Pour un Sommet de l'information au Québec - 30-39
Gilles Rhéaume
février 2002
Gagliano et le silence des médias
Gilles Rhéaume
14.2.02
L'information au Québec 30
Alors que les scribouilleurs, les faiseurs de son et d'images se bousculent
aux portes afin de nuire au Gouvernement du Québec, les redondances de
Radio-Pravda et de son Réseau de l'Information (RDI)qui en sont une
illustration des plus patentes, Son Excellence Alfonso Gagliano, Ambassadeur
du Canada au Danemark, non encore reconnu par les autorités de Copenhague,
s'en tire fort bien dans les médias qui font preuve, dans ce dossier
pourtant hautement scandaleux, d'une paresse déshonorante, inquiétante et
surtout révélatrice des liens d'argent, idéologiques et aussi du sang qui
unissent les médias canadiens et québécois au Gouvernement du Canada...
Pourtant ce ne sont pas les pistes de recherche qui manquent si quelqu'un
voulait creuser comme il se doit cette ténébreuse affaire Gagliano dont les
magouilles, les bavures et les faux-pas en matière éthique sont aussi
innombrables qu'imbuvables...
Les Libéraux du Canada ont un lourd dossier en matière d'abus de pouvoir, de
nominations partisanes, d'octrois de contrats à des proches voire à la
famille immédiate des grands canons et des organisateurs politiques (Combien
de juges qui siègent actuellement à la Cour supérieure, à la Cour d'Appel et
à la Cour suprême du Canada sont des petits amis du régime libéral ?).
L'histoire du Canada est celle du patronage qui en est la fibre, la
caractéristique définissante depuis la construction des chemins de fer, en
1867, jusqu'aux subventions accordées tout récemment à l'Auberge de
Grand-Mère si rapprochée de Jean Chrétien.
Les médias ont opté pour le minimun d'information dans le cas Gagliano.
Seules les dépêches incontournables, celles qui ne peuvent pas ne pas
paraître réussissent à être diffusées.
Un timide et timoré éditorial de quelques lignes à peine dans La Presse de
la Famille Desmarais-Chrétien pourtant si empressée, par ailleurs, à
fustiger quotidiennent Bernard Landry, les ministres du Gouvernement du
Québec et tout ce qui est souverainiste...
Faisons le point que les médias du Québec ne font pas sur la troublante
affaire Gagliano :
Il est de plus en plus évident que Son Excellence Gagliano a tiré souventes
fois les ficelles afin que ses amis, ses proches et jusqu'à sa famille
immédiate profitent des fonds publics du Canada dont 25% proviennent du
Québec.
Il est démontré que des compagnies appartenant à des Libéraux notoires,
notamment dans le monde des communications qui, ne l'oublions jamais, peut
s'appuyer sur un budget annuel de 335 millions de dollars par année selon
les résultats d'une recherche publiée dans The Globe & Mail... Ils ne se
comptent les militants libéraux qui ont profité des largesses immorales
d'Alfonso Gagliano. Seule une vaste enquête publique permettrait de lever le
voile sur ce qui apparaît de plus en plus comme un des scandales les plus
gigantesques de toute l'histoire politique canadienne. Encore hier, selon
des documents déposés en Cour supérieure, cet indigeste Gagliano aurait fait
pression afin de favoriser ses proches politiques...
S'il n'y avait que les petis amis...
La famille même de Monsieur Gagliano a profité de sa position pour
s'enrichir. En effet, une firme largement subventionnée par ses bons
offices a pu engager son propre fils sans que personne ne s'en émeuve
vraiment.
Comment ne pas mentionner non plus les centaines d'études, de sondages et
d'analyses dite médiatiques commandées et chèrement rémunérées, dans des
conditions troublantes, afin de mieux connaître les Québécois pour ensuite
mieux les berner ?
Jean Chrétien, le plus grand défenseur de la moralité d'Alfonso Gagliano,
empêche les députés de la Chambre des communes de jeter la lumière sur cette
triste affaire qui ternit non seulement l'intégrité du Gouvernement du
Canada mais le Canada lui-même lorsque l'on prend le temps de lire la presse
danoise, par exemple. Il faut saluer ici le travail remarquable de Ghislain
Lebel, député bloquiste de Chambly, pour les efforts constants et réitirés
qu'il consacre à ce dossier. Toutefois la majorité libérale s'oppose à ce
que Gagliano comparaisse devant un comité de la Chambre pour répondre aux
question des élus du peuple sur son éthique politique...
La table est mise pour Son Excellence Gagliano. En plus de sa somptueuse
pension politique, il recevra les gras émoluments réservés aux Ambassadeurs
ainsi qu'à leur impressionnant compte de dépenses. Quel journaliste de
Radio-Canada, de La Presse de Montréal ou de tout autre média a pris le
temps de fouiller cet aspect spécifique du dossier ? Quel journaliste ? Un
seul nom svp !!!
Les médias préfèrent s'en prendre aux gens de Québec et laisser ce qui
ressemble de plus en plus à un régime de type mafieux s'incruster au
Canada...
Vive Gagliano, sa probité et sa moralité, lancera bientôt Stéphane Bureau
depuis son trône à Radio-Pravda et au RDI...
Gilles Rhéaume
bienvenue62@h...
Radio-Canada censura
donc ces images
Gilles Rhéaume
15.2.02
L'information au Québec 31
La tournée de l'Équipe Canada en Russie est une autre occasion de mesurer
combien et comment Radio-Canada et RDI se comportent en matière de
propagande car le choix des images, la sélection des thèmes traités et la
hiérarchisation des faits et des données sont autant de paramètres
mesurables au plan matériel et appréciables au plan éthique. Notre examen se
fonde sur les nouvelles diffusées par Radio-Canada sur TV5 lors de ses
journaux qui paraissent quotidiennement à 01h, 04 et 08 hres. Cela est
d'autant plus important et pertinent que les choix éditoriaux de cette
société d'information sont à la source des perceptions internationales de la
réalité canadienne et québécoise...
Deux journalistes de Radio-Pravda assument la correspondance avec le Canada,
Michel Cormier et Patrice Roy, dont on ne peut douter d'une quelquonque
affinité avec les souverainistes du Québec (catégorie de citoyens du Québec
privés, par une loi du Canada (loi C-20) de droits politique universellement
reconnus). Ces deux comparses ont déjà fait amplement leurs preuves
d'ardents défenseurs des valeurs canadiennes et de fervents opposants aux
thèses québécoises. D'ailleurs il serait impossible autrement qu'ils soient
devenus ce qu'ils sont... Jean Pelletier, commissaire politique à
l'information à Radio-Canada et au Réseau de l'information, est en osmose
complète avec les ukases du Gouvernement Chrétien en matière de propagande
et de révisionnisme... Nous recommandons la lecture de notre série de
textes consacrés à une étude comparative sur le Canada et l'ex-URSS. Ces
articles sont disponibles sur les sites de Vigile et de Québec un pays. Les
similitudes entre les nationalismes décadents canadiens et soviétiques sont
étonnants... Même les lois sont semblables, notamment en matière
sociolinguistique...
Les téléspectateurs de TV5 ont eu droit ce 15 février 2002, en regardant le
bulletin de 01 heure, à l'archétype des oeuvres antimédiatiques et
radiopravdiennes au Canada. Pendant le topo aux images bien campées et,
surtout bien sélectionnées, par les services de la propagande canadienne, on
a pu voir l'arrivée dans les salons du Kremlin du Père de la nation
canadienne, le très Honorable Jean Chrétien qui, accompagné d'une suite
majestueuse, s'est présenté à Vladimir Poutine. Il était possible d'y
apercevoir très rapidement aussi le Premier ministre du Québec, Bernard
Landry. Monsieur Landry suivait immédiatement Monsieur Chrétien lorsque ce
dernier serra fraternellement la main de son homologue russe. Une seconde
de plus et on aurait vu à l'écran de télévision le Premier ministre du
Québec serrer la main de Poutine... C'eût été trop ! Radio-Canada censura
donc ces images. Il était évident que cet échange de poignée de mains entre
les Chefs d'Etat du Québec et de la Russie a été filmé par les caméras mais
cela ne convient pas aux autorités canadiennes. Le Premier ministre du
Québec ne doit avoir aucune activité internationale importante et ces images
auraient pu nuire à la nette prédominance qui doit être celle du grand
démocrate canadien, de l'ami des pauvres, du défenseur des droits qu'est
Jean Chrétien...
Il en est toujours ainsi à la SRC (Radio-Pravda du Canada). Comment est-il
possible que cela semble échapper à tant d'observateurs de la scène
politique québécoise pourtant si attentifs à tout qui vient de Québec ?
Les deux sympathiques guignols de Radio-Canada qui tiennent lieu de
journalistes couvrant cette virée canadienne n'ont pas pris le temps non
plus de signaler que Vladimir Poutine, cet ancien dirigeant de la police
politique aux moeurs assassines, est aussi le boucher sanguinaire de la
Tchétchénie qui a perdu plus de 10% de sa population à cause de la barbarie
russe qui n'a pas son égal en termes d'exactions inhumaines...
Pas un mot sur ce fasciste impénitent de Poutine dénoncé par toutes les
organisations internationales préoccupées des droits humains... Les
intérêts bien compris des valeurs canadiennes commandent à la presse de bien
couvrir les Russes...
Il aura fallu lire dans Le Devoir du 15 février le texte lumineux de Claude
Lévesque pour en savoir plus sur ce sinistre personnage qui égorge
sauvagement tout un peuple... Il est vrai qu'en matière d'égorgeur le
Canada est bien servi. Qui ne se souvient pas de ces images qui ont fait le
tour du monde montrant le Premier ministre du Canada, Jean Chrétien, attaquer
férocement à la gorge un militant québécois. Que sont devenues ces images à
Radio-Canada ?
Rien non plus sur les accointances historiques et répétées de Jean Chrétien
avec les grands dictateurs du monde qu'ils soient à Cuba, en Chine, en
Algérie et en Russie. Rien tout cela semble normal aux journalistes format
de poche qui peuplent les médias du Canada et du Québec de leurs comptes
rendus aux saveurs de l'ultranationalisme canadien...
Le Canada c'est la patrie du mensonge médiatique, de la corruption et des
pots-de-vin. C'est aussi le royaume de la désinformation systémique dont
les artisans sont liés au pouvoir politique canadien. Tout y est aseptisé afin
de banaliser le Québec et ses aspirations. Tous les coups sont permis afin
que les médias ne soient que le relais, que la courroie de transmission des
ukases canadiens...
Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com
La palme de la démesure
Gilles Rhéaume
16.2.02
L'information au Québec 32
La règle du deux poids deux mesures exprime bien clairement une des tristes
mais combien vérifiables réalités de l'univers médiatique canadien et
québécois. Il y a chez les journalistes une espèce de complexe qui les
pousse à sévir plus souvent et plus durement contre le Gouvernement du
Québec qu'ils ou qu'elles ne le font à l'égard de celui du Canada. Cela est
indubitable, chaque jour davantage cette loi journalistique canadienne
transpire de chacun de nos médias. Encore une fois, la palme de la démesure
revient à La Presse de Montréal, appartenant à la famille immédiate du
Premier ministre du Canada, Jean Chrétien. Cette même Presse qui a tant
fait pour aider les forces du NON autant en 1980 qu'en 1995, lors des deux
référendums sur la souveraineté du Québec... La seule évocation du nom de
son ancien éditeur, qui le prononçait lui-même bêtement à l'anglaise,
Rogerrrrr DI Lannnndriiii (lire Roger D. Landry), suffit à donner la nausée à
quiconque au Québec est encore capable d'un minimun d'honnêteté
intellectuelle. Pierre Falardeau, dans son film «Le temps des bouffons»,
a brillamment illustré et immortalisé la stupidité de cet imbécile heureux,
de ce parfait colonisé vendu à la minorité coloniale anglaise de Montréal,
ceux que le regretté René Lévesque a qualifiés de «Rodhésiens»... Il est
important de rappeler à qui nous avons affaire quand il est question du
journal La Presse de Montréal...
Quand Lysiane Gagnon devise sur la nature et la portée de l'éthique, elle
sait de quoi elle parle...
Comment une si haute autorité morale que la sienne, est-elle incapable de
dire formellement les choses comme elles sont lorsqu'il s'agit des intérêts
immédiats, qu'ils soient financiers ou politiques, de l'entreprise qui la
paie depuis tant de décennies ?
Pourquoi Lysiane Gagnon, au lieu de faire la morale à Québec, ne rappelle
pas que Power Corporation, qui la paie, est dans une parfaite situation de
conflits d'intérêts lorsqu'il est question du Gouvernement du Canada, du
Premier ministre du Canada, dont la propre fille siège au Conseil
d'administration de la compagnie et dont le gendre, un des Desmarais, dirige
La Presse ?
Comment cette papesse moralisatrice fait-elle pour ne pas dénoncer
vigoureusement le fait que La Presse, et les autres journaux des groupes
Power et Gesca reçoivent chaque année des dizaines voire des centaines de
millions de dollars du Gouvernement du Canada pour inonder le Québec d'une
propagande qui rappelle celle de l'Allemagne des années trente ?
Pourquoi cette chanoinesse qui distingue si rapidement le bien du mal
est-elle incapable de mettre des mots sur les ignominies commises par son
journal lors des référendums de 1980 et de 1995 ?
Pourquoi aussi Lysiane Gagnon, qui fut à l'origine du RIN et qui,
aujourd'hui travestit à son gré l'histoire afin que son passé ne nuise pas à
son curriculum, pourquoi ne dit-elle pas, cette ancienne femme d'André
d'Allemagne, tout ce qui passe à La Presse quand il s'agit de nuire au
Québec, tel le travail de désinformation des chefs de pupître, tel aussi le
marchandage idéologique et les manquements patents avec l'éthique qui
caractérisent la préparation des questionnaires de sondages, la construction
des échantillonnages, le charcutage des réponses et l'articulation des
résultats afin d'aider le Canada, le NON au Québec et le Parti libéral du
Québec ?
Si Madame se tait et si elle se complaît dans son rôle de sous-traitante de
l'information en vendant ses services à la presse anglaise où elle peut là
encore déverser son venin contre les siens, c'est tout simplement parce
qu'elle n'est plus libre ! Madame Gagnon est prisonnière de ses relations,
elle est prise en otage par son entourage immédiat...
En somme Madame Gagnom peut bien encore continuer de faire la pie
anti-Québec si cela lui plaît. Tant mieux si elle peut ainsi se préparer
une retraite dorée. Grand bien lui fasse. Mais le lectorat n'est pas dupe
de ses stratagèmes et de ses magouilles...
Il est triste de constater qu'autant de talents soient ainsi détournés au
service d'une cause qui ternit l'oeuvre de toute une vie.
Quelle triste fin de carrière que celle de cette femme devenue une des
vestales des forces du NON...
Vieillir n'est pas toujours aussi facile qu'on ne le croit...
Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com
Le Québec est gardé dans
l'ignorance de ce qu'il est et de ce qu'il veut devenir
Gilles Rhéaume
19.2.02
L'information au Québec 33
Rien n'est plus grave pour une société dite moderne que l'absence de liberté
de la presse. La presse doit pouvoir assurer la plus grande circulation des
idées, des opinions et des analyses. Il est néccessaire pour qu'une société
puisse s'épanouir que les courants d'idées qui la traversent soient connus,
débattus, remis en question et reformulés. Hélas, le Québec est privé de
cette colonne définissante des sociétés modernes car la presse y est
noyautée par une clique au regard torve. Les forces du NON, en occupant tout
le terrain médiatique (sauf exception, dont Le Devoir de Montréal), le
discours, l'argumentaire et l'analyse souverainistes sont parfaitement
absents de l'univers médiatique, si ce n'est que pour y être banalisés,
aseptisés, minorisés et ostracisés. Que ce soit la presse écrite (contrôlée
par la famille du Premier ministre du Canada et grandement subventionnée par
son gouvernement pour faire de la propagande au Québec), la presse
électronique (toute asujettie au CRTC et bénéficiaire des budgets
canadiens),
la presse télévisuelle (Radio-Canada contrôlé par Ottawa et le Parti libéral
ainsi que les stations privées qui relèvent aussi du CRTC et qui jouissent
également des millions du Gouvernement Chrétien), toute la gent médiatique
présente au Québec est redevable, d'une façon ou d'une autre, au pouvoir
politique canadien et au Premier ministre Chrétien lui-même.
Le Québec est donc sclérosé, ossifié au plan journalistique. Elles sont
rares les sociétiés modernes qui sont prises de ce mal avec une telle
intensité, sauf peut-être l'Italie de Sylvio Berlusconi...
Il n'y a donc pas de liberté de presse au Québec, tout le terrain des
éditorialistes, des chroniqueurs, des analystes et des commentateurs étant
occupé par des individus qui ne peuvent et ne doivent nuire aux forces du
NON au Québec. Il suffit de parcourir la presse écrite tous les jours pour
constater l'ampleur de cette dérive... Comme si les journalistes au Québec
se devaient de remplir le rôle d'aboyeurs de service contre Québec et ses
projets...
Nous ne le répéterons jamais assez, plus de 44% des Québécois sont
favorables au OUI, dont plus de 60% des Francophones, et les médias
francophones, cette fois tous sans exception, agissent comme si les
Québécois rejettaient la souveraineté.
Cela est si grave, qu'il est essentiel d'informer les instances
internationales qui se préoccupent de ces questions. Le Québec est gardé dans
l'ignorance de ce qu'il est et de ce qu'il veut devenir. Tout un peuple est
pris en otage par l'argent d'Ottawa et la complicité active, joyeuse et
renouvelée des magnats, des mandarins et des artisans de la presse. Il faut
que cette fraude, que cette imposture cesse !
Tout est fait présentement pour nuire au Gouvernement du Parti Québécois.
Au-delà des considérations partisanes, il faut reconnaître cette donnée
fondamentale de la problématique des médias au Québec et tout faire pour que
la liberté de presse y reprenne ses droits.
Cela ne doit pas continuer ainsi.
Si cet écart de conduite médiatique, ce manquement grave à l'éthique
journalistique et cette gigantesque bavure ne sont pas enrayés rapidement,
le Québec ne sera plus qu'une coquille vidée de son sens, qu'un peuple privé
de la connaissance de lui-même...
La liberté de presse commande le pluralisme des opinions, ce n'est plus le
cas au Québec, le projet souverainiste est mis au banc de la nation.
La liberté de presse exige que les différentes options politiques puissent
circuler à leur aise dans la société, ce n'est pas le cas au Québec, le
projet souverainiste est constamment méprisé et banalisé...
L'équilibre médiatique est brisé au Québec car Ottawa a le monopole de
l'activité médiatique.
Cela est grave et dangereux...
Très dangereux même...
À suivre...
Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com
Une petite chansonnette...
Gilles Rhéaume
21.2.02
L'information au Québec 34
«Et merde à la Reine d'Angleterre,
qui nous a déclaré la guerre...»
Cela n'est qu'une chanson. Une petite chansonnette qui se fredonnait
partout en France, il y a encore quelques dizaines d'années, et que le jeune
Québécois que j'étais alors, entonnait avec une ardeur chaque fois
renouvelée, dans les bistrots de Paris et de province...
Les médias canadiens et québécois ont et auront un comportement bien
particulier en cette année jubilaire où les pays anglo-saxons célèbrent les
noces d'or du couronnement d'Élizabeth II, reine de Grande-Bretagne et du
Canada. Certains comme The Gazette trouveront le moyen de saluer la
pertinence de la monarchie britannique au Canada. Pauvres diables au fond,
que ces Loyalistes après la lettre. Ce n'est pas drôle d'en être réduits
ainsi à défendre une telle vieillerie anachronique que celle qui fait que
Chef de l'État canadien soit un monarque étranger. Monarchie raciste
partout où elle s'est incrustée, la couronne anglaise a laissé sa marque
indélébile au Proche-Orient, en Inde et au Pakistan, en Afrique du Sud, au
Zimbabwe, en Afghanistan etc. Peu ou prou de médias du Québec prendront
le temps de signaler combien et comment l'empire britannique fut à la source
de plusieurs des maux qui affligent le monde actuel. Inventeurs des
premiers camps de concentration, en 1899, lors de la Guerre des Boers, les
Anglais ont été mêlés à la plupart des infâmies de l'histoire du monde...
Il ne faut pas compter sur La Presse de Montréal ou encore sur Radio-Pravda
du Canada ou le RDI pour dire ce genre de vérités...
Pourtant le Canada va célébrer bêtement cet annivesaire gênant qui rappelle
la vraie nature du Canada, celle d'un pays hybride qui doit ses institutions
et ses traditions politiques à un pays étranger...
Les Francophones du Canada, les Québécois au premier chef, n'ont rien à
fêter avec cette reine et cette couronne qui non seulement leur sont
étrangères mais surtout réfractaires. De la Déportation des Acadiens, que
Radio-Pravda du Canada ne cesse de banaliser, voire de revisiter pour la
rendre plus comestible au plan historique, au vol du Labrador en 1927, de la
fermeture de toutes les écoles françaises dans toutes et chacune des
provinces anglaises, jusqu'au Débarquement de Dieppe en 1942, la couronne
anglaise fut la plaie du Canada-Français et du Québec. Il faut donc saluer
le courage et la lucidité du Gouvernement du Québec qui a décidé de se
dissocier des ridicules célébrations de ce cinquantenaire stupide...
Pourtant les médias du Québec, au mieux, parleront de l'indifférence des
Québécois alors qu'en réalité la profondeur historique de l'amertume qui
habite l'imaginaire collectif est de la plus haute importance.
Les Québécois ne peuvent et ne veulent oublier que c'est toujours au nom de
cette couronne maudite qu'ils subirent sans cesse les affres d'un racisme
honteux, d'un ultranationalisme exacerbé, d'une intolérance de tous les
instants !
Bravo au Gouvernement du Québec et merde à la Reine d'Angleterre...
Honte aux médias du Québec qui travestiront les faits pour plaire à leurs
patrons et à leurs commanditaires...
Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com
Robert Charest - une autre gazelle du NON...
Gilles Rhéaume
22.2.02
L'information au Québec 35
«La manipulation médiatique actuelle
dépasse tout ce que nous avions pu prévoir»
Umberto ECO sur France 2, le 22-02-2002
Une des thèses principales de cette série d'articles,
consacrée à la problématique de l'information au Québec, veut que les forces
du NON sont coalisées afin que le OUI au Québec ne passe pas... Cette vaste
coalition s'abreuve et se nourrit à même les fonds publics en puisant
effrontément et arbitrairement dans les recettes des nombreuses taxes et des
impôts exorbitants qu'Ottawa arrache chaque année à ses concitoyens,
notamment aux Québécois qui ne reçoivent pas, depuis 135 ans, le 1er juillet
prochain, ce qui leur est dû...
Les scandales qui entachent cette redistribution des fonds publics sont peu
diffusés, et pour cause, les magnats, les mandarins et les artisans des
médias sont, au premier chef, les bénéficiaires de la manne canadienne...
Hélas, tous ces chiffres sont soigneusement gardés secrets, ni le
Gouvernement du Canada ni les entreprises de presse ne les diffusant... Ici
encore l'éthique, la transparence et la probité en prennent pour leur
rhume...
La monstrueuse affaire qui affecte actuellement Son Excellence Alfonso
Gagliano a bien des tentacules. Il semble bien que le caractère hautement
partisan de ses magouilles aux allures «mafieuses» ne soit plus à
démontrer tant ses interventions autoritaires, en faveur de ses amis
politiques voire de sa propre famille, auprès de ses subalternes sont du
domaine public...
Voici maintenant que dans le sillon du scandale frappant le nouvel
Ambassadeur du Canada au Danemark, qui plus d'un mois après sa nomination,
qui n'a toujours pas été acceptée par les instances danoises pertinentes,
une nouvelle affaire se dessine. Affaire suffisamment sérieuse pour que la
Gendarmerie Royale du Canada, qui dans un premier temps avait prétexté un
manque de personnel pour ne pas ouvrir une enquête policière, vient
formellement de désigner des officiers de police pour creuser ce qui
apparaît de plus en plus comme un gigantesque scandale où s'entrechoquent la
corruption, la partisanerie politique et les forces du NON au Québec...
En effet, Robert Charest, le propre frère de Jean Charest, Chef du Parti
libéral du Québec et Président putatif du Comité du NON au Québec, aurait
reçu des sommes astronomiques du Canada pour du travail qui n'aurait jamais
été accompli. Tout cela grâce aux bons offices de Son Excellence Alfonso
Gagliano, ci-devant ministre de la propagande canadienne au Québec et
guichet bancaire automatique des tenants du NON...
Pourquoi Ottawa aurait-il soutenu, entretenu cette autre gazelle du NON ?
Tout simplement, aux dires d'Alfonso Gagliano, afin d'aider son frère Jean
Charest qui doit devenir Premier ministre du Québec !
Tout cela est du domaine public mais curieusement les médias, après avoir
rapporté brièvement cette nouvelle colossale qui, dans tout autre pays, sauf
dans les dictatures dont Jean Chrétien affecte si particulièrement les Chefs
d'État, aurait fait pendant au moins deux semaines la une des tous les
médias, l'objet de toutes les enquêtes journalistiques. Pas au Québec, les
choses médiatiques ne se passent pas ainsi; les médias étant pris en otage
par l'argent et le pouvoir du Canada quand ce n'est pas tout simplement
parce leurs patrons sont intimement liés à la personne même du Premier
ministre du Canada...
Où sont les éditoriaux dénonçant cet immense scandale politique ?
Combien de chroniqueurs et de chroniqueuses, ceux-là même qui ont la
gachette si rapide lorsqu'il est question de politiciens favorables au OUI
au Québec, ont pris le temps de s'émouvoir de ces détournements de fonds
publics par les forces du NON ?
Le traitement médiatique lui-même, qui est réservé à cette autre affaire
reliée elle aussi à Alfonso Gagliano, est une honte et si contraire à
l'éthique journalistique la plus élémentaire qu'il devrait susciter de vives
réactions à l'intérieur même de la profession...
Pas au Québec !
Radio-Pravda du Canada et le RDI sombreraient aussi dans la plus vile des
batailles de rue si c'étaient des politiciens favorables au Québec qui
étaient en cause...
Voilà ce qui se passe dans un pays qui ne connaît plus le droit à
l'information lorsqu'il s'agit de dossier touchant au dogme
ultranationaliste et intolérant de la sacro-sainte «Unité canadienne»,
source directe et inaltérable de millions et de millions de dollars chaque
mois pour l'univers des médias québécois !
Aux Québécois il ne reste en partage que la nausée, et la pire qui soit,
celle qui vient depuis plus de 243 ans bientôt...
Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com
Les sondages du NON...
Gilles Rhéaume
23.2.02
L'information au Québec 36
Décidément La Presse de Montréal (propriété de la Famille
Desmarais-Chrétien, la famille du Premier ministre du Canada dont le neveu,
Raymond, est Ambassadeur du Canada à Ottawa et la petite-nièce
vice-responsable du protocole au Canada et qui gagne 400,000$ par année) ne
fait pas dans la dentelle quand il s'agit de nuire au Gouvernement du
Québec, à son Premier ministre Bernard Landry ainsi qu'à la cause du OUI...
Un autre sondage de la firme CROP (qui travaille souvent aussi pour les
instances ultranationalistes du Canada) vient fausser le débat démocratique.
Ce débat est faussé au moins de deux façons par CROP, La Presse et Denis
Lessard (le Bill Johnson du Canada-Français).
Tout d'abord l'échantillonnage est déficient quant au nombre de personnes
interrogées qui sont environ 530. Avec un si nombre aussi pauvre, les
règles éthiques de la sociologie électorale interdisent formellement de
valider quelque conclusion que ce soit car ce type d'échantillonnage n'est
pas scientifique. Au Québec, il faut un minimum de 1000 personnes qui
soient consultées. Avant même de questionner les éléments de son
échantillonnage, ce sondage CROP, encore une fois, ne passe pas la rampe de
sa discipline. Un sondage fait pour les Bérêts blancs et qui demanderait
aux gens si ils sont pour la vertu et contre le vice obtiendrait le même
genre de résultat que celui que La Presse étale dans ses pages...
Et de quoi est-il constitué cet échantillonnage à la gomme ? Qui sont ces
personnes, où habitent-elles, quel âge ont-elles, quels sont leurs revenus,
combien parmi elles iront voter ? Pas un mot !!! Autrement dit ce sondage,
commandé par les amis et la famille immédiate de Jean Chrétien, et réalisé
par une des firmes les moins crédibles qui existent, c'est de la bouillie
pour les chats, du nanane pour les partisans du NON, de la propagande pour
lessiver les esprits et préparer ainsi la voie à Jean Charest, le frère de
Robert que Son Excellence Alfonso Gagliano a entretenu à même les fonds
publics pour aider le PLQ...
Hélas il n'y a pas que l'échantillonnage qui cloche dans ce sondage et dans
l'article signé par l'agent de presse du Canada au Québec, Denis Lessard (au
fait à quand remonte son dernier article qui aurait pu nuire aux Libéraux ?
Une personne a plus de chance à la loto que de trouver un article de Denis
Lessard susceptible de nuire au PLQ).
Comment est-il possible de ne pas mentionner, dans un texte comme celui-là,
qui aurait plus de place dans des annales religieuses que dans un texte
politique, que ce sondage a été réalisé avant ou en même temps que la
nouvelle concernant le frère de Jean Charest et Son Excellence Gagliano ?
Comment est-il possible aussi de ne pas avoir mentionné qu'il est encore
trop tôt pour mesurer l'impact sur l'électorat des déclarations troublantes
du député libéral Dupuis selon lesquelles il était au courant depuis
longtemps, et SANS EN AVOIR INFORMÉ LES FORCES POLICIÈRES, que des proches
des groupes de motards criminalisés étaient engagés comme gardiens de prison
?
Denis Lessard, en bon propagandiste du Canada au Québec, se garde bien de
signaler quoi que ce soit qui pourrait porter ombrage à ses petits du PLQ...
Après tout, Power Corporation, propriétaire de La Presse, dirigé par le
gendre de Jean Chrétien, a déjà fourni un de ses vice-présidents comme Chef
du PLQ, Daniel Johnson jr... Il faut aussi savoir que la Famille
Desmarais-Chrétien contrôle 51% des quotidiens québécois tandis que ce qui
est reste, l'empire Québécor est présidé, dans son administration, par un
ancien Premier ministre du Canada, Bryan Mulroney, autre grand partisan du
NON qui gagne bien sa vie lui aussi...
Tout cela sent bien mauvais. Le Québec n'a pas de presse libre, sauf Le
Devoir. La gent journalistique au Québec est prisonnière des forces du NON
dont les dirigeants sont directement engraissés par les taxes et les impôts
des Canadiens, à une hauteur de 26% par les Québécois, qui tel une personne
qui aurait mal à la tête et qui pour se soigner se frapperait sans cesse
l'occiput avec un marteau...
CROP doit répondre de ses agissements professionnels. Au plan éthique cette
entreprise n'a plus aucune crédibilité, selon nous. Crop s'est disqualifiée
par ses accointances troublantes avec les forces du NON...
La Presse de Montréal n'est rien d'autre que le semainier paroissial des
Libéraux dont les annonces payées par le beau-père du patron font de journal
rien d'autre qu'un torchon...
Denis Lessard a tout ce qu'il faut pour devenir un membre du Sénat du
Canada, il a bien servi son pays et ses dirigeants. Un fier Canadien que ce
mauvais journaliste... Il pourrait aussi devenir Ambassadeur du Canada en
Chine, à Cuba, en Algérie ou dans tout autre grande démocratie du monde où
la presse est au service du pouvoir en place et corrompu par l'argent du
peuple...
Gilles Rhéaume
bienvenue62@hotmail.com
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