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Mode de scrutin Claude Ryan rejoint le camp des réformistesLeDevoir L'ex-ministre libéral Claude Ryan se montre favorable à une réforme du mode de scrutin qui permettrait l'introduction de modalités de vote proportionnel. Du coup, il est l'un des signataires de la pétition lancée il y a quelques jours par le Mouvement pour une démocratie nouvelle. Créé en mai dernier, le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN) réclamera qu'une comnnission de l'Assemblée nationale soit convoquée ou qu'une commission d'étude soit mise en place afin de consulter les citoyens sur les changements à apporter au système actuel. Ce dernier «comporte des vices importants, dont celui de fausser le principe fondamental de l'égalité du vote de chaque citoyen», estime le MDN. Claude Ryan s'est déjà prononcé en faveur de la représentation proportionnelle. Il l'avait fait inscrire dans le programme du Parti libéral du Québec alors qu'il en était le chef. Après sa démission, le PLQ s'était prononcé contre la représentation proportionnelle et Claude Ryan avait alors enregistré sa dissidence. «Je n'ai pas changé d'idée. [...] Le système actuel n'a pas causé de drame mais il est injuste objectivement. Il suffit de regarder les résultats obtenus lors de l'élection de 1998. Les libéraux ont obtenu plus de voix que le PQ et c'est pourtant les péquistes qui dirigent avec une majorité de 60-65 % des sièges», a souligné hier au Devoir M. Ryan. En mars dernier, le PLQ est revenu à la charge avec une résolution proposant une réforme du mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour. Le programme du Parti québécois en fait la promotion depuis plus de vingt-cinq ans. L'opinion publique Avant qu'il y ait quelque changement que ce soit, M. Ryan estime toutefois que l'opinion publique doit être préparée. «Il ne faut pas que ça soit imposé d'en haut par une petite gang d'intellectuels. Il y a une éducation du public à faire», dit-il. D'autres personnalités publiques se sont associées à la pétition du MDN, dont l'ancien Directeur général des élections Pierre-F. Côté, les politicologues Vincent Lemieux et Henry Milner ainsi que le sous-ministre de René Lévesque à la réforme électorale, André Larocque.
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