3e mandat...

Le PQ voit-il les choses venir?

Paul André Rousseau
Membre du RIQ
Vigile 4.2.2002

«Un 3ième mandat, sans tenir de référendum? Oui, c’est plutôt possible! »
Bernard Landry - Propos tenus à l’émission Sans Frontières de Radio Canada en décembre 2001

1- Dans une entrevue radiophonique accordée à cette émission de Radio-Canada. M. Bernard Landry a été clair. « Il faut mobiliser des gens, défendre l’idée de la souveraineté, le temps est venu MAIS avec « la certitude de gagner », avec les conditions gagnantes, à défaut … « oui, c’est plutôt possible de conduire le prochain mandat, un troisième, sans tenir de référendum. »

2- « Le prochain référendum ne sera peut-être pas du type de celui de 1995. Prenons par hypothèse, hautement improbable mais pas impossible (!!!) que des intellos, des canadiens anglais progressistes arrivent au pouvoir au Canada et dans l’Ouest (pas des hommes de pouvoir traditionnels) et qu’ils se disent que le fédéralisme du Canada ne marche pas et que le Canada pourrait plutôt se fédérer comme les différentes régions de l’Allemagne, ceci pourrait former avec le Québec une confédération à l’européenne (confédéraliste!) au sein de laquelle le Québec aurait le statut équivalent (!!!) de la France au sein de la CEE. La souveraineté-partenariat se ferait alors d’une façon consensuelle comme l’émergence de deux pays distincts, deux peuples tels les Tchèques et les Slovaques.

M.Bernard Landry a-t-il lancé une perche aux nationalistes fédéralistes québécois ou au Canada anglais? L’ambiguïté, la contradiction, le « surfing » et le flirt avec les autonomistes fédéralistes pour une réélection se maintiennent, de pair avec les nouveaux discours pour la souveraineté ce week-end pour la nomination de M. Gilles Baril comme candidat. Le projet de souveraineté limitée ou d’autonomie élargie qu’est de fait le partenariat ( ni l’indépendance, ni la pleine souveraineté politique & l’association économique) ne décolle pas dans les … sondages qui sont, semble-t-il, le signal de conditions gagnantes ou non.

Et puis, il faut rappeler qu’en 1976 et aussi en 1994, le double projet de souveraineté et social-démocratie permettait la prise du pouvoir, alors qu’en 1985, on connaît la suite. Pour les masses populaires, ouvrières et petites bourgeoises des classes moyennes, il ne s’agit plus de changement ministériel, le temps est au changement de modèle social et économique. Le PQ voit-il les choses venir? L’oligarchie ou la majorité populaire?

Paul André Rousseau, 4-2-2002
membre du Rassemblement pour l’Indépendance du Québec

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