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«« Normand Lester
Je suppose que c'est là votre opinion...
Le beau sophisme que le vôtre. Comme si Diane Francis ou Alain Dubuc se
privaient d'exprimer leur opinion chaque jour qu'il leur est donné d'écrire
dans leurs journaux unitaristes.
Plus généralement les journalistes n'expriment pas de réserves pour
condamner ce qui aujourd'hui est politiquement ou socialement inacceptable
(les journalistes vont où le vent les pousse, ils ne sont ni téméraires ni
de purs esprits lévitant en dehors de tout zeitgeist (ou chèque de paie)).
Ils sont donc aujourd'hui systématiquement (le aujourd'hui est important)
contre le nazisme, l'homophobie, le racisme, la pédophilie, la violence aux
femmes, la dictature, le fondamentalisme, les "sectes", etc. Dès que ces
sujets sont abordés, les journalistes ne se gardent plus de laisser leur
opinion transparaître car le sujet est consensuel, il est même mal vu que
ces journalistes ne condamnent pas ces "extrémismes" par quelque
qualificatif ou incise qui les met du bon côté de la morale.
Il en va de même en politique : les journalistes s'expriment sans cesse de
manière élogieuse au sujet du Canada dans les journaux fédéralistes et
jacobins (le vôtre entre autres, comme tant d'autres au Canada où la
diversité de la presse laisse fort à désirer). En dire du mal est simplement
plus dangereux et non une question de manque d'objectivité, comme vous
essayez douceureusement nous faire accroire.
Il est évident que les journalistes ont le droit et devraient laisser libre
cours à leurs opinions pour autant qu'il est bien clair qu'il s'agit d'une
opinion ou d'une enquête personnelle. Je pense d'ailleurs que le livre de M.
Norman Lester est bien signé de son nom et qu'il est clair pour tous qu'il
s'agit là de son analyse et non de celle de Radio-Canada ou d'une officine
quelconque stipendiée par le Ministère du "Patrimoine".
Patrick Andries, 22.11.01
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