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TRIBUNE LIBRE
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Une nomination amère !
Louis Chartier,
résident Anjou
Tribune libre Le 1er octobre 2003
C’est avec une certaine consternation que j’ai pris connaissance de cette
nomination. Est-ce là une des étapes de la réingénierie de l’État, cher à la
Présidente du Conseil : l’abolition de l’article 45, la nomination d’une
personne associée à l’usurpation du droit démocratique, le rejet des valeurs qui
ont forgé l’identité de la société québécoise. Nous voilà entre bonnes mains … .
En tout les cas, moi je me sens bafoué !
- QUEBEC, le 25 sept. /CNW Telbec/ - La présidente du Conseil du trésor et
ministre responsable de l'Administration gouvernementale, Mme Monique Jérôme-Forget, a annoncé aujourd'hui la nomination de
M. Jean-Sébastien Lamoureux à titre de chef de cabinet. M. Lamoureux
n'est pas un nouveau venu au sein du parti Libéral du Québec puisqu'il a été élu
député dans la circonscription d'Anjou aux élections du 30 novembre 1998. Avocat
de formation, M. Lamoureux pratique depuis 2001 dans un important cabinet de
Montréal. M. Lamoureux remplacera M. Patrice Tardif et entrera en fonction le
lundi 6 octobre 2003.
Articles relatifs à cette fraude électorale:
- Député de Masson, M. Thériault lors de la Commission permanente des
institutions Les travaux parlementaires Journal des débats Commission
permanente des institutions Le jeudi 10 juillet 2003 ― Vol. 38 N° 6 Étude des
crédits du ministère du ...
http://www.assnat.qc.ca/fra/37legislature1/DEBATS/journal/ci/ 030710-1.htm -
taille 75.2K - « Je voudrais seulement, pour le bénéfice des
citoyens et des citoyennes du Québec qui, pour certains, ont perdu confiance en
l'exercice du droit de vote, soumettre, et sans provocation, soumettre ce que
disait Michel David dans Le Devoir du 20 septembre 2001 quant à son analyse de
ce qui s'était passé en 1998, citation qui remet aussi en perspective ce qu'a
identifié le jugement. Il disait... Parce que rappelons-nous, à l'époque, que
l'enjeu était au niveau de raffermir le principe de l'identification de
l'électeur, qui, je pense, est aussi un axe important de la réforme ou des
éléments de réforme
- Kathleen Lévesque, Le Devoir - mardi 29 avril 2003 :La Cour supérieure a rejeté jeudi dernier l'appel du
militant libéral Alberto Berardinucci, coupable de fraude électorale dans Anjou
lors des élections générales de 1998. La juge Lise Côté a maintenu la
décision de première instance qui a établi en septembre 2001 que M. Berardinucci
a acheté à coup de 10 $ les votes d'individus qui ont usurpé l'identité
d'électeurs. L'opération qui s'est déroulée au Château
princesse, à Saint-Léonard, visait à permettre l'élection du candidat libéral
Jean-Sébastien Lamoureux. Ce dernier avait été élu par une mince majorité de 143
voix. Le jeune député, fils de l'ancien président du Parti libéral du Québec
Jacques Lamoureux, avait remis sa démission dès que le jugement avait été rendu.
Alberto Berardinucci en a appelé de la décision en invoquant notamment
que le verdict était déraisonnable et que le juge
- Kathleen Lévesque, Le Devoir – Le vendredi 28 septembre 2001 :
Un proche de l'ex-député d'Anjou condamné pour fraude - Le responsable des communications pour le Parti libéral du
Québec dans la circonscription d'Anjou aux élections de 1998 vient d'être
condamné pour une peine d'emprisonnement de 18 mois pour avoir réalisé des
fraudes à partir des listes électorales du secteur, contre Bell Mobilité et
Cantel. Louis Massé a fait de faux
contrats de services téléphoniques pour une somme totalisant 350 000 $. M. Massé
n'en était pas à son premier crime. Dans les années 1980, il a été
condamné pour une fraude de 30 000 $ aux dépens de son employeur de l'époque.
Rien dans la décision rendue sur le banc mercredi par le
juge Claude Vaillancourt n'implique directement le PLQ dans l'arnaque de M.
Massé. Ce dernier a toutefois été responsable des comrnunications auprès de
- Bernard Descôteaux ; LeDevoir - Le mercredi 19 septembre 2001
: Une démission s'impose - Le Directeur général des
élections avait mené une enquête exhaustive à la suite d'allégations de fraudes
électorales survenues dans la circonscription d'Anjou à l'élection de 1998, au
profit du candidat libéral, Jean-Sébastien Lamoureux, élu par une courte
majorité de 143 voix. Cette enquête n'avait pu mettre en cause le Parti libéral
mais avait conduit au dépôt d'une quinzaine d'accusations contre des individus,
dont plusieurs contre l'organisateur Alberto Berardinucci,
reconnu coupable, hier, d'avoir incité des individus à usurper l'identité
d'électeurs et à voter à leur place. Le
jugement rendu hier par le juge Serge Boisvert ne laisse guère de doute sur le
fait que c'est un système bien structuré que Berardinucci avait mis en place. La
chose était bien orchestrée, et la preuve présentée par le
Le poste de Chef de cabinet est un poste névralgique, c'est notamment lui
qui fait le lien entre le pouvoir législatif et le pouvoir administratif (entre
la Ministre et l'administration publique). Quand on pense aux antécédents de M.
Lamoureux, on doit se questionner sur ce que signifie cette triste nomination -
Une récompense ou un pardon ?
Louis Chartier,
résident Anjou
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Nous recherchons des militants nationalistes
Catherine Pelchat
AD HOC FILMS
TRIBUNE LIBRE Le 1er octobre 2003
Bonjour,
AD HOC FILMS prépare présentement un documentaire à caractère
historique sur la St-Jean 1968 (célèbre pour la "lapidation" de
Trudeau). Nous recherchons des militants nationalistes ayant participé
à la manifestation et vécu l'émeute qui a suivi, qui seraient prêts à
raconter leurs souvenirs devant la caméra. Ceux qui n'étaient pas
encore militants à l'époque mais qui le sont devenus par la suite sont
aussi les bienvenus. Ce documentaire sera diffusé sur les ondes de
Télé-Québec à l'hiver 2004.
Je me demandais s'il vous serait possible de diffuser cet appel à tous
dans votre prochaine édition. Nous avons un peu de difficulté à
trouver des gens qui sont prêts à passer devant la caméra. Pourtant,
la présence de militants est essentielle pour réaliser un documentaire
qui leur rende justice!
En vous remerciant de votre aide,
Catherine Pelchat
AD HOC FILMS
2200 Ste-Catherine Est
Montreal, Qc
H2K 2J1
Tel: (514) 529-2198
Militants de 68', prenez garde!
Sylvain Deschênes, 1.10.2003
Je vois que les tristes sires de AD HOC FILMS cherchent des militants pour conforter leur babil sur la Saint-Jean de 1968? J'aimerais mettre en garde d'éventuels participants contre l'opération en citant ma chronique sur leur interprétation d'Octobre 1970.
L'interprétation d'événements marquants à laquelle [AD HOC FILMS] se livre n'a rien à voir avec le simple dévoilement de vieilles bandes vidéos. Ainsi, la semaine dernière, quand j'ai revu ce fameux extrait d'entrevue de Trudeau qu'avait immortalisé l'Ontarien Robin Spry dans son excellent film sur les événements d'Octobre, j'ai été progressivement amené à mesurer l'énormité de l'entreprise. L'ignoble «Just watch me» de celui qui suspendait les libertés civiles s'élevait peu à peu, dans la bouche des deux exégètes fédéralistes invités, en une admirable déclaration politique. Ce que le film de Spry proposait comme base de réflexion, Carl Leblanc et Luc Cyr voulaient en imposer une vision dangereusement biaisée. Notre télé nationale cautionnait ainsi le geste le plus anti-démocratique de notre histoire, le transformant en banal exercice du pouvoir tel qu'il doit être exercé.
Il faut dire que les auteurs de cette série sont des récidivistes de la révision historique fédéraliste. Dans la foulée de leur documentaire sur la mort de Pierre Laporte intitulé La Belle Province, ils affirmaient déjà que Trudeau n'était pas aussi enthousiaste à l'idée d'imposer les mesures de guerre que le laissait supposer le fameux «Just watch me» et que Bourassa était le plus machiavélique des deux politiciens. Dans la même veine, ils insistaient pour rappeler à ces ignorants de Québécois que ce n'était pas l'armée qui faisait les perquisitions arbitraires mais la police provinciale. Le même genre de justifications auxquelles on a recours dans ces dictatures où des milices s'occupent des opposants les plus dérangeants pendant que l'armée protège les institutions véreuses. Dans un article de la circulaire culturelle Voir, ils poussaient même un peu trop fort leur désir de montrer qu'ils avaient eu accès à des archives inédites. Les felquistes impliqués leur ayant refusé toute entrevue, ils y font mention d'une conversation entre Jacques Rose et son avocat qui aurait été enregistrée et que deux sources différentes leur auraient résumée. Qui donc peut résumer une conversation entre un inculpé et son avocat alors qu'ils sont en prison?
Militants de 68', prenez garde!
Sylvain Deschênes, 1.10.2003
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Malheur aux vaincus!
Daniel Lévesque
Beauport danlevesque797@hotmail.com
TRIBUNE LIBRE Le 2 octobre 2003
Québec arrondissement Beauport, 1er octobre 2003
Malheur aux vaincus! - Vae victis!
La publicité de Bell avec les habitants fait beaucoup jaser ces temps-ci. Vous savez celle où Jacques Godin s’est abaissé au rang d’habitant ridicule cherchant pépère sous un tas de fumier. Cette publicité semble bien anodine à première vue mais elle a sa raison d’être. Ce n’est pas là le fruit du hasard. Il s’agit bien de railleries qui ont, selon moi, quelque chose à voir avec l’élection du 14 avril dernier. Vainqueurs de l’élection, les fédéralistes canadiens anglais célèbrent leur victoire de façon coutumière, c’est-à-dire en se moquant des Québécois. C’est d’ailleurs le propre des vainqueurs que d’humilier les perdants. Et les perdants, c’est nous! Au fond, cette publicité nous renvoie l’image réelle que nous avons de nous-mêmes comme le faisait La p’tite vie. Cela nous fait rire mais il s’agit là d’un rire de singe qui cache notre impuissance et nos craintes de colonisés.
Bell est une autre de ces grandes entreprises canadiennes dont les accointances fédéralistes sont connues et documentées. Le message derrière cette publicité monstrueuse est clair. Elle ridiculise notre culture, nos traditions et surtout, elle ridiculise notre langue et nos aïeux.
Nos ancêtres, ce sont ceux qui ont bâti ce pays. Malheureusement, les insignifiants cours d’histoire de nos écoles ne parlent plus de ces gens qui peinaient durement, hiver comme été, dans les chantiers ou les champs. Ils ne parlent plus de ces gens qui offraient leur journée en se levant le matin, qui bénissaient le pain et qui, le soir venu, remerciaient Dieu de leur avoir donné tous ces bienfaits. Ces gens qui n’avaient rien mais qui s’aimaient. Ces gens qui nourrissaient leur famille à la sueur de leur front. Non, bien sûr, tout cela est ridicule et stupide. C’est du passé et de la bouillie pour les chats. Le monde que nous avons, nous l’avons mérité! Il a surgi en même temps que nous-mêmes. Bref, nous l’avons inventé…
Notre devise devrait être : j’oublie. Et non pas : je me souviens. L’histoire nous apprend que nous n’apprenons rien de l’histoire. Les cours d’histoire de nos écoles ne parlent que de l’histoire « glorieuse » du Canada. Les vaincus, eux, sont bien sûr ignorés. C’est une caractéristique fondamentale de l’impérialiste que d’écrire l’histoire à sa façon et surtout d’humilier les vaincus.
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La démission de C. St-Laurent
Marie-Thérèse Miller
TRIBUNE LIBRE Le 2 octobre 2003
Lettre à la SRC
Madame, monsieur,
Je suis bien désolée des déboires de Radio-Canada. Je suis parmi ceux et celles qui ne suivent plus ou presque plus les Nouvelles à la télé de RC ou même de RDI. Je trouve que nous avons de magnifiques lecteurs et lectrices de nouvelles, dynamiques et qui passent très bien l'écran et dont la réputation n'est plus à faire. Là n'est pas le problème !
Pourquoi ma désaffection ? En raison bien sûr de tous ces changements dans la présentation des nouvelles télévisées qui nous donnent l'impression d'être des imbéciles heureux ou des naïfs. Je n'ai pas le goût de la convivialité telle que proposée. Elles sont conviviales les nouvelles de TVA et de LCN. Dans les groupes que je fréquente, je vous assure que RC a perdu beaucoup d'intérêt et de crédibilité.
La principale raison de mon indifférence a surtout rapport avec la qualité de l'information livrée. Sans dire que TVA et LCN soient entièrement objectifs, la RÉDACTION des nouvelles télé est tellement biaisée et incomplète que je me sens mal informée par une télévision publique que je paie de mes impôts : cela me choque au plus haut point.
Les émissions d'information publiques sont toujours aussi captivantes et bien présentées. Je parle ici d'Enjeux, Zone libre, Découverte etc...
Je suis bien contente du départ de monsieur St-Laurent qui a oeuvré à une entreprise de démolition d'un de nos joyaux national (entendez québécois) avec les Jean Pelletier et cie. Qu'on lui ait confié un poste me scandalise même un peu...
J'ose espérer qu'on nommera à ce poste, une personne crédible, nationaliste, qui saura redonner à RC télé, la stature qu'elle mérite et qu'elle a déjà eue.
Marie-Thérèse Miller
Saint-Bruno
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Lettre ouverte à Mme Lise Thibaud Représentante de la Reine d'Angleterre au Québec
Jean-Luc DION
Trois-Rivières
TRIBUNE LIBRE Le 11 octobre 2003
Décidément, les unitaristes canadiens prennent les Québécois pour des imbéciles. Depuis que 60% des Québécois francophones ont dit «Oui» à la «Souveraineté» en 1995 (même pas l'indépendance, comme s'il y avait une différence...), les tenants de la «canadian unity» ne reculent devant aucune technique pour faire disparaître toute allusion aux termes «Québécois», «peuple québécois» et, bien sûr, «nation québécoise». À nier les réalités, on espère les faire disparaître, dans certains milieux soumis au système qui tiennent le Québec pour annexé depuis 1840...
Tout comme son émule canadienne Mme Clarkson, «gouverneure générale», Mme Lise Thibaud, représentante de la reine d'Angleterre au Québec a vu son budget de propagande augmenter d'un facteur énorme depuis 1995. Il ne faut reculer devant rien pour convaincre ces Québécois qu'ils doivent leur survie à l'empire canadien-britannique et à ses institutions, et qu'ils n'existent pas! Ce budget sert particulièrement à se faire inviter par tout ce qui bouge au Québec, par tous ces braves gens qui n'osent pas dire «non» à cette si gentille Mme Thibaud.
Cet effort de propagande vient de se manifester dans Le Nouvelliste du 9 octobre. On voudrait nous émouvoir à la lecture de la lettre d'une Étatsunienne, Mme Roxane Reagin, qui relate avec beaucoup de trémolos, dans un excellent français, le malheureux accident de la route qu'elle a subi, et ses échanges avec ces merveilleux «Canadiens» qui savaient parler anglais. Incidemment, cette lettre était-elle en français ? Sinon, qui l'a traduite ?
Or, ce sont des Québécois qui ont aidé Mme Reagin, comme d'autres civilisés l'auraient fait. Des citoyens du Québec. Des gens qui n'hésiteront jamais à venir en aide à toute personne en danger, quelle que soit son origine. Des membres d'une nation différente de celle de Mme Clarkson.
Si Mme Reagin avait écrit « Québécois » au lieu de « Canadiens », Mme Thibaud, auriez-vous insisté pour que sa lettre soit publiée, probablement après traduction ?...
Sachez qu'il y a une masse de Québécois qui refusent et refuseront toujours l'annexion au Canada britannique.
Très sincèrement,
Jean-Luc DION
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Les jeux sont faits Au PQ landryen on se dit inquiet de l'élection de la 'défusioniste' unilingue Myles à Baie d'Urfé !
François Perrier
TRIBUNE LIBRE Le 9 octobre 2003
Les jeux sont faits. Bernard Landry se cramponne à la direction du PQ néolibéral. Quand il était au pouvoir, Landry se devait, en invoquant le principe de la subsidiarité et la raison d'État, de rétrograder la langue anglaise en la refoulant au statut de langue étrangère comme les autres, ex aequo avec le swahili. Sans pour autant renier les impératifs de l'altermondialisation, le besoin de parler une troisième langue au Québec et une nécessaire ouverture culturelle à toutes les altérités. Landry, qui est devenu millionnaire dans les années '80 comme représentant officiel du Patronat québécois auprès de Brian Mulroney moussant l'Alena, N'A PAS VOULU.
Une dépêche de la Presse canadienne du 7 octobre affirme que la pseudo-souverainisante Diane Lemieux, critique du PQ en matière municipale, DÉCOUVRE que le gouvernement Charest provoque un fossé entre francophones et anglophones ! Le ministre des Affaires municipales, le franco-fédéraste Jean-Marc Fournier, se disant beaucoup plus nuancé (sic !) rétorque "que le clivage linguistique existe seulement depuis que le Parti Québécois a forcé les fusions." Le maire Tremblay, de toutes les démissions face au bilinguisme, feignant ne pas s'en être aperçu quand il la courtisait politiquement, DÉCOUVRE que Mme Myles est unilingue anglo, donc inapte à servir la population dans un Québec officiellement unilingue français.
Quand des ennemis politiques - en l'occurrence la minorité anglo de 7% et les 11% d'allophones - se sont révélés intraitables, sournois, mesquins et déloyaux envers la majorité française, il fallait les rendre hors d'état de nuire quand on avait le pouvoir - ou alors on est complice - et soi-même fédéraste. Alors même que le PQ détenait le pouvoir et avait les coudées franches en matière de langue, une seule personne dans la hiérarchie du parti, Louise Harel, professant sa foi envers la langue française, avait (consenti) en 2000 à la nécessité de revoir à la baisse le nombre de municipalités BILINGUES devenues de simples arrondissements. Des milliers d'Anglos et d'Allophones parmi les plus racistes auraient alors quitté le Québec par dépit, rétablissant sans heurts (lire pacifiquement) la juste hégémonie du français au Québec. Mme Harel avait alors été doublement désavouée par un Lucien bouchar démissionnaire, ainsi que par le néolibéral Landry, qui n'a de patrie que le fric. Il est maintenant pénible de constater que Mme Harel se range derrière Mme Marois dans la course à la chefferie, se limitant dorénavant à ne lancer que de la 'marde' aux Anglos.
Landry, Lemieux, Fournier, Tremblay -- qu'est-ce que le bon peuple québécois a fait pour se mériter des zélites aussi tordues, collabos et vendues ?! Pendant ce temps, Anglos et Allophones jubilent, s'esclaffent, pouffent et se tordent de rire dans les coulisses, en attendant que tombe le fruit mur d'un Montréal faussement bilingue, puis unilingue anglais.
Si les indépendantistes sont sérieux dans leur volonté de franciser à tout jamais le Québec - ils doivent AVANT TOUT, et en prévision d'une reprise du pouvoir en 2008, abattre l'aile civique et néolibérale au sein du PQ - plus proche de la libéralisation du commerce international que de la libération du peuple québécois. À savoir, mettre hors d'état de nuire le tandem Landry, Marois, Legault, Lemieux (et qui d'autres encore?), qui se cache derrière une nation (sic) civique, un patriotisme douteux, et un pluralisme bon ton, justifiant ainsi le bilinguisme, tout en sachant que dans un État qui se respecte, qui veut vivre et prospérer, il n'y a de place que pour UNE UNIQUE langue d'État
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LA DROITE UNIFIÉE: UN PAS VERS LA SOUVERAINETÉ?
François Lacombe
TRIBUNE LIBRE Le 18 octobre 2003
L'union de la droite Canadian permettrait, pour la première fois de l'histoire, que les résultats du référendum sur l'accord de Charlottetown soient transposés lors d'une élections générales.
Le "NON Québécois" serait l'expression de leur volonté souverainiste et il serait démontré par l'élections d'un grand nombre de députés du Bloc Québécois. Le "NON Canadian" serait exprimé par un Parti Conservateur fort qui nierait totalement le Québec et qui formerait une très forte opposition d'au moins 100 députés et qui pourrait même espérer prendre le pouvoir.
Le OUI au Canada actuel serait défendu par le PLC. Le Canada, donc le PLC, serait une coalition de 40% de Québécois Francophones prêts à mettre beaucoup d'eau dans leur vin pour conserver la Canadian unity, d'un nombre important de Canadians qui pensent la même chose puisqu'ils ont beaucoup moins d'eau à mettre dans leur vin, des francophones hors Québec et des Anglo-Québécois qui voteront pour le PLC jusqu'a la fin des temps, étant traumatisés par l'éventualité d'un concept de "deux nations, deux pays".
Dans l'optique du Canada Anglais, une droite unifiée permettait une réelle représentation de leur caractère distinct à la Chambre des communes. Le Canada actuel, du PLC, ne convient absolument pas à Bob Smith de Swift Current, Saskatchewan et à Joe White de Flin flon, Manitoba. Les politiques progressistes du PLC nient les valeurs des Canadians. La non-participation à la guerre in Irak, le mariage de personnes de même sexe, la décriminilisation de la marijuana et l'imposition du bilinguisme font du Canada un pays où un nombre grandissant de Canadians ne se reconnaissent plus. Avec 65 députés sur 301, leur caractère distinct est sous-représenté et il n'a pas le pouvoir qu'il mérite.
60% des Québécois francophones font le même constat. Ils se considèrent sous-représentés avec 35 députés d'opposition et estiment, eux aussi que le Canada du PLC nie leurs convictions profondes.
Une forte expression purement canadian lors d'une élection générale confirmerait donc ce que le discours souverainiste avance lorsqu'il parle de deux peuples différents que devraient avoir chacun son pays.
Si la table est mise de cette façon lors des élections du printemps 2004, les souverainistes devront obligatoirement, pour connaitre du succès, exprimer franchement leur option. Un slogan comme "Restons fortement souverains" serait approprié et confirmerait que le Bloc Québécois entend faire une place importante aux recommandations incluses dans la lettre des quatorze.
Un slogan creux comme "chez nous, c'est le Bloc" et un discours vide qui parle simplement de défendre les intérets du Québec auraient pour effet de démobiliser les souverainistes, de favoriser l'abstensionisme et de laisser le chemin libre à Paul Martin et au PLC. Plusieurs Québécois se diront que finalement, puisqu'on ne m'invite pas à "rester fortement souverains", il est préférable de voter pour le PLC pour bloquer le chemin au Parti purement Canadian.
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Télé-Québec se fend en quatre saisons Lettre ouverte à Télé-Québec et à l’ensemble du réseau télévisuel québécois
Marcelin Gélinas
M.Gelinas@Moncanoe.com
Lévis
TRIBUNE LIBRE Le 18 octobre 2003
« C’est par leurs murmures que les étangs mettent les fleuves en prison »
Jacques Brel, Le Prochain amour
Voici le commentaire succinct d’un citoyen auditeur que vous êtes en bonne voie de perdre.
Ma famille et moi avons complètement abandonné TVA et TQS il y a maintenant plusieurs années (ces antennes ne sont même plus programmées sur notre télécommande, c’est dire). À peu près en même temps, nous délaissions le câble : défrayer un abonnement pour de la pub, désormais autorisée par le CRTC, là vraiment c’en était trop (déjà du reste que l’ensemble des chaînes n’était pas d’exceptionnelle qualité).
Également, depuis environ deux ans, nous avons à toutes fins utiles écarté la Société Radio-Canada (SRC). Outre le caractère par trop « propagande pro-Canada » (surtout depuis le référendum de 1995)* et la déliquescence de la qualité de la langue française sur les ondes, nous ne supportions plus que cette chaîne d’État – autrefois d’envergure et largement appréciée par la collectivité québécoise – retienne comme « modèles » (et ce, à même nos taxes et nos impôts) les chaînes que nous avions expressément éradiquées de notre vie dite culturelle. De la « variété », du « commercial », de l’humour (le plus souvent de mauvais goût), une langue presque toujours approximative, et enfin de la pub, de la pub et encore de la publicité (jusqu’à 33% du temps de programmation pour de nombreux films et émissions !)
À vrai dire je ne vois plus bien la différence entre la SRC et les antennes privées largement accessibles, telles TVA (propriété de Québécor) et Quatre-Saisons.
Par conséquent, que faire ? Il restait bien sûr Télé-Québec : la charmante et rigoureuse Anne-Marie Dussault, de bons documentaires, des films solides (et sans pub intra ! Ah ! le bonheur). Sauf que nous constatons qu’elle est en train, elle aussi, de sombrer. Comme Radio-Canada. Sa programmation devient de plus en plus commerciale (avec beaucoup de pub), style « variétés », « action » (Boum ! Boum !, Vroum ! Vroum !, Paw ! Paw ! [t’es mort ?]), « divertissement », et de professionnalisme douteux : même dans les émissions dites « sérieuses », de culture ou d’informations, les animateurs, satellitaires en particulier, sont assez faibles le plus souvent. Jusqu’aux films qui se révèlent progressivement sans intérêt, puisque ce sont pratiquement les mêmes qui reviennent au fil des ans, saison après saison. On va chercher du « personnel » – chez les cégépiens décrocheurs ? – aux performances quelconques. Au mieux. Pour exemple (un seul retenu ici, mais parmi moult), je renvoie à ce court texte critique, publié il y a déjà deux ans : « Repeat after me… in RDI », alors que l’animateur concerné, François-Étienne Paré (« Diabolo menthe »), se retrouve désormais sur les ondes de la société d’État québécoise. Et trois fois par jour plutôt qu’une. Ouille !
Voilà bien le sommet du drame de notre télévision : nous en sommes réduits à relayer le porte-voix de notre culture à des gens qui n’en ont tout au plus que le vernis. Ainsi, après TQS, TVA et SRC, voilà maintenant TQC qui plonge jouissivement dans la même platitude. Ou peu s’en faut. Bref, ma famille et moi sommes en voie ultimement de déserter la dernière chaîne québécoise que nous ayons.
Cela dit, je ne suis pas enclin à affubler de tous les maux la seule antenne publique véritablement de Chez-Nous. Je sais bien que Télé-Québec n’a pas les moyens, notamment budgétaires, de concurrencer ses consoeurs. Et rien ne laisse présager que l’actuel gouvernement de M. Jean Charest soit intéressé par les questions qui participent – et touchent au cœur – de notre identité collective, vulnérable par définition. Mais voilà. Raison de plus pour miser sur l’intelligence et l’imagination, pardi ! En un mot, faire tout le contraire de nos réseaux – complètement « quatre-saisonnés ».
En terminant, banales interrogations, je me demande tout d’abord quel est l’intérêt de notre télévision à rebuter systématiquement (l’immense) bassin de l’auditoire qui n’entre pas dans la fourchette des 12-17 ans – âge mental ou effectif indifféremment, et par surcroît d’ores et déjà lessivée par la culture étatsunienne. Par ailleurs, la publicité sera-t-elle encore rentable pour notre télé lorsque tout un chacun ou presque, littéralement excédé par celle-ci, aura définitivement jeté son écran de malheur (désolé Godbout !) aux orties… ?
Nous auto-polluons nos esprits comme on poubellise notre Fleuve, nos rivières et notre atmosphère. Encore un p’tit effort, et nous aurons bientôt une télévision aussi pourrie que celle qui prévaut au sein de ce que jadis nous nommions la Mère patrie – pub anglaise et « Art Attack » comprises. Cette dernière, émission de bricolage (le croirait-on) destinée aux tout-petits de France, et par le biais de laquelle, on le constate d’emblée, le mépris de la langue (de Balzac) et la promotion de la violence (de Bush ?) se voient concisément offerts en prime… Ce qui explique peut-être d’ailleurs que cette French Production ait été achetée par Radio-Canada, qui la diffuse (ou l’inocule ?) quotidiennement dans les cerveaux-éponges des enfants du Québec.
Que des maillons faibles dans nos chaînes… ?
* Et ce, jusque dans le plus petit détail. En voici une illustration parmi cent, confinant au ridicule. Sans désarmer, le réseau français s’identifie comme suit : CBC-SRC (comme pour mieux rappeler que nous sommes en Canada ?). Or le réseau anglais s’en tient opiniâtrement à son CBC-Canadian Broadcasting Corp. (comme pour mieux occulter l’existence de l’Autre : l’autre langue officielle, l’autre peuple, l’autre nation ?). Ce fameux Autre, entité vilipendée sinon honnie tout le long des jours, hormis en campagne référendaire alors qu’elle se voit subitement objet d’un « amour passionné ». Bref, voilà la Société Radio-Canada – neutre, rigoureuse, objective et hautement professionnelle – depuis que les bras droits du premier ministre Jean Chrétien, soient MM. Robert Rabinovitch, Sylvain Lafrance et Daniel Gourd, en tiennent les rênes.
Courriels / sites utiles – TQC (Télé-Québec) : Info@TeleQuebec.Qc.ca, SRC : Auditoire@Fr.radio-canada.ca, TVA (Canoë/Quebecor) : Relations.auditoire@TVA.ca / Commentaires@Canoe.Qc.ca / Qi_info@Quebecor.com, TQS-QuatreSaisons : TVpublic@TQS.Qc.ca, « Diabolo Menthe » : Diabolomenthe@pixcom.com / , « Art Attack » (SRC) : Administration de Radio-Canada : Ombudsman de la SRC : OmbudSRC@Montreal.radio-canada.ca, CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) : Info@CRTC.gc.ca
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Les néo-mous...
Nic Payne
Lévis
TRIBUNE LIBRE Le 22 octobre 2003
Montréal, le 21 octobre 2003
Dans sa récente allocution prononcée au conseil national du Parti québécois, le politologue Jean-Herman Guay a donc vanté la grande contribution de cette formation politique à l'essor et au progrès qu'a connus le Québec depuis quelques décennies, tout en lui suggérant de réévaluer la pertinence d'une démarche résolument indépendantiste. Ce discours n'est pas vraiment nouveau.
En fait, il est en phase avec les habitudes d'une certaine proportion d'électeurs québécois qui, même s'ils ne sont pas fermement indépendantistes, reconnaissent les mérites de ce mouvement et apprécient les services qu'il rend au Québec, tantôt comme force progressiste, tantôt comme ''police d'assurance'', tantôt comme outil d'un rapport de force face au régime fédéral. Ce sont eux qu'on qualifie souvent de ''mous'', parfois de ''fatigués''.
Ce qui est intéressant, chez M. Guay, c'est qu'il est un mou particulièrement ferme, un fatigué plutôt énergique. Il actualise l'argumantaire du mou et va plus loin que le mou traditionnel. En cette ère néo-libérale, voici donc le néo-mou; Bien de son temps, il demande que les indépendantistes, qui en définitive n'ont jamais travaillé que pour améliorer la Province de Québec, cessent de nous emmerder avec l'indépendance, et continuent gaiement leur beau travail provincial.
Je ne m'attarderai pas sur son analyse de la conjoncture politique actuelle, qui distille l'ennui et la grisaille en remarquable symbiose avec la fin d'octobre pluvieuse que nous traversons actuellement, et qui l'amène à conclure que les indépendantistes qui, selon lui, ont toujours bien servi le Québec, doivent maintenant réexaminer leurs priorités.
J'aimerais plutôt lui répondre de la façon suivante :
Les indépendantistes convaincus, M. Guay, sont des gens décidés qui carburent à l'espoir d'un Québec assumant pleinement sa destinée. Dans l'état actuel des choses, les faire renoncer à cet objectif équivaudrait à les mettre hors circuit, point. Et à enterrer avec eux cette énergie progressiste qui anime les gens porteurs de grands idéaux.
Vous aimez l'indépendantiste, animal de race, lorsqu'il est bien dégriffé, bien sage et mis en cage. Or, le zoo dans lequel vous voudriez l'enfermer est déjà rempli à craquer de créatures pittoresques comme Jean Charest.
Faites donc comme les autres ''fatigués'' et contentez-vous-en.
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LA PROMESSE DE LOI SUR LES DÉFUSIONS EST À CHAREST
CE QUE CELLE D’ABOLIR LA TPS FUT À CHRÉTIEN
CHRISTIAN GAGNON
L'auteur est président régional du Parti Québécois de Montréal-Centre.
TRIBUNE LIBRE Le 24 octobre 2003
En 1993, Jean Chrétien est devenu Premier ministre du Canada en promettant l’abolition de la TPS, cette impopulaire taxe de vente fédérale instaurée par Brian Mulroney pour lutter contre le très grave problème des énormes déficits du gouvernement d’Ottawa. À l’époque, la très grande majorité des observateurs n’y ont vu que populisme crasse et grossière démagogie puisque Chrétien n’a jamais voulu dire par quoi il allait remplacer les indispensables revenus de cette taxe. D’ailleurs, aussitôt élus, les libéraux fédéraux répudièrent cette promesse, un geste qui alimenta un profond cynisme des électeurs face à la classe politique mais qui était néanmoins préférable au maintien acharné d’une prise de position aussi incohérente. La TPS a ses défauts. Mais tout comme les fusions municipales, elle aura eu la qualité d’avoir été assumée politiquement par ses instigateurs, contrairement à la réduction sauvage des transferts aux provinces et à la dilapidation de la caisse d’assurance-emploi, qui valent au gouvernement fédéral d’afficher, année après année, des surplus de 10 à 12 milliards $ sur le dos des provinces.
En 2000, usant du même subterfuge récupérateur, c’est Jean Charest qui, à son tour, céda à la tentation électoraliste en promettant de permettre des référendums sur la défusion des nouvelles grandes villes. Depuis ce temps, cet engagement a été décrit comme «irresponsable» par d’innombrables éditorialistes et chroniqueurs de la presse écrite francophone dont Michel David (Le Devoir), Katia Gagnon et Michèle Ouimet (La Presse), Jean-Jacques Samson (Le Soleil) et Michel C. Auger (Le Journal de Montréal). Cette promesse a aussi été qualifiée de «combat d’arrière-garde», d’«irréaliste» et de «pire des scénarios» (Michèle Ouimet, La Presse), de «leurre» (Jean-Jacques Samson, Le Soleil), de «boulet au pied des nouvelles villes» et d’«engagement irréfléchi» (André Pratte, La Presse), de «promesse à courte vue» et d’«erreur» (Katia Gagnon, La Presse), d’«idée indéfendable» (Alain Dubuc, Le Soleil), et de «tragi-comédie» (Lysiane Gagnon, La Presse).
D’aucuns auront noté la contradiction profonde entre le Jean Charest qui «souhaite la réussite des nouvelles villes» et celui qui présente un projet de loi sur leur démembrement. Il ne fait d’ailleurs aucun doute que cette promesse a grandement servi les intérêts électoraux du PLQ. Mais il est tout aussi clair qu’elle va à l’encontre de l’intérêt public.
Maintenant que Jean Charest a été élu et que, comme Jean Chrétien, il a retiré, de bien vile façon, les dividendes électoraux qu’il recherchait, il ne lui reste plus qu’à faire montre de ce qui lui reste de sens du devoir. Le Premier ministre du Québec doit immédiatement mettre fin à la paralysie des nouvelles grandes villes par l’abandon de cette promesse destructrice et le retrait du projet de loi 9.
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LE FÉDÉRALISME DÉGUISÉ DU PQ
Joachim Lambert
La Ligue pour l’Indépendance du Québec
liq@videotron.ca
TRIBUNE LIBRE Le 24 octobre 2003
Lors du Conseil national du PQ le 18 octobre dernier, Bernard Landry a convié les militants péquistes à une « saison des idées » et a insisté sur la nécessité pour le PQ de préciser son projet de souveraineté.
Si cette démarche est plus que nécessaire, elle est aussi irréalisable dans le contexte péquiste parce que le PQ est un parti fédéraliste. Depuis sa fondation le PQ a toujours cherché sa voie fédéraliste et non pas la voie indépendantiste : souveraineté-association, souveraineté-partenariat, union confédérale, etc. En cela, le Parti québécois a toujours été fidèle à son sigle PQ qui, symboliquement, signifie aussi Province of Québec, ce qui n’est pas peu dire. De province britannique, le Québec est devenu province canadian en 1867, et cela durera tant et aussi longtemps que l’option indépendantiste ne sera pas adoptée par un parti politique.
Le PQ n’est pas un parti indépendantiste, mais un parti fédéraliste. Son souverainisme est du fédéralisme déguisé, ce n’est pas de l’indépendance. Le PQ est un parti politique qui prône une autonomie qu’il qualifie de souveraineté dans un réaménagement fédéral. Le PQ ne lutte pas pour l’indépendance, et cela, les péquistes ne veulent pas l’admettre et ne voudront jamais le reconnaître. La souveraineté est un attribut de l’indépendance. Or, il ne peut y avoir de souveraineté dans le fédéralisme : c’est un leurre qui dure depuis 1968. Le fédéralisme annexe, subordonne, provincialise. Peu importe le niveau d’autonomie visé, qu’il soit presque total ou non, dans un tel contexte le Québec demeurera toujours un état annexé au pouvoir central canadian.
Malgré les velléités autonomistes péquistes qui prétendent le contraire - et l’histoire le prouve -, l’état central cherche toujours à contrôler l’autonomie des provinces ou des états fédérés, ses subordonnés : c’est dans l’ordre des choses fédéraliste. Seule l’indépendance s’oppose au fédéralisme qui annexe, subordonne et provincialise. Malgré leurs bonnes intentions, les péquistes avec leur élite politique ne cessent de tromper les Québécois en leur disant qu’ils veulent la souveraineté : fondamentalement, ils ne veulent pas l’indépendance, et d’autre part, ils ne pourront jamais atteindre la souveraineté puisque, nous le répétons, celle-ci est un attribut de l’indépendance, cette indépendance qu’ils rejettent du revers de la main en la qualifiant de « pure et dure ». Nous avons affaire ici à de la fausse représentation idéologique. La lutte pour l’indépendance n’est pas une lutte dans le régime, mais une lutte sur le régime.
Ce n’est pas d’indépendance que la population du Québec ne veut plus entendre parler, ce qu’elle ne veut plus entendre, ce sont tous les discours enberlificotés des hommes et des femmes politiques qui tournent autour du pot en attendant les conditions gagnantes de la pensée magique, et qui sont incapables de proposer clairement et simplement l’option indépendantiste à la population qui, elle, ne demande qu’à être éclairée intelligemment.
Que votre oui soit oui, que votre non soit non, le reste est l’affaire de l’intellect. On ne conduit pas un peuple à l’indépendance par des entourloupettes intellectuelles. On ne sacrifie pas un idéal à la bonne gestion gouvernementale : des problèmes sociaux, il y en a toujours eu et il y en aura encore après l’indépendance. Là n’est pas la question; c’est une question d’indépendance. Le principe d’indépendance se rapporte directement à la volonté de se réaliser comme peuple, sans collectivité interposée, afin de maîtriser son « agir par soi » et « être présent au monde » (Maurice Séguin).
Dans son exposé devant les militants, le politologue Jean Herman Guay a affirmé que le PQ s’éteindra s’il persiste à promouvoir l’accession à la souveraineté. Mais le fait est que le PQ s’éteindra parce qu’il persiste dans la voie fédérale.
Commentaire
L'impossible quadrature du cercle à laquelle nous ont conviés René Lévesque et tous ses successeurs aux commandes du Parti québécois doit être reconnue pour ce qu'elle est: une entreprise illusoire, sans espoir, vouée à l'échec.
Dans le meilleur des mondes, la souveraineté sans l'indépendance ne peut aboutir qu'à une révision laborieuse du fédéralisme. Or, le monde étant ce qu'il est, le péquisme se retrouvera toujours sans interloculeur et sans rapport de force. C'est ce qu'a compris l'homme intelligent qu'est Lucien Bouchard. Il a tiré sa révérence sans élégance, refusant l'indépendance et acceptant l'annexion, jouant le vertueux dans la scène de la diffamation d'Yves Michaud pour cacher son incapacité de dire «présent» au rendez-vous de l'histoire.
Il aurait fallu un courage de titan. Hélas! Des hommes et des femmes politiques d'une stature qui dépasse celle de Bouchard ou d'une stature qui dépasse celle de Parizeau au moment où, lui aussi, a craqué le soir du référendum, ça se prépare et ça s'élève dans un terreau fertile.
Le péquisme, parti de l'ambiguité d'un Québec qui a mal à son fédéralisme mais qui ne le rejette pas, ne pourra engendrer que des pleutres au regard de l'histoire. Notez-le: le PQ n'a jamais réussi qu'à s'attirer le mépris et les sarcasmes des Trudeau, Chrétien et compagnie.
Pour ceux qui ont à coeur l'indépendance, l'avenir du Québec se situe absolument hors du PQ. Commencerons-nous à parler des «vraies affaires» au Québec ? Exit la «souveraineté péquiste», vive l'indépendance. Pourra-t-elle se faire ? La question en est une de taille. Mais si jamais elle se fait, c'est parce que des Québécois l'auront d'abord voulue et défendue sans ambiguité. On ne trouve rien de cela au PQ.
Gilles Verrier, 26.10.2003
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Saison des idées Il faut avoir le courage d'expliquer qu'il est normal que les taxes et impôts soient plus élevés, puisque la social-démocratie consiste à mieux répartir la richesse.
Claude Boulay
TRIBUNE LIBRE Le 24 octobre 2003
À lire Mme Lysiane Gagnon et certaines lettres de lecteurs que La Presse publie (03-10-21), on croirait que les idées nouvelles, pour le Parti Québécois, ça ne peut être que la remise en cause des deux principes fondamentaux de ce parti, la souveraineté et la social-démocratie. Il y a pourtant des myriades d'idées constructives qui peuvent être mises de l'avant tout en respectant ces deux principes.
Pour ce qui est de la souveraineté, on peut mettre en question la méthode d'en faire la promotion que le PQ a préconisée depuis le référendum de 1995 : les élus n'en parlaient pas (sauf M. Landry) et on demandait aux militants d'aller convaincre. Au contraire, qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition, les députés de ce parti doivent constamment expliquer la nécessité de faire la souveraineté. Autrement, ils laissent toute la place aux médias et aux fédéralistes (excusez le pléonasme).
Quant à la social-démocratie, il y a des milliers de façons de la mettre en oeuvre. Faut-il compléter le réseau des garderies? Doit-on plutôt revenir aux allocations familiales plus généreuses et laisser les parents se débrouiller pour trouver une garderie? Le PQ a proposé la semaine de quatre jours, l'électorat n'en a pas voulu. Doit-on mettre cette idée au rancart? Peut-on proposer une approche plus graduelle vers le même objectif? Et les congés parentaux, y a-t-il moyen d'améliorer le régime?
Continuer à construire la social-démocratie n'est pas facile. Les partis de droite, parce qu'ils sont de droite, n'arrêteront pas de crier que les Québécois sont trop taxés. Les médias crieront la même chose parce que, étant anti-souverainistes, ils sont anti-PQ. Il faut avoir le courage d'expliquer qu'il est normal que les taxes et impôts soient plus élevés, puisque la social-démocratie consiste à mieux répartir la richesse.
Les idées qui ne mettent pas en cause la raison d'être du Parti Québécois peuvent être très nombreuses. Aucune n'est à rejeter du revers de la main. Par contre, il faut s'attendre à ce que chacune soit examinée et critiquée. C'est ça, une saison des idées.
Claude Boulay
Bien sûr La Presse va publier in extenso le texte de M. Jean Herman Guay. Quelqu'un qui prêche que le PQ devrait renoncer à l'idéal de la souveraineté, pour ce journal de Propagande Canada, c'est du bonbon.
Je remarque aussi que La Presse publie une lettre de Denys Barbeau, qui a longtemps sévi sur AGQ. Encore une fois, pour ce journal, quelqu'un qui se prétend souverainiste et qui ne s'en prend qu'aux souverainistes, c'est un pur délice!
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Il y a 35 ans avait lieu la dissolution du RIN
Sasha-Alexandre Gauthier
Vice-président du Parti Québécois de Montréal-Centre
TRIBUNE LIBRE Le 26 octobre 2003
Montréal, le 26 octobre 2003
Le sens du sacrifice est une vertu fondamentale pour le militant d’une cause qu’il juge juste et cela transcende beaucoup de choses.
Pierre Bourgault l’avait compris. Alors président du Rassemblement pour l’Indépendance Nationale, il fut saisi d’une vive réflexion à la suite de l’audition d’une nouvelle radiophonique le laissant un moment coï. Un second parti indépendantiste naissait alors. Crescendo, il se nomme Parti québécois, à la suggestion de Gilles Grégoire et contre l’avis de René Lévesque. Un brin prétentieux, mais clairement indépendantiste, il est un précipité amalgamant le Mouvement Souveraineté-Association (ex-libéraux) de Lévesque et le Ralliement National (ex-créditistes) de Grégoire. Mais le RIN, pourtant le plus pugnace et favorisant l’unité des forces souverainistes, se voit fermer la porte du Parti québécois par René Lévesque. Il n’aime guère ces militants caractérisés par un tonus politique plutôt combatif.
En porte-à-faux avec Lévesque, Bourgault tranchera rapidement la question. Pour lui, il était clair que la présence de partis concurrents sur la question nationale ne pouvait être que contre-productive. Et puis ce fait viole l’esprit même du combat national. Il prit le téléphone et rejoingnit son second, Pierre Renaud. « Penses-tu la même chose que moi ? » questionna-t-il. « Oui ! » répondit ce dernier. Conforté, Bourgault convoque l’exécutif national pour la soirée du lendemain.
Le temps pressait. En effet, le Congrès annuel du RIN se tenait deux semaines plus tard. Un seul point est inscrit à l’ordre du jour de cette rencontre : que fait-on maintenant ? Les membres de l’exécutif errent et tergiversent en atermoiements mais Bourgault les traîne vers le fond du problème. « Je crois que nous pensons tous la même chose, mais que nous craignons de nous l'avouer à nous-mêmes», disait-il.
« […] Je suggère donc que l'exécutif [national] propose aux membres de dissoudre le R.I.N. Après quoi nous entrerons au Parti québécois un à un. Nous croyons à l'unité des forces indépendantistes. Or, nous avons vu qu'elle était impossible par la voie de négociations. Alors, il faut la faire de force.» (Bourgault, P., Écrits polémiques 1960-1981, 1. La politique, «René Lévesque n'a jamais voulu l'unité des indépendantistes», Éditions VLB, 1982, pp. 152-159)
L’unanimité des membres présents se fit rapidement.
Lors du Congrès le 26 octobre 1968, c’est empreint de pragmatisme et de tristesse que 82% des membres acceptèrent l’analyse de l’exécutif national. C’est dans la tristesse et sans applaudissements que s’est terminé un Congrès qui pourtant est fondamental dans la consolidation durable du mouvement indépendantiste, le sens du sacrifice n’excluant évidemment pas les sentiments.
Depuis cet exemplaire sacrifice, l’héritage laissé aux successeurs de nos « pères fondateurs » n’a cessé de croître, malgré les aléas politiques. Et bien qu’on attribue souvent à René Lévesque l’unité des forces indépendantistes au Québec, ce ne fut manifestement pas le cas. Bourgault lui-même le lui rappelle par la plume et l’un de ses écrits polémiques, intitulé « René Lévesque n’a jamais voulu l’unité des indépendantistes » paru dans Le Petit Journal de la semaine du 18 au 24 février 1973. C’est par courage, pragmatisme et sacrifice que le RIN s’est sabordé un 26 octobre, il y a 35 ans… et que le Parti québécois fut rapidement ce qu’il est devenu.
Cet esprit existe encore. C’est grâce au sacrifice de militants et de sympathisants que le Parti fut, est et sera le véhicule permettant démocratiquement l’idée de la République. Et sans un appui tant moral qu’effectif des militants et des sympathisants, le pouvoir de faire l’indépendance, soit par l’élection référendaire, sera ardu, et soit par le référendum, sera impossible. Et cela, beaucoup l’ont oublié.
Finalement, il n’y a qu’à compter le nombre de groupes souverainistes au Québec se dissociant, pour toutes sortes de raisons, du Parti québécois pour se rendre compte que nous dilapidons l’héritage du passé. Reste désormais à savoir qui n’a pas ou a perdu le sens du sacrifice dans la suite de l’Histoire.
Sasha-Alexandre Gauthier sasha_gauthier@hotmail.com
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"Montréal Deuxième plus grande ville française du monde" sollicite le soutien des forces syndicales
TRIBUNE LIBRE Le 26 octobre 2003
Montréal, le 25 octobre 2003
Dans un message adressé aux dirigeants syndicaux de tous les secteurs du monde du travail, le porte-parole du Collectif, Gilles Rhéaume, invite les forces du travail, à qui les Québécois doivent tant dans le domaine des droits de travailler, de commercer et de vivre en français, à joindre leurs voix à celles et ceux qui dénoncent le fait qu’il soit possible de se faire élire au Conseil municipal de Montréal sans être capable de fonctionner dans la langue officielle du Québec qui est aussi la langue de la ville selon l’article 1 de sa Charte. Une lettre en ce sens sera envoyée dans les prochains jours à tous les dirigeants et dirigeantes des syndicats québécois.
Le Collectif rappelle que son porte-parole sera présent à la réunion du Conseil de lundi soir afin d’interpeller Mme Anne Myles sur son incapacité de s’exprimer en langue française.
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Madame Myles... Depuis quand habitez-vous le Québec?
Etienne Boulay
TRIBUNE LIBRE Le 26 octobre 2003
Madame Myles,
Que nos voisins à l'est, à l'ouest et au sud parlent anglais, on le comprend et on ne leur demande pas de nous parler français, car leur langue historique est l'anglais.
Qu'une de nos élus s'exprime au nom de la population de Montréal, ville officiellement unilingue francophone, qu'en anglais, c'est qu'elle exprime un mépris extraordinaire envers ses concitoyens montréalais et envers le Québec.
Depuis quand habitez-vous le Québec? Comment se fait-il que vous ayez le culot de représenter des citoyens du Québec sans même connaître leur langue officielle? Quel message leur envoyez-vous, nul besoin d'apprendre le français, ce sont eux qui parleront anglais? Pouvez-vous, par exemple, concevoir qu'une personne unilingue francophone puisse siéger au conseil de ville de Londres?
Sachez qu'il y a des limites aux insultes que peuvent endurer les Montréalais et les Québécois. Sachez que vous ne représentez pas vos citoyens, mais seulement une partie, qui refuse de reconnaître la présence d'une nation, l'existence d'un état francophone en Amérique du nord. Sachez que nous n'accepterons jamais de tels affronts.
Nous ne sommes pas Américains, nous ne sommes pas Ontariens ou Terre-Neuviens, nous sommes Québécois et respectez cela.
Etienne Boulay, 25.10.2003
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L'agenda inavouable du néo-libéralisme
BASTIEN Robert
TRIBUNE LIBRE Le 27 octobre 2003
Montréal, le 24 octobre 2003
J'ai lu de belles choses dans ce journal sur un certain contrat social qui m'ont inspiré cette lettre. D'abord une citation d'un ouvrage de Charles Taylor, Hegel et la société moderne(1), qui énonce ce que voulait combattre l'expressivisme de Herder et qui, transposée, pourrait viser la tentative de « ré-ingénierie » du présent gouvernement québécois : « D'une certaine manière, l'expressivisme s'oppose à la vision de l'homme entretenue par les Lumières, à la fois sujet et objet d'une analyse scientifique objectivante. Il récuse ainsi, essentiellement, une vision de l'homme comme sujet de désirs égoïstes que la société et la nature n'ont d'autre fin que de satisfaire. Les Lumières proposaient une perspective utilitaire au plan éthique, atomiste dans sa philosophie sociale, analytique dans sa science de l'homme, et qui comptait sur l'ingénierie sociale pour réorganiser les individus et la société afin d'apporter le bonheur par un parfait ajustement mutuel ». Puis : « Au contraire, selon Herder, le Volk [en italique dans le texte et signifiant peuple en allemand] est porteur d'une certaine culture qui fait vivre ses membres, lesquels ne peuvent s'en détacher qu'au prix d'un sérieux appauvrissement. Nous touchons ici à l'origine du nationalisme moderne. Herder pensait que chaque peuple possède ses propres thèmes directeurs ou modes d'expression, particuliers et irremplaçables, qui ne pouvaient être ni supprimés ni remplacés par une quelconque imitation des autres [notez que Herder n'était pas un contemporain de Harris !] ».
Plus ça change... Enfin. De manière plus prosaïque, j'ajouterais ceci sur une certaine déviance individualiste très contemporaine, justement celle du néo-libéralisme qui fait présentement l'objet du débat que l'on sait chez nous. La « ré-ingénierie » de l'État que proposent les néo-libéralistes, où qu'ils se trouvent, vise à réduire le rôle de l'État, donc ses dépenses, donc ses besoins en revenus, donc les impôts qu'il prélève, impôts payés par une multitude, laquelle compte toujours une minorité de riches...
Comme chacun peut le constater, ce sont ces derniers, et leurs admirateurs envieux, qui crient le plus fort pour que le rôle de l'État soit modifié à la baisse, ses impôts réduits, ceux-là mêmes qui ont relativement plus d'argent dans leurs poches que les autres citoyens. Mais, le réalise-t-on assez, s'ils se sont enrichis, c'est parce qu'ils ont profité d'une société efficacement organisée : protégée contre l'extérieur, pacifiée à l'intérieur, pourvue d'infrastructures, formée d'une population en santé et instruite, toutes choses qui n'ont pu se réaliser que grâce à un certain mais très réel interventionnisme de l'État, financé par les impôts de la multitude...
Or, voici l'enrichissant mais pitoyable paradoxe : ceux-là mêmes -- en fait, il semble que soient davantage le fait de leurs thuriféraires rémunérés et de leurs admirateurs envieux -- qui ont financièrement le plus tiré profit de la société organisée clament -- certainement pas comme condition nécessaire à leur enrichissement ! -- des réductions d'impôts, feignant d'ignorer qu'elles ne peuvent que faire régresser socialement l'ensemble de ceux qui ont financé la société qui leur a fourni le cadre et les outils sociétaux leur permettant de s'enrichir !
Évidemment qu'il faut moderniser l'État, le rendre plus efficace. Évidemment que les centrales syndicales ne sont pas étrangères à un certain corporatisme qui profite d'abord à l'appétit de pouvoir sociétal de ses dirigeants et aux intérêts économiques bien compris de sa technostructure : audience sociétale et revenu de l'organisation allant de pair avec le nombre de syndiqués. Évidemment que prendre une population en otage, dans le cadre d'une négociation syndicale, c'est une forme de banditisme social.
Et évidemment que la libre entreprise est, à ce jour, le meilleur système pour produire la richesse et qu'elle rime habituellement, mais pas toujours, avec démocratie et liberté! Et que la plupart des gens ne contestent pas qu'il soit juste et normal qu'un entrepreneur -- pas les rapaces non entrepreneurs de la technostructure qui ont commencé il y a plusieurs décennies par ravir dans les faits le pouvoir aux investisseurs-propriétaires -- qui réussit à créer de la richesse collective s'enrichisse lui-même.
Mais..., mais...
1. TAYLOR, Charles. Hegel et la société moderne, Québec, Les presses de l'université Laval -- Cerf, 1998, 182 p., p. 1-2.
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