2003
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Drôle de campagne
Katia Gagnon
La Presse - 29 mars 2003
Depuis un an, on nous promettait une des campagnes électorales les plus passionnantes de l'histoire du Québec. Pour la première fois, une vraie lutte à trois partis. On assistait à l'émergence d'une nouvelle droite au Québec avec l'ADQ. Les débats sur la santé, la priorité numéro un des Québécois, s'annonçaient vifs. A deux semaines des élections, il faut se rendre à l'évidence : rarement campagne électorale sera-t-elle passée aussi inaperçue. Noyée dans un torrent de nouvelles plus pressantes et, il faut le dire, beaucoup moins excitante que prévu.
En un an, le revirement a été total. Plus de lutte à trois. Quant aux débats sur la santé... Quels débats ? C'est probablement là le plus grand drame de cette campagne électorale. Les Québécois vont élire un gouvernement sans être allés au fond des questionnements lancés par Mario Dumont sur le financement du réseau. Le Parti québécois a réussi à détourner la campagne sur un enjeu plus «positif», la famille. L'Action démocratique a perdu beaucoup de sa crédibilité. Et les libéraux sont incapables, malgré leurs efforts, d'imposer le thème dans des médias préoccupés par autre chose.
Car la guerre en Irak et maintenant le virus du SARS à Toronto sont des sujets trop importants pour que les médias les négligent. La campagne se déroule donc pratiquement en vase clos, la privant d'une dynamique essentielle : celle du sideshow. C'est le terme qu'emploient les journalistes qui, parqués dans les caravanes des chefs politiques, font l'impossible pour ne pas reproduire la nouvelle mise en forme à leur intention par les partis. En 1998, le Parti québécois voulait parler d'éducation le jour où une manchette de La Presse révélait les conclusions dévastatrices d'un rapport d'experts sur le régime d'assurance-médicaments. La nouvelle avait alimenté les journalistes pendant plusieurs jours sur la tournée péquiste.
Cinq ans plus tard, la campagne se déroule presque totalement hors du champ des projecteurs. Les sideshows potentiels n'ont donc aucun impact, non plus que les faits et gestes des politiciens, normalement scrutés à la loupe. Dans une campagne électorale normale, la déclaration de Monique Jérôme-Forget sur les défusions municipales, par exemple, aurait fait les manchettes et ainsi, placé Jean Charest sur la défensive pendant des jours. Jacques Parizeau, passé maître dans l'art de créer des sideshows efficaces, n'a pas voulu donner le moindre petit croc-en-jambe à Bernard Landry. Mais même s'il l'avait fait, on peut parier que les sautes d'humeur de l'ex-premier ministre, qui font normalement les délices des journalistes, auraient eu peine à trouver place dans les bulletins de nouvelles.
Bref, à moins d'une crise majeure ou d'une déclaration vraiment intempestive de la part d'un chef de parti, il y aura peu de débats au cours de cette campagne. Et surtout peu de débats sur la santé, qui trône pourtant obstinément, sondage après sondage, en tête de liste des priorités des Québécois. Quelle drôle de campagne!
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2003
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Le vrai début de la campagne
Lysiane Gagnon
La Presse - 29 mars 2003
La guerre en Irak a tout éclipsé, y compris une campagne électorale québécoise dont on prédisait qu'elle serait fascinante mais qui jusqu'à présent s'est déroulée sur un mode assez terne.
Le débat des chefs, lundi soir, marquera-t-il un tournant ? Sera-ce le vrai début de la campagne ?
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Chose certaine, pour chacun des trois chefs, l'enjeu est capital, mais c'est sur Jean Charest que la pression sera la plus forte, car le débat représente sa seule chance de gagner rapidement assez de points pour avoir une chance d'amener son parti au pouvoir.
C'est Bernard Landry qui aura la partie la plus facile. Il est le plus populaire des trois chefs, et son parti est en avance, dans la mesure où le PQ est toujours assuré de l'emporter quand il se trouve à égalité avec les libéraux.
M. Landry aura donc intérêt à faire du «surfing», à éviter les coups d'éclat qui pourraient l'amener en terrain piégé et à réprimer son tempérament bouillant.
Durant les deux premières semaines de la campagne, ses organisateurs, craignant la gaffe qui ferait dérailler la campagne péquiste, l'ont encadré avec un soin obsessionnel. Il s'en tient le plus souvent à ses notes, évitant les digressions risquées. Ses activités sont réduites au minimum. Sa compagne surveille ce qu'il mange et le force à faire la sieste dans l'après-midi.
En somme, la campagne classique du leader qui est en avance dans les sondages - le genre de campagne que faisait Jean Chrétien lors des deux dernières élections fédérales.
Jean Charest est dans une situation tout autre. Il lui faut au contraire percer l'écran, aller chercher l'électeur, le surprendre et le séduire. Il n'avancera à rien s'il se contente de livrer un message écrit d'avance. C'est donc en lui-même qu'il doit aller chercher ses munitions. Il devra laisser tomber sa réserve coutumière, passer à l'offensive, et donner libre cours à son tempérament de batailleur tout en se livrant tel qu'il apparaît lorsqu'il est détendu et qu'il a laissé tomber la garde : spontané, chaleureux et sincère.
C'est un pari difficile mais incontournable, car M. Charest jouera lundi soir la bataille de sa vie, ce débat étant la seule chance de faire lever sa campagne.
Quant à Mario Dumont, lui aussi a beaucoup en jeu. Depuis que le ballon adéquiste a commencé à se dégonfler, les gens continuent à trouver son jeune chef sympathique, mais ils ont cessé de le prendre au sérieux.
Il devra donc mettre la pédale douce sur l'agressivité un peu adolescente qu'il manifeste depuis le début de la campagne, et passer plus de temps à expliquer son programme qu'à donner des chiquenaudes à ses adversaires.
il faut dire que M. Dumont a des raisons d'être agressif. Après l'avoir encensé pendant des mois, les médias, passant d'un extrême à l'autre, se sont brusquement retournés contre lui. Son lieutenant montréalais, l'ineffable Pierre Bourque, l'a pour ainsi dire abandonné au beau milieu de la bataille. Le programme de l'ADQ a été diabolisé au-delà du bon sens, notamment par les centrales syndicales. D'accord, les bons d'éducation sont une bien mauvaise idée, qui risque de nuire à l'école publique et d'encourager la constitution d'écoles-ghettos religieuses, mais enfin, ce n'est quand même pas du fascisme !
Si ses deux adversaires visent le pouvoir, M. Dumont ne peut même plus viser le poste de chef de l'opposition. Son seul objectif sera de stopper l'érosion et d'ajouter quelques comtés à ceux que lui ont apporté les partielles.
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Attendons-nous à ce que les débats les plus virulents portent sur la santé, les défusions et l'option souverainiste.
Bernard Landry, à la tête d'un parti au pouvoir depuis neuf ans, sera tenu responsable de tout ce qui va mal au Québec, de la santé à la Caisse de dépôt.
M. Charest ne manquera pas de ramener sur le tapis le programme péquiste qui annonce en toutes lettres que la priorité absolue d'un troisième mandat sera la reprise du débat constitutionnel et la mobilisation gouvernementale en vue d'un référendum «gagnant».
Le chef libéral, par ailleurs, aura fort à faire pour se dépêtrer du guêpier où l'a précipité la
résolution de son parti ouvrant la porte aux défusions.
M. Charest aurait fort bien pu repousser sous le tapis ce projet explosif, comme René Lévesque l'a fait tant de fois lorsque les congrès péquistes s'emballaient et votaient des résolutions sans queue ni tête. Il l'a au contraire endossé, et vingt fois plutôt qu'une... et voilà que cette histoire est en train de faire dérailler une campagne libérale qui jusqu'à cette semaine marchait plutôt bien. MM. Landry et Dumont tenteront certainement, lundi, de marquer des points là-dessus.
La lutte à trois appréhendée étant platement retombée dans la tradition bipartiste, c'est entre MM. Landry et Charest que se fera le vrai débat, M. Dumont excellant comme auparavant dans le rôle de la mouche du coche.
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2003
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Homo Quebecus
The Gazette Saturday, March 29, 2003
The Parti Québécois government's heroic efforts to engineer a more contented Homo Quebecus haven't gone far enough. A four-day work week for parents, 50-per-cent tuition rebates for degree-holding women who pop out a baby within five years of graduation and, now, 25-per-cent tax credits for families who vacation in Quebec - these are all half-measures.
There's so much more we could do, as all satirists will surely appreciate. We can start by introducing a tax incentive to encourage Quebecers to help one another since acts of giving have been shown to improve self-esteem. Premier Bernard Landry should decree a volunteer tax credit, with every hour of community service worth $7.30, the minimum wage, in credits.
While we're at it, why not introduce stimulus to help Quebecers learn more about their own history since a better grasp of past injustices will undoubtedly knock some sense into ignorant federalists and help pave the road to sovereignty. Any teenager, then, who scores a B or better in high-school Quebec history ought to be able to benefit from a one-time $1,608 history tax credit, with the amount mirroring nicely the year of the founding of Quebec.
But the road to sovereignty will undoubtedly be hazardous if Quebecers don't improve their driving habits. Chief social engineer Landry should push through measures allowing motorists to store up unused demerit points from their driver's licences and apply them, each point worth $1, against Loto-Québec purchases.
It's all a big gamble, but we shouldn't fear the risks.
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2003
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Crucial debate for CharestIf the the Liberals are to win the election, they are going to have to get moving, starting with Monday's debate
DON MACPHERSON
The Gazette Saturday, March 29, 2003
Got a match for the leader of the Quebec Liberal Party? On second thought, can you spare a whole matchbook?
That's because Jean Charest's debate preparation this weekend should include lighting many votive candles.
He should be praying that on Monday evening, Saddam Hussein doesn't turn up dead or in exile, that the ground attack on Baghdad doesn't begin and that nothing else happens in Iraq to distract Quebecers from the campaign leaders' debate.
Charest should pray that he's able to do something like what Mario Dumont did in the debate in the 1998 campaign, and take advantage of low expectations on the part of his audience to make a good impression and get people to start looking at him in a new, more favourable light.
That won't be easy. For one thing, Dumont had it easier in the last debate than Charest will in this one because in 1998, Dumont's adversaries didn't bother with him much because they didn't take him seriously as a threat. For another, it was enough for Dumont merely to get the voters to notice him, while Charest has to get them to change their minds about him.
And Charest should pray not only that the debate will focus the voters' attention on the election, but also that it will stay there through the following two weeks, until voting day.
That's because the Liberals need to make the most of those two weeks, or you'll still be hearing the words "Premier Bernard Landry" for some time after April 14.
In today's poll results from Léger Marketing for The Gazette, the TVA network and Le Journal de Montréal, the PQ's lead over the Liberals among the French-speaking voters who will decide the election was 17 percentage points. When Landry called the election March 12, it was 16 points, practically the same.
The official campaign is only 33 days long and it's already half over. And for the first half of the campaign, it's been a Seinfeld election.
Not only is this the first Quebec election in more than 30 years that hasn't been about sovereignty, so far, like the sitcom Seinfeld, it has been about nothing at all. And the only thing that has changed is that instead of the Liberals having 33 days in which to cut into the lead, as of Monday they'll have only 14.
The Liberal spin doctors say their party can win a three-party election with as little as 30 per cent of the francophone vote, and Léger today has them at 31. But they can't win if they stay 17 points behind the PQ.
In what's left of the campaign, they need to build momentum and cut that lead to roughly 10 points. That's not an impossible task - PQ support appears to have peaked - if the Liberals can win back enough remaining ADQ supporters who want a change of government.
But the Liberals have little margin of error and little time to waste. They have to start Monday evening with the debate. They know that, but then again, so does the PQ.
It has been observed, here and elsewhere, that the major party leaders are staking their careers on the outcome of this election. At least one and maybe both of the losers will probably not survive as leaders until the next election. And even if Landry wins, at 66 he might become the PQ's Jean Chrétien, facing increasing pressure from younger would-be successors Pauline Marois and François Legault to step down.
But the future of parties as well as their leaders might be riding on this election. Ironically, considering that less than a year ago some were predicting its outright disappearance, the party whose future currently seems the most secure is the PQ.
The ADQ could remain a third party after its third general election, and at its current level of support might not elect the 12 members or obtain the 20-per-cent of the vote necessary for official party status in the next legislature.
And a third consecutive PQ victory, the first for any Quebec party elected to power since 1960, would also represent the first time over that period that the Liberals have lost that many elections in a row.
All three would be attributable to the Liberals' estrangement from the French-speaking majority since the constitutional debacle of the early 1990s, and would raise the question of the historic party's continued viability and relevance.
dmacpher@thegazette.canwest.com
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2003
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Handling the D-word
HENRY AUBIN
The Gazette Saturday, March 29, 2003
This is a time of decision for Jean Charest on the election campaign's most tempestuous issue, municipal demergers.
Polls show that Charest's Liberals, who had been rising in popularity, have been losing momentum since last week. That's just when the demerger issue rose from hibernation.
Charest is undergoing intense criticism from the biggest beneficiaries of the merged cities - mayors who fear their jumbo baronies' shrinkage. Last week, the mayors of Montreal and five other large merged cities jointly blasted his promise to let residents of merged municipalities vote in referendums to secede from their new city, and now mayors of Val-d'Or and many other small merged towns say they might form their own scold-the-Liberals coalition.
These nouveaux puissants have clout in many key ridings, and Charest can't afford to ignore such resentment.
He has four options on how to handle the demerger issue.
- He could retract his pledge to allow referendums. Of course, so as not to alienate the demerger side totally, he'd have to offer something in return.
He could say that a Liberal government would amend the merger law to permit serious decentralization: boroughs would get the powers to tax, to hire and fire workers and to have mayors. Many suburban mayors on Montreal Island howled in 2000 when Quebec's ill-fated Bernard report proposed this kind of loose model for a megacity, but some would settle for it now.
- Charest could sweeten the above pitch by also keeping open the referendum option. He'd tell the public, "Here's my decentralization offer and, if you don't like it, be my guest and hold a demerger referendum." He'd hope his decentralization overture would take the steam out the referendum.
- He could stick to his present game plan and try keeping the demerger pledge under a basket.
Bernard Landry is hoping that Charest will do just that in Monday's TV debate, the Liberals' big chance to turn things around.
The PQ leader has been scoring points off his rival's shy-boy strategy, saying that Charest is unfit to govern because he would roll back progress (a term Landry leaves undefined).
Responding, Charest mouths some limp platitude about democracy.
Invariably, he adds, "No taxation without representation." Charest must think this is a snappy punch line, but it rings hollow. All boroughs elect representatives to city council.
- The final option is the riskiest. Charest could drop his defensive stance on demergers and take the offensive.
First, he'd change the vocabulary of the debate. He'd steer it away from "demerger" (in French, "defusions"), which to many voters sounds negative. An effective leader has to be for something.
-o, (sic) like the anti-war movement of the 1960s that rebranded itself as the peace movement, he'd talk about his "pro-democracy" convictions.
On Monday night, the instant that Landry brings up demergers, Charest could mock him for not knowing the meaning of democracy. He could say that while Landry talks about his devotion to that ideal, he uses such rhetoric to camouflage Péquiste paternalism. In forcing mergers, the party showed citizens its peculiar definition of democracy: "When you elect us, you give us a blank cheque for five years to do whatever we feel like without consulting you."
"What worries me even more than what's in your program," he could say, "is what's not in it."
When, fumbling for a comeback, Landry hisses, "Westmount," the bogeyman he likes to uses as symbol of anti-merger sentiment stretching from St. Bruno to Saguenay, Charest could ask if the PQ's hero, René Lévesque, would have ever used such an ethnically divisive tactic. "He saw Quebecers as one people, why don't you?"
He could add: "In the 1980s, Lévesque allowed referendums on municipal autonomy. He was pro-democracy. Why not you?"
The PQ leader might have glib answers, but he'd be on the defensive. That's the point.
Landry is so vulnerable on this issue it's amazing the Liberals didn't embarrass him long ago. Will Charest start making up for lost time Monday? Habits are hard to break, and I'm betting he'll go for the third option, and let Landry take charge.
Henry Aubin is The Gazette's regional-affairs columnist. haubin@thegazette.canwest.com
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2003
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The PQ is having a good war
NORMAN WEBSTER
The Gazette Saturday, March 29, 2003
This war in Iraq is becoming very awkward. The Academy Awards have been overshadowed, the American launch of Martel cognac postponed and Hockey Night in Canada once more graced by the informed international commentary of Don Cherry.
Then there is the hijacking of the Quebec election. Not only have the guns of war drowned out the campaigners, but Iraq itself has become an issue.
Bernard Landry wears his white ribbon of solidarity with the anti-war people. Jean Charest stoutly condemns U.S. diplomacy. We await further statements, datelined Rimouski and Trois Pistoles, on the conflict in Kashmir, the plight of the Uighurs and the future of space travel. Health, education and taxes are so boring.
At least we finally seem to be down to a two-party horserace, with voters forced into a choice between the Parti Québécois and the Liberals. While Mario Dumont plummets, Bernard Landry is holding up well and Jean Charest is finally making progress with francophones.
We should have known the old dogs would emerge on top. Anyone who begins a campaign being photographed by La Presse in the kitchen in a full-figure apron - step forward, Jean Charest - clearly has confidence oozing from every pore. And many voters have obviously concluded that no man who confesses he would rather meet with the chairman of Sun Life than be hectored by women's groups, as Landry did, can be all bad.
Things might get a bit more serious next week, beginning with the three leaders' debate on Monday. It will be Charest's (and Dumont's) best chance to swing attention back to Quebec issues. There are three areas where it would be nice to see Landry put on the spot - philosophy, competence and sovereignty.
Philosophy refers to the fundamental, bone-deep orientation of a political party, and we know what the PQ's is. It can't stop intervening, directing, controlling, telling people what to do.
It likes bureaucrats running the economy. It knows better than we do what to do with our money and taxes us accordingly. It never sees a problem that a little government help can't fix.
Want more babies? Well, we'll just decree a four-day work week for parents of children under 12. It's a sudden, cynical proposal by Landry that has employers tearing their hair, and it's exactly how the PQ thinks and acts.
Then there is the PQ's competence in managing public business. This is where they should really be fried. The record is atrocious.
Terrible decisions have left us with shortages of doctors and nurses. Lack of decision has let Montreal's teaching-hospital networks decay dramatically. and could end up costing us the Shriners Hospital.
The education sector is clogged with bureaucracy, while teenagers drop out and universities are desperate for funds. As we thump into spring, we are reminded of how rotten our roads are.
The scandal of the Caisse de dépôt, whose assets dropped by $8.5 billion last year, nearly 10 per cent, should be hammered every day. The Caisse has been heavily politicized over the years by the PQ; the complete disaster of its Vidéotron adventure is only the latest in a series of vainglorious political investments.
Searching through my files, I came upon a yellowing clipping datelined Quebec. It was a piece from 1965 about the establishment of the Caisse by the government of Jean Lesage. I wrote it myself.
The article reported estimates that the Caisse's assets would grow to $2.6 billion by 1976, and a stupefying $4 billion by 1986. If Lesage, who operated most of the time in a state of near-apoplexy, were to have been told that his baby would one day lose $8.5 billion ($15 billion over the last two years), he would have fainted dead away.
It's time, too, to stop letting Landry finesse the issue of Quebec independence. He opened the campaign with another undebated policy - a "confederal union" between a sovereign Quebec and the rest of Canada. This sounds so much nicer than that nasty word "separatism," and people are supposed to think it means everything Quebec has now plus, plus, plus.
The problem is that the rest of Canada would say: you guys already have the best deal you are going to get; it's known as a federal union, aka Canada; please get lost.
Landry knows that. His objective, like that of his mentor Jacques Parizeau, is to get a Yes vote on something, anything, and parlay it into independence. He must be called on it.
This week The Gazette's veteran campaign reporter, Hubert Bauch, and I were at a Landry function. "The Péqs are having a good war," Hubie noted. They have benefited mightily from the diversion of attention to Iraq.
It's time to bring the war back home.
Norman Webster is a former editor of The Gazette.
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2003
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Petit jeu-questionnaire
Michel David
LE DEVOIR samedi 29 et dimanche 30 mars 2003
En principe, les débats télévisés entre les chefs de parti ont pour objectif de mieux informer les électeurs sur les positions respectives de ces derniers. Malheureusement, on a le plus souvent droit aux mêmes cassettes entendues depuis des semaines, qui ne nous apprennent pas grand-chose.
Pour éviter cette répétition lassante, voici une série de questions à choix multiples adressées aux trois chefs, portant sur les grands thèmes qui ont été retenus par le consortium des télédiffuseurs : gestion de l'État, économie et finances, santé et mission sociale, avenir du Québec. Un tirage au sort a déterminé l'ordre des questions à l'intérieur de chaque bloc.
- M. Dumont, lequel des organismes suivants, dont vous promettiez l'abolition en 1998, disparaîtrait le premier sous un gouvernement adéquiste ?
a) Le ministère de la Famille.
b) Le ministère des Régions.
c) Le Conseil de la langue française.
d) Nous allons lancer un projet-pilote.
- M. Landry, laquelle des personnes suivantes, dont vous avez souvent vanté les mérites, illustre le mieux la «gouvernance de qualité» que promet le PQ ?
a) Jean-Claude Scraire.
b) Gaétan Frigon.
c) Raymond Bréard.
d) Vous vous trouvez drôle ?
- M. Charest, pourriez-vous éclaircir votre position sur les défusions ?
a) Le PLQ n'approuve pas les défusions.
b) Le PLQ n'approuve pas les fusions.
c) Monique Jérôme-Forget est une &@%£#.
d) Vous êtes manipulé.
***
- M. Landry, Statistique Canada situe le Québec au 57e rang des États nord-américains sur un total de 61 pour ce qui est du niveau de vie. Lequel des quatre États suivants doit-on être le plus fier d'avoir surclassé ?
a) Terre-Neuve.
b) La Saskatchewan.
c) Le Montana.
d) L'Arkansas.
- M. Charest, dans quel secteur un gouvernement libéral devra-t-il faire des compressions pour respecter le cadre financier de votre plan d'action ?
a) L'aide à la famille.
b) La culture.
c) L'environnement.
d) Toutes ces réponses.
- M. Dumont, quelle serait la principale mesure qu'adopterait un gouvernement adéquiste pour stimuler l'économie ?
a) Une loi antipaperasse.
b) Une loi antiréférendum.
c) Une loi antisyndicats.
d) Une loi antilois.
***
- M. Charest, en 1998, vous aviez pris Mike Harris pour modèle. Cette fois-ci, qui a le plus influencé votre vision sociale ?
a) Françoise David.
b) L'abbé Pierre.
c) Mère Térésa.
d) CROP.
- M. Landry, selon vous, qu'est-ce qui illustre le mieux le bilan du PQ en matière de santé ?
a) Les fermetures d'hôpitaux.
b) L'encombrement des urgences.
c) La longueur des listes d'attente.
d) La pénurie de médecins et d'infirmières.
- M. Dumont, quelle mesure du programme de l'ADQ illustre le mieux votre conception de la mission sociale de l'État ?
a) La médecine à deux vitesses.
b) L'abolition de la sécurité d'emploi.
c) Euh...
d) La mission sociale ?
***
- M. Landry, quelle est exactement l'option constitutionnelle du PQ ?
a) La souveraineté.
b) Le partenariat.
c) L'union confédérale.
d) C'est ça.
- M. Dumont, quelle est au juste votre position sur la question nationale ?
a) Je ne suis pas souverainiste.
b) Je ne suis pas fédéraliste.
c) Il faut tourner la page.
d) Demandez à mes enfants.
- M. Charest, sur le plan constitutionnel, diriez-vous que Jean Chrétien est :
a) un adversaire;
b) un moron;
c) un mammifère;
d) un &@%£#.
***
Pour terminer, voici quelques questions sur le déroulement de la campagne.
- M. Landry, quel est le principal facteur qui explique la remontée spectaculaire du PQ ?
a) La compétence de son chef.
b) La force de sa direction.
c) La qualité de son leadership.
d) En toute modestie...
- M. Charest, le PLQ a connu jusqu'à présent une bonne campagne. À quoi faut-il l'attribuer ?
a) À son programme.
b) À son équipe.
c) À son organisation.
d) À la météo.
- M. Dumont, de l'avis de tous les observateurs, la performance de l'ADQ a été décevante. Comme l'expliquez-vous ?
a) C'est un complot syndical.
b) C'est un complot médiatico-syndical.
c) C'est un complot médiatico-politico-syndical.
d) C'est un complot de l'Internationale syndicale.
- La dernière question s'adresse aux trois chefs. Selon vous, quel aura été l'événement marquant de la campagne ?
a) La guerre en Irak.
b) Le nouveau spectacle de Céline Dion.
c) Le changement d'heure.
d) Quelle campagne ?
mdavid@ledevoir.com
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Irak
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Un auteur avec du cran - Un empire en déclin ?Polémique parisienne autour du livre d'Emmanuel Todd
Christian Rioux
LE DEVOIR samedi 29 et dimanche 30 mars 2003
Paris - La guerre en Irak serait-elle une des dernières convulsions d'un empire américain en déclin qui fait de l'esbroufe pour cacher son état de décomposition avancée?
Reconnaissons qu'il faut un certain cran pour soutenir une telle affirmation alors que les États-Unis ont 300 000 hommes dans le golfe Persique, qu'ils y déploient les armes les plus perfectionnées du monde, que le pays possède une avance technologique incontestée et qu'il sort d'une des périodes de croissance les plus longues de son histoire.
Mais le cran n'a jamais manqué à Emmanuel Todd, qui publiait récemment Après l'empire (Gallimard). Ce démographe est connu pour ses thèses percutantes. À l'époque où l'URSS semblait inamovible, il avait eu l'intuition géniale du déclin inévitable de ce monstre aux pieds d'argile. Plus récemment, Todd s'en prenait aux postulats du libre-échange mondial dans L'Illusion économique.
Alors que l'auteur est sur tous les écrans français, son dernier essai suscite une polémique qui ne tarit pas. Le dernier numéro de la très sérieuse revue Le Débat consacrait pas moins de quatre articles à réfuter, sinon à ébranler, la thèse d'Emmanuel Todd. Une semaine après le début de la guerre en Irak, Après l'empire occupait la huitième position des meilleures ventes en librairie.
Emmanuel Todd s'y lance à l'assaut de cette idée communément admise selon laquelle l'oncle Sam est devenu une hyperpuissance à l'avance militaire, technologique et économique inégalée. Au contraire, dit l'auteur, l'Amérique n'a rien d'un empire en essor. C'est plutôt un État parasite dont l'industrie régresse, qui vit du tribut versé par le reste du monde et qui s'éloigne d'une pensée universaliste.
La thèse de Todd n'est pas nouvelle. Elle est principalement fondée sur la constatation que, malgré une supériorité militaire évidente et une puissance inégalée, les États-Unis connaissent un déficit commercial effarant. Celui-ci a plus que doublé entre 1997 et 2001. En 2002, les exportations américaines de produits manufacturés civils ne devaient pas couvrir plus de 70 % des importations.
Pour résumer les choses, disons que, selon Todd, le niveau élevé de consommation américain n'est dû qu'à l'endettement exorbitant et à la dépendance de plus en plus grande des États-Unis à l'égard des économies étrangères. L'industrie américaine serait en déclin, dit-il, et l'hyperpuissance (selon le mot de l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine), un géant qui ne tardera pas à s'écrouler.
Les économistes n'ont pas tardé à s'insurger contre ce que certains appellent le marxisme primaire d'Emmanuel Todd. Pour prouver l'improductivité américaine, Todd écarte en effet les services financiers, l'assurance et l'immobilier pour ne considérer que la production industrielle. Comme Marx, Todd ne voit «de production que dans la transformation de la matière», explique l'économiste Jean-Luc Gréau dans la revue Le Débat (janvier-février 2003). Or, plus le niveau de vie croît, plus la consommation de services croît aussi. Ce mépris de l'immatériel se manifeste notamment dans l'oubli de l'immense production culturelle américaine.
Selon Gréau, la part des exportations américaines dans l'économie mondiale (environ 12 %) n'a pas diminué, alors même que des géants comme la Chine et l'Inde font irruption sur la scène du commerce international. La performance américaine se maintient malgré un dollar élevé et une délocalisation de la production vers les pays en développement.
Pour Gréau, le déficit extérieur américain n'est pas du tout une manifestation de la faiblesse industrielle américaine. Ce qui ne le rend pas moins inquiétant, à cause de l'instabilité qu'il crée aux États-Unis autant que chez les partenaires japonais et allemand.
La thèse économique de Todd suscite le même scepticisme chez le politologue Alexandre Adler, qui parlait récemment de «fausse science». Pour Adler, l'idée que la révolution des communications et d'Internet fait partie des services et non de l'industrialisation est une absurdité. «Je crois que cette théorie tombe à un moment de dépression et de perte de confiance dans la révolution technologique. Il y a eu la même dépression après la faillite des chemins de fer aux États-Unis en 1880 et ça n'a pas entraîné le déclin. Les éléments de dynamisme que l'on connaît en Amérique sont profonds et ne sont pas le résultat de manipulations financières.»
Adler est cependant plus sensible aux aspects politiques du livre qui montrent qu'en dépit de leur suprématie militaire, les États-Unis ne parviennent pas à agir seuls dans le monde. De nombreux critiques français rechignent cependant à voir dans la guerre américaine en Irak la simple théâtralisation («micro-militarisme théâtral») que décrit Todd. Bref, un bouc émissaire destiné à faire perdurer le mythe de la puissance de l'empire.
Le philosophe Philippe Raynaud (Le Débat, janvier-février 2003) doute que les grandes tendances démographiques et l'alphabétisation viennent rapidement à bout de l'islamisme radical, comme le soutient Todd. Il s'inquiète aussi de la «bienveillance» de l'auteur pour la Russie de Poutine. Comme s'il avait pressenti plusieurs mois à l'avance l'alliance de la France et de la Russie au Conseil de sécurité, Todd défend en effet le retour d'un axe France-Russie. Contrairement aux États-Unis, dit-il, cette dernière serait porteuse d'une «pensée universaliste». On se demande bien pourquoi tant de pays s'acharnent à copier la pensée «différencialiste» des pères fondateurs alors qu'ils ont depuis longtemps rejeté l'«universalisme» des Soviets.
Non, décidément, Emmanuel Todd aurait été mieux inspiré de suivre les traces du Canadien Michael Ignatieff, qui écrivait récemment dans le New York Times que ce «nouvel empire du XXIe siècle est une invention nouvelle dans les annales de la science politique» puisqu'il s'agit d'«une puissance hégémonique globale dont les lettres de créance sont le libre marché, les droits humains et la démocratie, soutenus par la force militaire la plus impressionnante que le monde ait jamais connue».
Et Ignatieff d'ajouter que les États-Unis n'en sont pas moins impérialistes pour autant, convaincus qu'ils sont d'être «seuls, comme disait Herman Melville, à porter "le poids des libertés de ce monde"».
Après l'Empire
Emmanuel Todd, essai sur la décomposition du système américain, Gallimard,
Paris, 2003, 233 pages.
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livres
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Chanceux Québécois!
Pendant des siècles, la culture et la communication ont été des valeurs de progrès. Le restent-elles quand elles deviennent aussi des marchandises ? Le but de ce livre est de montrer : l'importance de la culture comme enjeu politique ; la nécessité de construire le multiculturalisme comme un pilier de la mondialisation ; l'obligation de critiquer les stéréotypes de la pensée élitiste sur les métissages et le cosmopolitisme ; le rôle pionnier que peut jouer l'Europe, par son histoire et ses choix démocratiques, pour créer cette autre mondialisation. Celle de la cohabitation des cultures. Du même auteur : Penser la communication ; Internet et après ?
Dans le livre de Dominique Wolton que je viens d'acheter
"L'autre mondialisation", le Québec est présenté comme le
meilleur exemple de ce que pourrait donner une Francophonie
forte. (...)
Chanceux Québécois! De ce point de vue en tout cas, nous,
Wallons nous n'existons pas, vous si ! et comment !
Votre combat est difficile mais quand je vois des choses comme cela,
j'ai le sentiment que vous avez déjà gagné ce que nous n'obtiendrions même
pas en cas d'indépendance...
José Fontaine, Wallonie 29.3.2003
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Irak
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Echec !… et mat ?
Tiré du numéro de mars de la revue française Combat
Après une semaine de guerre, un constat s’impose : la grande armada technologique n’a pas confirmé les rodomontades de ses héraults. Pis, les Etats-Unis ont été mis en situation d’échecs. Ils n’avaient pas prévu la vague déferlante et inépuisée de la réprobation des peuples. Echec. Ni l’explosion de colère du monde arabo-islamique: un milliard d’hommes et de femmes qui crient vengeance et brandissent une djihad qui est, dans leur imaginaire, l’autre nom de la Résistance. Echec. Ils croyaient corrompre les « petits » membres non permanents du Conseil de sécurité. Echec. La Turquie, ils en avaient la conviction, était à leur botte mais le plus inféodé de leurs vassaux s’est montré rétif. Echec. Ils voulaient isoler la France dans son veto, mais c’est eux qui sont seuls avec leurs rares valets. Echec. Ils voyaient tomber les murailles des cités irakiennes comme celles de Jéricho. Echec. Ils pensaient défiler en libérateurs parmi les acclamations des foules en liesse. Echec. Ils sont en face d’une nation debout. Le sentiment national du peuple irakien comme il le fut hier et comme il le sera demain est sans doute aujourd’hui l’obstacle essentiel à leurs visées. Echec. L’impérialisme paye son agression au prix du sang et des larmes. Il la paye aussi en dollars. Et cette fois il n’y aura pas de gogos pour régler la note, pourboire compris, à leur place. Comme dit la Bible dont ils sont les inlassables commentateurs : « Que le sang des victimes retombe sur leur tête ». Le fait étonnant c’est que dans ce combat si disproportionné l’issue ne soit plus si évidente. Pourtant l’Histoire nous enseigne qu’on peut résister et vaincre César, Hitler ou Nixon, à Gergovie, à Stalingrad et à Saïgon. Cette guerre n’est pas finie. La solidarité, sous toutes ses formes, avec le peuple d’Irak constitue la seule stratégie de paix. L’opposition intransigeante aux compromissions vers lesquels glisse, dans le silence du Parlement, le pouvoir présidentiel en France, est une composante indispensable de cette solidarité.
Solidarité avec le peuple irakien résistant
Avec les bombardements intensifs sur les villes irakiennes l’opération " liberté pour l’Irak " tourne au massacre des femmes et des enfants. Cette croisade pour le pétrole doit cesser immédiatement. La guerre décidée par Bush et ses valets Blair et Aznar, a pu prendre cette dimension en raison des silences de l'ONU et de la duplicité de la diplomatie française . A posteriori, ces positions ou ces complaisances ont rendu quasiment légitime l'agression anglo-américaine. En cédant au diktat de Bush , en rapatriant les inspecteurs du désarmement, en fermant les bureaux de l’ONU à Bagdad, Kofi Annan a déconsidéré l’ONU. Le 20 mars, après les premiers bombardements il répond aux journalistes : "La question la plus urgente maintenant c’est l’humanitaire". L'humanitaire onusien, parlons-en! L'embargo imposé à l'Irak et cautionné par l'ONU a entraîné la mort de 1,5 millions de femmes et d'enfants. Quant au ministre des Affaires étrangères français il souhaite que la guerre soit rapide ce qui veut dire qu'une victoire éclatante couronne au plus tôt cette guerre impérialiste . Depuis le 20 mars aucune initiative n'a été envisagée pour arrêter l’agression. Les B52 américains utilisent l’espace aérien de notre pays. Des militaires français spécialistes des armes chimiques sont partis au Qatar où siège le quartier général de l’armée US. Ces faits attestent que subrepticement,la France s’aligne sur ses alliés privilégiés anglo-américains. Les parlementaires aliènent leurs devoirs d'élus en n'imposant pas un débat et un vote sur les choix politiques du gouvernement Chirac-Raffarin. Cette capitulation accentue le caractère présidentiel du régime, et accroît les pouvoirs donnés à un seul homme. Le peuple français est unanime contre la guerre américaine. Il serait très grave que sa volonté ne soit pas respectée par la représentation nationale. Les peuples du monde entier, notament au Moyen-Orient, aux Etats-Unis et en Angleterre, etc.. expriment une très forte opposition à l’agression anglo-américaine. Ignorer, mépriser cette contestation ne manquera pas d’avoir de graves conséquences pour la paix mondiale. En résistant à la domination des Etats-Unis, en travaillant à la création d’un pôle de la paix avec l’Allemagne et la Russie, la France avait joué un rôle efficace pour isoler les Etats Unis. Les va-t-en guerre subirent échec sur échec au conseil de sécurité. Le Pentagone peut bien arguer d’une coalition alliée contre Saddam Hussein, la liste des pays qui soutiennent la guerre de Bush n’est pas publiée, les participants imaginaires ou honteux sont anonymes. L’arrogance, et la sauvagerie de la secte "évangélique" qui a fait main basse sur la Maison Blanche, transforme l’Amérique en état voyou, facteur de désordre. Le secrétaire général de l’ONU doit entendre les exigences qui s’expriment. Les ministres des affaires étrangères de la ligue Arabe, demandent l'arrêt immédiat, et inconditionnel de l’offensive Anglo-Américaine contre l’Irak. Il faut faire de cette prise de position un point d'appui. La Russie exige un débat au Conseil de sécurité dans les plus brefs délais. Il faut y faire droit. Les pays non alignés réclament la convocation d’une session spéciale de l’assemblée générale de l’ONU. C'est une exigence démocratique. Le Pape condamne les bombardements contre Bagdad. Des chrétiens de France lui demandent même d’intervenir en Irak. Chaque jour dans le monde des centaines de milliers de manifestants font connaître leur opposition à la guerre. Tout cela représente des forces immenses qui n’acceptent ni l’horreur de la guerre ni l'hégémonie américaine. A l’ONU et ailleurs, la France doit reprendre des initiatives politiques. Elle ne peut se rendre complice de l’écrasement par l’énorme machine de guerre US, d’un pays de 23 millions d’habitants ramené à un état de sous-développement . Le pire serait de céder à la résignation. Les chefs d'Etat doivent entendre leurs peuples qui exigent l'arrêt des bombardements. et le retrait inconditionnel des troupes d’invasion. La France, dans un esprit conséquent, doit refuser toute participation de quelque nature qu'elle soit, à cette guerre, c'est à dire fermer son espace aérien aux B 52, refuser aux forces d'agression tout soutien logistique direct ou indirect, notamment l'envoi de spécialistes des armes chimiques. Elle doit refuser de prendre part à l'occupation des territoires conquis et de contribuer au paiement des destructions de la guerre. L'OTAN, alliance militaire sous commandement américain doit être dissoute. La localisation de l’ONU à New-York n’est plus justifiable et devient même scandaleuse.Exigeons le transfert de son siège hors des Etats-Unis. Les manifestations doivent s’amplifier et se placer tout entières sous le signe de la solidarité sans faille avec le peuple irakien qui souffre, qui meurt. Et qui lutte. Leurs mots d’ordre doivent se faire l’écho puissant des exigences que nos venons d’évoquer. La guerre, quoique déclenchée, est résistible. On peut l'arrêter. La volonté et le rapport des forces politiques en est la condition.
Alerte à l'arme nucléaire !
La sainte Trinité : CIA, Pentagone et Maison-Blanche, sans apporter la moindre preuve, multiplie ses insinuations sur la possession et l’utilisation future d’armes de destruction massives par l’Irak Or, de telles armes, ce sont d’abord les Etats-Unis qui en sont, les spécialistes, les producteurs et les utilisateurs. N’oublions pas Hiroshima, Nagasaki , les « défoliants » au Viêt-Nam, et les projectiles à uranium « appauvri » de la première guerre du Golfe qui continuent de tuer dix ans après, Rumfsfeld a même déclaré qu’il n’écartait pas pour son compte l’usage de l’arme nucléaire. Il s’agit en fait de préparer l’opinion à son emploi par l’US-Army. Accuser l’ennemi pour déclencher des massacres préventifs, les Etats-Unis savent faire.
Ne soyons pas dupes du pyromane criant : Au feu !
Avec la caution de l’ONU - 12 ans de pillage de l'Irak
Avec la résolution « Pétrole contre nourriture » acceptée par nécessité par l’Irak en 1996, le produit des ventes de pétrole échappe au gouvernement irakien. Pour l’O.N.U. l’Irak est devenu la poule aux œufs d’or. Aucun fond ne transite sur son territoire, ou entre ses mains. L’argent est versé directement sur un compte séquestre ouvert par l’O.N.U. auprès de la BNP à New-York (actuellement 25 milliards de dollars sur le compte). Seuls 71 % des ventes permettent des achats sur le marché international au profit de la population irakienne et kurde, 25% servent à payer les réparations dues par l’Irak en particulier au Koweit, 2,2 % couvrent les frais de fonctionnement de l’O.N.U., 0,8 % est destiné aux opérations de désarmement, 1% aux frais bancaires de gestion du compte séquestre, 3% du pétrole irakien financent donc la gestion de l’O.N.U.. Depuis 1996 l’Irak a exporté pour 56 milliards de pétrole. La contribution de l’Irak s’est élevée à environ 1,7 milliards de dollars. L’Irak est l’un des premiers bailleurs de fond de l’O.N.U., alors que Bagdad a perdu son droit de vote, n’ayant pas acquitté ses cotisations. La mission de l’O.N.U. en Irak est financée, en dehors du budget de fonctionnement de l’organisation et sans le concours des états membres.
Reconstruction de l'Irak : l'indécence
Après avoir détruit l’Irak, tels les chacals, les Etats-Unis se jette sur leurs proies. Les appels d’offres lancés par l’Agence américaine pour le développement international (Usaid) pour la reconstruction de l’Irak ne concernent que des entreprises américaines. Selon le Wall Street Journal , cinq sociétés d’ingénierie, susceptibles de se partager 900 millions de dollars, sont dans les starting-blocks : Bechtel, spécialisée dans la gestion des produits, Fluor et Louis Berger (Ingénierie et bâtiment), Parson (bâtiment) et le parapétrolier Halliburton, qu’a dirigé le vice-président Dick Cheney entre 1995 et 2000 . Filiale d’Halliburton , la société Kellogg Brown & Root a d’ores et déjà remporté un contrat, afin de maîtriser d’éventuels incendies des puits de pétrole. Le génie militaire a également lancé un appel d’offres d’un montant de 100 millions de dollars pour des travaux de reconstruction à réaliser dans un espace géographique allant de « la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale ». Treize sociétés, toutes américaines, sont sur les rangs. L’hégémonie des Etats Unis n’a pas de limite.
Paroles d'un opposant ayant connu les prisons irakiennes :
« La démocratie ne s'exporte pas »
« Au cours des douze dernières années, l’embargo a empêché l’émergence d’un régime démocratique qui pouvait échapper à la volonté des Etats Unis. Une population affamée et malade ne songe pas à prendre un palais présidentiel. Elle se dirige plutôt vers les boulangeries et les hôpitaux. » « Nous sommes entre un million et un million et demi d’exilés à Londres, aux Etats Unis et en Iran principalement. 90 % d’entre nous sont contre la guerre. Avec leurs capacités médiatiques, les Etats Unis se sont servis d’un certain nombre de mouvements et de groupes pour justifier la guerre au nom du peuple irakien. Cette opposition n’a aucune légitimité, aucune représentativité. Le gouvernement américain, qui a recensé 197 mouvements en Irak, dont 150 islamistes chiites, entend s’appuyer sur les ayatollahs pour mettre en place une constitution inspirée de la charia. Ces groupes ethniques et confessionnels ne pourront gouverner le pays. » . La population n’acceptera jamais un gouvernement parachuté de l’extérieur….ce qui justifiera la présence des troupes américaines, pour longtemps sur le sol irakien.
Les voix de leur maître
L’explosion des bombes s’accompagne de la part du Pentagone d’une intense campagne psychologique, relayée, à quelques exceptions prés, par les médias français. Correspondants enrôlés au sein d’unités militaires, conférences de presse sous la houlette du haut commandement américain, images sélectionnées mettant en valeur la supériorité des agresseurs. Ils se font les porte-voix du couple Bush-Blair. Prenons quelques exemples :
Liberté pour l’Irak. Quelle liberté pour un peuple écrasé sous des tonnes de bombes ! Il n’y a que des va-t-en guerre comme Madelin, ou encore quelques « intellos » tels Kouchner, Glucksmann, Goupil ou encore Bruckner, qui viennent de publier dans le Monde, un manifeste que Bush aurait pu rédiger, pour soutenir cette liberté de tuer. Dernier en date des va-t-en guerre Roger Hanin. Remarquons l’assourdissant silence d’intellectuels qui d’ordinaire sont si prompts à se mobiliser pour de « nobles causes ».
Frappes ciblées. Rappelons pour montrer combien cette expression est honteuse, qu’en 1991, dans un abri à Bagdad, 1500 personnes ont trouvé la mort, des femmes, des enfants des vieillards projetés contre les murs par l’effet de souffle, brûlés par une chaleur de plus de 4000 degrés. Onze cadavres furent propulsés à l’extérieur. Les Américains prétendirent qu ‘il s’agissait d’un objectif militaire. Comme ils prétendent viser les « Palais » de Saddam Hussein qui sont pour la plupart des bâtiments de l’administration irakienne.
Coalition. C’est vouloir faire croire que Bush et Blair ne sont pas isolés. A part quelques pays de l’Est, qui vont à la soupe, leur guerre est condamnée par la majorité des peuples de la planète
On pourrait prendre d’autres exemples, notamment tous les commentaires des journalistes achetés par Bush visant à faire pleurer sur le sort des « pauvres » marines pris dans les tempêtes de sable. C’est vouloir faire oublier que les agresseurs se sont eux et non les Irakiens qui ne font que se défendre face à cette agression.
Solidarité de combat inter arabe
Le peuple irakien résiste à l’invasion anglo américaine. L’histoire de David et Goliath est revisitée sur les terres de Babylone. Pour défendre leur pays, 6000 exilés Irakiens rentrent chez eux par la Jordanie. Dans différents pays arabes des volontaires s’engagent pour participer à la défense de Bagdad. Des milliers en Syrie . Au Maroc plusieurs avions sont en attente pour le départ. 4 cars de Saoudiens font route. A Alger l'ambassade d'Irak est submergée de demandes de volontaires algériens. L'autorité officielle chiite appelle à la résistance.
Courageux mais pas téméraires
A Bagdad les services de l'ONU ont plié bagages, ainsi que toutes les autres ambassades, dont la section des intérêts français en Irak. Seuls trois ambassadeurs sont encore présents. Celui de Russie, de Cuba, et du Saint Siège avec Mgr Fernando Filoni.
Droits de l'Hommes sélectifs
La commission des Droits de l'Homme de Genève a été saisie d'une demande d'enquête sur les crimes de guerre que commet l'armée américaine en Irak. Cette demande a été rejetée: sur 53 états, 18 étaient pour, 25 contre.
Construire une Europe européenne
Des événements majeurs se sont produits. La puissance hégémonique a bafoué les instances internationales, déclenché sa guerre. L’ONU se tait. Plus des trois quarts des Etats de l’Union Européenne élargie ont fait acte d’allégeance aux Etats-Unis. A écouter les partis et les syndicats, ce séisme est un épiphénomène qui ne remet rien en cause. Comme les cabris raillés par de Gaulle criaient jadis : L’Europe ! l’Europe ! les moutons d’aujourd’hui psalmodient : Europe sociale ! Europe sociale ! Comme si on pouvait greffer du social sur du Mastricht qui rejetterait aussitôt ce corps étranger à sa nature mercantile. L’Europe est à reconstruire. Sur d’autres bases. Et d’abord préserver notre souveraineté, maintenir la règle d’unanimité, seul barrage aux vassaux des Etats-Unis qui ne sont plus un cheval de Troie mais une cavalerie tout entière. Ensuite élaborer des bases nouvelles. A la puissance arrogante des Etats-Unis, il faut opposer une résistance de poids. Elle ne peut se constituer que par un réseau planétaire d’alliances entre tous ceux qui veulent se libérer du carcan de l’impérialisme dominant. Mais cela ne modifie pas assez le rapport mondial des forces. L’Europe le peut. A condition de rompre ses liens contraignants avec le suzerain, de rassembler les nations unies et souveraines dans un projet commun de paix, de coopération, de progrès social et démocratique, de relations Nord-Sud fondées sur la solidarité. N’entretenons aucune illusion, Maastricht et ce qui s’ensuit ne sont pas à améliorer mais à abolir. Il n’y a rien de positif à sauvegarder pour les peuples. Cette Europe, il faut y réfléchir, va de l’Atlantique à l’Oural. Il n’est que d’élaborer les structures adéquates. Ce n’est pas impossible. Il est urgent et nécessaire de faire de nos avancées sociales et révolutionnaires, de nos histoires tissées et réconciliées, une puissance qui ferait entendre sa voix. Qui s’en soucie de l’UMP au PS en passant par le PCF atone. Un vaste débat doit s’instaurer dans notre pays Et c’est le peuple souverain qui doit trancher.
La mission divine des USA
Ceux qui de Madelin à Fabius, se font les chantres de la « démocratie » à l’américaine, feraient bien d’y regarder de plus près. Une « démocratie » qui s’est bâtie sur la spoliation des territoires indiens, la rapine des propriétés des « petits blancs », l’esclavage des Noirs, l’exploitation féroce du prolétariat… Bâtie sur l’oppression d’autres peuples et des agressions militaires impérialistes à travers le monde : Mexique, Cuba, Chili, Nicaragua, Panama, Grenade, Somalie, Vietnam, Afghanistan, Philippines , Irak… pour n’en citer que quelques uns. Ils ne sont jamais intervenus que dans le sens de leurs intérêts exclusifs. Temple du capitalisme, c’est un Etat voyou, le pire car le plus puissant ! L’un des vices profonds de cet Etat est le rôle politique exclusif de l’argent qui conditionne tout y compris les élections. Le dernier scandale en date est le choix de l’entreprise dont le vice-président des USA, Dick Cheney, est propriétaire, pour le programme de reconstruction en Irak ! Un autre vice est le messianisme, la référence à la bible comme les ayatollahs à la charia. Elle justifie la mission divine des USA, le droit de vie et de mort sur les peuples et les individus rebelles. Elle incline à la soumission puisque ses dogmes sont d’ordre divin. Les Etats-Unis seraient avec Israël, dont le lobby sioniste participe au pouvoir de cet Etat, les deux peuples élus du monde et leurs Tables son identiques. Seule les différencie leur puissance. Aux uns la Palestine, aux autres le monde entier. La guerre en Irak n’a d’autre objectif que la main-mise des USA sur les richesses pétrolière de cette région et de redessiner au seul bénéfice du capitalisme américain la carte du Moyen-Orient en créant aussi les conditions pour que Sharon chasse les Palestiniens de leur terre.
Une information censurée par les médias français
Du 11 novembre au 18 décembre 2002, une délégation de la coalition, nationale irakienne s’est entretenue de diverses questions avec des dignitaires de haut rang de Bagdad, questions portant sur la vie politique nationale, la démocratie et sur des lois destinées à réglementer le pluralisme de la vie politique. Les menaces américano-sionistes, d’une guerre dévastatrice contre l’Irak et son peuple et les besoins éventuels pour résister à ces menaces et renforcer l’unité nationale, étaient en tête de liste des préoccupations de la délégation ; l’une d’elles ayant pour objet la mise au point d’initiatives radicales pour qu’un réconciliation nationale générale constitue la base de la reconstruction et la constitution d’une vie politique pluraliste. Cette délégation répondait à une invitation officielle du pouvoir irakien. Les 8 et 9 février derniers, une assemblée se tenait à Paris regroupant près de 300 irakiens en exil. L’existence de cette opposition nationale et démocratique est cachée aux français
La puce à l’oreille
■ Blair et l’Internationale Socialiste. Blair est toujours l’un des dirigeants de l’Internationale Socialiste. Pourtant celle-ci lors de sa réunion à Rome en janvier dernier affirmait dans une résolution que « la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l’ONU n’autorise pas le recours automatique à la force.. » et elle « exprime son opposition à toute action militaire unilatérale » Ce qui laisse de marbre les socialistes français qui à ce jour n’ont élevé aucune protestation pour demander le respect, par leur camarade Blair, de cette résolution.
■ Les dévots. Robert Hue avait choisi la tribune de la fête de l’Huma pour se déclarer solidaire des dirigeants que se sont donnés les Américains . M.G. Buffet définit (4 mars) les Etats-Unis comme la démocratie (sic) la plus puissante du monde . Il y a des coups de pied au culte qui se perdent.
■ « Il appartient au peuple irakien de décider le niveau de destruction qu’il peut supporter avant de décider de changer de chef » (Ted Stevens, sénateur républicain de l’Alaska). C’est la question que se posent toujours les bourreaux : « jusqu’où tiendra leur patient ? ».
■ Donald Rumsfeld, secrétaire à la défense des Etats-Unis accuse les Irakiens de ne pas respecter la convention de Genève sur les prisonniers. Outre que l’accusation n’est pas évidente, c’est parler de corde dans la maison d’un pendu. Les centaines d’afghans massacrés à Mazar es Sharif, furent traités en animaux de boucherie. Les zombies sans visage qui croupissent dans les cages de Guantanamo, sont sans statut. Ni prisonniers de guerre, politiques ou de droit commun, ils sont hors de toute juridiction et même hors du monde puisque (selon le département d’ Etat) Guantanamo, domaine de non droit, ne relève pas des lois étatsuniennes.
Le sommet du G 8 ne doit pas se tenir en Françe
Les 1, 2, 3 juin prochain à Evian (Haute Savoie) doit se tenir le sommet du G 8. Bush, le mal élu porté à la présidence des Etats Unis par un coup de force de la cour suprême viendra donner ses leçons de démocratie. Bush, et son valet Blair qui ont du sang sur les mains, nous parleront de leur guerre de « libération » en Irak. Ils appelleront les occidentaux à payer la note. Cette provocation doit être relevée, il n’est pas possible d’accepter la tenue du G 8 en France ; Faites connaître votre opposition à votre Député, et à l’hôtel Matignon, au Premier Ministre.
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