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Ce gouvernement veut nous briser

Michel Venne
Le Devoir lundi 24 novembre 2003

Le gouvernement de Jean Charest n'est pas un gouvernement courageux comme le prétendait son chef en fin de semaine. C'est un gouvernement autoritaire. Celui-ci est en train de briser le Québec. Les politiques qu'il veut imposer auront pour conséquence d'affaiblir la société, d'accroître l'insécurité économique, de conforter le pouvoir des groupes qui sont déjà les plus puissants et de semer la haine entre les classes sociales.

Chaque citoyen assis devant son téléviseur a parfois peine à reconnaître les liens entre les différentes décisions gouvernementales. Le gouvernement actuel agit comme s'il voulait justement profiter de cette dispersion qui devient apathie pour monter les groupes les uns contre les autres, diviser pour régner. Au profit de qui? On se le demande encore.

Mais on monte les non-syndiqués contre les syndiqués, les non-parents contre les parents, la classe moyenne contre les assistés sociaux, les banlieusards contre les urbains, les anglophones contre les francophones, la société civile contre les élus municipaux, la santé publique contre la médecine curative, les pauvres contre les riches. Ce gouvernement suscite des querelles, même entre les syndicats, et des jalousies entre groupes sociaux.

Quel contraste entre deux anciens ministres conservateurs. Lucien Bouchard, qui prit les commandes de l'État québécois en 1996 et qui, le temps d'une paix, convoqua à deux sommets les groupes représentants divers intérêts et les amena à adopter avec lui des mesures qui, à la fois, ont permis de mettre de l'ordre dans les finances publiques et d'améliorer les conditions des travailleurs, de donner vie à l'économie sociale, de mettre en chantier une politique familiale, de donner de l'espoir aux jeunes et aux régions, de réconcilier les deux solitudes. Bref, de remettre le Québec en marche, même si, au passage, l'application de certaines décisions a causé des frustrations légitimes.

Puis vint Jean Charest, qui fait tout le contraire. D'abord qui renie ce que Bouchard avait si bien compris comme étant l'une des grandes forces du Québec moderne: la concertation entre les différents secteurs de la société. Au lieu de faire travailler ensemble, sans nier leurs divergences et leurs conflits, patrons, leaders syndicaux, organisateurs communautaires, artistes, étudiants et agriculteurs, Jean Charest a choisi un camp. Il a choisi le camp de ceux qui sont déjà les plus puissants. Les autres, à ses yeux, défendent des intérêts «corporatistes» et au lieu de les inviter à sa table, les incite à prendre la rue.

Or les intérêts d'un ouvrier ou d'un petit fonctionnaire gagnant 15 $ l'heure ne sont pas des intérêts corporatistes. Ce sont les intérêts d'un honnête citoyen, d'une courageuse mère de famille, qui peine à joindre les deux bouts et dont le syndicat lui procure un peu de sécurité que son employeur ne serait pas toujours enclin à lui donner. Si les syndicats s'opposent tant à l'ouverture à la sous-traitance sauvage que permettra la modification de l'article 45 du Code du travail, ce n'est pas par corporatisme. C'est parce que cette ouverture va accroître l'insécurité des petits travaillants qui risquent d'aller grossir les rangs de ceux (déjà le tiers des employés au Québec) qui ont un emploi atypique, au statut précaire et vulnérable.

Toutes les hausses de tarifs annoncées ou pressenties ont le même effet sur les petits salariés: elles accroissent l'insécurité. Et, avec elle, c'est la peur qui s'insinue, paralysante, qui empêche de se projeter dans l'avenir, d'innover ou de faire des enfants.

Le sociologue américain Francis Fukuyama a étudié les sociétés qui, dans la mondialisation, réussissent le mieux: ce sont celles qui ont confiance en elles-mêmes. Et ce niveau de confiance se mesure entre autres par la capacité des citoyens de former des groupements en dehors de la famille et de s'y intégrer. Cette sociabilité spontanée incite les gens à prendre des initiatives, tout en travaillant en coopération. Ces sociétés cultivent une vie associative intense. Depuis toujours, le Québec entretient cette capacité de créer des lieux d'innovation et d'action dans les communautés et à tous les niveaux. Jean Charest travaille contre ces initiatives. Il décourage les parents de s'engager dans leur milieu par le harcèlement qu'il exerce sur les centres de la petite enfance. Il tue la concertation en passant outre aux mécanismes de codécision dans le domaine du marché du travail. Au niveau local et régional, Jean Charest est en train de tuer les réseaux et les forums de concertation qui incluaient les centres locaux de développement et les conseils régionaux auxquels participaient la société civile. Charest remet le pouvoir aux seuls élus, consacrant une conception élitiste et partisane du développement et renforçant, au niveau des capitales régionales, une logique de concentration qui laisse à l'abandon les milieux ruraux.

Sans parler des grenailles, mais qui étaient essentielles, que l'on ampute rétroactivement aux salons du livre régionaux, décourageant du même coup des gens dévoués, dont la majorité sont bénévoles, et qui croient dans l'accès à la culture pour accroître la capacité des citoyens de se prendre en mains. Ajoutons la fusion forcée des CLSC avec les hôpitaux et l'abolition des régies régionales qui, par l'existence de leurs conseils d'administration, sont des lieux de participation et d'animation dont les citoyens seront privés.

Jean Charest nie la société. Au lieu de favoriser le lien social, de lisser les relations entre les citoyens, il exacerbe les tensions, tue le goût de développer. Son idéologie, qui réduit l'État à un Wal-Mart des services publics dont le seul slogan est «le plus bas prix possible» (en anglais, bas prix se dit cheap), a prouvé partout dans le monde ses déficiences. Et, pourtant, lui qui prétendait être pragmatique s'entête à l'appliquer. Il appelle cela du courage. J'appelle cela de l'aveuglement dont nous paierons tous le prix.

Michel Venne est directeur de L'annuaire du Québec, chez Fides.

vennem@fides.qc.ca.



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Justice, démocratie et prospérité
L’avenir du modèle québécois

Québec Amérique novembre 2003

Montréal, le 10 novembre 2003 — Au lendemain de l'élection au Québec d'un gouvernement libéral, les Québécois sont invités à revoir de fond en comble leur modèle de gouverne, modèle qui avait contribué à inscrire leur économie, leur culture et leur identité dans un espace mondialisé mais qui fait face aux défis d'une société en mutation. De même, le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec ont annoncé une révision de leurs programmes respectifs.

Alors que plusieurs États modernes ont expérimenté des politiques dites du « bon sens », dixit Mike Harris ou Ralph Klein, le Québec sous le leadership de Jean Charest doit-il emprunter ce même sentier ? Les Ontariens semblent avoir pris bonne note des coûts politiques et sociaux sous-jacents au désengagement de l'État en portant au pouvoir le 2 octobre 2003 les libéraux de Dalton McGuinty.

Dans Justice, démocratie et prospérité - L’avenir du modèle québécois, dix-huit auteurs proposent une autre voie et, sans nier la nécessité du changement, évoquent des visions empreintes de justice et de démocratie. Leurs réflexions ont été nourries par les débats stimulants qui ont eu lieu lors d’un forum civique sur le thème du changement lucide et éclairé, tenu en février 2003 à Montréal et auquel ont participé plus de 300 citoyens. De ce livre ressortent les principes d'un nouveau modèle québécois.

Sous la direction de Michel Venne, ce dixième titre de la collection « Débats » réunit des contributions de Éric Bédard, Lise Bissonnette, Karine Blondin, Camil Bouchard, Raymond Cloutier, André-Pierre Contandriopoulos, Françoise David, Gérald Larose, Jacques Légaré, Benoît Lévesque, Jean-François Lisée, Dominique Ollivier, Pierre Paquette, Céline Saint-Pierre, Diane-Gabrielle Tremblay, Louise Vandelac et Guillaume Vaillancourt.

Michel Venne est directeur de L'Annuaire du Québec, publié aux Éditions Fides, et chroniqueur au quotidien Le Devoir. Gagnant de plusieurs prix de journalisme et auteur de plusieurs essais sur les grands enjeux de notre temps, Michel Venne contribue à faire du Québec un lieu d'échanges civiques tout à fait exceptionnel.

La collection «Débats» est le fruit de la collaboration entre les Éditions Québec Amérique et la Chaire de recherche du Canada en Études québécoises et canadiennes dirigée par Alain-G. Gagnon, professeur titulaire au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire. Les principaux objectifs de cette collection sont d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion dans le domaine des sciences sociales et de permettre aux chercheurs d’engager le débat sur des sujets contemporains.

Délibération et réflexion en sont les maîtres mots.

En librairie le 12 novembre 2003

Collection : « Débats » ISBN : 2-7644-0243-0 Pages : 255 Prix : 26,95 $

Sous la direction de Michel Venne, voici réunit la contribution de :

Éric Bédard
Lise Bissonnette
Karine Blondin
Camil Bouchard
Raymond Cloutier
André-Pierre Contandriopoulos
Françoise David
Gérald Larose
Jacques Légaré
Benoît Lévesque
Jean-François Lisée
Dominique Ollivier
Pierre Paquette
Céline Saint-Pierre
Diane-Gabrielle Tremblay
Guillaume Vaillancourt
Louise Vandelac



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Le "sac" à chicanes"

André Pratte
La Presse lundi 24 novembre 2003

Le gouvernement Charest a lancé une révision tous azimuts du modèle québécois. Même mené avec intelligence, un tel exercice susciterait de fortes résistances, aussi nécessaire soit-il. Or, au lieu d'y aller avec la minutie et le doigté du chirurgien, les ministres libéraux se sont jetés dans le tas armés de vieilles tronçonneuses!

Ainsi en est-il pour un dossier éminemment complexe et émotif: la sous-traitance. Le ministre du Travail, Michel Després, a déposé la semaine dernière des amendements à l'article 45 du Code du travail visant à permettre à l'économie du Québec de "s'adapter à un environnement économique en constante évolution". En clair, le gouvernement veut faciliter la sous-traitance en diminuant la portée de l'article en question, qui prévoit dans plusieurs cas de "concession partielle" le transfert au sous-traitant de l'accréditation syndicale et de la convention collective en vigueur chez l'employeur d'origine.

Trois questions se posent ici. L'article 45 doit-il être modifié? Les amendements proposés par le ministre sont-ils appropriés? Est-il nécessaire de procéder à ces changements en vitesse, comme le souhaite Québec?

Commençons par répondre à cette dernière question: non. Rien n'indique qu'il y ait urgence. Procéder à une telle réforme à la sauvette est le meilleur moyen d'ouvrir le "sac à chicanes", comme l'annonçait il y a quelques jours la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau. (Ce qui ne justifie évidemment pas les scènes disgracieuses auxquelles on a assisté vendredi dans un hôtel de Montréal où se déroulait un colloque organisé par le Conseil du patronat. Nul besoin de faire du saccage quand on a des arguments intelligents à faire valoir. Pas besoin d'avoir sa statue pour comprendre ça, M. Lapierre!)

Les tenants de changements importants au Code du travail estiment que celui-ci représente un frein à la sous-traitance, et ainsi nuit à la compétitivité des entreprises québécoises. Cependant, les arguments qu'ils évoquent ne sont pas concluants. Par exemple, ils citent une étude du professeur Marc van Audenrode, de l'Université Laval, indiquant qu'un relâchement des conditions de la sous-traitance permettrait de créer plusieurs milliers d'emplois. On oublie de citer ce passage de l'étude en question: "La loi en tant que telle a peu d'effets directs sur la capacité des entreprises à recourir à la sous-traitance. L'élément clef dans la détermination de cette capacité des entreprises à sous-traiter semble beaucoup plus résider dans les clauses restrictives négociées dans les conventions collectives."

Ce que confirme une enquête menée pour la FTQ par un autre universitaire, Patrice Jalette. Selon ce sondage mené auprès de 845 entreprises manufacturières du Québec et de l'Ontario, rares sont celles qui invoquent les normes du travail comme raison pour ne pas céder des activités en sous-traitance.

Autre argument: il y a quelques jours, la présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, a cité toute une série de statistiques montrant le retard de l'économie québécoise par rapport à l'économie ontarienne. Sauf qu'absolument rien n'indique que les normes du Code du travail relativement à la sous-traitance sont une des causes de ce retard. Le Conseil du patronat présentera cette semaine en commission parlementaire des statistiques plus significatives. Mais là encore, le lien de cause à effet n'est pas établi.

Il n'y a donc pas péril en la demeure.

Par contre, il est vrai que le libellé actuel de l'article 45 pose problème. Au fil des ans, les tribunaux lui ont donné une interprétation très large. Ainsi, il y a deux ans, la Cour suprême a décrété que des entreprises sous-traitantes héritaient de la convention collective des éboueurs de la Ville de Sept-Îles, même si la concession n'entraînait ni transfert d'employés ni mises à pied!

Le Code du travail devrait être amendé pour éviter que des situations aussi loufoques ne se produisent. Cependant, le projet de loi 31 va plus loin. Il propose de soustraire à l'application de l'article 45 toute sous-traitance où il n'y a pas transfert de "la plupart des éléments caractéristiques de la partie entreprise visée". Cela pourrait signifier à la limite que, même en cas de transfert d'employés, si la machinerie, les locaux et le savoir-faire de l'entreprise originale ne sont pas cédés, les travailleurs en question ne jouiraient d'aucune protection. En effet, que signifie "la plupart" des éléments caractéristiques? Le fouillis juridique ne risque-t-il pas de s'épaissir?

Le législateur doit trouver le moyen de protéger les travailleurs, tout en évitant qu'un sous-traitant se voie imposer un contrat de travail qu'il n'a pas les moyens d'assumer. La loi devrait être rédigée dans les termes les plus clairs possibles, en insistant sur le sort des personnes concernées, tout en laissant à la Commission des relations du travail la discrétion de juger des cas les plus délicats, comme elle le fait déjà, par exemple lorsque le transfert d'une convention collective placerait visiblement le sous-traitant dans une situation impossible.

Dans les rares cas où, selon le projet de loi 31, l'article 45 s'appliquerait, la protection des travailleurs serait considérablement affaiblie. À l'heure actuelle, le contrat de travail en vigueur reste valide jusqu'à son expiration, ou au plus tard un an après la concession. Le gouvernement veut faire en sorte que dès la prise d'effet de la sous-traitance, la convention collective expire. Suivant le Code du travail, 90 jours plus tard, l'employeur pourrait décréter un lock-out, ce qui laisserait les employés à sa merci.

Une telle disposition serait manifestement injuste. Une convention collective est signée, de bonne foi, par les deux parties. Pourquoi un employeur, ayant signé un contrat de travail de deux ou trois ans, pourrait-il le jeter aux poubelles quelques mois plus tard au moyen d'un contrat de sous-traitance?

L'approche du gouvernement dans ce dossier est précipitée et maladroite. Si le projet de loi est adopté tel quel, les relations du travail au Québec se détérioreront inutilement. La protection contre la sous-traitance deviendra un enjeu majeur de toutes les négociations; or les conflits reliés à la sous-traitance ont toujours été particulièrement durs (est-il nécessaire de rappeler le cas du Manoir Richelieu?).

Ayant tourné ce dossier complexe de tous bords tous côtés, on arrive toujours à la même conclusion: le ministre Després doit refaire ses devoirs. Et pour cela, il doit prendre tout le temps qu'il faut.



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Jean Charest promet d'avoir le courage
que d'autres n'ont pas eu

LIA LÉVESQUE
PC lundi 24 novembre 2003

VAL MORIN (PC) - Le gouvernement libéral va réussir là où les précédents gouvernements péquistes ont échoué, en adoptant les changements en profondeur qu'il fallait imposer au Québec et qui tardaient depuis des années, promet le premier ministre Jean Charest.

"Le Parti Québécois n'a jamais eu le courage de faire les changements dont le Québec avait besoin et le gouvernement libéral, lui, a non seulement le courage, mais il a le mandat de faire les changements", s'est-il exclamé.

Le premier ministre et chef du Parti libéral du Québec a tenu un véritable discours de campagne électorale, samedi, à Val Morin, lorsqu'il s'est adressé à une centaine de militants de la Commission jeunesse de son parti.

Alors que plusieurs politiques de son gouvernement sont critiquées par les organisations syndicales et les groupes sociaux, il a martelé sa détermination, répétant que son gouvernement avait le courage que les autres n'ont pas eu.

"Il est grand temps qu'on ait un gouvernement, au Québec, qui ait le courage de faire ces changements-là, au nom des citoyens du Québec, et on va le faire", a-t-il lancé.

Ces derniers jours, les projets gouvernementaux ont suscité des remous, des manifestations, qui ne semblent avoir ébranlé aucunement M. Charest. Dans les garderies, on évoque une journée de fermeture le 11 décembre et des démissions en bloc de conseils d'administration. Dans le monde syndical, une manifestation de quelques centaines de travailleurs contre le recours facilité à la sous-traitance a été la scène d'actes de vandalisme, vendredi.

M. Charest n'y a pas fait allusion dans son discours mais a redit sa détermination.

"Là, on est en train de tout remettre en question de fond en comble", a-t-il admis devant les jeunes libéraux, effleurant certaines politiques de son gouvernement, comme la hausse des tarifs dans les garderies, les modifications à l'article 45 du Code du travail pour faciliter le recours à la sous-traitance, la fusion des accréditations syndicales dans les établissements de santé, la décentralisation vers les régions, la mise en réseau des CLSC, des hôpitaux et des centres de soins de longue durée.

Sept mois après avoir été porté au pouvoir à l'Assemblée nationale, il s'est dit fier d'avoir déjà pu déposer "beaucoup de nos politiques qui vont avoir un impact majeur sur le Québec".

Puisqu'il se trouvait devant la Commission jeunesse de son parti, il a abordé les questions d'éducation, faisant référence à la commission parlementaire à venir en 2004 sur le financement des universités et au "forum" sur le collégial.

"Au Québec, on est un des endroits où l'on dépense le plus, per capita, dans les dépenses du gouvernement du Québec, sur l'enseignement postsecondaire. Il faut effectivement se poser la question sur le financement, pour s'assurer qu'on aura les ressources financières nécessaires pour faire le travail."

M. Charest n'a pas voulu répondre aux questions des journalistes et s'est limité à prononcer son discours devant les jeunes libéraux.

Les jeunes libéraux se penchent abondamment sur les questions d'éducation, ce week-end, accueillant des conférenciers en provenance des cégeps et des universités. Il s'agit d'ailleurs de la première assemblée des conseillers jeunes de la Commission jeunesse du PLQ depuis l'élection du 14 avril dernier.



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Un bilan très sombre

Les députés péquistes accusent Charest de mépriser Montréal

Claude Turcotte
Le Devoir lundi 24 novembre 2003

Les députés du Parti québécois de l'île de Montréal, réunis hier en caucus, ont dressé un fort sombre bilan des interventions du gouvernement Charest dans la région montréalaise depuis sa prise du pouvoir. «Depuis l'élection des libéraux, l'économie montréalaise s'est effritée, son développement socio-économique est paralysé, et les représentants de tous les milieux sont inquiets», a déclaré Rita Dionne-Marsolais, porte-parole de l'opposition officielle pour la métropole.

En fait, les députés ont trouvé matière à porter leurs attaques contre le gouvernement sur plusieurs dossiers. D'abord, il y a reproche contre le ministre des Finances, qu'ils accusent d'avoir effectué des compressions dans plusieurs domaines qui touchent le coeur même de la compétitivité de Montréal, en plus de ne pas respecter le contrat de ville signé par le gouvernement précédent de payer une contribution à la ville de Montréal. Avec un projet de loi qui vise à abolir le Conseil régional de développement de l'île de Montréal, «le gouvernement bafoue la démocratie participative et met de côté l'expertise des intervenants sociaux, scolaires et économiques», accusent les péquistes.

Les députés de l'opposition donnent un appui inconditionnel à Coalition Montréal qui vient de prendre fermement position en faveur d'une île, une ville. «Nous ne savons même pas quelles seront les limites de la ville dans deux ans. C'est inacceptable. Si le gouvernement fait la sourde oreille aux demandes d'une telle coalition, il faudra conclure que les seuls citoyens qui sont écoutés à Montréal, ce sont les électeurs libéraux défusionnistes», lance Diane Lemieux, porte-parole en matière d'affaires municipales.

Santé et culture

Et dans la santé? Les Montréalais attendaient des médecins de famille, davantage de soins à domicile, des places en soins de longue durée et une diminution des listes d'attente, rappelle Louise Harel, en ajoutant que «le ministre Couillard, avec son projet de loi 25, nage en pleine crise de structurite aiguë et, comble de l'ironie, 65 % des soins généraux de santé sont donnés par des centres hospitaliers universitaires et affiliés qui sont exclus de l'application de cette loi».

Le ministre n'a par ailleurs offert aucune garantie de financement aux 600 organismes communautaires montréalais, mais il leur parle de guichet unique, de rationalisation, selon Nicole Léger, qui note l'appréhension de ces organismes et des plus démunis de la société, devant ces compressions et baisses d'impôt.

André Boisclair parle aussi de mauvaises décisions gouvernementales dans le domaine culturel avec le report du projet de l'îlot Balmoral, du projet de salle pour l'Orchestre symphonique, de compressions de 5 à 10 % pour l'ensemble des Salons du livre du Québec.

Enfin, Daniel Turp affirme que le gouvernement a sabré 25 % des budgets alloués à la rénovation des HLM pour 2003 et réduit leur budget de fonctionnement de 2,3 %. «Devant cette réalité, et face aux rumeurs persistantes de réorganisation circulant dans le domaine de l'habitation, des milliers de Montréalais ont signé une pétition demandant au gouvernement du Québec de prendre des mesures énergiques afin de conserver la propriété de ses 65 000 logements à loyer modique, de protéger et rénover ce parc de logements», avance-t-il.

En somme, les députés de l'opposition péquiste entendent canaliser toutes ces craintes et ces frustrations en y allant de déclarations percutantes qu'on a plutôt l'habitude d'entendre à l'approche d'une campagne électorale, plutôt qu'au lendemain d'une défaite électorale: «Il faut que cesse le mépris du gouvernement à l'endroit de la métropole. Une ville d'une telle envergure doit pouvoir rayonner internationalement et concurrencer les autres grandes villes du monde. Le gouvernement doit refaire ses devoirs et donner à Montréal toutes les possibilités de réussite. Il en va de l'avenir de tout le Québec», conclut la présidente de ce caucus, Mme Dionne-Marsolais.

Pour sa part, Bernard Landry, le chef du parti, met en marche trois chantiers de modernisation en vue de préparer la prochaine campagne électorale. Il s'agit d'une vaste consultation en amont, dans les régions auprès des membres et des non-membres, laquelle mènera à un congrès national au printemps de 2005 au cours duquel seront établies les grandes orientations du programme.



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Les référendums sur les défusions municipales, une fraude antidémocratique

Denis Hétu
Le Devoir lundi 24 novembre 2003

Contrairement à l'impression que certains veulent créer, les référendums sur les défusions municipales ne sont pas une expression de la démocratie mais un exercice antidémocratique, discriminatoire et possiblement anticonstitutionnel.

Le pouvoir constitutionnel de déterminer l'existence des municipalités, leur forme géographique et leurs responsabilités n'a jamais appartenu aux habitants des municipalités mais au gouvernement de la province. Les habitants d'une municipalité ne constituent pas un peuple et la municipalité n'est pas un État, les habitants d'une municipalité ne disposent donc pas d'un droit à l'autodétermination. Les municipalités sont en quelque sorte des unités administratives de l'État provincial qui ont la particularité de voir leurs administrateurs élus par la population d'un territoire donné.

Lorsque le gouvernement du Parti québécois a décidé de fusionner certaines municipalités dans un souci d'efficacité et d'équité fiscale, il n'a fait qu'exercer son pouvoir constitutionnel. Il l'a fait dans l'intérêt de l'ensemble des citoyens québécois de qui il avait reçu son mandat de gouverner et d'exercer son jugement en cette manière, comme pour les autres pouvoirs que lui attribuait la constitution canadienne.

Le gouvernement actuel a décidé d'abdiquer son droit constitutionnel d'organiser les municipalités au meilleur de son jugement et dans l'intérêt de l'ensemble de la population. Cette abdication est cependant antidémocratique parce que le pouvoir n'est transféré qu'à une partie privilégiée de la population, les citoyens des anciennes municipalités, et non à l'ensemble de la population des municipalités actuelles. Une partie de la population d'une municipalité (par exemple, la nouvelle Ville de Montréal) créée sur une base légale et constitutionnelle va ainsi pouvoir imposer à l'autre partie de la population de cette municipalité sa volonté, sans que cette dernière n'ait un mot à dire dans le processus.

Je suis citoyen de l'arrondissement Pointe-aux-Trembles à Montréal, mais, contrairement aux citoyens des municipalités fusionnés, on ne me donne aucun droit de me prononcer sur l'avenir de la Ville de Montréal. Je vais donc assister impuissant à un exercice réservé à des privilégiés qui vont démanteler ma municipalité et retourner dans leur ghettos protégés, loin des quartiers défavorisés de l'ancienne Ville de Montréal.

Pour être démocratique, tous les citoyens de la municipalité fusionnée devraient être appelés à se prononcer sur l'avenir de leur municipalité. Une première question leur demanderait s'ils autorisent la fragmentation de leur municipalité, en laissant les arrondissements dont les citoyens le souhaitent s'en détacher pour constituer une nouvelle municipalité.

Une seconde question serait posée aux citoyens, mais seulement si 50 % + 1 des citoyens de l'ensemble de la municipalité avaient répondu «oui» au droit à la fragmentation de la municipalité. Cette seconde question serait la suivante: «Souhaitez-vous que votre arrondissement se détache de la ville de Montréal pour constituer une municipalité distincte»?

Ainsi, non seulement les citoyens de Westmount, de Pointe-Claire ou d'Outremont pourraient profiter égoïstement de l'abdication par le gouvernement provincial de son droit de gouverner, mais également les citoyens des arrondissements de l'ancienne municipalité de Montréal aussi. Chaque citoyen sur l'île, lors d'un tel référendum aurait les mêmes droits. Les citoyens de Pointe-aux-Trembles pourraient choisir de constituer une nouvelle municipalité, tout comme ceux du Plateau Mont-Royal ou d'Ahuntsic.

Y aurait-il deux classes de citoyens dans les villes fusionnées? N'est-il pas discriminatoire de laisser à certains le droit à l'«autodétermination municipale» alors que les autres n'ont jamais disposé et ne disposeront jamais d'un tel droit? Si le gouvernement provincial veut abandonner un pouvoir que la constitution lui octroie, celui d'organiser les municipalités, il ne peut pas le transférer qu'à une partie de la population: il doit le faire partager de façon égale par l'ensemble des citoyens.



»» défusions

English overtaking French in Montreal, experts warn

RhéAl SéGuin
The Globe and Mail Monday, November 24, 2003

Montreal PQ - At home, in schools and at work, French is losing ground in Montreal, despite what the federal and Quebec governments claim, experts say.

According to statistics compiled by University of Ottawa mathematics professor Charles Castonguay, almost 30 years after the adoption of the French Language Charter known as Bill 101, nearly half of Montreal allophones -- those whose mother tongue is neither English nor French -- speak English as the main language in the workplace.

"Raw numbers also show that there is not a net francization of anglophones in Quebec.

"There is a net anglicization of francophones," Mr. Castonguay said at a weekend conference organized by the Montreal section of the Société Saint-Jean Baptiste, an organization known for its strong nationalist positions.

In a study to be released next month in the annual publication entitled Annuaire du Québec 2004, Mr. Castonguay says English is gaining ground on French in Montreal, especially in the workplace.

Mr. Castonguay told the conference that according to the 2001 Statistics Canada census, there were 1,327,000 francophone workers in Montreal. He noted that 1,354,000 people said they used French as the main language at work, which means there were only 27,000 more people who spoke French at work than there were francophone workers in the city.

He compared the figures with those who say that although 232,000 workers declared English as their mother tongue, 369,000 workers used English as the main language at work. This indicates that 137,000 more workers used English at work than there were anglophone workers in the city.

Mr. Castonguay asked how it was possible for the Conseil supérieur de la langue française, which advises the government on language policies, to declare just last year that "French is now the common language of the Quebec population" when the statistics showed otherwise.

Another panelist, political columnist Josée Legault, said that the situation has barely changed since she co-wrote a report in 1996 on the French-language issue commissioned by former Quebec premier Jacques Parizeau. She said that under Mr. Parizeau's successor, Lucien Bouchard, the language issue was set aside deliberately.

She added that Mr. Bouchard wanted to rebuild bridges with the Montreal anglophone community and avoid any controversy that could irritate business leaders who feared a backlash from the international community.

The report, completed in early 1996 after Mr. Bouchard became premier, concludes that unless the government shows the political will to strengthen the protection of the French language, French would continue to suffer setbacks.

She said Mr. Bouchard ordered his special adviser at the time, Jean-François Lisée, to have the report rewritten to remove any contentious observations in order to produce a more innocuous document.

"If we don't find the ability to look at the language situation as it is, we will continue to frolic in the false belief that everything is fine," Ms. Legault said, criticizing the former Parti Québécois regime for its refusal to tackle the issue.

The PQ, even in opposition, has yet to focus attention on the controversial language issue. There was no member of the PQ caucus at the debate, and the caucus has yet to ask any hard-hitting questions on the subject during the fall session of the National Assembly.

Jean Dorion, president of Montreal's branch of the Société Saint-Jean-Baptiste, said he would pressure the Liberal government and the PQ Opposition to be more active in the debate.

Mr. Dorion said that more studies are needed to draw an accurate picture of the French-language decline in Montreal.



»» référendum 1995

UN boss urged Plan B on Chrétien

Take hard line on separatism: leaders. Spanish PM also offered advice on how to quell threats to break up the country

BILL CURRY
The Montréal Gazette Monday, November 24, 2003

Former United Nations Secretary-General Boutros Boutros-Ghali and several other world leaders were behind Jean Chrétien's controversial "Plan B" approach to Quebec separatism, according to a new biography of the outgoing prime minister.

Following the razor-thin victory for the "No" side in the 1995 referendum on Quebec sovereignty, Chrétien rejected the advice of most Canadian leaders by approving a tough-love strategy toward his home province.

The plan included the appointment of sharp-tongued political scientist Stéphane Dion to cabinet, referring the legality of Quebec separation to the Supreme Court, and ultimately the passing of the Clarity Act.

In November 1995, Chrétien was under pressure to implement the last-minute promises he had made in the final week of the campaign, including constitutional recognition of Quebec as a distinct society and granting it a veto power over constitutional amendments.

Shortly after the referendum, Chrétien had to leave the country to attend the funeral of Israeli Prime Minister Yitzhak Rabin, who had been assassinated.

After Israel, Chrétien travelled to New Zealand for a meeting of the Commonwealth and to Japan for a meeting of APEC.

According to Chrétien: Un Canadien Pure Laine by veteran political columnist Michel Vastel, during that two-week tour the PM was bombarded with questions from more than 30 world leaders who were shocked by the closeness of the referendum vote, which had been broadcast live around the world on CNN.

The two leaders who had the strongest impact on Chrétien, the book said, were Ghali and Spanish Prime Minister Felipe Gonzalez, whose country has its own Basque separatist group.

"What are you afraid of? We take care of our separatists," Gonzalez is quoted as telling Chrétien.

Gonzalez was dogged by controversy throughout his rule for the hard line his government took with Basque separatists, but always denied allegations that his ruling Socialist Party organized death squads.

Ghali, an Egyptian, is also depicted as giving Chrétien a stern warning. "How could you have let that happen? If you accept secessions as easily as that, we will have 500 new states and the world will be impossible to govern," he is quoted as saying.

Marcel Massé, federal minister responsible for Quebec at the time, is quoted as saying: "When he returned from that two-week trip, the prime minister no longer had the same sense of urgency as us. It was as if there was a time lag between him and us."

Massé states that Chrétien told his cabinet the rest of the world did not think the Canadian government should panic and make concessions. He then said several world leaders told him it was time to fight back.

Massé further reveals that, contrary to public statements, the federal government did have a plan in the event of a win by the "Yes" forces in the referendum.

Jocelyne Bourgon, clerk of the Privy Council at the time and head of the public service, developed a response to four possible scenarios based on sovereignty votes of 40 per cent, 45 per cent, 50 per cent and 55 per cent.

The final result Oct. 30, 1995, was 50.58 per cent for the No and 49.42 per cent for the Yes side.

Massé explained the most likely federal response to a slim Yes victory would have been to effectively ignore the result.

"The federal government had nothing to lose because, with each action taken by the provincial government - and we had prepared for an entire series of possible actions - we would reply with another action of the same sort and of equal importance," said Massé. "We knew we had a stronger hand to play than the Parti Québécois: the strategy of inertia was clearly the best."



»» scrutin proportionnel

Controverse sur l'échéancier d'implantation d'un scrutin proportionnel:

Pour l'UFP, l'ex-directeur général des élections Côté est plus crédible que le ministre libéral Dupuis

MONTREAL, le 23 nov. /CNW Telbec/

Qui croire ? L'ex-directeur général des élections du Québec, Pierre-F. Côté, qui affirme que l'implantation d'un mode de scrutin proportionnel peut se faire dans un délai de 18 à 24 mois s'il existe une volonté politique du côté gouvernemental ou le ministre libéral Jacques Dupuis qui, revenant sur l'engagement du premier ministre Jean Charest d'implanter cette réforme d'ici deux ans, soutient que ce ne sera pas possible avant décembre 2007 et donc pas avant les prochaines élections ?, se demande l'Union des forces progressistes (UFP) dans un communiqué émis aujourd'hui.

M. Côté a fait connaître son point de vue à ce sujet lors de l'assemblée annuelle du Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN) le 15 novembre. Pour leur part, M. Dupuis, responsable du dossier de la réforme du mode de scrutin à titre de ministre délégué à la Réforme des institutions démocratiques dans le gouvernement Charest , ainsi que M. André Fortier, secrétaire adjoint au Secrétariat à la réforme des institutions démocratiques, ont déclaré que l'échéancier qu'ils ont mis au point prévoyait que l'implantation de la réforme du mode de scrutin ne serait pas terminée avant décembre 2007 lors d'une entrevue publiée samedi dans un quotidien montréalais.

Références crédibles

Paul Cliche, porte-parole de l'UFP dans le dossier de la réforme des institutions démocratiques, n'hésite pas à faire confiance dans l'expertise et la probité de M. Côté qui a agi pendant 19 ans comme directeur général des élections du Québec (DGEQ). Ce dernier a aussi présidé, au début des années quatre-vingt, une commission mandatée par l'Assemblée nationale qui, suite à une consultation publique, a recommandé l'instauration d'un scrutin proportionnel de type régional. Le porte-parole de l'UFP précise que l'estimation de l'ancien DGEQ est corroborée par une expérience semblable vécue, ces dernières années, dans trois pays, la Nouvelle-Zélande, l'Ecosse et le Pays de Galles, qui ont adopté un scrutin mixte compensatoire comme le gouvernement libéral s'est engagé à le faire au Québec.

Absence de volonté politique

Le premier ministre Charest a confirmé durant la campagne électorale qu'un éventuel gouvernement libéral respecterait l'engagement de son parti de réformer le mode de scrutin pour y introduire des éléments de proportionnalité "dans les deux premières années de son mandat". Il a confirmé cet engagement lors du discours inaugural de la session au début de juin dernier, puis le ministre Dupuis s'est engagé à l'appliquer lors d'une déclaration faite en commission parlementaire le 10 juillet. Mais deux mois plus tard, il a fait volte-face en reportant la mise en vigueur de la réforme après les prochaines élections générales.

L'UFP a demandé à M. Dupuis, à la fin de l'été, de présenter son projet de réforme à l'Assemblée nationale dès cet automne plutôt que le printemps prochain puisqu'il en avait rendu publics les principaux éléments le 10 septembre dernier. Ce dernier a rejeté cette requête du revers de la main. " Soit qu'il est incompétent ou qu'il fait preuve de mauvaise foi", commente le porte-parole de l'UFP en demandant l'intervention dans le dossier du premier ministre Charest qui, pour sa part, n'a jamais indiqué qu'il revenait sur son engagement d'implanter la réforme "dans les deux premières années de son mandat".



»» Saison des idées

Le PQ veut se moderniser grâce aux trois chantiers de la Saison des idées

PC lundi 24 novembre 2003

MONTREAL (PC) - Le Parti Québécois a dévoilé samedi ses trois chantiers de modernisation qui lui permettront de se préparer à la prochaine échéance électorale.

Ces trois chantiers sont issus de la Saison des idées, lancée au conseil national du parti, le 18 octobre à Québec. Selon le président du parti, Bernard Landry, le PQ doit profiter du début d'un nouveau cycle politique pour se ressourcer, pour revoir sa façon de faire et pour renouveler son programme.

"C'est une vaste consultation en amont, une consultation des régions, des membres et des non-membres", a-t-il expliqué.

"Ce processus nous mènera au Congrès national du printemps 2005, où les orientations pour les prochaines élections seront fixées."

Intitulé les chantiers de modernisation, sous trois thèmes: Un parti transformé, Un programme renouvelé et Un projet de pays.

Le chantier "Parti" concerne la révision du rôle et des pouvoirs des membres du PQ, ainsi que ses méthodes et ses structures.

Dans le chantier "Programme", les idéaux du PQ et les enjeux qui touchent la société québécoise seront examinés.

Le chantier "Pays" sera quant à lui consacré aux manières de promouvoir et d'atteindre la souveraineté.

"La Saison des idées est commencée et nous amorçons un nouveau cycle. Notre présence dans l'opposition est le moment idéal pour débuter une réflexion approfondie", a expliqué M. Landry.

Le mandat de ces trois chantiers consiste donc à procéder à une vaste consultation visant à produire, d'ici juin 2004, un rapport des recommandations pour moderniser le parti.

Ces chantiers relèvent du Conseil exécutif national du PQ et ils seront dirigés par un comité de coordination, présidé par Marie Malavoy.

Bernard Landry se dit ouvert à toutes les idées. Il donne en exemple la suggestion des membres de la commission jeunesse du PQ qui préconisent une élection référendaire.

Le chef péquiste est contre cette idée, mais il se dit prêt à en discuter malgré tout.



»» élection référendaire

L'aile jeunesse du Parti Québécois ne s'est pas prononcée sur l'idée d'une élection référendaire

MONTREAL, le 24 nov. /CNW Telbec/

Dans un article de la Presse canadienne publié hier dans le quotidien La Presse, il est affirmé que : "(Bernard Landry) donne en exemple la suggestion de la commission jeunesse du PQ, qui préconise une élection référendaire."

Le Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) tient à préciser qu'il n'a jamais préconisé cette idée. Ce sont certains membres du Parti qui, à titre individuel, mettent présentement de l'avant cette idée sans que le CNJPQ ne se soit officiellement prononcé sur le sujet. De plus, Bernard Landry n'a jamais attribué cette initiative à l'aile jeunesse de son parti lors de la conférence de presse qui se tenait hier. Le chef du Parti Québécois soulignait plutôt "qu'il y a des jeunes (...) qui préconisent une élection référendaire".

"Le débat sur cette question, comme pour toutes les autres questions, doit être mené dans le cadre de la Saison des idées, mais il n'existe aucune position officielle du Comité national des jeunes sur cette question ", assure Sébastien Cloutier, président du CNJPQ. Il conclut en affirmant que " le débat final sur l'élection référendaire aura lieu au prochain Congrès national du Parti et que d'ici ce temps, tous sont invités à discuter de leurs idées dans les instances appropriées."



»» le français au Québec

La SSJB se dit préoccupée par la situation du français au Québec

PC lundi 24 novembre 2003

MONTREAL (PC) - La Société St-Jean-Baptiste se dit préoccupée par la situation du français au Québec, à la suite de statistiques à cet effet.

Selon l'organisme, 47 pour cent des nouveaux immigrants travaillent principalement en anglais. Le président Jean Dorion ajoute que l'école française recule chaque année depuis 1992.

Selon M. Dorion, la constitution de 1982 est en grande partie responsable de cette situation, en raison du statut bilingue conféré au pays et par le fait même, au Québec.

Le président de la Société croit que pour rectifier le tir, il faut d'abord sensibiliser la population au recul du français afin de faire pression sur le gouvernement. Comme solution, M. Dorion estime aussi qu'il faut intégrer les immigrants mais qu'une telle approche est incompatible avec le bilinguisme institutionnel actuel.



»» le français au Québec

SSJB mounts new push for French

Anglos shouldn't feel targeted: president

RICKY LEONG
The Gazette Sunday, November 23, 2003

English-speaking Quebecers shouldn't feel targeted by the Société St. Jean Baptiste once it begins a campaign to promote the French language, Société president Jean Dorion said yesterday.

The Société held a meeting for its members yesterday, hoping to generate discussion among francophones.

"We rarely talk about anglophones at this kind of meeting. Rather, we talk about francophones who are too complacent (about protecting the French language)," Dorion said.

The meeting was a brain-storming session for ideas about how to pressure the provincial government to take a tougher stance on access to English schools and French in the workplace.

"We will see what is suggested, and we already have some ideas, but sometimes it's better to talk about such things only later in the process," Dorion said, not wanting to reveal what cards the Société might have up its sleeve.

He said he doesn't believe that French is doing as well as it's being portrayed by the media.

"A recent poll by the Council for Canadian Unity showed that 60 per cent of francophones in Quebec believe that French is threatened," Dorion said. "They didn't come to this conclusion by reading (editorials in newspapers), but by examining what they see in their everyday lives."

Dorion is also worried by growth in enrolment in French public schools, which is slower than that of English schools, he said. "It's not something you'd expect, (because laws restricting access to English schools for children of immigrants) should be tipping the scales in favour of the French system."

He blames rules that allow English-speaking children from other Canadian provinces to study in English when they settle in Quebec.

Dorion regained the presidency of the Société in March, narrowly defeating incumbent Guy Bouthillier in elections.

rleong@thegazette.canwest.com


TRIBUNE LIBRE





TRIBUNE LIBRE

La Fête des Patriotes
- Une occasion en or de VIVRE L'HISTOIRE

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
TRIBUNE LIBRE Le 24 novembre 2003

Monsieur Bernard Landry,
Député de Verchères,
Assemblée nationale du Pays du Québec

Monsieur Landry,

Vous participez, disiez-vous, ce dimanche 23 novembre, à la Fête des Patriotes depuis près de quarante ans.

Je vous adresse ces suggestions qui pourraient être transmises à tous les éluEs de la région et/ou de la circonscription de Verchères.

Ma journée à St-Denis sur Richelieu, ce 23 novembre 2003 - Beaucoup de bénévoles font un travail monumental. Très artisanal, peu de fonds pour organiser "professionnellement" les activités. En conséquence, on fait avec ce que l'on a.

Tant et aussi longtemps que les grands médias ne seront pas sur place pour télédiffuser, en direct ou en différé, cela continuera en une fête pour un cercle fermé. On peut rester surpris de voir autant de choses se dérouler avec si peu de moyens. C'est dire toute la reconnaissance qu'il nous faut avoir pour les responsables de toutes ces activités.

Pourquoi la Fête des Patriotes, à St-Denis sur Richelieu, ne pourrait-elle pas avoir autant de retentissements que les deux fins de semaines de Ste-Tite pour le country ? ou pour la période du Carnaval à Québec ?

Il faudrait tout simplement que le Maire, que tout le Conseil de cette municipalité, que la MRC de la région prennent les choses en mains et s'investissent pour faire de la région de St-Denis sur Richelieu un haut lieu d'activités qui pourraient prendre place deux fins de semaines, soit l'équivalent de 10 jours.

Les hommes d'affaires de cette région y trouveraient leur intérêt et la population n'attend que cela pour "entrer dans le mouvement". Toute cette petite ville de St-Denis et l'autre ville de l'autre côté de la rive pourraient profiter grandement des festivités qui pourraient être organisées de concert.

Il suffirait d'être un peu créateur, un peu d'énergie pour mettre en place la valeur des Patriotes, la valeur du patrimoine de toute cette région. Vous, Monsieur Landry, vous avez déjà fait beaucoup pour valoriser les Patriotes en marquant officiellement la Fête des Patriotes le 24 mai.

On voit les décorations qui s'organisent pour la période des Fêtes; ces décorations sont déjà là. Alors, il suffirait d'en profiter pour commencer cette période des Fêtes de fin d'année dix jours plus tôt et solliciter la participation de tous les citoyens et citoyennes de l'ensemble de la région et de ces villes de St-Denis sur Richelieu et l'autre ville de l'autre côté de la rive, de la Ville de St-Charles et les autres...

Quand le Carnaval de Québec a commencé, c'était petit, c'était juste la ville de Québec. Il y a eu toutes les autres villes aux alentours qui y voyaient des possibilités et ont demandé d'y participer, d'y jouer un rôle actif.

L'Histoire de la région de St-Denis existe et plusieurs panneaux descriptifs sont là pour le rappeler à toute la population. Une occasion en or de VIVRE L'HISTOIRE. Toutes les sociétés de l'Histoire pourraient être actives au cours de cette période de Fêtes des Patriotes avec des conférences, des colloques. Des groupes d'étudiants et étudiantes du Grand Montréal pourraient se déplacer pour des conférenciers spéciaux ou d'autres activités qui pourraient prendre place.

Y ajouter des orchestres, y ajouter des pièces de théâtre, y ajouter des concerts d'orgue : faire valoir l'historicité de ces lieux en jouant non seulement l'élément des patriotes mais également la volonté d'avant-garde pour le Pays du Québec.

Aux créateurs artistiques d'entourer les responsables de la Mairie et de la MRC de cette région avec la participation des citoyens et citoyennes des Villes qui voudraient se joindre au mouvement.

Il y a un potentiel qui est inexploité.

Pour le Carnaval de Québec, pour Ste-Tite, les responsables de la société civile, les municipalités concernées et les responsables de ces municipalités ont joué un rôle prédominant.

Qu'attendent les élus de cette région pour valoriser le potentiel historique de leur région par des activités qui pourraient durer 10, 12, 15 jours ?

La période consacrée aux Patriotes pourrait être celle qui entoure la Fête du 24 mai. Il faut commencer en quelque part. Ce pourrait être depuis le vendredi 21 au 25 mai pour la première année. La période pourra se prolonger avec les années.

Voulant croire que ces quelques réflexions et suggestions pourront être utiles.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays



TRIBUNE LIBRE

Landry interpellé à Saint-Denis

Patrice Boileau
TRIBUNE LIBRE Le 24 novembre 2003

Encore une fois, le chef du Parti québécois a été pris à parti lors de la cérémonie commémorant la mémoire des Patriotes morts au combat en 1837-38. C'est le récipiendaire du titre de Patriote de l'année lui-même, monsieur Georges Aubin, qui a questionné l'esprit dogmatique de Bernard Landry. C'est sur la tribune d'honneur, lors de son discours adressé à une foule enthousiaste, que le commandant des troupes péquistes a été invité à délaisser une stratégie référendaire qui a fait son temps. Depuis la victoire confisquée de 1995, le pourcentage d'adeptes de l'option souverainiste ne cesse de croître alors que celui alloué au Parti québécois donne des signes de plafonnement ou de régression. N'est-ce pas là un signal on ne peut plus clair pour monsieur Landry?

Force est d'admettre que les Québécois sont mûrs pour une autre façon d'accéder à l'indépendance politique. L'élection référendaire semble d'ailleurs être sur toutes les lèvres des militants souverainistes, où qu'ils soient au Québec. Ainsi, à l'université de Montréal, à l'UQÀM, à Sherbrooke et à Joliette, bref, qu'importe l'endroit où le dirigeant péquiste se situe, des militants souverainistes manifestent leur mécontentement devant l'esprit de fermeture du Président du Parti québécois face à l'élection référendaire. Qu'est-ce que cet entêtement face à la volonté citoyenne? Il devient pourtant évident que le peuple Québécois désirE en finir avec la tutelle fédérale dès le prochain rendez-vous électoral. Le chef de l'opposition officielle à Québec paraît ainsi vouloir tuer dans l'oeuf la "saison des idées" qu'il a pourtant lui-même enclenchée!!!

Bernard Landry risque de provoquer l'éclatement d'un formidable mouvement provenant d'une population impatiente de trancher dans quatre ans. L'énergie que déploie actuellement le chef péquiste à enrayer ce consensus historique frise le sabotage! La coalition souverainiste accepte pourtant le principe du 50% plus un, alors qu'une majorité de députés lui suffisait pour autoriser une déclaration d'indépendance suite à une victoire électorale. L'alliance indépendantiste est donc capable de souplesse dans sa stratégie politique et accepte de faire la souveraineté du Québec après avoir obtenu une majorité de voix. Ce geste d'ouverture devrait en amener un autre: soit l'acceptation de Bernard Landry de l'écouter. Serait-ce les conseillers du chef péquiste qui l'obligent à demeurer dans ses ornières référendaires? C'est aux membres de ce parti politique de rapidement enquêter à ce sujet avant que ne se ferme une fenêtre d'où provient un air d'une fraîcheur rarement vue.

Réplique à M. Boileau M. Boileau nous pond des textes à un rythme accéléré soulignant l'envergure que prend l'option d'une élection référendaire. Selon lui les Québécois veulent une élection référendaire. À mon point de vue, M. Boileau étire un peu trop l'élastique. Selon lui tout le monde en parle et M. Landry risque de "provoquer l'éclatement d'un formidable mouvement". Voici un passage d'une de ces dernières lettres: "Force est d'admettre que c'est la stratégie référendaire qui éloigne des gens de l'équipe péquiste [...] Les souverainistes en sont rendus à l'étape de l'application du consensus: ils veulent une élection référendaire [...] mais lundi soir dernier, il fallait profiter de la tribune offerte par le Conseil de la souveraineté pour expliquer concrètement pourquoi une élection référendaire est légitime dans quatre ans. [...] En fait, seul la politologue Josée Legault et moi-même avons tenté d'orienter les discussions de manière à exposer rigoureusement l'efficacité d'une élection référendaire." Holà! On vient de résumer en une explication bien simpliste un phénomène dont l'analyse détaillée pourrait remplir bien des bouquins! Afin de pousser l'idée d'une élection référendaire, il n'est pas dans l'intérêt de quiconque de bricoler des analyses de la sorte. Où sont passés les points tels que: l'usure du pouvoir, l'impact du passage de M. Bouchard au PQ, le fardeau de gérer un Québec provincial (dont vous faites mention), la propagande fédéraliste, les belles histoires du PLQ durant la dernière campagne électorale, etc.? Que dire de cette affirmation qui prétend que les Québécois veulent une élection référendaire? À vous lire on pourrait croire que Mme Legault et vous représentez tous les souverainistes. À l'UQAM, une majorité des auditeurs semblaient plutôt applaudir les réponses et explications de M. Landry aux questions d'une ou deux personnes sur l'élection référendaire. Continuez d'expliquer à la population le principe d'une élection référendaire et ensuite il sera temps de comparer votre vision à celle défendue par ceux qui désirent s'en tenir à la formule référendaire actuelle. Laissez tomber les attaques contre M. Landry et travaillez fort! Moi-même je n'ai pas fait mon nid sur cette question. J'ai bien entendu M. Landry lancé l'invitation aux supporteurs de l'élection référendaire qu'ils peuvent utiliser les tribunes du parti pour "...persuader les autres qu'ils ont raisons ou échouer. C'est ça un parti politique démocratique". Entre votre suggestion d'élection référendaire et le processus référendaire de 1995, il y a un nombre incroyable de variables sur lesquelles nous pouvons travailler. Voici quelques éléments qui méritent d'être étudiés pour un prochain référendum: - Une question claire telle que: "Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain?" - Une préparation de longue haleine. Parizeau s'était donné un an pour préparer son référendum, on en a quatre. - Pas d'astuces. Le PQ doit annoncer sa ferme intention de mener un référendum s'il est réélu. - Un meilleur contrôle du droit de vote, du vote et des règles de la campagne référendaire. - De meilleurs outils anti-propagande. Par exemple, une loi sur les sondages afin d'éviter que l'on s'en serve comme outil de propagande. Maintenant, qu'est-ce qui empêcherait l'ADQ et l'UFP de se joindre au PQ le temps d'une élection et d'un référendum? À ma connaissance le parti qui fait la souveraineté ne gagne pas une élection à vie. Il sera toujours possible de voter pour le parti de votre choix si le programme ou l'équipe péquiste ne vous convient pas. Etienne Boulay




TRIBUNE LIBRE

Un superbe logo?

Léonce Naud, Québec
TRIBUNE LIBRE Le 24 novembre 2003

Pour Pierrick Jasmin
Chroniqueur à Vigile
Bonjour M. Jasmin,

Vous écrivez que "Le Conseil de la souveraineté nous a dévoilé un superbe logo ; un fleurdelisé multicolore. Il est vraiment joli." J'ai déjà signalé au Conseil de la Souveraineté que leur fleur-de-lys barbouillée avait probablement passé la journée dans une garderie et que les enfants s'en étaient donné à coeur joie en la peinturlurant de toutes les couleurs. En fait, la fleur-de-lys normale, d'un bleu fonçé solide, symbole de force et de puissance (un fer de lance stylisé bien davantage qu'une fleur fragile, en fait), se voit ravalée par le Conseil de la Souveraineté à un niveau mièvre et enfantin.

Ce logo "vraiment joli" ( ! ) comme vous le dites, conviendrait très bien pour représenter une garderie où un quelconque rassemblement de tout petits, mais ne saurait symboliser la force croissante du Québec, nation adulte d'Amérique.

Dit-on de l'aigle américain qu'il est joli ? Dit-on des emblèmes russes, français ou chinois qu'ils sont jolis ? On dira plutôt que ces symboles représentent la force, le courage, l'honneur, la puissance, et on aura raison. Pour quelle raison se trouve-t-il toujours des Québécois pour refuser d'envisager que leurs propres symboles nationaux signifient également courage, force et honneur et que, par conséquent, ils n'ont de cesse de les déformer, de les amenuiser ou de les barbouiller, comme pour en diminuer inconsciemment la force symbolique, laquelle, tout au fond d'eux-mêmes, leur fait peur ? Vous trouverez ci-dessous un texte que j'ai fait parvenir au printemps 2001 à l'Office de la langue française, où l'on pouvait constater déjà le même travers.

Bien à vous,

Léonce Naud, Québec

Pour: Madame Claude Ouimet
Office de la langue française
Gouvernement du Québec

Madame,

J'ai beau regarder la fleur-de-lis jaune malade, difforme, aux lignes mollassonnes, déliquescente, enfantine et mièvre qui sert de logo officiel à la Francofête 2001, et j'y découvre toutes sortes de significations symboliques possibles.

Cependant, je n'y discerne aucun signe ni présence soit de SÉRIEUX, de FORCE, d'AUTORITÉ, de MAÎTRISE de soi ou de maîtrise des autres.

Est-ce que cette "fleur-de-lis" difforme, en pâte à modeler ou autre matériel mou et malléable - symbolise l'état de la langue française au Québec et, par conséquent, l'état de la nation qui la parle en Amérique ?

La conception en a-t-elle été confiée à quelque garderie et quelle diffusion entendez-vous en faire ?

Au plaisir de vous lire bientôt là-dessus.

Léonce Naud
Québec




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