Pour un Sommet de l'information au Québec - 20-29

Gilles Rhéaume
Vigile février 2002


Où est donc passé le drapeau du Québec?...

Gilles Rhéaume Vigile 2.2.02

L'information au Québec 20

Je tiens d'abord à remercier vivement celles et ceux qui m'on transmis leur appréciation sur cette série de textes conscrés à l'information au Québec.

Il faut revenir sur l'entreprise de désinformation effectuée par Radio-Canada, le réseau RDI et autres succursales et satellites de cette Radio-Pravda canadienne qui est au service de l'ultranationalisme canadien.

La place qu'occupent le Québec et les Québécois dans les bulletins de nouvelles de la SRC syr TV5 est minable...

La plus récente illustration de cette fraude est bien ce qui s'est passé ce 1 février 2001 au bulletin diffusé vers une heure du matin en Europe de l'Ouest. Il était question du sommet de Porto Alegre. Claude Desbiens, celui-là même qui tel un idiot nous répète toutes les nuits son tonitruant BONJOUR, lisait les textes de nouvelles pendant que des images étaient présentées à l'écran. Ces images sont les mêmes que celles qui ont été diffusées sur toutes les chaînes européennes. On y voit les gens qui sont à Porto Alegre participer à une manifestation dans les rues de la ville. Il y a une mer de monde et un océan de couleurs. Il y a des drapeaux de partout. Au milieu de la foule apparaît un MAGNIFIQUE et IMMENSE drapeau du Québec, en plein centre de l'écran, le fleurdelysé rayonnait et les lecteurs de nouvelles en France, en Belgique, etc., soulignaient la participation de jeunes Québécois à ces rencontres si importantes pour justice et l'équité. Il faisait bon être Québécois en voyant cela...

Radio-Pravda a fait son oeuvre de désinformation. Encore une fois, Radio-Canada a voulu mentir au peuple. Croyez-le ou non, lors de ce bulletin canadien, les images où l'on voyait le drapeau du Québec n'ont tout simplement pas été diffusées !!! Rien de moins que de la pure censure de la part de la direction et des artisans de la SRC et du RDI ! De la censure comme les nazis en faisaient en Alllemagne, un révisionnisme comme le faisaient les soviétiques en URSS - voilà ce que l'équipe de Radio-Canada s'applique à faire lorsqu'il est question du

Québec.

Cet ultranationalisme frileux, qui a peur de montrer le Québec et les Québécois sur TV5 qui est vu partout dans le monde, est une honte pour le Canada. Il faut une enquête publique sur cette censure subie par le Québec, son peuple, ses institutions, ses droits et ses dirigeants.

Radio-Canada est coupable ! Coupable de violer les consciences avec des mensonges présentés comme des vérités. Coupable ausssi de détourner l'information à des fins bassement idéologiques. Coupable enfin de tenir en otage tout un peuple et son image...

Nous accusons la direction de la SRC, de Radio-Canada et du RDI de transgresser volontairement et constamment les règles éthiques propres à l'univers de l'information.

Nous accusons les journalistes à l'emploi de cette radio-pravda de se prêter sans mot dire à de telles bavures médiatiques.

Nous accusons les responsables de l'information de cette Radio-Pravda de mentir à l'auditoire, de déformer les faits et de découper l'information en faveur de l'idéologie ultranationaliste canadienne.

Nous accusons en particulier Jean Pelletier, nommé grâce au népotismne qui régit la SRC et CBC, de fraude intellectuelle, de malhonnêteté journalistique. Ce sinistre personnage devrait être convoqué devant le Comité de la Chambre des communes responsable de l'information. Le Bloc québécois devrait être encouragé à pousser le dossier de Radio-Canada qui est devenu un agent de désinformation publique.

Il faut dire que la SRC et CBC n'ont plus de grands dirigeants francophones à leur tête... Ottawa n'y a nommé que des valets...

Retirer ainsi le drapeau du Québec de l'écran mérite d'être sanctionné sévèrement par les instances journalistiques. Mais rien ne se fera tellement ce milieu est petit et contrôlé par les ennemmis du Québec et de la Francophonie.

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com

Merci à Vigile et Québec un pays de rendre disponible l'ensemble des textes de cette série.


Canadianiser le Québec

Gilles Rhéaume
Vigile 4.2.02


L'information au Québec 21

Les médias canadiens et québécois ont été trop occupés à cherhcer des puces du côté de Québec pour avoir pris le temps de faire leur travail adéquatement... Pourtant, il se passe des choses épouvantables à Ottawa sans que personne du monde des médias n'investisse le temps et les énergies pour informer le public des suites d'une des plus grosses affaires de l'histoire récente de la politique canadienne : l'ampleur de la propagande canadienne au Québec. À cet effet, nous invitons celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait de bien vouloir signer la pétition qui dénonce cette manoeuvre machiavélique du Canada. Il suffit de se rendre sur les sites de Vigile.net ou de Voxlatina.com

Son Excellence Alfonso Gagliano est désormais Ambassadeur du Canada au Danemark. Auparavant il était le ministre des Travaux publics et approvisionnements de ce même Canada. Or voici qu'un livre qui vient de paraître (Robert Bernier, «Un siècle de propagande ?», Presses de l'Université du Québec, 2001) dans lequel on retrouve des renseignements des plus intéressants sur tout ce dossier de la propagande fédérale. Le livre étant écrit par un ancien membre de cabinet de Guy Saint-Pierre (ministre partisan du Québec et du NON), les errements du Canada sont, comme de bien entendu, tout relativisés... Cependant malgré certains efforts pour noyer le poisson, certains faits troublants méritent d'être signalés avant que nous produisions un compte rendu de cet ouvrage qui sera disponible dans une prochaine livraison de la Revue L'Action nationale ainsi que sur notre page des comptes rendus que Québec un pays a la générosité de bien vouloir nous offir.

1-Le Gouvernement du Canada est le troisième plus grand annonceur de ce pays ;

2-La publicité gouvernementale est aussi le troisième poste en importance du Gouvernement de Jean Chrétien ;

3-Communications Canada qui succède Bureau d'information du Canada jouira d'un budget annuel minimal de plus de 125 millions de dollars ;

4-Un journaliste du Canada anglais estime à plus de 335 millions de dollars les dépenses du Canada en matière de propagande gouvernementale ;

5-Le Parti libéral du Canada contrôle toute cette publicité depuis le bureau du Premier ministre Jean Chrétien ;

6-Récemment des enquêteurs du fédéral ont découvert de très nombreuses irrégularités dans près de 600 commandites annuelles du Canada dans des activités en tous genres (sportives, amusements, foires, expositions etc.). Parmi elles, le fait que le Canada ait acheté chez Birk's pour 100,000$ de montres. Cela via deux intermédiaires. Deux firmes appartenant l'une, au père, et l'autre, au fils. Ces messieurs et leurs firmes sont des proches du parti au pouvoir à Ottawa ;

7-Des centaines de pièces justificatives sont absentes des dossiers de ce ministère. Ce scandale est aussi important que celui qui a frappé les Ressources humaines du Canada l'an dernier... Des sommes sont versées arbitrairement et sans aucun contrôle...

8-C'est une seule personne qui choisit la firme privée qui s'occupe du placement média de tous les ministères, agences, commissions et autres patentes du Canada. Cette personne est nommée par le ministre des Travaux publics. Son Excellence Alfonso Gagliano a nommé à ce poste rien de moins que son ancien chef de cabinet, Pierre Tremblay !!!

9-Le Canada a fait faire d'innombrables études afin de mieux connaître les Québécois et de les sensibiliser aux avantages de ce cher pays. La ville de Québec et la région de l'Abitibi ont été l'objet de ces examens méticuleux et méthodiques. La Capitale nationale du Québec subira sous peu une vaste offensive du Canada. Ces études ont été conçues et concoctées afin de canadianiser la ville de Québec le plus possible ;

10-Les régions rurales du Québec pourront également sentir le Canada très présent dans les prochains mois par le même type de comportement genre propagande. Toutes les classes sociales et tous les groupes d'âge sont visés par cette gigantesque entreprise de canadianiser tout le Québec d'ici le prochain référendum...

Il faut noter que l'auteur de ce livre ne partage pas cette vision de son livre. Lui-même responsable de plusieurs études effectuées pour le compte d'Ottawa, tout cela lui paraît tout à fait normal...

Don Boudria en succédant à Gagliano est devenu responsable de cette propagande. Les prochains mois seront cruciaux dans leur camapagne. Comment se fait-il qu'aucun médias, qu'aucun journaliste du Québec ne prenne le temps de creuser cette sordide et ténébreuse affaire ?

Il faut que le Bloc québécois prenne le relais et aille au fond de ce merdier.

Impossible de savoir comment cet argent budgété est dépensé au Québec ni combien de millions reçoivent les médias appartenant à la famille immédiate du Premier ministre du Canada...

Nous reviendrons sur d'autres aspect de ce livre de Robert Bernier. Ces pages sont fort instructives et bien rédigées aussi.

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com


Il n'y a rien à faire

Gilles Rhéaume
Vigile 5.2.02


L'information au Québec 22

La Presse de Montréal est la propriété de la famille immédiate du Premier ministre du Canada, Jean Chrétien, dont la fille est mariée avec un des Desmarais de Power Corporation et de Gesca (entre autres) qui contrôle également Le Soleil de Québec, Le Nouvelliste des Trois-Rivières, La Tribune de Sherbrooke, La Voix de l'Est de Granby et Le Quotidien du Saguenay/Lac-Saint-Jean. Il faut aussi rappeler que ces médias reçoivent des millions chaque année du Gouvernement du Canada pour faire la propagande de l'ultranationalisme ! Il serait passionnant de connaître le montant exact qui a été versé par Ottawa l'an dernier à ces entreprises. Il serait bon que chacun en fasse la demande en écrivant un courriel au Chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Ainsi, un de ses députés pourrait faire une demande écrite au Gouvernement canadien. Ce qui assure d'une réponse complète. Combien de millions en publicitié et autres types de services ont reçus les journaux et autres publication des Groupes Power Corporation et Gesca ?

La Presse de Montréal vient encore une fois, dans sa livraison de ce matin, de montrer jusqu'où elle peut aller dans le mensonge et la malhonnêteté. La une de ce jour est ainsi titrée :

«Les Québécois veulent des élections générales ce printemps»

Ce titre choisi par le Chef de pupitre en concertation avec le directeur de l'information et sans doute aussi Denis Lessard, l'agent de presse du NON au Québec, travesti en correspondant parlementaire.

Tout cela se base sur un sondage de la firme CROP et de son Directeur Claude Gauthier qui ont travaillé souvent pour Ottawa et le Conseil pour l'unité canadienne et autres bâtardises du Canada visant à banaliser les aspirations naturelles du Québec et de son peuple.

Selon cet autre sondage de CROP, la Prix Nobel des sondages bidons, 37% des Québécois veulent des élections générales ce printemps. 37% = les Québécois ??? Et 44% qui veulent de la souveraineté ne voudrait pas dire que les Québécois veulent la souveraineté !!!

Quelle malhonnêteté intellectuelle et quelle fraude journalistique que ce torchon qu'est devenue La Presse de Montréal, cette feuille de chou aux allures du VERS DEMAIN des Bérêts blancs. Un quotidien comme LA PRESSE qui recourre à des procédés de l'extrême-droite pour faire avancer sa cause, celle du Canada, est une disgrâce pour l'univers des médias.

Pourtant aucun recours n'est possible contre ce genre de mensonge. Surtout pas le Conseil de Presse du Québec qui laisse tout passer étant lui aussi sclérosé par les conflits d'intérêts qui le constituent...

Il n'y a rien à faire.

Les autres médias, dans leur servilíté au même maître (les $$ d'Ottawa), suivront La Presse pour dire que les Québécois veulent des élections ce printemps.

Et les 44% de tenants de la souveraineté, qui pourtant justifient les prétentions du NON, selon lesquelles les Québécois ne veulent rien savoir de la souveraineté, n'ont qu'à aller se rhabiller...

Le Soleil de Québec qui est aussi contrôlé par la famille immédiate du Premier ministre du Canada, Jean Chrétien, et qui profite également des largesses d'Ottawa en matière de publicité et de propagande, sous la plume d'une nommée Valérie Lesage, sombre lui aussi dans la vénalité avec un article parfaitement ridicule sur le même thème.

Selon cette amateure de l'écriture journalistique, qui ira loin en continuant de vomir sur tout ce qui est Québécois et en mettant sa plume au service du NON, le Parti libéral du Québec aurait une large avance de 7% sur le Parti Québécois de Bernard Landry.

Pauvre idiotie, indécrottable bavure et sale propagande que cette affirmation. Un maigre 7% d'avance des libéraux est tout sauf une large avance. Au Québec il faut tenir compte du vote des Francophones qui constituent plus de 83% de la population et là, le PQ a une «large avance» de 10% !!!

Au Québec, les magnats, les mandarins et les artisans des médias, sauf exception comme Le Devoir, font la preuve chaque jour davantage de leur incapacité chronique à jouer leur rôle, tout imbibés qu'ils sont de leurs préjugés anti-Québec et de leur soumission aux forces du NON, notamment en tant que lèche-bottines du Parti libéral du Canada qui les empiffre et les abreuve à même les fonds publics, dont une bonne partie est payée par les souverainistes du Québec...

Plus de 60% des Francophones, des consommateurs de ces médias, sont des partisans du OUI au Québec. Peu importe aux yeux de ces cyclopes, ce qui compte, c'est le Canada qui les achète!!!

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com

La série de ces textes sur l'information est disponible sur les sites de Vigile et de QUÉBEC UN PAYS que nous remercions.


Le drame de la circulation de l'information au Québec

Gilles Rhéaume
Vigile 6.2.02


L'information au Québec 23

La présence du Gouvernement du Québec au Forum de Davos à New York a été systématiquement banalisée par Radio-Canada, du moins lors de son émission quotidienne d'information sur TV5 intitulée «Le Canada aujourd'hui», qui est diffusée partout dans le monde.

Ce n'est pas la première fois que Radio-Pravda et le Réseau RDI font des pieds et des mains pour atténuer, voire complètement éradiquer, tout ce qui est québécois. Toutefois c'est cette attitude systémique qui devrait interpeller celles et ceux qui se préoccupent que l'information qui circule dans nos sociétés en soit une de qualité.

En effet, les conséquences de cette attitude toute idéologique sont nombreuses. J'ai rencontré des gens en France, en Belgique (tant en Flandres qu'en Wallonie) ainsi qu'au Luxembourg et aux Pays-Bas, qui ne saisissent pas combien et comment le Québec est le dernier bastion des Francophones d'Amérique. Je fais allusion ici à des gens qui suivent les émissions de TV5, cette fenêtre sur le monde qui en train de faire le contraire de ce qu'elle est sensée faire. Tout cela à cause du comportement erratique en fait et en droit de Radio-Canada...

IL est essentiel que le Gouvernement du Québec prenne les moyens mis à sa disposition afin que TV5 puisse se nourrir d'une information de qualité au sujet du Québec. Il faut l'écrire, il se passe des jours entiers à ce fameux «Le Canada aujourd'hui» sans qu'aucune nouvelle du Québec transpire à l'écran. Pendant ce temps de longs reportages sont consacrés aux coquerelles de la Sakastchewan, aux égouts en Alberta et aux problèmes de ponts et chaussées dans le Yukon. Tout cela comme si le Québec n'existait tout simplement pas...

Tout cela s'inscrit dans la mission de Radio-Pravda qui est de veiller au grain canadien et de combattre toute aspiration québécoise à la liberté.

Il est temps que les autorités de la SRC et de RDI soient sérieusement questionnées au sujet de la propagande ultranationlaiste canadienne dont ils sont le fer de lance. Cela ne doit pas continuer ainsi !

À New York c'était déplorable de constater la partie congrue réservée au Québec. C'est du bout des lèvres que le journaliste Pierre Tourangeau, pourtant un grand professionnel, a signalé la présence de la Vice-première ministre du Québec, Pauline Marois, à ce forum d'où le Québec est pourtant revenu avec plus de 500$ millions de dollars en investissement...

Pendant que la présence de Pauline Marois à NY était aseptisée par RDI, de longues minutes durant, des images de Jean Chrétien, de Paul Martin et de l'imbuvable Pierre Pettigrew, tous ministres du Canada, étaient projetées à l'écran.

Lors d'une des innombrables images de Jean Chrétien, cet imécile heureux a commis une gaffe qui ne fut relevée, à notre connaissance, par personne. En parlant du Canada, ce Premier ministre qui est incapable de construire une phrase en français a affirmé :

«Nous autres, on n'est pas assez «péteux de bretelles» (comme si cette expression n'était pas en soi péjorative car elle fait référence à quelqu'un qui se vante indûment). On ne dit pas assez souvent que le Canada est le meilleurs du G7.»

Il n'y a plus de G7 depuis quelques années déjà. Désormais c'est le G8 et non plus le G7 car la Russie s'est jointe au groupe des pays les plus industrialisés du monde.

Imaginons un seul instant que le Premier ministre du Québec Bernard Landry ou encore Pauline Marois aient commis cette bévue qui consiste à se tromper aussi grossièrement. Si les dirigeants québécois s'étaient permis de se tromper ainsi, Radio-Canada, La Presse de Montréal et tous les autres quotidiens du Québec appartenant à la famille immédiate du Premier ministre du Canada, Jean Chrétien, se seraient complus à signaler l'ignorance des Québécois des affaires internationales.

Mais Jean Chrétien peut faire et dire n'importe quoi n'importe où sans que Radio-Pravda et le RDI ne fassent leur travail.

Le drame de la circulation de l'information au Québec en est un de type éthique, doublé de la mainmise du pouvoir politique canadien qui empêche toute vérité favorable aux Québécois d'être présentée et mise en contexte...

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com


Les Canadiens en Europe

Gilles Rhéaume
Vigile 7.2.02


L'information au Québec 24

Pendant que les médias du Québec ne cessent de harceler le Gouvernement de Bernard Landry, qui ira en élections générales, au moment où le Premier ministre le décidera et cela, en parfaite conformité avec la loi, la propagande canadienne bât son plein, notamment en mettant tout en oeuvre pour lister les plus de 50,000 Québécois séjournant en Europe, et ce en prévision du prochain référendum sur la souveraineté.

Cette vaste entreprise reçoit le soutien actif et financier du gouvernement du Canada, via les sommes attribuées à l'infecte Conseil pour l'unité canadienne, qui transgressa grossièrement les lois québécoises sur les référendums en 1995, en subventionnant, de façon tout à fait irrégulière, des comités bidons chargés de «boursouffler» les listes des ayant-droit de vote. Voir à cet effet (sur les sites de Vigile et de Québec un pays) le mémoire que nous avons déposé à l'ONU en 2000 et intitulé: «Les violations par le Canada des droits politiques des Québécois».

Le Conseil pour l'unité canadienne est une des colonnes de la propagande canadienne. Avec des millions et des millions de dollars, chaque année, cette officine du NON commande des sondages, des analyses des médias, des études à des chercheurs et autres travaux visant à sonder les reins et les coeurs des Québécois. Une seule chose importe aux yeux de cet organe de propagande, saisir les sentiments du Québec profond et identifier les voies de le débaucher, par la suite, par des campagnes publicitaires qui cherchent à rendre le Canada sympathique, acceptable, voire nécessaire. Tout cela avec de l'argent puisé aussi directement qu'effrontément dans les fonds publics du Canada, dont plus de 25% proviennent du Québec.

Il faut souligner que le Conseil pour l'unité canadienne, comme le Bureau d'information du Canada, dont le budget est doublé, voire triplé, chaque année, sans qu'aucun média du Québec ne s'en émeuve (voir à cet égard: Robert Bernier, «Un siècle de propagande ?», Presses de l'Université du Québec, 2001), est directement relié au ministre des Travaux publics du Canada, l'Honorable Don Boudria, qui vient de succéder à Son Excellence Alfonso Gagliano que le vote des libéraux à Ottawa vient de libérer de son obligation de répondre aux questions des députés de l'opposition concernant son comportement scandaleux.

Tout cet organigramme vient d'être bouleversé avec l'arrivée de Communications Canada qui, avec plus de 750 fonctionnaires et un budget annuel annuel et récurrent de 125$ millions de dollars (plus ou moins 180 millions d'euros), lessive le cerveau des Québécois par une présence médiatique massive et constante qui déshorore tant ses commanditaires que ses diffuseurs.

Les Canadiens en Europe est le dernier temps de l'hydre du NON. Fondée en 1999, cette association est présente en France, en Belgique et au Royaume-Uni. Curieusement, elle est beaucoup plus active en France qu'au Royaume-Uni. Cela est bien un des seuls postes budgétaires du Canada où les Francophones supplantent les Anglophones. Pardon, 75% du budget de la Fête du Canada, le 1er juillet de chaque année, est dépensé au Québec, comme l'a révélé le Bloc québécois (et non pas un média)...

Les Canadiens en Europe est présidé par Pierre Jeanniot, un des mandarins de l'époque de Pierre-Elliot Trudeau, dont la haine envers les Québécois, les siens, relèverait beaucoup plus de la psychiatrie que de l'analyse politique. Cette association organise, en France et en Belgique, où se retrouvent le plus grand nombre de Québécois, en sol européen, des colloques, des séminaires et autres activités de toutes sortes.

Tout le monde sait que les Québécois qui séjournent à l'étranger pour une période de temps importante apprécient pouvoir se retrouver afin d'échanger, parler du pays, etc. Ottawa profite de cela pour les attirer dans ses cénacles diaboliques et les détourner du Québec. Cette association agit en concertation avec l'entreprise privée. Il serait intéressant qu'un journaliste prenne le temps de dresser la liste de ces entreprises et ensuite de la comparer à la liste des entreprises subventionnées par Ottawa via ses milliers de programmes. Il serait aussi fort pertinent de voir si ces entreprises qui participent activement à la canadianisation forcée des Québécois contribuent également à la caisse électorale du Parti libéral du Canada qui recueille chaque année une myriade de millions de dollars auprès des compagnies...

Il faut que nos amis Wallons, Flamands, Français adhèrent aux Canadiens en Europe. Ils en ont pleinement le droit selon les statuts de cette clique. Il serait passionnant, par la suite, qu'ils nous fassent connaître la documentation, la littérature et les activités de bras européen du NON...

Voilà ce que les médias du Canada et du Québec auraient dû depuis longtemps révéler sur ces agissements désolants de la propagande canadienne qui occupe tout le terrain... Le Gouvernemnent du Québec devrait riposter à cette attaque en sol européen. En 1995, le référendum a été volé aux forces du OUI. Les Québécois ont été trompés par Ottawa qui a tout fait pour fausser les résultats. AVec un seul et mince déplacement de 26,000, le Québec serait devenu un pays normal. Quand on connaît toutes les magouilles du NON pour augmenter irrégulièrement le nombre de NON, il faut se méfier de cette nouvelle association. Avec plus de 50,000 Québécois séjournant en Europe et ayant droit de vote au prochain référendum, il y a de quoi s'inquiéter... Ottawa veille au grain... Et ce ne sont pas les magnats, les mandarins et les artisans de la gent journalistique québécoise qui nous informeront des dérives démocratiques du Canada et de ses alliés...

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com


Les fous du Canada...

Gilles Rhéaume
Vigile 8.2.02


L'information au Québec 25

Imaginons un instant que Bernard Landry, Pauline Marois, André Boisclair ou tout autre député ou ministre du Parti québécois aient affirmé que les Libéraux de Jean Charest étaient du côté de la pègre, des Hell's Angels. Mieux encore que les tenants du NON soient des nazis, des partisans d'Hitler. Pire encore, après avoir assimilé les fédéralistes à des nazis et des racistes, imaginons que le Premier ministre du Québec refuserait de s'excuser. Que se serait-il donc passé dans les médias canadiens et québécois ?

Tout d'abord Lysianne Gagnon, chroniqueuse à La Presse aurait pondu une épître en seize parties afin de se porter au secours des accusés.

Puis toute l'équipe éditoriale du même journal, qui rappelons-le est contrôlé, comme au moins six autres quotidiens québécois, qu'il s'agisse des nationalistes de service, André Pratte et Pierre Gravel, ou encore de la relève, qui est encore plus doctrinaire, Agnès Gruda, Mario Roy, Katia Gagnon ou Michèle Ouimet, se serait émulsionnée à démontrer que les partisans du OUI sont injustes dans leur appréciation et que de semblables propos étaient absolument inacceptables et inapropriés.

À The Gazette les émotions eurent été encore plus vives si des Péquistes avaient qualifié les Libéraux de nazis. Don McPherson eût sans doute réclamé la peine de mort pour un tel délit. Bill Johnson se serait engagé immédiatement dans une grève de la faim jusqu'à ce que mort s'en suive et les éditorialistes (qui ne signent jamais leur texte) se seraient succédés à la barre pour réclamer les pires châtiments contre ces «séparatistes» qui, en plus d'être par nature de grossiers personnages, sont des êtres asociaux et dignes êtres internés dans des asiles...

Radio-Canada serait aussi entré dans la ronde. J'entends déjà Christiane Charette déchirer sa robe, mordre son micro et avaler une bouteille de lithium devant les caméras tout en s'étouffant littéralement devant autant de malhonnêteté.

Les bulletins de nouvelles de Radio-Pravda et du RDI, sous la houlette de Jean Pelletier, commissaire politique à l'information, se seraient activés à construire des reportages avec des historiens (sans doute ceux qui ont «fabriqué» la série indigeste et révisionniste qui a été présentée à CBC et à la SRC), des politicologues comme Maurice Pinard, des sondeurs comme Claude Gauthier de CROP, des sociologues et autres universitaires de service qui se seraient bousculés devant la caméra afin de dénoncer les Péquistes qui auraient procédé à un amalgame des plus épouvantables en comparant, sans nuances, les Libéraux de Jean Charest et/ou de Jean Chrétien aux hordes hitlériennes.

Sortons de la fiction pour atterrir dans la réalité et voyons les faits tels qu'ils se sont présentés :

Le Premier ministre du Canada, à la Chambre des Communes, a assimilé les députés du Bloc québécois, aux terroristes de Ben Laden !!!

Rien de moins que cela !

Il a, de plus, refusé de s'excuser.

Le Président de la Chambre des Communes a décidé que le Premier ministre n'avait pas à répondre dans ses propos !

Les médias du Canada et du Québec ont rapporté les faits de façon inégale. Nous y reviendrons...

André Pratte, dans La Presse, a timidement reproché cet écart de langage du Premier ministre. Pas plus. Au contraire, il les a relativisés en invitant tous les politiciens à plus de retenue !

Pourtant, les médias et les journalistes, qui sont encore libres (sic), devraient formellement condamner et le procédé et le contenu du délire de Jean Chrétien, qui ne possède plus les capacités intellectuelles d'occuper les fonctions qui sont les siennes. Son irresponsabilité est non seulement chronique, elle est aussi totale et porteuse de dérives troublantes.

Assimiler les souverainistes du Québec à la bande de Ben Laden, c'est appeler les fous du Canada (il y en a) à se débarrasser de cette racaille québécoise...

À suivre

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com


Décoder le langage diplomatique...

Gilles Rhéaume
Vigile 9.2.02


L'information au Québec 26

Une modeste dépêche de la Presse canadienne (agence de presse de type coopérative appartenant aux médias canadiens (ce qui dit tout de sa neutralité...)) faisait savoir, il y a quelques jours, que le Royaume du Danemark tardait à signifier officiellement l'acceptation royale et nationale de la nomination unilatérale, par le Premier ministre du Canada, sans consultation préable, avec les autorités danoises, comme le dictent pourtant les règles internationales en matière diplomatique.

Rarement a-t-on vu une semblable langue de bois que celle qui a été utilisée dans cette dépêche qui n'est pas sans rappeler le ton du Quotidien du peuple à Pékin et de La Gramma à La Havane...

Il faut savoir décoder le langage diplomatique. Aucun média du Canada et du Québec n'a pris le temps de faire le point sur cette nomination non seulement hautement partisane mais surtout sur cette nomination insultante pour un pays ami comme l'est le Danemark...

En désignant son Excellence Alfonso Gagliano comme Ambassadeur du Canada au Danemark, le Gouvernement du Canada s'est placé, au plan international, dans une position fort inconfortable, voire intenable. Gagliano n'est pas n'importe qui ! Et le Danemark ne souhaite pas devenir ni «la poubelle» du Gouvernement du Canada ni «le porte-ordure» de Jean Chrétien. Et pourtant...

ALfonso Gagliano a un dossier politique troublant dont les premiers éléments ont été connus dès l'arrivée de Jean Chrétien à la direction de ce pays sans bon sens qu'est le Canada. Chrétien aurait bien voulu nommer Son Excellence au Cabinet des ministres mais ce distingué député avait des cadavres dans son placard (Voir «Les Liens du Sang» paru chez Stanké en 2001 consacré au réseau de la mafia canadienne notamment à Montréal et à Toronto)... Trois mandats libéraux plus tard, son placard est devenu une véritable morgue, si l'on en croit tout ce qui a été rendu public sur le sympathique Gagliano...

Ministre responsable de la propagande canadienne (que nous dénonçons dans une pétition que nous vous invitons à signer et à faire signer en vous rendant sur Vigile.net ou sur Voxlatina.com ledit ministre déchu et recyclé en diplomate en poste à Copenhague n'a pas fait dans la dentelle alors qu'il assumait ses fonctions à la Goebbels. Les contrats attribués irrégulièrement à ses petits amis, comme la fameuse Michèle Tremblay, ex-journalistes au Journal de Montréal et autrefois fort aise de se pavaner dans les salons de la SSJB-M et de s'y présenter comme la plus ardente des indépendantistes, qui reçut, chère elle, pendant des années consécutives, des millions et des millions de dollars pour s'occuper des visites ministérielles canadiennes au Québec.

Le séraphique Gagliano a aussi nommé son Directeur de Cabinet, Pierre Tremblay (voir Robert Bernier, «Un siècle de propagande ?»,Presses de l'Université du Québec, 2001), haut responsable de Communications Canada qui, avec 750 employés et plus de 125$ millions de dollars chaque année inondera le Québec de sa publicité infecte et indigeste...

Gagliano a permis que «Les minutes du Patrimoine» de Robert-Guy Scully soient secrètement subventionnées par son ministère avec la complicité salivante de Radio-Pravda qui a diffusé, sur RDI (Réseau de l'information continue de la SRC) pendant des années, cette émission sous de fausses représentations...

Gagliano a aussi permis que des centaines voire des milliers de projets culturels, sportifs, artistiques reçoivent des subsides du Canada, dans des conditions troubantes qui ont été dénoncées par les vérificateurs de son propre ministère...

Il est fort compréhensible que le Danemark prenne son temps avant de recevoir cette nomination si incongrue...

Ce qui surprend c'est le silence des médias canadiens et québécois sur les suites de cette affaire diplomatique. Auncun éditorial, aucun commentaire, aucune colonne et aucune chronique ni dans les journaux, ni à la radio ni à la télévision. Pourtant cela est de la plus haute importance, il s'agit de la réputation du Canada, de sa réputation de probité. Rien de moins !

La Reine du Danemark serait à l'étranger. Elle en reviendra... Son excellence entrera en poste sous peu. Aurons-nous des images de la présentation de ses lettres de créance à la souveraine danoise ? Les médias de chez nous et du Canada nous feront-ils connaître l'accueil qui sera réservé au nouvel ambassadeur canadien ?

Il faut souhaiter qu'au-delà des petits fours, nos analystes sauront identifier la nature et la portée du malaise dont la maladresse de Jean Chrétien et le passé troublant d'Alfonso Gagliano auront été la cause directe...

Combien de nominations libérales dans les Ambassades canadiennes ?

À suivre...

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com


24 heures à Québec

Gilles Rhéaume
Vigile 10.2.02


L'information au Québec 27

C'est sans hésitation aucune que nous saluons le travail minutieux de celles et de ceux qui ont oeuvré dans l'organisation de ces 24 heures sur TV5 dont l'audience est mondiale et les répercussions les plus porteuses. Bravo à Sophie Durocher et Jean Fugère ainsi qu'à Frédéric Mitterrand (le neveu de François et animateur bien connu de la télé française) pour la qualité de leurs présentations. Quels beaux documentaires nous a-t-on présentés également. Je pense à celui consacré à Félix Leclerc, ainsi qu'à celui conscré aux années de la Révolution Tranquille. Quant au film rappelant le voyage du Général De Gaulle en juillet 1967 (il faudra célébrer dignement les 35 ans du Vive le Québec libre, en présence du Premier ministre Landry (ce serait une 1ère), ce fut tout simplement lumineux !!!

Rien n'a été plus triste toutefois que la malheureuse prestation du correspondant de Radio-Canada à Paris, Guy Gendron. Déplorable, lamentable et humiliante pour nous tous et toutes que cette prestation. Gendron avait l'air d'un minus à cette émission Kiosque qui réunit chaque semaine une tablée de journalistes étrangers vivant en France...

Guy Gendron, en digne représentant de Radio-Pravda, a été incapable, non seulement de formuler correctement plus de trois phrases successives en français, mais surout parfaitement impuissant à répondre intelligemment à aucune des questions concernant le Québec et le Canada dont c'était pourtant le thème de l'émission dans le cadre justement de ces fameuses 24 heures à Québec.

Comme Robert Bertrand l'a si bien exprimé, dans un message sur Avant-garde Québec, à la question de savoir si la SRC et RDI étaient un nid de fédéralistes ou de souverainistes, il a répondu comme un béotien : «c'est un nid.»

Quelle fieffé menteur que ce Gendron ! Incapable de se souvenir de l'affaire Normand Lester, du scandale des «Minutes du patrimoine» et autres semblables bavures de Radio-Canada, le petit Gendron a tout fait pour tourner autour du pot... Heureusement que le journaliste Philippe Meyer de l'hebdomadaire Le Point était là pour parler positivement du Québec...

Plus on y réfléchit, plus on se rend compte combien Radio-Canada et RDI nuisent au Québec notamment au niveau international... L'affaire est suffisamment grave pour que Télé Québec travaille rapidement à la mise sur pied d'un service de l'information...

Le Gendron en question a commencé par affirmer le plus sérieusement du monde que les récents remaniements ministériels tant à Ottawa qu'à Québec s'expliquaient par les affaires Gagliano et Baril !!! Il faut le faire. Tels les soviets, Radio-Pravda et ses petits commissaires modifient l'histoire en fonction de leurs besoins...

Il en a été ainsi tout au long de cette émission durant laquelle tout Québécois qui la regardait devait être gêné, humilié d'être représenté par un individu aussi inapte que ce Guy Gendron. Pourtant ce journalistes n'est pas dépourvu de talent, il a fait brillamment ses preuves professionnelles dans le passé. C'est l'esprit de cette Radio-Pravda canadienne qui dégénère nos gens, les rend stupides et crétins. Gendron ne voulait tout simplement pas déplaire à ses patrons de la SRC et de RDI... Voilà pourquoi il s'est comporté comme un mauvais journaliste. Tout est là. Même les plus compétents de nos journalistes doivent s'abrutir pour conserver leur emploi...

Les téléspectateurs de TV5 heureusement n'ont pas été dupes de la tartufferie de Guy Gendron, ils savent souvent que le Québec est coincé dans le Canada. Ils savent aussi que Radio-Canada est contrôlé avec beaucoup d'autorité par le Gouvernement du Canada et que les Québécois qui y travaillent doivent montrer pattes blanches...

Il y avait aussi à cette émission un Canadien anglais, autrefois de la CBC et actuellement à l'emploi d'une radio privée américaine et qui est en poste à Paris. L'exemple même des journalistes du Canada imbibés de préjugés à l'égard des Québécois, ce journaliste de pacotille a tout fait pour minimiser le Québec, notamment lorsqu'il a affirmé que le Général De Gaulle avait bien attristé et choqué les Canadiens anglais, qui s'étaient battus à Dieppe, lors du débarquement, en faisant allusion, le 24 juillet 1967 à Montréal, à la Libération de la France. Comme s'il n'y avait pas eu de Canadiens-Français à Dieppe ! Quel scandale. Guy Gendron n'a rien dit...

Elles furent merveilleuses ces 24 heures à Québec. Un seul moment fut épouvantable pour le Québec, ce fut celui où un représentant officiel de notre Radio-Pravda du Canada, un Québécois de service, est venu faire de la mauvaise figuration sur TV5. C'est tout dire...

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com


Une marge que seule la partisanerie peut franchir

Gilles Rhéaume
Vigile 11.2.02


L'information au Québec 28

Parmi les nombreuses illustrations de la servitude de la presse québécoise à l'ultranationalisme canadien et, pour 51% de la presse écrite quotidienne, au gendre lui-même du Premier ministre du Canada, l'attitude du Soleil de Québec constitue sans nul doute possible la désinformation par antonomase...

Gilbert Lavoie qui signe un texte dévastateur contre Bernard Landry n'en est pas à ses premières frasques ni avec sa première distance d'avec la vérité. Ce n'est pas l'éthique journalistique voire l'éthique tout court qui l'étouffe cet ancien employé de Conrad Black désormais à la solde de Power Corporation et de Gesca, ces mastodontes du monde des médias qui reçoivent bon an mal an des millions et des millions de dollars du Gouvernement du Canada dirigé par Jean Chrétien, le papa de France Chrétien-Desmarais qui siège au Conseil d'administration de ces entreprises... Cela ne semble pas intepeller le Chanoine Gilbert Lavoie, qui pourtant, ne se gêne pas pour questionner le Gouvernement du Québec sur des sujets qu'il estime inacceptables au plan moral...

Monsieur Lavoie va jusqu'à oser écrire que jamais Son Excellence Alfonso Gagliano n'avait fait quoi que ce soit d'illégal. En faisant référence au nouvel Ambassadeur du Canada au Danemark qui a été démis de ses fonctions ministérielles, après qu'une quinzaine de bavures, de dérives et de magouilles eurent été rendues publiques, le Chanoine Lavoie, du haut de sa tour d'argent, a voulu se poser en grand-prêtre de la probité. Pourtant lorsque l'on demeure dans une maison de verre, il est imprudent de lancer des pierres sur celle de son voisin... La maison du Soleil de Québec est pourtant bien en verre... d'un verre rouge, écarlate et cramoisi... Le Parti libéral du Canada et Le Soleil de Québec c'est du pareil au même.

Il y a au Québec un nouveau clergé beaucoup plus intransigeant que celui qui régnait jusqu'à la Révolution Tranquille. Il faudra bien un jour que les intellectuels prennent le temps d'analyser cette attitude agressive de l'univers des médias qui est si empressé à pourfendre Québec et si laxiste lorsqu'il s'agit du Canada... Il n'y a pas que le conflit d'intérêt d'ordre financier et familial qui peut expliquer cette tendance récurrente...

Alfonso Gagliano n'aurait rien fait de mal au sens légal :

Cet ancien ministre de la propagande canadienne au Québec a versé, pendant des années consécutives, des millions de dollars à une firme de ses amis, avec Michèle Tremblay, une intime du ministre, comme principale bénéficiaire et ce, sans appel d'offres...

Les pièces justificatives de plus de 300 dossiers de commandite de son ministère ont carrément disparu ou sont tout simplement inexistantes...

Gilbert Lavoie n'a qu'une idée en tête : nuire au Gouvernement du Parti québécois, cela est évident.

Ceci étant dit, il est entendu que le Gouvernement du Québec doit procéder à des réajustements. Cela est vrai pour tous les gouvernements. Quand il y a des erreurs, il faut les corriger. Mais de là à jouer les vierges offensées, il y a une marge que seule la partisanerie peut franchir.

Nous comprenons tous que le Chanoine Lavoie doive plaire à son nouveau patron sur le terrain, l'imbuvable Alain Dubuc, le sépulcre blanchi venu de La Presse de Montréal, qui appartient aussi à la Famille Desmarais-Chrétien, pour veiller au grain à Québec. Il n'est pas nécessaire toutefois de se comporter en bouffon du Bois-de-Boulogne...

Il est évident que les médias du Canada et du Québec sont entrés dans une phase particulière. Comme Jean Chrétien lui-même, l'a révélé, dans son et unique livre intitulé «La fosse aux lions», quand cela est nécessaire, les médias fédéralistes savent se concerter afin de nuire au Québec. Il y a des ententes secrètes sur les manchettes à la une, sur les résultats de sondage, sur les éditoriaux. Cette concertation est reine actuellement car il y a des élections prévues à Québec. Il ne faudra pas se surprendre de tout ce qui se passera dans les médias d'ici là. Rien ne sera ménagé pour ternir l'image de Bernard Landry et de son gouvernement...

Pendant ce temps, Ottawa salive et les proches du Parti libéral s'enrichissent à qui mieux mieux, à commencer par les magnats de la presse...

Gilbert Lavoie recevra sa récompense canadienne tôt ou tard...

Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com


Ottawa vs la naïveté des Souverainistes

Gilles Rhéaume
Vigile 13.2.02


L'information au Québec 29

Combien de médias, pourtant si empressés à détruire tout ce qui bouge à Québec, ont rappelé l'aventure combien plus grave que celle qui est reprochée si violemment à Raymond Bréart, qui a été celle, tout récemment encore, d'un nommé CORBEIL, qui en tant que directeur général du Parti libéral du Canada et dont le frère fut ministre conservateur à Ottawa et maire d'ANJOU, a été bel et bien reconnu coupable par les tribunaux d'abus de tout alors qu'il recevait d'Ottawa la liste des entreprises subventionnées par le Gouvernement canadien et qu'il est allé les solliciter financièrement pour la Caisse électorale de Jean Chrétien ?

Combien de journalistes se sont intéressés au cas de John Parisella, ex-chef de cabinet de Robert Bourassa, converti en expert-conseil en tout, et sollicité souvent par Radio-Pravda et autres semblables patentes qui se présentent comme médias d'information ? Qui s'est intéressé à ce monsieur qui siège également sur le Conseil pour l'unité canadienne ?

Combien de médias se sont penchés sur le scandale des firmes de communication qui font la rue pour Ottawa en obtenant des contrats mirabolants dans des conditions scandaleuses ?

Combien de scribouilleiurs ont osé dénoncer la débauche par le Canada, par un système clairement établi, des médias qui reçoivent annuellement des centaines de millions de dollars de ce Canada proxénète ?

Pendant ce temps toutefois, les charognards salivent sur les carcasses québécoises en confondant tous les genres et en utilisant tous les moyens pour assourvir leurs bas instincts et leur esprit de vengeance...

Le départ de Gilles Baril est une décision extrêmement triste dont les conséquences sont encore insoupçonnées dans plusieurs milieux mais non pas à Ottawa qui sable le champagne en voyant combien et comment les médias font bien le travail qui leur a été confié. De sources amies et hautement bien placées à Québec, nous avons appris la nature du comportement des journalistes qui harcèlent systématiquement les responsables québécois. Des dizaines de journanalistes sont à l'oeuvre avec des budgets importants afin sortir tout ce qui peut nuire au Parti québécois...

Les souverainistes du Québec devraient faire preuve de plus de prudence dans la distribution de leurs félicitations...

Ce qui se passe présentement à Québec n'augure rien de bon ni pour le Québec ni pour sa libération...

Tout cela peut changer, bien sûr, mais la pression journalistique et la hargne dont plusieurs écrivaillons font actuellement preuve, ne pourront que conduire les forces du NON vers une victoire électorale à Québec.

Cela n'est pas définitif. Il reste encore des cartes, des as et des atouts, dans le jeu québécois. Nous sommes encore bien loin de l'Auberge de Grand-Mère...

Ottawa connaît très bien les Québécois, puisque plus de 300 études suventionnées par la bande à Gagliano, visant à mieux connaître leurs comportement et leurs convictions ont été effectuées depuis 1995. Avec la collaboration joyeuse et fortement rémunérée d'une presse servile et prête à tout pour que Québec tombe; le Canada espère récolter gros et vite.

Nous n'avons encore rien vu.

Tout ne fait que commencer. L'infiltration par les agents d'Ottawa. Il y a des provocateurs à la solde et payés par Ottawa partout sur les sites de discussion sur Internet (certains se drapent d'un manteau pour attaquer plus sournoisement), dans les organisations patriotiques, au Parti québécois, à tous les échelons même les plus élevés, etc. etc. etc.

Voilà pourquoi il est essentiel que les souverainistes prennent le temps d'analyser sérieusement ce qui se passe. Ce n'est pas du côté de la presse et de ses pantins qu'il faut regarder pour mieux cerner la réalité québécoise.

La vraie bataille ne fait que commencer. Si les souverainistes venaient à la perdre, ce serait très grave. Le Québec signerait la constitution canadienne, la concentration des médias entre des mains canadiennes seraient totale, la loi 101 serait déposée aux ordures, des vrais scandales, pas des «peanuts», des vrais scandales comme ceux des Olympiques en 1976, alors que le Parti libéral du Québec a puisé directement dans les fonds publics sans AUCUNE CONSÉQUENCE, feraient légion...

La vraie bataille, si les souverainiste veulent la gagner, doit commencer par un vaste ménage dans leurs propres rangs. Cela sera difficile, voire douleureux, mais il faudra se débarrasser de certains éléments qui ne sont pas à leur place parmi nous.

Hélas, dans toute société moderne et démocratique, les médias d'information contribuent positivement à ces remises en question.

Pas au Québec, car les magnats, les mandarins et les artisans de la presse sont les missionnaires, voire les mercenaires au Québec d'un Canada corrompu et ambitieux qui ne recule devant aucune ignominie pour arriver à ses fins...

Ce qui vient de se passer au Québec depuis deux semaines n'est que le prélude...

Nous saurons résister !

Gilles Rhéaume
bienvenue62@h...