Le spectacle de la St-Jean
un rendez-vous manqué

26.6.01




avant-garde_quebec
Message 19423
"Robert Bertrand"
26, 2001 1:13 pm
Le spectacle de la St-Jean


Il ne faut pas être un analyste diplômé pour tirer des leçons de ce spectacle :

1- La St-Jean, c'est la Fête Nationale des Québécois.

2- La foule se déplace pour entendre "ses" artistes, "ses" artistes qui peuvent provenir de toutes les ethnies représentées sur notre sol québécois.

3- La foule n'a pas manqué le rendez-vous pour "sa" Fête.

4- Un groupe, Lucas Locass, me semble avoir été à la hauteur de ce que nous pouvions attendre des artistes, faire participer la foule, être de la foule, être de la Fête.

5- L'intervention de Gilles Pelletier présentant un texte de Miron, en dépit de toute l'attention que je portais pour bien saisir les paroles, n'était pas rendu à la hauteur et à la qualité que notre homme de Théâtre pouvait le rendre. Devant une foule estimée par les uns et les autres avec des chiffres tellement différents, Monsieur Pelletier semblait "crier" le texte. Ce qui ne nous facilitait pas la compréhension.

D'où la nécessité de rendre ce texte public, dans un encart publicitaire que la SSJB-M s'en montre souvent maître. Sinon, le rendre public sur nos sites internet.

6- Raymond Lévesque, c'était la surprise, le profond sentiment d'appartenance, c'était l'émotion sentie et vécue, c'était de l'inespéré. Un hommage à l'un des nôtres qui est bien accepté sur toutes les scènes du monde entier.

7- Comment comprendre les prestations des autres artistes ? Ils connaissent la valeur et la renommée qu'ont leurs propres disques. Si certaines chansons passent difficilement la rampe dans les ventes... était-ce le temps de chercher à leur donner un panache que ces chansons n'ont jamais eues sur la scène de la Fête Nationale. Bien rendues, certes. Leurs chansons "intimistes" n'étaient pas le moment rêvé pour nous les faire entendre.

Eux et elles, ces artistes vivant de la scène, n'ont-ils pas une responsabilité personnelle dans le choix du programme mis en place ? Y a t il eu un maître d'oeuvre qui a analysé ce programme et qui l'aurait accepté ? Sinon, à l'avenir, ne faudrait il pas soumettre le programme à un "cercle" de connaisseurs -- du public et des spécialistes -- ?

8 - Globalement, pour le public, c'est un rendez-vous manqué... Encore un autre de manqué.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/