Conférence-débat à Bruxelles

Toute cette racaille doit être balayée

29.6.01



avant-garde_quebec
Message 19522 From: "denis.griesmar"
Date: Fri Jun 29, 2001 1:32 pm
Subject: Tr: conférence-débat à Bruxelles



J'en reviens au problème des brevets et au texte que Marceau Déchamps nous a envoyé à la suite de la conférence-débat à laquelle il a assisté à Bruxelles le 27 juin.

Une phrase de ce rapport me paraît essentielle: "Gérer le déclin du français". Par cela, les hauts fonctionnaires signifient: "Gérer la disparition des peuples de langue française". La question qui se pose pour ces gens-là est donc de nous faire disparaître en douceur. Autrefois, on tuait les gens brutalement et les buts hégémoniques étaient clairement affichés. Maintenant, on essaye de les digérer, de les affaiblir et cela de la manière la plus sournoise et la plus abjecte possible. L'ennui, c'est que l'ennemi vient de l'intérieur, il s'agit de nos compatriotes ou de nos cousins francophones. Comment est-il possible que des gens qui veulent ainsi nous faire disparaître aient pu se déguiser au point de se faire élire pour nous représenter ?

Toute cette racaille doit être balayée et il n'y a plus de gants à prendre.

Après de telles déclarations, les attaques frontales que nous pouvons leur porter sont désormais tout-à-fait légitimes.

[...]

Ý Message 19524 :

Document très intéressant qui confirme pleinement ce que chacun de nous pourrait être amené à conclure indirectement par l'observation des faits.

Il existe une volonté délibérée pour nous imposer une langue étrangère mais surtout nous forcer à nous conformer à un moule de pensée qui n'est pas le nôtre. C'est cette tentative de viol mental que, personnellement, je trouve la plus détestable. D'autre part, petit à petit, ces prétendues élites ne savent plus exploiter au mieux les ressources de leur langue et de leur culture et ne sont plus que des pantins aisément manipulables par non seulement les Anglo-saxons mais aussi par tous ceux qui sauront exploiter leur aliénation et leur désancrage mentals.

Ce désancrage mental s'accompagne forcément d'une profonde infériorisation totalement identique à ce que l'on pouvait autrefois observer dans les colonies. Quand on entend que l'usage du français à la Commission européenne fait "ringard", il est bien évident que les francophones qui disent ça sont dans l'incapacité absolue de défendre réellement les intérêts fondamentaux de leur pays et de la collectivité qu'ils sont censés représenter. Je n'ai jamais entendu quiconque dire, d'une langue qu'il ne comprend pas, qu'elle est "ringarde". Il n'y a que des francophones, malheureusement, qui peuvent proférer une telle hérésie à l'égard du français. Ces gens-là se conformeront à des schémas mentaux prédéfinis en anglais et les accepteront même quand ils compromettent l'intérêt des francophones.

Ces nouveaux collabos souffrent d'une maladie honteuse qui leur inspirerait le dégoût d'eux-mêmes s'ils en prenaient conscience.

Nous devons à tout prix nous débarrasser de cette engeance, souvent inconsciente du rôle éminemment délétère qu'elle joue mais aussi la reconvertir, ou la rééduquer dans tout le sens du terme.

Il est à noter que ceux parmi les Français qui pensent comme cela à la Commission européenne et qui favorisent la pénétration du tout anglais ne sont pas là par hasard. Ils ont bien été nommés à leurs postes par le gouvernement et, en remontant la chaîne, on en arrive bien évidemment à un Lionel Jospin et à un Jacques Chirac.

On est quelque peu surpris quand on entend dire par exemple que M. Chirac a, à de nombreuses reprises, effectué des voyages personnels à New York. Le fait qu'il ait volé en Concorde ou qu'il ait fait payer la République pour se promener ne m'intéresse pas spécialement mais il me semble un peu étonnant que M. Chirac doive aller là-bas à titre personnel de la même manière que le petit provincial va à Paris pour y régler quelques affaires ou visiter sa capitale. De nombreuses "élites" françaises, n'ayant pour toute connaissance en langue étrangère qu'un peu d'anglais, tendent à considérer les E-U comme une seconde patrie, avec New York ou Los Angeles comme capitale de la planète. M. Chirac se dit être gaulliste. Peu après son investiture, il était d'ailleurs allé se recueillir sur la tombe du grand homme mais il semblerait qu'il vient d'autoriser la signature du protocole de Londres sur les brevets reléguant ainsi le français au rang des langues secondaires derrière l'anglais... Que recherche véritablement cet homme derrière ces simagrées et ces gesticulations pseudo-patriotiques ?

Le combat qu'il nous faut mener est sur plusieurs fronts mais il ne s'agit plus de défense du français. Il nous faut mener une véritable offensive où nous devons ridiculiser les singes qui prétendent à la modernité à travers l'usage de l'anglais et, surtout, faire en sorte qu'ils perdent les postes à responsabilité qu'ils n'auraient jamais dû occuper.

Charles Durand