Un moment clé de notre histoire
enfin porté au grand écran

Simon Beaudry, France Film





Le film : Quand je serai parti vous vivrez encore se déroule en 1838, en plein coeur du conflit entre les habitants français du Bas-Canada et les occupants anglais. À l'automne de la même année, François-Xavier Bouchard et plusieurs de ses compatriotes sont capturés. Jugés par un tribunal militaire, 12 Patriotes sont pendus devant la porte de la prison, sous les yeux horrifiés de leurs compagnons. Pendant plusieurs mois, des dizaines d'autres Patriotes, eux aussi condamnés à mort, attendent dans l'angoisse une exécution qui ne viendra jamais. Le film est inspiré des journaux authentiques de ceux qui vécurent ces événements.

Le réalisateur : Michel Brault, 25 ans après l'accueil triomphal des Ordres, pour lequel il a remporté le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1974, explore à nouveau un autre pan de notre histoire. Réputé pour son sens aigu de l'observation et la véracité de son approche cinématographique, Michel Brault a participé, à titre de réalisateur ou de directeur de la photographie, à pas moins de 200 films, tant documentaires que de fiction. Lauréat de nombreux prix prestigieux, il est l'un des cinéastes les plus respectés du Québec. S'appuyant sur une solide recherche historique, Michel Brault aura mis près de 20 ans à concrétiser son rêve de porter à l'écran le récit des Patriotes.

Partout au Québec, la critique est unanime :
une grande leçon d'histoire !

" On peut penser tout ce qu'on voudra du film de Michel Brault, mais entendons-nous sur une chose : il constitue un sapré bon cours d'histoire. Le film, très documenté, possède une évidente valeur didactique. Il y a une unité de ton, de traitement, comme on en trouve dans les très bonnes séries télé d'époque. Il a le mérite de mettre en scène des héros dans une cinématographie nationale où les antihéros foissonnent. Il a celui surtout de renseigner les Québécois sur leur propre histoire. "
Odile Tremblay, Le Devoir

" Le film de Brault est important, non seulement dans notre filmographie mais dans notre histoire tout court. Parce qu'il raconte des événements dont tout le monde a plus ou moins entendu parler mais que personne ne connaît vraiment. Le plus grand mérite du film de Brault est de nous montrer les faits dans leur plus parfaite nudité historique. C'est un film qu'il faut voir et mettre dans sa mémoire. "
Claude Langlois, Le Journal de Montréal

" Michel Brault, qui a aussi écrit le scénario, a signé une oeuvre hautement didactique qui est à la fois savamment dosée d'émotions. Assister à une aussi enrichissante leçon d'histoire, n'est-ce pas là une bonne raison de se déplacer au cinéma? Film sombre s'il en est un, Quand je serai parti... vous vivrez encore reste une oeuvre à ne pas manquer. Et il deviendra certainement un film dans l'histoire cinématographique québécoise. Pour son dernier grand coup de fiction, Michel Brault aura réussi sur toute la ligne. Une leçon d'histoire incontournable. "
Christian Côté, Le Droit

" Le réalisateur s'attaque avec courage à un sujet tabou et le traite avec énormément de respect et de réalisme... Le résultat est extrêmement intéressant, tant pour les faits sur le plan historique que pour le mode de vie de l'époque, recréé avec minutie. Les images de Sylvain Brault sont magnifiques, tout comme la trame sonore de François Dompierre et la chanson thème, interprétée par Claude Dubois. Tous les membres de la distribution sont impeccables, en particulier Micheline Lanctôt, dont le jeu de composition est superbe dans le rôle de la mère de François-Xavier. Film courageux et essentiel. "
Denise Martel, Le Journal de Québec

"On a pas les moyens dans un pays où l'histoire s'oublie de manquer cette fresque de Michel Brault."
Claude Deschênes, Montréal ce soir (Radio-Canada)

" Puisque la mémoire est une faculté qui oublie et que la survie d'un peuple minoritaire est fragile, il est de ces films qui demande le courage d'être fait. C'est le cas de Quand je serai parti... vous vivrez encore. Oeuvre académique d'une indéniable portée historique, Quand je serai parti... instruit plus qu'il n'émeut, éduque davantage qu'il bouleverse. Brault sert davantage l'histoire qu'il s'en sert. Avec respect. Un film courageux. Un film nécessaire. "
Normand Provencher, Le Soleil