman elected to head any former Soviet Union republic or east European country.
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Tiré du National Post d'hier (lundi 26 juillet 1999) -- traduction à la
volée, par Patrick Andries, AGQ
Nouvelle présidente lettonne oppose son véto à un projet de loi inspiré de la loi 101 du Québec
44 années passées au Canada
Par Mark Stevenson
TORONTO - Vaira Vike-Freiberga, la nouvelle présidente récemment élue de la Lettonie, utilise son expérience de 40 années passées au Québec pour diriger cette ancienne république soviétique.
Dans sa première mesure officielle comme chef d'État de ce pays d'Europe orientale, l'ancienne professeur de l'Université de Montréal, âgée de 61 ans, a opposé son véto à une loi controversée qui, selon elle, serait discriminatoire envers la minorité russe de Lettonie.
« Cette loi ressemble fort à la loi 101 au Québec », déclara Mme Vike-Freiberga, qui fut élue le 17 juin, lors d'une entrevue téléphonique de son domicile de Riga, surplombant la Baltique.
« Quand vous avez une loi linguistique destinée à promouvoir la survie d'une langue, vous devez être très prudents... et ne pas limiter les libertés personnelles ». [bonne chance, NDTr]
Le 14 juillet, elle opposa son véto à un projet de loi, inspiré en partie de l'interdiction québécoise de signes extérieurs en anglais, car elle aurait violé, selon elle, les lois et traités de l'Union européenne et aurait empêché la république d'adhérer à l'UE.
La partie la plus contestée de ce projet de loi, devait-elle ajouter, était
la section d'application générale qui aurait interdit toute enseigne ou
panneau dans une langue autre que le letton.
« Les Lettons auraient aimé que [la loi 101] serve de modèle », de dire Mme Vike-Freiberga. « La complication vient du fait que si nous voulons intégrer l'Union européenne, nous devons alors nous plier aux lois et traités européens. » Mme Vike-Freiberga a refusé de signer le projet de loi controversé approuvé une semaine auparavant par l'assemblée législative (Saeima) de 100 députés. Elle l'a renvoyé au parlement en demandant que
certaines sections soient clarifiées ou reconsidérées, parmi celles-ci la clause interdisant tout panneau ou affiche qui ne serait pas écrit en
letton.
Les législateurs lettons peinent à préserver la langue de ce minuscule État balte où 40% des 3,5 millions d'habitants sont maintenant des Russes, un héritage de l'Union soviétique dont s'est séparée la Lettonie en 1991.
Bien qu'elle soit née en Lettonie, Mme Vike-Freiberga a vécu la majorité de
sa vie au Canada où sa famille avait trouvé refuge peu après que les
Soviétiques aient reconquis les États baltes après la défaite des Allemands
lors de la 2e Guerre mondiale.
Mme Vike-Freiberga a étudié à l'Université de Toronto et Mc Gill
[universités anglaises NdTr] avant de rejoindre le corps professoral de
l'Université de Montréal comme professeur de psychologie en 1975.
[...]
P. A. |