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»» référendum III

Bernard Landry promet un référendum sitôt le PQ réélu

Carl Thériault
Le Soleil jeudi 22 janvier 2004

Rimouski - Le chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, Bernard Landry, a dénoncé hier à Rimouski l'immobilisme du gouvernement libéral de Jean Charest en matière de développement régional.

Il a donné en exemple le retrait de la société à capital de risque Innovatech, l'arrêt du prolongement de l'autoroute 20 et les réformes inutiles des structures de développement régional.

"Pour des raisons idéologiques, le gouvernement a semé l'incertitude et chassé l'espoir dans plusieurs régions du Québec", a soutenu le leader souverainiste. Mais quand le gouvernement fait des choses bien comme pour le projet de développement de Telus Québec, nous le disons. Le gouvernement a fait ce qu'il avait à faire dans ce dossier, soit de copier ce que nous avons fait."

Devant une centaine de personnes réunies hier soir sous l'égide de la Société nationale de l'Est du Québec, lors de la Journée du drapeau, l'ex-premier ministre s'est engagé à tenir un référendum dans les plus brefs délais après la réélection de son parti. "Autrement, avec des accidents comme le gouvernement Charest, qui détruit ce que libéraux comme péquistes ont construit patiemment depuis les années 60, ça va devenir invivable."

Il a dénoncé les propos du premier ministre Jean Charest, qui affirmait à Londres vouloir faire voter stratégiquement les projets les difficiles lors de la première année de mandat de son gouvernement.

"C'est anticivique et antisocial. Il a en tête sa réélection en se disant que l'électorat aura oublié. L'autre déclaration incroyable est celle du député libéral gaspésien Georges Farrah, qui dit que le gouvernement fédéral ne s'occupera pas du problème du port de Rimouski parce que l'électorat n'a pas voté du bon bord. On est revenu 50 ans en arrière."

Hier midi, devant près de 300 étudiants de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), le chef péquiste a fait un historique de la bataille de l'indépendance, rappelé le nouveau contexte créé pour les nations par la mondialisation et les effets du déséquilibre fiscal sur l'avenir du Québec.

L'ex-premier ministre n'a pas hésité à prendre ses distances avec les arguments des environnementalistes sur l'exploration gazière et pétrolifère du golfe Saint-Laurent.

"Il y a une possibilité de 25 ans de consommation québécoise de gaz et de créer 4000 emplois dans un endroit au Québec, la Gaspésie, qui en a le plus besoin. Il faut prendre les plus grandes précautions environnementales avec les nouvelles méthodes de forage, mais il ne faut pas sombrer dans le purisme et le fanatisme."

Il rejette toutefois le projet de centrale au gaz naturel Le Suroît qui vient de recevoir le feu vert du gouvernement libéral.

"C'est moi qui avais arrêté, comme premier ministre, le projet de centrale Le Suroît, quand on a signé la Paix des Braves et une entente avec les Inuits, plus au nord. Développer Eastmain, c'est 1500 mégawatts, plus que Beauharnois. Plus au nord, ce sont des dizaines de milliers de mégawatts hydrauliques qui sont disponibles", a fait valoir Bernard Landry.

Ce matin à Sainte-Flavie, ce dernier rencontre les principaux leaders du comté de Matapédia avant de se diriger vers le Cégep de Matane.



»» Bloc québécois 2004

L'horoscope politique

Pierre Croteau et Roger D'Amours
Le Devoir jeudi 22 janvier 2004

Lettres: Le commentaire politique, même le commentaire rémunéré par les médias, ressemble trop souvent à l'horoscope.

Lors des prochaines élections fédérales, si le Bloc québécois perd des sièges, des appuis ou des pourcentages, nos astrologues politiques écriront ou diront ce qu'on n'a pas cessé de lire sous leur plume ou d'entendre de leur part: il n'y a pas de place à Ottawa pour un parti en faveur de la souveraineté du Québec. La preuve: les résultats du Bloc québécois ont décliné en 1997, puis en 2000.

Mais si, en 2004, le Bloc québécois garde ses sièges ou ses appuis, voire s'il en gagne, pensez-vous que nos astrologues politiques auront le bec à l'eau? Ce serait mal les connaître.

On répétera l'explication alternative préparée récemment en guise de pneu de rechange: le regain de vigueur du Bloc québécois aura été un vote de protestation contre les politiques thatchériennes du gouvernement provincial de Jean Charest. [...]

Quant à nous, nous voterons pour le Bloc québécois parce qu'il défend le point de vue national québécois à Ottawa alors que les autres partis transmettent le point de vue national canadien au Québec.

Québec



»» PLQ et la santé

Encore les urgences

Jean-Robert Sansfaçon
Le Devoir jeudi 22 janvier 2004

Pas moins de 11,6 % des patients qui ont séjourné sur une civière à l'urgence d'un hôpital montréalais l'an dernier ont dû attendre plus de 48 heures avant d'avoir accès à une chambre aux étages. Pour l'ensemble du Québec, ce pourcentage a atteint les 7 %. Le constat est décevant puisque ces pourcentages sont presque trois fois supérieurs à la réalité observée huit ans plus tôt, en pleine période de compressions budgétaires.

Au dire de certains responsables au ministère de la Santé, la situation est en voie de s'améliorer, mais avouons que ce n'est pas la première fois qu'on nous tient ce discours.

Les causes de ces séjours de plus de 48 heures à l'urgence sont multiples. Il y a la pénurie de chambres dans les centres d'hébergement de longue durée, qui oblige les hôpitaux à garder des malades chroniques dans des lits de soins de courte durée, l'augmentation du nombre de patients transportés par ambulance, le manque de lits et de personnel infirmier aux étages, l'incapacité des directions d'hôpital de libérer des lits réservés par les médecins spécialistes pour leurs propres patients, etc.

Ces causes sont connues depuis longtemps, comme le prouvent les nombreux plans d'action, études et autres politiques gouvernementales adoptés pour endiguer le problème depuis 1995. Or aucun gouvernement, aucun ministre de la Santé n'a encore réussi à en venir à bout de façon déterminante.

Cela étant, certains hôpitaux font beaucoup mieux que d'autres. À Québec et à Laval, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans Chaudière-Appalaches, en Estrie et en Mauricie notamment, on est parvenu à réduire le pourcentage de ceux qui attendent plus de 48 heures sur une civière à moins de 3 %. L'une des raisons qui expliquent un tel retour à des proportions presque normales est la disponibilité de places dans les centres d'hébergement dans ces régions, un problème encore sérieux à Montréal.

Il y a quelques années, le ministre de la Santé avait créé un centre de coordination nationale sur les urgences, auquel il avait confié la tâche de conseiller les hôpitaux au sujet des moyens à prendre pour améliorer la situation. L'initiative a porté fruit... mais pas partout. L'automne dernier encore, le ministre Couillard faisait parvenir des lettres de réprimande à quatre grands hôpitaux de la région métropolitaine jugés trop peu performants. Ces lettres, dit-on, avaient d'abord pour but d'appuyer les directions locales dans leurs démarches auprès du personnel médical pour obtenir sa collaboration. L'histoire ne dit pas quel a été le résultat...

D'ici quelques mois, toutes les agences régionales de santé qui ont remplacé les régies présenteront leur plan de fusion des hôpitaux avec les CLSC et les centres d'hébergement pour créer des réseaux intégrés de services. Selon le ministre, cela devrait aussi contribuer à désengorger les urgences. Tant mieux si ça fonctionne ! Mais avec des données comme celles qui faisaient la manchette du Devoir hier, difficile de ne pas succomber chaque jour un peu plus au scepticisme !

jrsansfacon@ledevoir.ca



»» PLQ et réingénierie

Un malentendu

Michel David
Le Devoir jeudi 22 janvier 2004

Il est assez paradoxal qu'un gouvernement se demande encore comment présenter son programme électoral... huit mois après les élections.

S'il est vrai que la population ne saisit toujours pas le sens de l'action gouvernementale, au point où les stratèges libéraux songeaient sérieusement à réquisitionner les ondes pour permettre au premier ministre Charest de s'en expliquer, on doit logiquement conclure qu'il est faux de prétendre que le PLQ a reçu un mandat clair le 14 avril, comme M. Charest ne cesse de le répéter.

On semble s'être rendu compte qu'il serait contre-productif de lui faire simplement répéter à la télévision les mêmes platitudes sur le sens de la «réingénierie», dont on nous rebat les oreilles depuis des mois. À moins d'avoir une très grosse annonce à faire, M. Charest ne ferait qu'accréditer l'idée selon laquelle son gouvernement est en pleine crise. Autrement, il a bien d'autres tribunes à sa disposition.

D'ailleurs, on ne peut pas dire que le premier ministre ait eu beaucoup de succès avec la lettre qu'il a fait publier dans les journaux l'automne dernier. Il n'a réussi qu'à provoquer la colère des syndicats sans rassurer qui que ce soit.

Déjà très mal disposés à l'endroit du gouvernement, à en croire les sondages, il y a fort à parier que les téléspectateurs retiendraient surtout la réplique qu'il faudrait bien consentir aux partis d'opposition.

Le simple fait d'avoir envisagé un recours aussi exceptionnel n'en donne pas moins la mesure du désarroi qui règne actuellement à Québec. Comment pouvait-on s'imaginer qu'un tel chambardement, dont on n'a encore vu que le prélude, passerait comme une lettre à la poste?

***

En réalité, je ne crois pas que les communications soient le principal problème. En tout cas, pas dans le sens où on semble le penser au bureau du premier ministre. Ce n'est pas tellement que la population ne comprend pas ce que le gouvernement veut faire mais plutôt que le gouvernement refuse d'entendre ce qu'elle essaie de lui dire depuis l'automne dernier.

Pendant des années, on a reproché au PQ de toujours savoir mieux que les Québécois ce qui était bon pour eux. Ce qui a été rejeté le 14 avril dernier, c'était moins le «modèle» hérité de la Révolution tranquille, même si certains ajustements s'imposaient, que cette arrogance péquiste vainement dénoncée par Joseph Facal.

Par le passé, le pragmatisme des libéraux les a généralement mis à l'abri de ce détestable travers. La surprise est de découvrir des gens aussi convaincus que leurs prédécesseurs de détenir la vérité. Comme la souveraineté, on a parfois l'impression que la «réingénierie» est devenue une sorte de mission sacrée pouvant justifier tous les sacrifices.

Les Québécois ont eu leur quota de missionnaires depuis un quart de siècle. Ce qu'ils espéraient avant tout des libéraux, c'est ce que le PQ leur avait promis, bien plus que du changement, en 1976, soit un «bon gouvernement». Si M. Charest croit vraiment avoir le mandat de «réinventer le Québec», il y a un sérieux malentendu.

Une des choses élémentaires qu'on est en droit d'attendre avant de songer à tout bouleverser, c'est que le ministre de la Sécurité publique soit capable de distinguer les bons des méchants. Dans la récente crise à Kanesatake, Jacques Chagnon a fait preuve d'une myopie qui ne correspond pas du tout à l'idée qu'on se fait d'un «bon gouvernement».

***

Avant d'aller parader à la télévision, M. Charest ferait mieux de s'assurer que son gouvernement cesse de violer systématiquement les engagements qu'il a pris pendant la campagne électorale.

Le programme du PLQ ne laissait place à aucune ambiguïté: «Il faut éviter que le gouvernement investisse à la fois dans un plan d'action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et fasse la promotion de politiques de production d'électricité à partir du gaz naturel.»

En voyant le gouvernement donner son feu vert au projet de centrale thermique du Suroît, que les libéraux avaient si vivement dénoncé quand le gouvernement Landry l'avait annoncé une première fois, en octobre 2001, on peut seulement se demander quelle sera le prochain reniement.

Le ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad, mériterait un prix d'humour pour avoir déclaré, l'automne dernier: «C'est le gouvernement qui dit à Hydro-Québec quoi faire et pas l'inverse.»

Dans le dernier numéro de L'Actualité, M. Hamad explique avoir «renvoyé Hydro-Québec à ses planches à dessin pour qu'elle conçoive un projet plus acceptable politiquement». Aux bureaux d'Hydro, on doit être mort de rire. Si ça peut le consoler, il n'est pas le premier à se faire remplir de la sorte, mais il devrait tout de même éviter les fanfaronnades.

Le vrai dindon de la farce est toutefois le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, qui était catégoriquement opposé au projet du Suroît, également rejeté par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Il avait même déclaré, avec toute la morgue qu'on lui connaît: «Personne ne pourra me faire changer d'idée là-dessus.»

Dans mon bulletin de fin de session, j'avais accordé la note B- à M. Mulcair, expliquant que le spécialiste des «jobs de bras» dans l'opposition avait su se transformer en écologiste modèle. Avoir su... À peine 24 heures plus tard, le conseil des ministres adoptait, sur sa recommandation, le décret approuvant le projet du Suroît, dont une étude de son propre ministère contestait ouvertement la nécessité. Pitoyable.



»» Suroît

Hydro ignore un projet de centrale urbaine sans pollution

Louis-Gilles Francoeur
Le Devoir jeudi 22 janvier 2004

Un concept inédit de centrale permettrait de produire plus de mégawatts que le Suroît

L'inventeur du moteur-roue d'Hydro-Québec, le scientifique Pierre Couture, a mis au point il y a une décennie un projet de «centrale pompée en milieu urbain» qui permettrait de produire en pleine ville de Montréal les 1000 MW de la centrale du Suroît pour une fraction du prix et sans impact environnemental important.

Des scientifiques de l'Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ), affilié à Hydro-Québec, ont remis au Devoir des documents qui expliquent ce projet conçu au début de la dernière décennie, qu'ils qualifient de «véritable percée technologique». Pourtant, ont-ils affirmé, la direction d'Hydro-Québec ne lui a pas accordé l'importance qu'il mérite et, surtout, l'argent qu'il aurait fallu y investir pour l'utiliser au Québec et dans plusieurs grandes villes nord-américaines. De plus, ont expliqué les chercheurs, le recours à ce mode de production en période de pointe aurait sensiblement réduit les rejets de gaz à effet de serre du réseau de production thermique de tout le nord-est du continent. Ces mêmes sources ont émis l'avis selon lequel Pierre Couture est l'objet d'un véritable «boycottage» et, dans certains cas, de tentatives de dénigrement, ce qui expliquerait que des inventions importantes de ce chercheur restent sur les tablettes, tout simplement.

Le Devoir n'a pas pu joindre Pierre Couture pour obtenir des précisions de sa part.

La centrale pompée en milieu urbain conçue par ce chercheur serait composée d'un puits vertical de trois kilomètres de profondeur sur deux mètres de largeur. Ce serait en somme un puits de mine traditionnel, qu'on pourrait creuser avec des taupes mécaniques conventionnelles.

Trois turbines seraient installées à chaque kilomètre de profondeur, de sorte qu'avec un canal d'amenée d'un diamètre aussi minime que deux mètres, les trois turbines pourraient produire de façon optimale quelque 1000 mégawatts (MW), soit un peu plus que les 968 MW que le Suroît pourra produire à Beauharnois en rejetant 2,25 millions de tonnes de gaz à effet de serre par année. Au bout de ce puits profond, plusieurs galeries latérales seraient creusées avec des équipements classiques pour stocker l'eau du fleuve de façon temporaire avant que celle-ci ne soit réacheminée au cours d'eau après les heures de pointe.

La nuit, quand la consommation d'électricité chute à son niveau le plus bas et au moment où les centrales thermiques des États-Unis fonctionnent à 40 % de leur régime optimal, ces centrales produisent des surplus d'électricité peu coûteux, difficiles à écouler et qu'on pourrait acheter pour extraire l'eau des galeries souterraines. Il faudrait 1200 MW pour extraire cette eau qui en aurait produit 1000 par sa chute dans les profondeurs de la terre. Ce coût est beaucoup moins élevé que celui d'une centrale de pointe, qui ne sert en réalité qu'aux moments où la demande porte le réseau hydro-québécois aux limites de sa capacité. «Un tel système nécessite encore des analyses de modélisation et d'optimisation mais repose sur des équipements déjà disponibles sur le marché ou nécessitant un minimum d'adaptation», lit-on dans un document-synthèse de l'IREQ obtenu par Le Devoir.

Selon les documents obtenus, la durée de la construction d'un tel projet serait très courte, ce que recherche précisément Hydro-Québec avec son projet polluant du Suroît. Le coût équivaudrait au cinquième seulement de celui d'une centrale classique, d'où son grand intérêt économique, sauf peut-être pour le lobby industriel, affamé de projets, qui salive à la perspective des 550 millions de dollars éventuellement dépensés pour construire la centrale du Suroît.

Enfin, une centrale pompée de type urbain pourrait être dotée de trois réservoirs souterrains. Le premier pourrait servir à écrêter la pointe de la demande, soit le matin et le soir. Le deuxième pourrait même servir à fournir de l'énergie garantie ou à prix garanti alors que le troisième pourrait servir en situation d'urgence, comme une immense batterie de secours en plein coeur de la métropole.

Avec un tel équipement de production, note le rapport de recherche, la puissance de cette centrale souterraine serait disponible sur demande «en moins de dix secondes» lors d'une situation d'urgence ou dans le but d'équilibrer le réseau. Un autre avantage de ce projet, c'est qu'il ne requiert aucune ligne de transport parce qu'on peut le construire sur les lieux mêmes de la consommation, à la porte du réseau de distribution. En réalité, rien n'empêcherait d'en construire plusieurs le long du Saint-Laurent, à Trois-Rivières ou à Québec, car le débit minimal du fleuve - 3000 mètres à la seconde en étiage - ne serait affecté que marginalement par une prise d'eau de deux mètres de diamètre. Sans compter que l'eau serait par la suite réacheminée au fleuve sans avoir été altérée après que son énergie et celle de la gravité terrestre auraient été transformées en électricité. Enfin, il ne serait aucunement question de sacrifier un site touristique exceptionnel en raison de sa chute d'eau ou d'ajouter au fardeau des gaz à effet de serre du Québec. Le projet pourrait même donner lieu à des crédits dont profiterait éventuellement Hydro-Québec pour annuler les GES de ses barrages.

Dans les années 70, Hydro-Québec avait jonglé avec deux projets de centrale pompée. Le premier devait être situé dans les gorges de l'actuel parc de la Jacques-Cartier. Il a été mis de côté après ce qui a été l'une des premières grandes batailles environnementales du Québec moderne. La deuxième centrale pompée devait être construite aux portes de Montréal selon un modèle assez similaire à celui optimisé par le chercheur Pierre Couture. Ce projet de 1000 MW aurait été implanté à l'île Charron.

La firme Dessault, conceptrice du projet, proposait de faire chuter à 600 mètres de profondeur une quantité d'eau beaucoup plus importante. Les déblais de ce projet, soit 800 000 mètres cubes pour le puits et dix millions de mètres cubes de pierre pour les galeries-réservoirs, auraient été entreposés dans une carrière de l'est de Montréal. Le projet plus récent de Pierre Couture exigerait, selon les sources du Devoir, environ dix fois moins de matériel à excaver: en effet, en utilisant moins d'eau en raison d'une chute cinq fois plus importante, il minimiserait grandement les déblais à extraire du sous-sol.

Comme Hydro-Québec prétend que le Suroît servira aux besoins du Québec pendant les deux ou trois ans où elle appréhende un déficit de production d'électricité, une centrale de pointe suffirait en principe à combler cet écart. Évidemment, la chose serait différente si, malgré le discours sur les besoins imminents du Québec, Hydro souhaite alimenter les Américains, déjà en situation de surplus d'électricité thermique, avec une centrale comme le Suroît, qui laisserait aux Montréalais la pollution, aux Québécois un surcroît de gaz à effet de serre et au ministre des Finances les millions de dollars des ventes américaines ainsi qu'une part des profits accrus de Gaz Métropolitain pendant que les barrages, en grande partie vidés pour mener la lutte contre le déficit budgétaire, se rempliraient de nouveau, tout doucement.



»» Cité du multimédia

La Cité du multimédia vendue 147 millions au groupe torontois Northam

Karine Fortin
La Presse jeudi 22 janvier 2004

Les sept premières phases de la Cité du multimédia ont été vendues hier pour 147,3 millions de dollars à la société torontoise Northam Realty Advisors, dont c'est la première acquisition au Québec.

Cette entreprise fondée en 1971 possède près de sept millions de pieds carrés de locaux de bureaux, de locaux commerciaux et industriels dans la région métropolitaine de Toronto ainsi que dans l'ouest du pays.

Située au sud du centre-ville de Montréal, dans l'ancien Faubourg aux Récollets, la Cité du multimédia abrite 117 entreprises employant plus de 5600 travailleurs de l'industrie des hautes technologies. Les sept premières phases du projet immobilier lancé par le gouvernement du Québec en 1998 ont un taux d'occupation enviable de plus de 95 %.

Le huitième et dernier immeuble, dont la construction a pris fin il y a quelques mois à peine, est toujours inoccupé. Il n'a pas été inclus dans la transaction. Ses propriétaires tenteront de louer les 300 000 pieds carrés de locaux de bureaux qu'il contient au cours des prochains mois.

Le projet de Cité du multimédia a été piloté par la filiale immobilière de la Caisse de dépôt (SITQ) et le fonds immobilier du Fonds de solidarité FTQ (SOLIM) qui en détenaient chacun 37,5 %. Un troisième partenaire, la Société de développement de Montréal (SDM), était propriétaire des 25 % restants.

Cet organisme paramunicipal qui a pour mission de contribuer à la mise en valeur d'actifs immobiliers et patrimoniaux a fourni les terrains et certains des bâtiments de la Cité.

Quelques heures après avoir reçu la confirmation de la vente de la Cité, hier, la directrice générale, Suzanne Deschamps, jubilait. " Nous sommes essoufflés et très contents. Nous avons fait en sorte qu'un quartier à peu près désuet depuis des années soit revitalisé. Il y a eu un effet d'entraînement sur la construction résidentielle, sur les commerces, sur le Vieux-Montréal ", a-t-elle dit à la Presse Canadienne.

Selon le président du consortium, Richard Miron, la Cité du multimédia aura par ailleurs contribué à faire de Montréal un des pôles mondiaux du développement des nouvelles technologies.

Par ailleurs, la SDM, la SITQ et la SOLIM se réjouissent aussi parce que la transaction leur a permis de dégager un bénéfice. " On a fait un peu de sous. On verra combien quand on aura payé tout le monde, mais on est satisfaits ", a confirmé Mme Deschamps.

Même son de cloche du côté du Fonds FTQ où le porte-parole, Pierre Leduc, a déclaré que la vente était " profitable pour nos 550 000 actionnaires ".

Les partenaires ont refusé de divulguer l'ampleur de leurs gains. D'après une source proche du dossier, les profits atteindraient 12 ou 13 millions, ce qui équivaudrait à un rendement d'environ 20 %.

D'une superficie d'un million de pieds carrés, la Cité du multimédia abrite notamment les bureaux des multinationales CGI et Motorola.

Au départ, les entreprises qui choisissaient de s'établir dans ce complexe immobilier pouvaient bénéficier de crédits d'impôt provinciaux couvrant jusqu'à 40 % du salaire des employés admissibles. Ce programme a cependant été aboli en juin dernier par le ministre des Finances du Québec, Yves Séguin.

Malgré tout, la directrice générale de la SDM prévoit trouver preneur pour ses locaux vacants. " C'est certain que la situation est moins simple, mais ce n'est pas dramatique à ce stade-ci. Nous ne nous attendons pas à plus de difficultés que les autres propriétaires d'immeubles de bureaux. "



»» train rapide Boston-Montréal

Le projet d'un train rapide Boston-Montréal pourrait dérailler

François Cardinal
La Presse jeudi 22 janvier 2004

Le projet américain d'implanter un train à haute vitesse dans le corridor Boston-Montréal pourrait dérailler. Non seulement le gouvernement Bush a-t-il revu sa contribution à la baisse, mais un des États bailleurs de fonds est également incapable de verser les fonds nécessaires à la poursuite de l'étude de faisabilité.

Au courant de l'an 2000, le gouvernement américain, par la voie de la Federal Road Administration, désignait trois corridors prioritaires sur lesquels il souhaitait que soient implantés des trains rapides, dont un reliant Boston à la métropole québécoise.

En novembre 2002, la première des deux parties de l'étude de faisabilité du projet était publiée. On concluait à la viabilité d'un tel corridor ferroviaire sur les 500 km qui séparent les deux villes et on recommandait la poursuite de l'étude.

Depuis, par contre, rien. Ou plutôt, que des problèmes. D'abord, les trois États concernées par le projet- Vermont, Massachusetts, New Hampshire- ont reçu une mauvaise nouvelle de Washington. Alors qu'ils s'attendaient à obtenir des subsides de près de 500 000 $ du gouvernement américain, ils ont reçu moins de la moitié de cette somme. Or le coût de la seconde et dernière partie de l'étude est évalué à environ 800 000 $.

" On a fait notre demande en bonne et due forme au Congrès à Washington et nous n'avons reçu que 200 000 $, a expliqué avec déception Scott Bascom, gérant du projet et employé de l'État du Vermont. Nous avons donc décidé de séparer en deux la seconde phase de l'étude en espérant recevoir d'autres sommes pour la dernière étape. "

Pour ce faire, les trois États ont donc dû amender l'entente qui les lie au courant de l'année 2003. Le Vermont, qui pilote le dossier au nom des trois États, a signé le Memorandum of Agreement en été. Le Massachusetts a emboîté le pas en octobre. Mais le New Hampshire, pour des raisons juridiques, n'a pu les imiter.

C'est qu'il est interdit aux autorités, dans ce dernier État, d'utiliser des fonds provenant de la taxe sur l'essence à des fins autres qu'autoroutières. Or l'an dernier, en vue du réaménagement de l'Interstate 93, le New Hampshire a versé certaines sommes pour consolider le réseau de train de banlieue. Le New Hampshire Motor Transport Association a réagi en déposant une poursuite.

" Or l'argent prévu pour l'étude de faisabilité provenait précisément des revenus provenant de la taxe sur l'essence, a indiqué Christopher Morgan, administrateur du Bureau of Rail and Transit de l'État. Notre participation est donc sur la glace en attendant qu'une décision soit prise, au printemps. "

Si elle est positive pour l'État, l'étude se poursuivra. Dans le cas contraire, les autorités étudieront la possibilité de trouver les sommes ailleurs. Mais rien n'est décidé.

Tout cela découle d'un large plan concocté par le Congrès américain qui, avec le High Speed Rail Act adopté il y a quelques années, souhaite permettre aux Américains de parcourir de longues distances sans qu'ils soient obligés d'emprunter l'avion, un avantage non négligeable depuis le 11 septembre 2001.

Selon la première phase de l'étude, l'implantation d'un train à haute vitesse entre Boston et Montréal pourrait réduire considérablement le temps de transit entre les deux villes, lequel se situe actuellement à six heures en automobile. Le scénario optimal ferait rouler le train à 180 km/h, permettant au train de franchir la distance en un peu moins de quatre heures trente.

Selon le corridor à l'étude, qui est déjà implanté sur le terrain, le train pourrait quitter Montréal en empruntant vers le sud les rails du Canadien National (CN). Il traverserait la frontière américaine pour se rendre à quelques kilomètres à l'est de Burlington, dans l'État du Vermont. Ensuite, il roulerait jusqu'à Montpelier, White River Junction, puis il entrerait dans le New Hampshire pour s'arrêter à Concord, Manchester et Nashua avant de parcourir les derniers kilomètres qui le sépareraient finalement de Boston.

Le coût d'un tel projet, qui pourrait voir le jour d'ici 20 ans, n'a pas encore été évalué.



»» Crise à Kanesatake

Le Ministre Chagnon doit partir !

Union des forces progressistes
jeudi 22 janvier 2004

Saguenay, le 22 janvier 2003. En refusant de soutenir James Gabriel, leader Mohawk démocratiquement élu en lutte contre le crime organisé dans sa communauté, le ministre de la sécurité publique a bafoué l'état de droit et la légitimité démocratique et nui aux efforts de ce dirigeant. Il a implicitement encouragé des éléments criminels à intimider James Gabriel. Il faut maintenant rétablir la sécurité dans la communauté et la confiance dans nos relations avec ses représentantEs.

L'empressement avec lequel le ministre de la sécurité publique Jacques Chagnon a négocié avec les «dissidents» et jugé James Gabriel mal avisé dans ses stratégies de lutte au crime organisé, puis lancé «son» escouade mixte sans même consulter le chef de bande, nous pose question sur sa compétence à régler un dossier aussi complexe. On reconnaît bien là toutefois le style du gouvernement Charest, réfléchissant en vase clos et agissant unilatéralement par la force en ignorant les acteurs sociaux. Le chef des première nations M. Picard a bien raison de pointer du doigt la bêtise du ministre. Il ne suffit plus maintenant de dire du bout des lèvres que James Gabriel est le représentant légal et légitime de sa communauté. «Les progressistes exigent une enquête publique sous contrôle du gouvernement légitime de la communauté et la démission du ministre» ajoute Pierre Dostie, porte-parole de l'UFP, dont le parti est en faveur de l'autodétermination des peuples autochtones.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la crise à Kanesatake est reliée à l'instauration d'un modèle de démocratie qui cherche à réconcilier les traditions Mohawks avec les valeurs de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Cette problématique est bien plus vaste qu'une question légale, judiciaire, politique ou de juridiction policière, elle est aussi culturelle et elle ne peut se résoudre que par l'ouverture et la contribution des nations et gouvernements en présence.

En premier lieu, il est impératif de soutenir les efforts entrepris par James Gabriel et l'Assemblée des premières nations pour reconstruire la paix et rétablir la sécurité des personnes dans cette communauté suite à ce gâchis que vient d'aggraver le ministre Chagnon.


TRIBUNE LIBRE





TRIBUNE LIBRE

DISCOURS À LA NATION

Patrice Boileau
patriceboileau@videotron.ca
TRIBUNE LIBRE 22 janvier 2004

Le Premier ministre du Québec, Jean Charest, compte s’adresser à la population québécoise lorsqu’il reviendra de son voyage d’Europe, à la recherche d’investisseurs. Voilà une pratique très inhabituelle dans la vie politique du Québec. C’est plutôt chez nos voisins du sud qu’est observée une tactique semblable.

Le député de Sherbrooke, face au dernier sondage de la maison SOM qui dévoile un taux d’insatisfaction populaire à près de 70%, sent qu’il y a urgence. L’homme de Westmount sait qu’il s’agit d’une situation politique exceptionnelle : jamais un parti politique n’est parvenu à décevoir autant en si peu de temps.

C’est que les Québécois s’opposent à la « révolution du bon sens » de Mike Harris que Jean Charest souhaite transposer au Québec grâce au bâillon. Avec un déficit de près de six milliards de dollars en Ontario pour la présente année fiscale, il est clair que la stratégie de l’ancien gouvernement conservateur fut un échec. Très peu pour le Québec donc.

Applaudissons néanmoins la décision de Jean Charest de tenter de rassurer la population québécoise en y allant d’un discours à la nation. C’est ce qui s’appelle réagir promptement, même s’il y a peu de chances que le gouvernement libéral fasse marche arrière suite au message clair que lui envoient les Québécois d’agir en ce sens.

Que fait le Parti québécois pendant ce temps? À première vue : rien! La stratégie attentiste, la même qui fut employée pendant la dernière campagne électorale avec les résultats que l’on connaît, semble guider encore les stratèges péquistes. On ne peut espérer gagner l’estime des Québécois en comptant uniquement sur les mauvais coups du gouvernement pour reprendre le pouvoir. Pouvoir piégé puisque provincial, faut-il le répéter?

Une réplique à la nation, immédiatement après le discours prochain de Jean Charest, pourrait cependant faire bouger les choses et montrer que le Parti québécois peut délaisser ses dogmes et aussi réagir rapidement face à une situation politique critique. Imaginez un Bernard Landry proposant pacifiquement aux autres équipes politiques de former une coalition avec les péquistes en vue de tenir une élection référendaire en 2007! Plusieurs Québécois, fatigués d’entendre parler de compressions budgétaires, de hausses tarifaires, de quémandages et de risque de déficit, trouveraient dans cette invitation souverainiste une réelle possibilité de briser ce discours vicié qui s’incruste dans le paysage québécois depuis près de dix ans.

La situation hors du commun que connaît le Québec actuellement exige des leaders opposés aux politiques du gouvernement Charest une réplique rapide, concrète, constructive et capable de rassembler les Québécois qui ne demandent que cela. Ce courage peut-il gagner les ténors péquistes et les convaincre d’audace, au lieu d’offrir comme solution de tenir un référendum s’il y a assurance morale de le gagner, après avoir repris le pouvoir? Ce refrain suranné fait fuir les Québécois et nuit au Parti québécois, comme en témoigne ses dix points de retard sur sa propre option souverainiste! Quelqu’un, dans cette équipe, peut-il secouer les autres afin qu’ils le constatent et répondent enfin adéquatement à l’appel de détresse des Québécois? Jamais, depuis 1995, ces derniers n’ont été aussi prêts de faire la souveraineté.



TRIBUNE LIBRE

Question sociale et question nationale

Raymond Villeneuve
Président du MLNQ - mlnq@hotmail.com
TRIBUNE LIBRE 22 janvier 2004

Tandis que le Canada, dirigé par Paul Martin, amorce un virage prononcé vers la droite et que Jean Charest s’apprête à pousser le Québec sur la même voie, ne serait-il pas temps pour le Parti québécois de refaire l’amarrage entre la question sociale et la question nationale ?

En effet, un des aspects les plus importants de l’identité québécoise est ce lien entre le social et le culturel, qui ne peut s’épanouir pleinement qu’à la faveur de l’indépendance.

C’est sans doute pourquoi, depuis le référendum de 95, le fédéral s’est engagé dans un processus de « nation building » canadien dans un effort désespéré pour marginaliser ce nationalisme québécois que Jean Charest, de son côté, défend avec la plus grande mollesse possible. De là la prolifération d’unifoliés et les tentatives de plus en plus effrontées d'envahir les champs de compétence provinciale, tels que l’éducation, surtout si on sait que ladite éducation est d’une importance vitale pour préserver les valeurs et la mémoire d’un peuple. Pour un Canada impérialiste, ces valeurs et cette mémoire représentent des obstacles majeurs dans sa démarche néo-libéraliste et uniformisante.

Ne serait-il pas temps aussi que cette faction de la gauche qui appuie le fédéralisme pour des raisons idéologiques, obscures et dépassées, se réveille et constate que le salut des valeurs égalitaires est dans l’indépendance? Hélas, c’est dès 1972 qu’une scission s’est effectuée entre la gauche radicale et les instances du PQ, la gauche mettant de l’avant des théories à saveur marxiste ou maoïste et le PQ souhaitant gouverner d’une façon plus réaliste et pragmatique.

Ce fut là le début d’une tendance qui nous a amenés aujourd’hui à voir la gauche radicale favoriser, consciemment ou non, les forces fédéralistes qui s’orientent pourtant de plus en plus à droite et s’alignent de plus en plus sur les politiques du gouvernement américain. Je vois là une étrange dichotomie entre l’idéologie de gauche et son application dans la réalité québécoise. Un des problèmes, c’est qu’une partie de cette gauche, plus ou moins bien informée, confond le nationalisme québécois, qui est ouvert sur le monde, avec les nationalismes d’avant-guerre, fascistes et protectionnistes.

Or, maintenant, le gouvernement Charest a beau jeu, pour promouvoir son idéologie capitaliste, d'évoquant l’appui « démocratique » du peuple à son projet de réingénierie de l’État québécois. Il profite également de l’extrême faiblesse de la représentation de la gauche dans l’opposition. Et cette même gauche, qui pourrait influencer positivement le PQ en jouant un rôle au sein de ladite opposition, se condamne elle-même à l’insignifiance politique en s’en dissociant.

L’adhésion au projet d’indépendance est intimement liée à la capacité du Parti québécois d’imaginer un pays du Québec porteur de valeurs sociales et culturelles généreuses et ouvertes et de le prôner avec davantage de conviction. Il pourrait alors regagner la confiance des Québécois et rassembler dans ses rangs des sensibilités politiques diverses, favorisant dès lors un brassage d’idées progressistes et rassembleuses. Malheureusement, ces dernières années, le discours nationaliste n’a pas mis assez de vigueur dans ses dénonciations du non-respect, par le fédéral, des pouvoirs conférés par la Constitution, pouvoirs qui sont essentiels pour protéger et maintenir le développement social du Québec dans sa spécificité identitaire.

Il serait temps que tous prennent conscience que, même si le PQ n’est pas parfait, il est le parti le plus social-démocrate susceptible de prendre le pouvoir. Que toute autre option politique mène soit dans le néo-libéralisme, soit dans un cul-de-sac. Que la seule façon, actuellement, d’accéder à plus de justice sociale et à une meilleure répartition des richesses consiste à faire du Québec un pays souverain dirigé par un système républicain et indépendant de ce nouvel empire canado-américain en gestation.



COMMUNIQUÉS




COMMUNIQUÉS

Le Parti Québécois de Rivière-du-Loup


COMMUNIQUÉS 22 janvier 2004

LE PARTI QUÉBÉCOIS DE RIVIÈRE-DU-LOUP ACCUEILLE LES TROIS PLUS JEUNES DÉPUTÉS DU PARTI QUÉBÉCOIS Rivière-du-Loup, le 15 janvier 2004 – Le Parti Québécois de Rivière-du-Loup invite les parents bénéficiaires de services de garde, les travailleuses et les travailleurs en garderie ainsi que la population en général à une rencontre avec les trois plus jeunes députés du Parti Québécois.

Jonathan Valois, député de Joliette et critique de l’opposition en matière de famille et enfance et de conciliation famille-travail, Alexandre Bourdeau, député de Berthier et porte-parole de l'opposition officielle dans le dossier de l'autoroute de l'information et Stéphan Tremblay, député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement et jeunesse, présenteront les projets de lois concernant les services de gardes subventionnés et les centres de la petite enfance (CPE) et entretiendront l’auditoire sur divers sujets en relation avec la politique de droite du gouvernement Charest. Les trois députés échangeront par la suite avec les personnes présentes.

Voici les détails de cette rencontre :

Rencontre avec les trois plus jeunes députés du Parti Québécois

Date : Le vendredi 30 janvier 2004
Heure : 19 h 30
Lieu : Musée du Bas-Saint-Laurent
300, rue Saint-Pierre
Rivière-du-Loup