«« Normand Lester
«« Ethnicisation du souverainisme québécois

Suspension de Norman Lester

Soyons solidaires et protestons haut et fort, pacifiquement !



Les Québécois sont une masse d’ignorants et d’imbéciles
qui se laissent manipuler par une clique de quelques centaines de
séparatistes qu’il suffirait d’éliminer pour rétablir la paix
et l’harmonie au Canada
Diane Francis (1)

Jean Pelletier considère que Norman Lester a enfreint les règles de l’éthique de la Société Radio-Canada. Les politiques journalistiques de Radio-Canada font grand état de la liberté journalistique. Il est pour le moins étonnant que Norman Lester soit puni pour avoir reproduit les textes d’autres journalistes canadiens anglais dont le racisme et la xénophobie envers les Québécois francophones semblent être une source inépuisable d’inspiration. De plus, Lester ne parle pas de Radio-Canada dans son livre. Peut-être est-ce son silence qui est éloquent...

Le mépris, voire même le racisme de certains journalistes canadiens anglais, devraient faire la manchette et être dénoncés plusieurs fois par semaine. On préfère s’exciter en compagnie du chef de la soumission provinciale, Jean Charest, et chercher à galvauder les propos de Bernard Landry. Il est écrit que le système radio-canadien doit être, effectivement, la propriété des Canadiens et sous leur contrôle (2). Doit-on conclure que le contrôle canadien exclut la liberté journalistique d’un Québécois ? Norman Lester souligne que l’objectif de certains journalistes anglophones, dont Diane Francis, Mordecai Richler, William Johnson et de trop nombreux éditorialistes du Globe and Mail, du National Post, de la Montreal Gazette, du Ottawa Citizen et du Maclean’s Magazine, est de lier de n’importe quelle manière les Québécois au fascisme. Peu importe les faits, seul le résultat compte. Toutes les interprétations tordues sont permises en autant qu’elles souillent l’image des Québécois et en particulier celles des souverainistes.

Doit-on s’étonner de la réaction de Jean Pelletier, fils d’un certain Gérard, si je ne m’abuse. Lorsque la députée libérale, Anna Terrena, de Vancouver-Est, avait dit en entrevue au Globe and Mail que « ce qui se produit aujourd’hui au Québec correspond à ce qui s’est produit en Allemagne avant la guerre. Maintenant on est en train de passer à la purification ethnique» (3), Jean Chrétien lui a simplement demandé de ne pas recommencer. Jean Charest s’émoustille devant son manque cruel de culture et Jean Chrétien cautionne la plus vulgaire grossièreté. Deux poids, deux mesures, direz-vous.

Enfin, tous les Québécois devraient se procurer le livre de Monsieur Lester et lui faire autographier lors du Salon du Livre. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal démontre encore une fois son courage et sa lucidité en attribuant le prix Olivar-Asselin à monsieur Lester. J’invite tous les Vigilants à écrire une lettre de protestation devant ce viol de la liberté de presse et d’opinion à l’Ombuzman de Radio-Canada, dont voici les coordonnées :

L'ombudsman actuel, Renaud Gilbert, est entré en fonction le 1er mars 2000. N'hésitez pas à lui faire part de vos commentaires.

Courriel :
ombudsman@radio-canada.ca
Adresse postale :
Société Radio-Canada
Ombudsman des Services français
Bureau 2315
C.P. 6000, succ. centre-ville
Montréal (Québec) H3C 3A8
Téléphone : (514) 597-4757
Télécopieur : (514) 597-5253

Soyons solidaires et protestons devant tant de mépris pour les droits et libertés de la part de la Société d’État Radio-Canada.

Line Pelletier
20-11-2001

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(1) Normand Lester, Le livre noir du Canada anglais, 2001, Les Èditions des Intouchables, 302 pages
(2) Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada, page 29
(3) Ibid 1, page 22