![]() Anglos |
A propos dune alternative à Alliance Québec Les contradictions dun éditorialisteClaude G. Charron11.5.99
Dans son éditorial du lundi 10 mai, Michel Venne écrit que ce qui ressortira de lexplosion dAlliance-Québec sera un mouvement tout aussi revendicateur. Il écrit : «Ces nouveaux leaders veulent, comme leurs aînés le voulaient, la reconnaissance de ce quils sont. Et ils ne démordront pas, et avec raison, de leurs demandes en faveur de services de santé dans leur langue partout sur le territoire. » Contradiction chez léditorialiste si lon considère que, quelques lignes plus haut, il avait écrit que laile jeunesse du Parti Égalité a fait naître les Guliano DAndrea, Richard Smith et Deepak Awasti, «pour qui Alliance Québec est devenu un groupuscule extrêmement marginal et qui croient que lavenir des anglophones passe par lintégration et même lécole française pour tous». Je ne comprends pas du tout Venne. Comment ces messieurs pourraient-ils être pour une école française pour tous et revendiquer en même temps des services en santé en anglais sur tout le territoire ? Si cest ce quils pensent, je crois quils sont à mi-chemin au niveau de leur commune réflexion. Je suis convaincu quils viendront vite à conclure que leurs enfants, tout anglophones quils soient, seront bien plus assurés de bien maîtriser la langue française, non seulement sils sont dans les mêmes classes que la majorité francophone, mais si on retourne à lesprit qui sous-tendait la Charte de la langue française quand elle a été promulguée en 1977. Avant que les tribunaux ne sabrent dans la loi 101, celle-ci avait comme objectif de faire du Québec une province aussi française que lOntario est anglais. Ces nouveaux leaders comprendront un jour que, sils suivent la trace des Johnson et Galganov et insistent pour une bilinguisation intégrale du Québec, il ne leur servira à rien denvoyer leurs enfants dans des écoles françaises. Comme bien dautres actuellement, ces enfants apprendront vite à ignorer une langue qui ne sert pas à grand-chose puisque que lon demande à tout employé du secteur public de pouvoir communiquer en anglais autant à Rimouski quà Montréal.
Claude G. Charron
![]() |