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"sous vos dehors gauchisants, seriez-vous une émule de Jean-Marie Le Pen par la porte de derrière?"
Êtes-vous un fasciste ecclésiastique? Yves Boisvert La Presse 5.2.2003 - "Ooooh là, là, ce n'est pas beau, ça, madame. Voilà une vision pas très jolie de l'immigration. Sous-entendu: de l'immigration arabe. Seriez-vous un petit peu xénophobe dans les encoignures? Si je comprends bien, les «nouveaux arrivants» menacent nos libertés? Hon, hon, hon, madame, sous vos dehors gauchisants, seriez-vous une émule de Jean-Marie Le Pen par la porte de derrière? Lui non plus n'aime pas l'immigration arabe. Mais c'est drôle, dans son pays, c'est lui qui se fait traiter de fasciste. Bon, passons, pour les épithètes, je vous laisse trancher. Ça semble votre matière forte. (...)"
"La vérité, c'est que l'antisémitisme existe à Montréal. Mais il est si peu toléré que l'apparence d'antisémitisme dans les propos de Yves Michaud sur le vote des juifs lors du référendum de 1995 lui a bloqué l'accès à l'investiture péquiste dans Mercier. Avec raison. Lucien Bouchard l'a dénoncé pour cela. Avec raison. L'Assemblée nationale aussi. (...)"
"Non mais sans farce, qu'est-ce que c'est que cette histoire de montée du «nationalisme teinté de fascisme ecclésiastique»? Cout'donc, changez de livre. Esther Delisle, c'est bien intéressant, mais bordel, le chanoine Groulx est mort en1967. Ben oui! il était antisémite, comme plusieurs de ses contemporains."
(Pour son instruction, M. Boisvert aurait intérêt, avant de citer n'importe qui et d'écrire n'importe quoi, à lire la critique de Gary Caldwell "La controverse Delisle-Richler /
Le discours sur l'antisémitisme au Québec et l'orthodoxie néo-libérale au Canada" sur le site de l'Agora: "Quand nous aurons bien examiné la saga universitaire de E. Delisle et le commentaire politique de M. Richler nous pourrons dégager, en conclusion, ce que nous considérons être les paramètres du discours canadien contemporain sur l'antisémitisme au Québec." Ceci fait, il aura sans doute honte d'avoir cédé au conformisme ambiant et de s'être tapi dans l'ombre du Déserteur et de ses députés aplatis par la terreur qui, dans cette affaire, se sont comportés, le 14 décembre 2000, "d’une manière inadmissible et répréhensible"... - Vigile)
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«Y’a tout de même des sacrées limites à la connerie !»
M. Yves Boisvert
La Presse
Vous écrivez dans l’édition de La Presse du 5 février : «La vérité, c’est que l’antisémitisme existe à Montréal. Mais il est si peu toléré que l’apparence (sic) d’antisémitisme dans les propos de Yves Michaud sur le vote des juifs lors du referendum de 1995 lui a bloqué l’accès à l’investiture péquiste dans Mercier. Avec raison. Lucien Bouchard l’a dénoncé pour cela. Avec raison. L’Assemblée nationale aussi.»
Les commentaires sont libres mais les faits sont sacrés. Les seuls propos que j’ai tenus à l ‘égard des juifs devant les États généraux sur la langue française sont les suivants alors que je citais Lionel Groulx qui invitait les Québécois «à posséder comme les juifs leur âpre volonté de survivance, leur invincible esprit de solidarité, leur impérissable armature morale.» Dans une autre circonstance, relatant une conversation avec un sénateur canadien, j’ai osé dire que «le peuple juif n’était pas le seul à avoir souffert dans l’histoire de l’humanité.»
Devant ces faits, libre à vous de donner raison à Lucien Bouchard, et à l’Assemblée nationale, le seul organisme législatif en quatre siècles de parlementarisme à avoir créé le délit d’opinion à l’endroit d’un citoyen. Les deux ont eu tort et se sont fourvoyés en mettant en danger la liberté d’expression et d’opinion.
Comme vous l’écrivez si bien dans votre article : «Y’a tout de même des sacrées limites à la connerie !»
Yves Michaud
Montréal, le 5 février 2003
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