Pour un Sommet de l'information au Québec

L'information au Québec - 1-9

Gilles Rhéaume

Vigile 6.1.02




L'information au Québec - 1

Le Québec est l'une des sociétés modernes les moins bien informées sur elle-même et aussi sur ce qui se passe dans le monde.

Elles sont rares les communautés nationales modernes qui ne jouissent pas d'un réseau d'information compétent. Pourtant au Québec, tous les médias, sauf quelques exceptions, sont à solde du pouvoir canadien et de son idéologie essentiellement et existentiellement réductrice de la réalité québécoise. Et cela dure depuis des décennies...

Les Québécois sont représentés dans les médias comme une espèce de «lumpenationalité» qui ne savent pas qui ils sont et surtout qui ne peuvent aspirer à rien de mieux qu'à ce qu'Ottawa veut bien leur réserver...

Les médias anglophones, le plus souvent, sont carrément racistes lorsqu'il s'agit du projet québécois. Racistes et malhonnêtes ! Les exemples appuyant cette affirmation sont légion. Il suffit de consulter sur Internet n'importe lequel des journaux canadiens (anglais) et de fairre une recherche sur QUEBEC (sans l'accent) pour se convaincre non seulement du mauvais goût de ces gens-là mais aussi de leur entêtement maladif (le colonialisme) à rapetisser le Québec, sa langue, son État, ses institutions et ses dirigeants. Les médias canadiens sont ultranationalistes et donc pervers (voir à ce sujet sur Vigile et sur Québec un pays le mémoire que nous avons déposé à l'ONU )! Les vertus canadiennes y sont présentées comme unique au monde, etc.

Malheureusement, les médias du Québec sont le plus souvent atteints d'un mal qui s'approche de cette tristes réalité. Il faut savoir que la SRC et RDI (Radio-Canada) sont serviles au pouvoir canadien et que leurs dirigeants sont choisis en fonction de leur servilité à l'idéologie ultranationaliste canadienne. Dans les journaux il faut savoir que la plupart sont sous le contrôle immédiat du gendre de Jean Chrétien, potentat de la Famille Desmarais, de Power Corporation [...]. Là aussi la compétence professionnelle des artisans de ces dizaines de médias est secondaire par apport aux opinions politiques et aux capacités de servir le Canada !

Il faut un Sommet de l'information au Québec. Il faut aussi utiliser toutes les tribunes internationales afin de faire connaître cette situation inqualifiable qui fait des Québécois une société dépossédée de son droit à une information de qualité.

L'écoeuranterie qu'Ottawa vient de faire à la revue L'Action nationale en la privant de facilités fiscales qui remontent à des décennies illustre tristement notre propos...

La question, le problème de la diffusion de l'information, des idées et des opinions au Québec doit devenir une des priorités de la prochaine année. Rien ne doit être ménagé pour que la vérité sur ce scandale soit enfin connue...

Les milliards de dollars (des milliards d'euros) dépensés par Ottawa en propagande au Québec et qui sont directement versés aux médias en «publicité» consituent une autre facette de cette ténébreuse affaire canadienne...

Gilles Rhéaume

L'information au Québec - 2

Voici l'exemple d'un éditorial que vous ne lirez nulle part et qui pourtant aurait été partout si le mis en cause avait été le Premier ministre du Québec et non pas celui du Canada :

Jean Chrétien doit donner des réponses !

Le Canada a connu depuis 24 heures une publicité mondiale sans précédent. En effet, un des bras droits de Oussama Ben Laden est un Canadien !!! L'un des terroristes les plus recherchés sur la planète est un CANADIEN du beau et merveilleux CANADA.

Qui plus est, ce CANADIEN, dans son action TERRORISTE, a pu compter sur l'aide d'un allié de taille : le Premier ministre du Canada lui-même, le Très Honorable Jean Chrétien. Oui, le Premier ministre du Canada a fait pression en 1996 afin que son sujet CANADIEN soit libéré de geôles pakistanaises où il était incarcéré pour avoir mis une bombe dans l'ambassade d'Égypte.

Le terroriste du CANADA a donc été libéré suite aux pressions personnelles et insistantes de Jean Chrétien auprès des autorités pakistanaises !!! Rien de moins... Le terroriste canadien si cher au coeur de Jean Chrétien a donc été remis en liberté et il s'en est allé... REJOINDRE BEN LADEN (son maître) EN AFGHANISTAN.

Ledit terroriste canadien qui a bénéficié des faveurs incommensurables de Jean Chrétien était le dirigeant d'une association caritative à la solde de Ben Laden et dont le siège social était au CANADA.

Voilà les faits qui ont fait le tour du monde depuis plus de 24 heures!

Tous les médias de tous les pays ont diffusé cette nouvelle invraisemblable qui fait passer Jean Chrétien pour ce qu'il est : un deux de pique!!! Le Premier ministre du Canada doit donc impérativement répondre à certaines questions :

Pourquoi a-t-il fait ces démarches ?

À la demande de qui ?

Quel était le statut au Canada de cette fausse association caritative ?

Quelles sont les données recueillies par les services de renseignements et de police du Canada au sujet de ce terroriste et de son réseau ?

Jean Chrétien se comporte comme une dictateur sans merci á l'égard des Québécois quand il est question de leurs droits en tant que peuple mais il se porte allègrement à la défense d'un des plus éminents terroristes de la planète. Comment cela se fait-il ?

Il ne faut pas que cette affaire en reste là. Le Bloc québécois doit fouiller sérieusement ce dossier !

Si Bernard Landry avait fait ce genre de démarche, il est certain que toute la presse canadienne, y compris celle du Québec qui est colonisée, aurait attaqué, vilipendé et ostracisé pendant des mois le Premier du Québec... Mais il s'agit de Jean Chrétien, le patron de Radio-Pravda (CBC SRC RDI), le commanditaire de TVA, de TQS et de CTV, du Canal Historia et de tous les autres canaux de télévision et de radio...

Jean Chrétien est à l'abri des médias. Il les subventionne tous sans exception. C'est par centaines de millions de dollars chaque année que Jean Chrétien entretient en propagande tous les médias de ce merveilleux CANADA !

Les médias n'accableront pas Monsieur Chrétien avec cette affaire qui pourtant commanderait le plus grande vigilance tellement c'est grave.

Déjà Radio-Pravda a effacé cette nouvelle des premiéres informations de son site Internet !

Il faut un Sommet de l'Information au Québec et ce sommet ne doit pas être sous le contrôle des journalistes et des propriétaires de médias, il doit être sous la gouverne du public, des usagers des médias. Mais les Prix Nobel du Savoir que sont les journalistes s'empresseront d'affirmer que le public n'a pas les connaissances nécessaires...

Jean Chrétien peut dormir tranquille, les médias veillent sur son repos pendant qu'Aline, entre deux bouchées de caviar, lui joue du Brahmns devant la cohorte des serviteurs et des adulateurs qui le bordent de leurs pensées...

Gilles Rhéaume

L'information au Québec - 3

Elles sont aussi nombresues que motivées les raisons qui militent en faveur d'un Sommet de l'information au Québec. La concentration de la presse entre des mains hostiles voire étrangères au projet québécois en est une parmi les plus déterminantes car la circulation de l'information au Québec est biaisée, réductrice et malhonnête.

Dans les faits il n'y a que Le Devoir qui semble se soucier du fait que plus de 60% de ses lecteurs est favorable à la souveraineté du Québec et qui, par conséquent, ne les méprise pas systématiquement, comme le font tous ses autres confrères, tant ceux de la presse écrite que ceux de la presse électronique.

La Presse de Montréal, la presse de Desmarais, le gendre de Jean Chrétien, est le plus parfait exemple d'un organe de désinformation lorsqu'il s'agit du projet québécois. Rien n'est ménagé afin de nuire à l'image du Premier ministre du Québec, Bernard Landry, du Gouvernement du Parti québécois et de ses ministres, du Bloc québécois et de l'ensemble du mouvement souverainiste.

La page éditoriale de ce quotidien, sauf exception, est remplie de texte qui ne vise qu'à saper le projet québécois et ses défenseurs. Tout y est présenté comme si les 60% de Francophones du Québec qui ont voté OUI à la souveraineté en 1995, étaient des crétins qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient ou encore qu'ils seraient tous disparus depuis. Chaque fois qu'un éditorial traite de la question québécoise, La Presse en profite toujours pour tenter de faire croire que le projet souverainiste n'a plus d'appui. Le tout souvent en s'appuyant sur des sondages bidons concoctés par des peudo sociologues à la solde de Communications Canada ou autres tentacules du pouvoir canadien...

Les Chroniqueurs de La Presse ne sont pas en reste dans cette chasse aux sorcières aux souverainistes qui sont les maudits de la société, des asociaux incapables de voir les choses comme elles sont. Madame Gagnon, la doyenne des journalistes du Canada depuis que Normand Girard du Journal de Montréal a pris sa retraite, elle aussi met constamment son grain de sel dans la vaste campagne de ses patrons contre les aspirations du Québec. Son récent texte sur la nécessaire bilinguisation massive de tous les Québécois n'est pas rien. Ainsi le Québec se devrait d'être le seul endroit au monde où OBLIGATOIREMENT tous les citoyens devraient apprendre pendant plus de 10 ans la même deuxième langue ! Seule l'ex-URSS était allée aussi loin...

En conclusion, La Presse de Montréal, avec les dizaines de millions de dollars versés chaque année par Ottawa en pure propagande publicitaire, SANS QUE JAMAIS UNE SEULE PERSONNE DU MONDE CANADIEN ET QUÉBÉCOIS DES MÉDIAS NE S'EN ÉMEUVE, est devenue une feuille de chou au service Jean Chrétien, le vrai patron du journal.

Il serait aisé de relever tous les articles traitant de la souveraineté depuis 1995, tous les sondages payés par La Presse et tous les éditoriaux et chroniques politiques. Moins d'un mois de travail ! Quelle preuve nous aurions entre les mains de la mauvaise foi de cette Gazette française. Quel outil d'information pourrions-nous faire circuler partout dans le monde... Tout cela avec plus de cent millions de dollars versés par Ottawa depuis 1995 !!!

Y a-t-il des volontaires pour faire oeuvre de bénédictin ou de cistercienne pour participer à un vaste chantier de recherche visant à colliger des données sur le comportement des médias canadiens et québécois vis-à-vis les aspirations québécoises ?

Ensemble nous pouvons tout, y compris révéler la nature et la portée de ce scandale devant les instances internationales, comme celle dont Gilles Verrier nous a entretenus et qui se tiendra au Brésil sous peu...

Unissons nos forces et nous pourrons tout !

Gilles Rhéaume

L'information au Québec - 4

Alfonso Gagliano, ministre de la propagande canadienne au Québec vs l'indépendance des médias face à ce cas troublant

Alfonso Gagliano est l'homme de confiance Jean Chrétien au Québec, en politique canadienne on doit parler du Lieutenant québécois du Premier ministre canadien. Il est député de Saint-Léonard, quartier du nord-est de la métropole et en plus ministre des Travaux publics dans le cabinet canadien. Ces fonctions font de lui le plus important guichet automatique de ce pays sans bons sens... En effet, chaque année, le ministre de la propagande dispose de plusieurs milliards de dollars qu'il distribue selon son bon plaisir qui tient lieu de critères.

Le même individu a connu une vie qui autorise plusieurs questions...

- Sa firme de comptabilité avait comme clients des gros bonnets de la mafia canadienne et internationale;

- Son bureau de député a tout fait pour venir en aide à un réfugié politique recherché par les polices internationales pour crimes de meutres commis pour la mafia;

- Le ministre a attribué, pendant des années, des contrats de plusieurs millions de dollars à une firme de commnunication de ses amis, et ce, en flagrante contradiction avec les règles de son propre ministère;

- Le propre fils du ministre est employé d'une des firmes de communication qui bénéficient des largesses de son ministère.

Pourtant ledit Gagliano continue d'occuper ses fonctions et d'acheter le silence des médias qui n'osent pas faire enquête sur ce triste personnage... Comment se fait-il qu'aucun journaliste ne creuse les dossiers de ce ministre. Il y a bien eu quelques paragraphes dans La Presse, mais rapidement tout a été étouffé...

Imaginons un seul instant que ce fut un ministre du gouvernement du Québec qui connut le même parcours que ledit Gagliano. C'est par dizaines que les journalistes et les médias eurent fait de grandes et longues enquêtes. Cela est certain ! The Gazette, la raciste, aurait investi des sommes énormes pour fustiger le ministre québécois et en aurait profité sans doute pour salir l'ensemble du gouvernement péquiste et du mouvement souverainiste. Mais quand la crasse provient d'Ottawa, rien, moins que rien...

Si Louise Harel ou Gilles Baril avaient subventionné des entreprises où leurs enfants ou leurs parents travaillent, les esclandres auraient été sans nombre. Radio-Prava n'aurait pas hésité à charger un de ses salauds de service à pouchasser et à pourfendre les deux péquistes. Mais non c'est Gagliano, un des caïds de Jean Chrétien, qui se vautre dans la boue... Ce n'est pas Jean Pelletier, le patron de l'information à Radio-Pravda, fils du ministre Gérard Pelletier, l'intime de Pierre Elliott Trudeau, qui demandera à un de ses journalistes lèche-cul du Canada et de ses vertus de creuser le Dossier Gagliano. Bien sûr que non !

Radio-Pravda est dirigée par un ancien secréraire de Trudeau que personne ne pleure au Québec sauf les parasites d'Ottawa et Gagliano peut dormir en paix... Son passé ne sera pas scruté à la loupe. Personne ne vérifiera si il a eu des liens avec la mafia. Même pas la GRC...

Les autres médias du Canada et du Québec ne feront rien non plus pour connaître les tenants et les aboutissants de ce triste dossier car tous profitent largement de l'argent de ce Tonton en recevant des millions chaque année pour faire la propagande du Canada et de ses vertus et qui n'en finissent plus de lessiver le cerveau des Québécois.

Bravo à Normand Lester pour son courage et merci pour sa lucidité. Un jour il devrait publier un ouvrage sur l'attitude de Radio-Pravda à l'égard du Québec.

De sources internes bien placées et généralement bien informées, nous avons appris que des directives précises étaient données aux journalistes de la SRC et du RDI. Une de celles-là leur interdirait de sourire en prononçant les mots Québec et Québécois dans leurs reportages ou dans leurs présentations à la radio et la télévision.

Alfonso Gagliano peut continuer son oeuvre maudite de propagande. Son passé restera nébuleux et ses pratiques ministérielles au-dessus de tout soupçon. Il aura droit à toutes les décorations canadiennes pour services rendus à sa patrie... Les médias continueront encore longtemps de le ménager. Aussi longtemps que de ses goussets (avec notre argent) il daignera entretenir les médias, les journalistes, les firmes de sondages etc.

Le Canada est le paradis des mafioseux et de leurs suppôts !!!

Gilles Rhéaume

L'information au Québec - 5

Les exemples de désinformation pulullent dans la presse canadienne et québécoise. Il suffit de relire le bilan du gouvernement Landry fait par Norman Delisle, correspondant de la Presse Canadienne à Québec.

Il intitule son texte: 2001 année difficile pour le Gouvernement Landry.

Commentaires :

La Presse canadienne (PC) est une coopérative d'information appartenant aux médias canadiens. Il y a un petit service français, tout le reste est en anglais. Les propriétaires de la PC sont donc les médias du Canada qui sont, comme nous le savons tous, soit des adversaires annoncés du OUI au Québec, soit des radio et des télés qui doivent leur licence d'exploitation au CRTC, l'organisme d'Ottawa contrôlé par Jean Chrétien qui en nomme les dirigeants et qui en précise le mandat...

Le texte de Delisle est une litanie des problèmes rencontrés par le Gouvernement du Québec en 2001... Aucune relativisation qui permettrait au lecteur de constater que tous les gouvernements connaissent des difficultés. Rien là-dessus !

De plus, ce qui est le plus inquiétant, c'est que le journaliste après avoir fait son travail de serviteur des intérêts canadiens, ne prenne pas le temps de signaler que les derniers sondages montraient non seulement une remontée des intentions de vote en faveur du Parti québécois qui ouvre la porte à une réélection mais également une forte cote de popularité de ce gouvernement (54%), ce qui est énorme. Rien non plus sur les 44% de Québécois favorables à la souveraineté.

Voilà le travail de sape auquel les adversaires du Québec consacrent leurs énergies.

Il faut vraiment un Sommet de l'information. Notre peuple est privé d'un de ses droits fondamentaux parmi les plus importants, celui du droit à une information juste et de qualité. Les adversaires de la souveraineté du Québec, en contrôlant les médias d'information et l'agence de presse du Canada, violent ce droit sacré sans lequel la démocratie devient rapidement un leurre...

Tous les jours les médias déforment la réalité en s'en prenant injustement à tout ce qui touche la québécitude.

Il ne faut pas que les médias encensent le gouvernement du Québec, seulement qu'ils soient justes et complets dans leur compte rendu.

Il y a trop longtemps que cela dure. Il faut stopper ce déni de justice naturelle qui fait des Québécois des gens sous-informés, moins instruits de leur réalité. Les Québécois sont incapables de se faire une idée juste de leur gouvernement tellement le miroir déformant des médias maquille le réel, travestit les faits, dénature le vécu et fausse les données. Tout cela est anti-social, contraire à la justice et parfaitement en contradiction avec l'éthique journalistique.

Trop souvent les médias du Canada et du Québec se comportent comme le font les journalistes qui travaillent en dictature. Un Sommet de l'information, organisé et dirigé par le peuple des usagers des médias et non pas par les professionnels du métier, permettrait au moins d'y voir clair et de faire connaître au monde entier combien et comment les Québécois sont dépossédés des attributs essentiels de la liberté.

Sans une information adéquate, le peuple est manipulé par le médias.

Sylvio BERLUSCONI en Italie est proprétaire des journaux, des radios et des télés. Maintenant qu'il dirige ce pays, il en fait ce qu'il veut en changeant les lois afin qu'elles servent ses intérêts financiers. Combien de médias au Canada et au Québec nous ont entretenus de ce scandale et de son influence sur les autres démocraties, comme au Canada par exemple ?

Adam Smith, le philosophe du libéralisme, le dieu de la mondialisation, a écrit dans Richesses des Nations, la bible de la globalisation :

«Jamais il ne faut laisser le pouvoir politique aux hommes d'affaires car ils sont incapables de voir autre chose que leurs intérêts financiers personnels.»

Au Canada les gens d'affaires dirigent le pays. La démocratie se meure au Canada. Cela est dû, en grande partie, à l'ineptie et á l'incurie des médias qui couchent littéralement avec le pouvoir politique.

Le Québec subit donc les affres de cette décrépitude et ne peut compter que sur lui-même...

Vivement un Sommet de l'information !!!

Gilles Rhéaume
Sur la mer du Nord

L'information au Québec - 6

Le mépris caractérisé de la presse canadienne et québécoise à l'égard des souverainistes est un des symptômes les plus pervers de la malhonnêté des médias contrôlés directement par la famille de Jean Chrétien et de ceux régis par les règles du CRTC (haute autorité canadienne en matière de radiodiffusion et de télédiffusion dont les dirigeants sont nommés arbitrairement par Jean Chrétien et dont le mandat est lui aussi précisé par le Premier ministre canadien).

Petit raisonnement de Logique 101:

1- Les sondages sont unanimes à affirmer que plus ou moins 44% des Québécois répondraient OUI à une question sur la souveraineté du Québec;

2- Le 30 octobre 1995, 49,4% des Québécois ont répondu OUI à la souveraineté du Québec ;

3- Il a été démontré par des recherches dont on peut retracer la source en lisant le mémoire que j'ai eu l'honneur de déposer à l'ONU en 2000 et intitulé : «Violations par le Canada des droits politiques des Québéois», que l'on peut aisément trouver en se rendant sur les sites de Vigile ou de Québec un pays, qu'Ottawa a volé ce référendum en attribuant, irrégulièrement et dans des circonstances troublantes, des certficats de citoyenneté canadienne prenant en otage ces nouveaux Canadiens. Il y a pire. Des millions et des millions de dollars ont été versés par Ottawa à des comités bidons chargés de boursouffler la liste des ayant-droits de vote tandis que d'autres millions de dollars attribués illégalement ont servi à aider le NON lors de la campagne référendaire.

OR,

Les médias canadiens et québécois n'ont eu de cesse d'affirmer haut et fort depuis près de six ans que les Québécois ne voulaient rien savoir de la souveraineté et que le Parti québécois ferait mieux de renoncer à son objectif premier celui de faire du Québec un pays.

Les médias et les journalistes du Québec sont tombés dans le piège du Conseil pour l'Unité canadienne, abreuvè de dizaines de millions chaque année par Ottawa, qui est chargé de commander des sondages pipés à des firmes ignobles qui acceptent, en échange d'argent, de maquiller la réalité. Les résultats de ces sondages sont sans cesse repris par les journalistes sans jamais en citer ni source plus que douteuse, ni la méthodologie carrément contraire aux règles de l'art...

Les éditoriaux et les chroniques, ainsi que les articles, les commentaires et autres fruits du travail des journalsites reprennent effrontément, sans aucune distance et sans aucune critique, des données aussi nombreuses que fausses qui ont pour résulat de désinformer la population...

Ceci est le quotidien au Québec.

Les Francophones sont majoritairement favorables à la souveraineté. Eh bien, croyez-le ou non, tous les médias et tous les journalistes francophones, sauf quelques rares exceptions, écrivent et parlent comme si la souveraineté était une option politique marginale au Québec.

Jamais aucune instance professionnelle, jamais aucune voix autorisée du monde des médias n'a osé remettre en question ce comportement aussi contraire à l'éthique journalistique.

Les faits sont les faits : 49,4% de OUI en 1995, plus de 60% des Francophones ont voté OUI; en 2002, plus de 44% de Québécois et près de 60% des Francophones voteraient OUI; plus de 54 % des Québécois sont satsifaits du Gouvernement Landry !

Pourtant les médias mésestiment ces données, ils sont réducteurs de l'option du OUI, fustigent le Premier ministre du Québec, ses ministres et les dirigeants des mouvements québécois lorsqu'ils font valoir les avantages, la nécessité et l'urgence de libérer le Québec de la tutelle anglaise qui dénature notre nation...

Les médias sont malhonnêtes lorsqu'il se conduisent ainsi.

Selon eux le PQ devrait renoncer à son option fondamentale. Les souverainistes sont méprisés et présentés comme des dinausores, voire des caractériels, bafouant ainsi les droits humains les plus fondamentaux qui garantissent la libre opinion politique et le droit à une bonne réputation.

Les Québécois sont les prisonniers, les otages de ces médias qui déshonorent ainsi l'une des professions les plus cruciales, les plus déterminantes en démocratie.

En dénaturant les faits, en faussant la réalité, en pourfendant les partisans du OUI, les médias et leurs artisans font le jeu du Canada qui est leur patron (CBC, SRC, RDI, TVA, TQS, Historia, etc. (dont tous les postes de radio qui rendent eux aussi des comptes au CRTC), de leurs commanditaires (Power Corporation (Famille Chrétien Desmarais) avec La Presse, Le Soleil de Québec, Le Nouvelliste de Trois-Rivières, La Tribune de Sherbrooke, Le Quotidien de Chicoutimi, La Voix de l'Est de Granby, du Journal de Montréal et de Québec, tous les hebdomadaires distribués gratuitement (il doit y en avoir près de 500 au Québec) qui reçoivent leur part de la centaine de millions de dollars versés par la propagande canadienne aux médias québécois qui diffusent, à la télé, à la radio, dans les quotidiens, les hebdos et les magazines, etc., leurs saletés à la Goebbels vingt-quatre heures par jour, sept jours par semaine et cinquante-deux semaines par année.

Voilà où en est l'information au Québec !!!

Il faut qu'un Sommet de l'information fasse savoir combien, comment, pourquoi et par qui les Québécois sont trompés chaque dans leur droit à une information de qualité.

Les partisans de la souveraineté sont majoritaires chez les Francophones mais à cause de la forfaiture des médias, complices d'un Canada corrompu, l'opinion publique est dépossédée de ce fait sociologique irréfutable sauf par la propagande canadienne et les sondeurs à la gomme qui vendent leur âme pour quelques deniers.

Sauf exceptions, les médias du Québec et leurs artisans sont devenus les agents de presse du Canada, d'un Canada sans conscience et sans autres principes, lorsqu'il s'agit des droits politiques des Québécois, que des principes les plus immoraux, les plus vils, les plus autoritaires, les plus intransigeants qui ne sont pas sans rappeler hélas ceux qui prédominaient dans les années trente en Allemagne et aussi ceux qui ont prévalu en Union Soviétique.

La Chine, l'Algérie de Bouteflika et Cuba aiment beaucoup le Canada de Jean Chrétien...

Gilles Rhéaume

L'information au Québec - 7

Une autre des multiples facettes de l'amateurisme qui caractérise la vie des médias au Canada et au Québec est celui qu'une poignée d'individus se retrouvent dans tous les médias avec cette tristement célèbre pensée unique : celle d'Ottawa et du Conseil pour l'unité canadienne.

Combien de fois n'a-t-on pas vu, par exemple, Michel C. Auger du Journal de Montréal et la très canadienne Chantal Hébert réunis sur un même plateau de radio ou de télé afin de pourfendre d'un commun accord le mouvement québécois ! Ils sont partout, à toutes les émissions tant en français qu'en anglais, répétant les mêmes platitudes provenant directement des recherches subventionnées par Ottawa.

Comment des êtres aussi intelligents peuvent-ils se compromettre autant du côté d'Ottawa ?

Les journalistes québécois ont souvent une double carrière. Une dans leur média d'origine et une autre dans les autres médias.

Ces gens sont présentés comme des Prix Nobel, alors qu'ils ne sont que des perroquets au service du Canada...

Michel C. Auger a commencé sa carrière au quotidien indépendantiste Le Jour, dirigé par Yves Michaud et Evelyn Dumas. Depuis il a fait son chemin... et c'est là que tout s'est gâté. Il a du talent bien évidemment, beaucoup même, mais comment peut-il justifier le travail de sape qu'il mène férocement depuis déjà plusieurs années contre le projet québécóis ?

Monsieur Auger connaît pourtant la force des données sociologiques. Pourquoi s'est-il fait le prometteur du plus grand mensonge politique depuis 1995 à savoir que les Québécois ne seraient plus en faveur de la souveraineté. Il a répété cette fausseté partout. Très souvent chez les Anglais où il est devenu très populaire...

Comment un individu, qui sait pertinemment qu'il y a à peine 5 ans, plus de 60% des Francophones ont répondu OUI au Québec, peut-il honnêtement affirmer que tout cela est fini et que le Parti québécois est prisonnier de ses éléments les plus extrémistes ? Il sait très bien que cela est faux. Comme il sait très bien que la grande de ses lecteurs et auditeurs francophones sont en faveur du OUI. Comment peut-il prétendre le contraire de la vérité ?

Cela dépasse l'entendement. Il faut, naturellement, prêter la bonne foi, mais il faut admettre que parfois c'est plus difficile que d'autres.

Selon ce Prix Nobel, le PQ devrait abandonner la souveraineté, et ne pas le faire serait non seulement politiquement suicidaire mais le fruit des magouilles des fanatiques.

Cela n'est pas sérieux.

Au lieu de tenter de plaire à ses commanditaires du Canada-Anglais, ce savant journaliste, qui parle et écrit comme les moralistes d'autrefois, convaincu qu'il est de posséder en propre la vérité, devrait plutôt se remettre en question et cesser de servir un maître qui, au fond, le méprise. Les études de Stéphane Dion, du Conseil pour l'Unité canadienne, et des autres officines d'Ottawa, ne doivent être prises pour des vérités éternelles.

La paresse finit par jouer des vilains tours. Il faut rechercher, critiquer ce qu'Ottawa fournit comme facilités à nos chers scribes...

Nous reviendrons sur le cas de Chantal Hébert qui travailla, entre autres, à La Presse de Montréal et qui oeuvre aujiourd'hui à Télé Québec, au Devoir et aussi chez les Anglais. Elle a eu au moins le mérite, dans son texte de fin d'année, de reconnaître ses erreurs d'appréciation concernant Bernard Landy, qu'elle a toujours jugé très sévèrement, et aussi ceux concernant Jean Chrétien qu'elle reconnaît avoir toujours surestimé. Saluons ce courage ! N'empêche qu'elle demeure l'une des artisans de la propagande canadienne selon laquelle le OUI serait en chute libre, que les Québécois ne seraient plus souverainistes, etc. Ce mensonge est désormais repris partout et passe pour une vérité...

Qu'est-ce qu'Ottawa et le Canada anglais peuvent bien leur offrir pour que des gens au demeurant intelligents et compétents puissent aussi veulement sombrer dans le mensonge ?

Gilles Rhéaume

L'information au Québec - 8

Bernard Landry poursuit deux médias montréalais

Bravo à Bernard Landry qui poursuit «The Montreal Gazette» et «CIQC», deux médias canadiens anglais de type rhodésien qui n'ont jamais eu de cesse de s'en prendre malicieusement et perfidement à tout ce est qui québécois.

Rien ne doit nous surpendre de ce genre de médias. Ce que «The Montreal Gazette» a fait subir à René Lévesque mériterait que des chercheurs universitaires y consacrent le meilleur d'eux-mêmes. Ce torchon de la propagande ultranationaliste canadienne a déshonoré depuis longtemps le monde des médias tant elle a répandu de faussetés, de malveillances et de perfidies contre le projet québécois.

Encore aujourd'hui on peut lire les insanités les plus viles dans ses pages. Tout lui semble permis lorsqu'il s'agit de nuire aux partisans du OUI...

Quant à Jim DUFF, c'est un pauvre bougre plus ou moins responsable de ce qu'il dit. Animé d'une haine profonde envers tous les souveranistes, son cas relève peut-être carrément de la médecine...

Il faut féliciter Bernard Landry pour cette poursuite. Il y a des limites que personne ne peut impunément franchir lorsqu'on oeuvre dans les médias. «The Montreal Gazette» doit être dénoncée par les autres médias. Cela ne se fera pas tant le corporatisme est élevé dans les rangs du NON... Il faut rappeler que tous les médias du Canada et du Québec, sauf Le Devoir de Montréal, sont d'ardents militants de la cause du NON au Québec.

The Montreal Gazette a toujours été le refuge voire le sanctuaire des éléments les plus extrémistes de la minorité coloniale anglaise de Montréal. Que d'appels à la violence contre les Francophones au XIXe siècle ! Depuis 1960, depuis la renaissance du mouvement indépendantiste, les charges contre le Québec ne se comptent plus.

Combien de fois Howard Galganov, le fanatique raciste, a-t-il bénéficié de la couverture de The Gazette ? Combien de textes assassins des droits du Québec, de son peuple, de sa langue, de sa culture, de ses droits et de ses institutions William Johnson a-t-il commis dans ses pages ? Combien de vilénies Don MacPherson a-t-il répandues par sa chronique ? Et que dire de feu le salaud Mordecaï Richler qui fut traité comme un roi par les autorités de The Gazette !

Il est grand temps que l'oeuvre maudite de «The Montreal Gazette» soit connue davantage.

Ce que les médias anglais du Québec (de Montréal) ont fait depuis plus de 25 ans, avec la complicité (active ou passive) trop souvent de leurs collègues francophones, est épouvantable. Les souverainistes québécois, leur mouvement et leur projet, ont été sytématiquement méprisés, dégradés, calomniés. Une haine anti-Québec s'est ainsi développée. Une haine si aiguë qu'il est permis de la qualifier de raciste, tant dans son essence que dans sa pratique. Le pire fut le silence des autres médias. Combien d'éditoriaux de La Presse contre les bavures de «The Gazette»? Combien de fois Radio-Pravda (SRC et RDI) a-t-elle pris le temps de décortiquer l'action raciste des médias anglophones ? Poser la question c'est y répondre...

Voilà pourquoi la décision de Bernard Landry de poursuivre devant les tribunaux ces deux engeances médiatiques ne peut que réjouir les esprits encore libres...

Gilles Rhéaume

L'information au Québec - 9

Le Québec n'a rien à fêter avec ce 50 ième !

Les célébrations entourant les 50 années du règne de la Reine Elizabeth seront l'occasion de constater encore une fois combien et comment les médias canadiens et québécois sont non seulement colonisés mais très souvent, hélas, malhonnêtes et incompétents.

La nouvelle est connue depuis quelques jours. Le Canada, patrie de l'intolérance et de l'exclusion lorsquíl s'agit du Québec, de sa langue, de son peuple, de ses droits naturels, de ses dirigeants, de son État et de ses institutions, s'apprête à manifester son attachement à la couronne britannique. Il y aura des réceptions, des cadeaux somptueux, des discours aussi pompeux qu'obséquieux, des courbettes aussi nombreuses que ridicules, etc.

Pourtant il n'y a vraiment rien à fêter !

Quel média prendra le temps, aura le courage de dire les choses comme elles sont : la royauté d''Elizabeth II au Canada est non seulement un anachronisme mais aussi une incongruité. Qui plus est, au Québec, pour les Acadiens et pour tous les Canadiens-Français et les Francophones du Canada, cette monarchie n'aura été historiquement que «RACISME», «EXACTIONS» et «ABUS»...

Radio-Pravda (SRC et RDI) sombrera plutôt dans le mauvais goût le plus exécrable en tentant de présenter la digne souveraine comme étant sans doute une grande francophile respecteuses du Québec...

Il n'est pas normal et peu commun que les peuples aient des étrangers comme Chef d'État. Au Canada et au Québec, c'est pourtant le cas.

En France, le Chef de l'État est un français qui vit en France. Il en est ainsi aux USA, en Italie etc.

Pauvre Canada, le canard boîteux des démocraties modernes !

Le plus triste dans tout cela, c'est que les médias du Québec et leurs artisans feront tout pour que ce 50ième anniversaire paraisse bien !

Quel journal, quel journaliste, quelle station de radio ou de télé, quel animateur, quel éditorialiste, quel chroniqueur, homme ou femme, osera dire la vérité et dénoncer cette stupidité canadienne selon laquelle le Chef de l'État est un monarque étranger.

Les Anglais du Canada peuvent bien s'accroupir devant leur Reine si cela leur fait du bien. Mais pour ce qui est du Québec, cette souveraine n'est rien d'autre que le rappel quotidien et incommensurablement nauséabond (sur les billets de banque, devant tous les tribunaux, au Parlement de Québec et ailleurs) que ce Canada est une aberration !

Ni La Presse de Montréal ni ses satellites, qui reçoivent des millions de dollars chaque année, pour diffuser la propagande d'Ottawa, ne dénonceront ces fêtes des 50 ans du couronnement de la Reine.

QU'il est triste pour un peuple, comme le peuple québécois, de devoir subir constamment l'injustice politique doublée de la complicité des médias qui travestissent l'information afin de mieux servir les intérêts d'un ultranationalisme canadien et de ses symboles les plus périmés et les plus obsolètes.

Le Québec n'a rien à fêter avec ce 50 ième !

Pauvres médias du Canada et du Québec qui ne font rien d'autre que relayer les éructations d'Ottawa et de rapetisser le Québec comme si 44% de souverainistes ce n'était pas en soi un fait sociologique de la première importance !!!

À genoux devant la Reine et tant pis pour la vérité si elle dessert Jean Chrétien et ses semblables !

Gilles Rhéaume


La mauvaise foi de La Presse

Vigile 18.1.02

L'information au Québec 9a

Il est pour le moins curieux voire troublant que La Presse, journal contrôlé par la Famille Desmarais-Chrétien, le directeur de La Presse est le gendre du Premier ministre du Canada, fasse la une de sa livraison de ce jeudi, avec une nouvelle qui a pour objectif évident de nuire au gouvernement du Parti québécois alors qu'Ottawa est au prise avec l'affaire de Son Excellence Monseigneur Al Gagliano ! L'occasion fait le larron...

Il y a pourtant tout un monde qui sépare les deux affaires.

Le ministre Baril serait coupable d'être ami avec André Desroches, un lobbyiste souverainiste dit-on,qui aurait profité de ses liens avec certains péquistes. En voilà toute une affaire. Il y a des milliers et des milliers de personnes au Québec qui profitent ou qui ont profité de leurs liens avec la machine du Canada: des juges de toutes les cours, des propriétaires de médias, les entrepreneurs des firmes de communication etc. etc. etc.

Denis Lessard n'a pris le temps de nuancer ses affirmations et il faut souhaiter de tout coeur que Gilles Baril le poursuive ainsi que La Presse pour des centaines de millions de dollars pour atteinte à réputation... Il n'y a que les poursuites judiciaires pour faire stopper les médias dans leurs diffamations publiques.

Comment LA Presse peut-elle en venir à faire l'amalgame aussi rapidement entre Gagliano et Baril ? Alfonso Gagliano a soutenu des bandits de grands chemins, son bureau a aidé des tueurs de dimension internationale. Rien de la sorte, rien de comparable du côté québécois. Denis Lessard est au service d'une cause, celle du Canada et de son patron (ce qui est un pléonasme). André Pratte lui aussi, en bon thuriféraire, fait de même dans un éditorial ce vendredi. Le lobbyisme est sans doute une activité qu'il faille mieux encadré. Mais tenter d'associer le troublant Gagliano à Gilles Baril, m'apparaît pour le moins malhonnête.

Le journaliste Denis Lessard est allé encore plus bas dans sa déchéance professionnelle en rappellant que le lobbyiste en question avait été condamné pour une affaire de moeurs en 1994. Ce scribe est à mes yeux un parfait salaud. Est-ce qu'Alain Dubuc autrefois de La Presse et maintenant au Soleil de Québec, ce dernier appartenant lui aussi, comme 50% des journaux du Québec à la Famille DEsmarais-Chrétien, a-t-il déjà eu lui aussi des démêlés avec la justice ? On a le droit de poser des questions n'est-ce-pas ?

La Presse a encore une fois faite la preuve qu'il est The Gazette traduite en français.

Parlant de lobbyisme, est-ce que le fait que ce soit DEsmarais, tojours de la Famille Desmarais-Chrétien, qui préside le Comité Chine-Canada, tout en brassant de grosses affaires là-bas, ne constitue pas un fait inquiétant quand on sait les centaines de millions que le Gouvernment du Canada verse à des entreprises pour les soutenir dans leurs activités outre-frontières...

Pourquoi enfin le fanfaron à Lessard ne s'interroge-t-il pas sur les liens familiaux qui relie directement son patron au Premier ministre du Canada dont le Gouvernement verse à son empire médiatique,bon an mal an, des dizaines et des dizaines de millions de dollars en propagande publicitaire ? De cela Monsieur Lessard ne dit rien. Ni Monsieur Pratta non plus, le nationaliste de service chez Power...

Non La grosse Presse a fait encore une fois sa sale job de lèche-cul des forces du NON au Québec en tentant grossièrement de rapprocher ces deux dossiers...

Il aura fallu que ce soit Radio-Pravda qui fasse la part des choses. Il fallait voir le reportage qui a fait écho à cette manchette de La Presse. C'est avec prudence que RDI a évoqué ce dossier.

La Presse y est allé en première page, c'étai la manchette de sa livraison de ce jeudi.

Il n'est pas question ici de bénir le lobbyisme ni de donner un blanc seing à qui ce soit au gouvernement du Québec mais il y a un monde qui sépare les scandales de son Excellence Alfonso Galiano et les liens du ministre québécois Gilles Baril. Ne pas l'avoir souligné dans cet article constitue à notre avis une faute professionnelle grave qu'ont commise et Denis Lessard et La Presse.

Gilles Rhéaume