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Myriam Bédard louangée par ses patrons un mois avant son congédiement de VIA Rail
François Cardinal
La Presse mercredi 3 mars 2004
En décembre 2001, soit un mois avant de quitter VIA Rail dans des circonstances confuses, la médaillée olympique Myriam Bédard a été encensée pour son " excellent travail " et son " dévouement " par nul autre que le président du conseil, Jean Pelletier. Pourtant, dans une entrevue à La Presse jeudi dernier, ce dernier lui reprochait d'avoir montré de nombreuses lacunes professionnelles au cours de son séjour chez VIA. Deux lettres obtenues par La Presse mettent en lumière des contradictions entre les récentes déclarations de VIA et de M. Pelletier, congédié lundi, et des propos tenus antérieurement. Ces documents pourraient ajouter de nouveaux éléments à l'enquête interne déclenchée lundi par la société d'État dans la foulée des allégations de Mme Bédard. Débutant par les mots " Chère Myriam " et datée du 3 décembre 2001, soit 39 jours avant le départ de la championne olympique, la première lettre est signée par M. Pelletier, alors président du conseil, et Marc LeFrançois, président et chef de la direction - aujourd'hui suspendu.
Les deux hommes annoncent " avec un immense plaisir " que la médaillée olympique aura droit à des " primes de rendement ".
" Votre excellent travail, joint au marché des voyages actuel et à l'efficacité découlant de notre nouvelle structure d'entreprise, nous a permis de prévoir des résultats de fin d'exercice très positifs. (...) Nous tenons à vous remercier pour votre travail acharné et votre dévouement. "
Or, la semaine dernière, Jean Pelletier laissait entendre, en entrevue à La Presse, que Mme Bédard n'avait pas les qualités requises pour travailler chez VIA Rail. Bien qu'il a précisé n'avoir " jamais traité avec Mme Bédard " et ne pas s'occuper des " affaires courantes " de la société, M. Pelletier affirmait que la championne olympique n'était tout simplement pas à sa place chez VIA.
" Ce qu'on me dit, c'est que cette personne-là est entrée ici et qu'elle ne cadrait pas avec l'équipe, déclarait-il jeudi dernier. On me dit que ce n'est pas une personne d'équipe, un team player. Ça ne marchait pas, d'aucune façon. Elle critiquait ce que son patron faisait. Elle avait ses propres idées. On lui a dit que si elle n'est pas contente, au lieu de travailler pour un client, elle serait peut-être plus à l'aise dans une agence de publicité. "
Lorsqu'elle a lu ces commentaires, la semaine dernière, Mme Bédard a bondi. Elle ne comprenait pas comment l'excellente employée qu'elle était en 2001 est soudainement devenue une paria en 2002. " Sur quoi se base M. Pelletier pour dire de telles choses ? a-t-elle demandé en entrevue. Est-ce que M. Pelletier est même capable de nommer un seul projet sur lequel j'ai travaillé ? "
Rappelons qu'un mois après qu'elle eut reçu la lettre de félicitations, selon la version de Mme Bédard, M. LeFrançois lui téléphonait pour l'obliger à se joindre à Groupaction Marketing, une firme liée au scandale des commandites, selon le rapport de la vérificatrice générale Sheila Fraser. " Il m'a dit : Myriam, tu dois quitter VIA aujourd'hui, sinon c'est Jean Pelletier qui va te transférer de force chez Groupaction. Aucune raison ne m'était donnée ", soutenait-elle la semaine dernière.
Par ailleurs, vendredi dernier, quelques minutes après que M. Pelletier se fut " excusé " pour les propos qu'il a tenus à l'endroit de Mme Bédard, VIA Rail publiait à son tour un communiqué- non signé- qui laissait une fois de plus planer un doute sur les paroles de Mme Bédard, notamment sur la date et les circonstances entourant son départ de la société d'État.
" Il est faux d'affirmer que Mme Bédard a été forcée de quitter VIA, écrivait-on. Elle a quitté la Société volontairement le 18 janvier 2002, afin de poursuivre sa carrière à titre de consultante indépendante. "
Or, une autre lettre obtenue par La Presse, celle-là datée du 16 décembre 2002 et envoyée à Mme Bédard à titre de confirmation de cessation d'emploi, précise, sous la signature de Marc LeFrançois, que l'ex-biathlonienne " a été à l'emploi de VIA Rail Canada inc., à titre de spécialiste des programmes nationaux (au) service de marketing, du 10 janvier 2001 au 11 janvier 2002 ".
Malcolm Andrews, porte-parole de la société d'État, n'a pas été en mesure d'expliquer cette différence, hier.
La date du départ est importante, selon Mme Bédard, parce qu'elle prétend que son " congédiement " est directement relié au scandale des commandites qui couvait déjà en janvier 2002. En témoigne, à son avis, le départ précipité du ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, le 15 janvier 2002, pour l'ambassade canadienne au Danemark.
Aussi, Mme Bédard soutient qu'il est impossible qu'elle soit partie de son plein gré en raison de tous les projets sur lesquels elle travaillait à ce moment-là. " Lorsque j'ai reçu l'appel de M. LeFrançois qui me demandait de quitter VIA, je lui ai moi-même demandé s'il était possible de repousser la date de mon départ à la fin février (après les Jeux de Salt Lake City) en raison de tous les projets olympiques sur lesquels je travaillais. "
Il a été impossible de joindre MM. Pelletier et LeFrançois, hier.

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Martin se défend d'avoir entrepris une purge
Joël-Denis Bellavance
La Presse mercredi 3 mars 2004
Ottawa - Le premier ministre Paul Martin se défend d'avoir entrepris une purge visant les anciens collaborateurs de Jean Chrétien en congédiant le président du conseil d'administration de VIA Rail, Jean Pelletier, trois jours après que ce dernier eut tenu des propos désobligeants à l'endroit de la médaillée d'or Myriam Bédard.
De passage hier à Smith Falls, dans l'est de l'Ontario, M. Martin a soutenu que M. Pelletier, qui a été chef de cabinet de M. Chrétien de 1993 à 2001 avant de prendre les commandes de VIA Rail, a été démis de ses fonctions uniquement à cause de ses propos inacceptables au sujet de Mme Bédard.
" Non, pas du tout ", a déclaré M. Martin hier lorsqu'il a été interrogé pour savoir s'il avait viré M. Pelletier en ayant à l'esprit la rivalité qui a existé entre lui et Jean Chrétien.
" Les mesures prises contre M. Pelletier étaient directement reliées à ses commentaires, qui, d'une part, étaient inacceptables et, d'autre part, allaient à l'encontre de la politique du gouvernement. Nous voulons que les gens (qui ont de l'information au sujet du scandale des commandites) sortent de l'ombre ", a ajouté le premier ministre.
Le putsch
Les relations entre MM. Martin et Pelletier ont été tendues après que les partisans de M. Martin eurent fomenté un putsch contre Jean Chrétien en mars 2000. Ce putsch a finalement avorté, M Chrétien ayant choisi de solliciter un troisième mandat des électeurs. En quittant le bureau de M. Chrétien, en 2001, M. Pelletier avait d'ailleurs affirmé que M. Martin aurait été premier ministre beaucoup plus tôt n'eût été de son impatience.
" Nous avons pris les commandes du gouvernement pour changer la façon de faire les choses et nous allons pouvoir le faire seulement si les gens sont à l'aise (pour dénoncer des malversations) ", a encore dit M. Martin.
Mais des alliés de toujours de M. Chrétien ont émis des doutes à ce sujet hier, demandant à voix haute si le traitement réservé à M. Pelletier est le début d'une purge contre tous ceux qui ont travaillé en étroite collaboration avec l'ancien premier ministre libéral.
Peter Donolo, l'ancien directeur des communications de M. Chrétien, a soutenu que le fait que M. Pelletier ait été un proche collaborateur de l'ancien premier ministre a indubitablement été un facteur dans son congédiement.
" Je ne crois pas que le timing de tout cela soit particulièrement positif pour M. Pelletier. Il est important de souligner que M. Pelletier a fait une énorme contribution à la vie publique et il est malheureux de voir sa carrière se terminer de la sorte ", a déclaré M. Donolo au réseau CBC Newsworld.
L'ancien ministre des Transports, David Collenette, qui était un lieutenant fidèle de Jean Chrétien en Ontario, se pose aussi des questions au sujet des intentions réelles de Paul Martin. " Je crois que tout le monde doit prendre une bonne respiration et laisser les enquêtes mises sur pied suivre leur cours. J'espère que les décisions ne sont pas prises de manière précipitée, mais bien d'une manière raisonnable et respectueuse (des individus) ", a affirmé M. Collenette, qui ne sollicitera pas un autre mandat aux prochaines élections.
LeFrançois et Vennat
Le gouvernement Martin doit toujours statuer au cours des prochaines heures sur le sort qu'il réservera à deux autres dirigeants de sociétés d'État, soit Marc LeFrançois, président et chef de la direction de VIA Rail, et Michel Vennat, président de la Banque de développement du Canada.
Les deux hommes sont suspendus sans salaire depuis mardi dernier et ils avaient jusqu'à lundi pour expliquer pourquoi le fédéral ne devrait pas les démettre de leurs fonctions pour leurs agissements passés.

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Jean Pelletier: a good man, treated badly
John Ibbitson
The Globe and Mail Wednesday, March 3, 2004
It's hard to know whether the public evisceration of Jean Pelletier is being motivated more by sanctimony or feral glee.
Regardless of the reason, the public humiliation of the former chairman of VIA Rail is unseemly. Whatever his sins, this man served his country with honour and dedication. Although I have never met Mr. Pelletier, I'm willing to wager his assassins are lesser men. Assassins always are.
Mr. Pelletier, who is 69, should not be surprised by what has happened to him; he began his career as a TV reporter, he was press secretary to Union Nationale premier Paul Sauvé and he served as mayor of Quebec City for 12 years. He knows how the game is played.
He might not have realized how the game has changed. Even back in 1991, when he joined Opposition leader Jean Chrétien's office as chief of staff, critics were saying that Mr. Pelletier practised an old-school style of politics that had gone out of favour in Quebec.
It was the sort of politics that had made it natural for mayor Pelletier to call finance minister Jean Chrétien to push for funding for the Quebec Colisée, as part of the bid to bring the Nordiques into the National Hockey League. Mr. Chrétien spoke to sports minister Iona Campagnolo, and the money was found. And why not? Mr. Pelletier and Mr. Chrétien had been friends since college, where they shared the same dorm, reserved for the tall kids who needed longer beds.
It was always Mr. Pelletier's way to use personal connections to see that things got done, and it is why there were always stories, even when he was mayor, about money intended for one thing being redirected somewhere else. But Mr. Pelletier's personal integrity was never questioned.
What is also beyond question is that Mr. Pelletier helped rescue Mr. Chrétien from possible political disaster, restoring a sense of calm and focus to a leader's office that was rife with acrimony and confusion.
For 10 years, Mr. Pelletier served as Mr. Chrétien's right-hand man. He was known to be ruthless; he was also known for an old-world courtliness, and for demanding the highest standards of professionalism and courtesy from his staff. His departure in 2001 to the chairmanship of VIA Rail helped contribute to the disintegration of relations that led to an open breach between Mr. Chrétien and then-finance minister Paul Martin.
Perhaps, at 66, he was too old to be taking on new responsibilities. Perhaps he was so steeped in an older culture and an older set of values that he forgot himself, describing former employee Myriam Bédard in an unconscionably sexist and condescending manner. (Though it would be extraordinary if there were not more to this story than currently meets the public eye.) Perhaps his apology wasn't sufficiently swift or sufficiently abject.
But then, it wasn't really about Ms. Bédard, was it? Mr. Pelletier is a key figure in the sponsorship scandal. As Mr. Chrétien's chief of staff, he conferred regularly with former public works minister Alfonso Gagliano on awarding sponsorship and advertising contracts. There is no suggestion that Mr. Pelletier personally profited from any alleged abuse of public money, or was even aware that criminal activity might have accompanied it.
That doesn't matter. Mr. Pelletier was as close to Jean Chrétien as it was possible for an ally to get, and a prime mover in a government program that started out as a mistake and ended up as a disaster. Prime Minister Paul Martin is trying to put as much distance as possible between himself and that fiasco. He was looking for an excuse to cut Mr. Pelletier loose; Mr. Pelletier fortuitously provided one. The rest of us were happy to celebrate his disgrace.
Perhaps out of all of this will emerge a new and purer politics, one driven less by personal loyalty and personal entitlement. But that does not change this truth: Jean Pelletier gave his life to the service of the people of Quebec, to the Liberal Party and to his prime minister. Especially toward the end, he might not have realized that his province and party were changing, that he and his prime minister were increasingly out of sync with public expectation. Perhaps both of them stayed on too long.
But Jean Pelletier gave too much, for too many years, to be remembered solely for what happened at the end. Those baying for blood and yet more blood should remember the price a democracy pays when due process, the presumption of innocence and civility are lost.jibbitson@globeandmail.ca

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Des retombées inattendues
Manon Cornellier
Le Devoir mercredi 3 mars 2004
Le gouvernement Martin a traversé son premier mois de session parlementaire sans faire de remous, sans rien laisser de mémorable en souvenir. Le tourbillon est venu d'ailleurs. Du scandale des commandites qui a pris toute la place et mis le premier ministre sur des charbons ardents.
Les libéraux en ont encore des sueurs froides et déplorent le peu d'attention portée aux autres actions du gouvernement. Ils aimeraient bien qu'on les associe à autre chose qu'à cette controverse.
Leurs plaintes sonnent creux car le gouvernement n'a rien fait qui soit d'une importance si grande qu'il faille ignorer les rebondissements de ce scandale aux ramifications politiques. Depuis le discours du Trône, rien d'à la fois neuf et inspirant n'a été annoncé ou entrepris.
Si on a, en ce début de mars, l'impression que Paul Martin est un leader décidé, déterminé et soucieux d'éthique, c'est avant tout à cause de sa réponse au scandale des commandites. Présent sur toutes les tribunes, supporteur de mesures disciplinaires, instigateur d'enquêtes publique et parlementaire, il ose, agit, décide. Et la décision de destituer Jean Pelletier de son poste de président du conseil de Via Rail, lundi, ne lui a valu pratiquement que des applaudissements, tant pour sa rapidité que pour les motifs invoqués. Les propos de Jean Pelletier sur Myriam Bédard étaient inexcusables en plus de décourager les dénonciateurs, les mêmes que le premier ministre avait invités à se manifester.
Mais Paul Martin a aussi expliqué son geste, depuis deux jours, d'une manière très révélatrice. «Nous sommes arrivés au pouvoir en disant que les choses devaient changer à Ottawa, dans les manières de fonctionner et en matière de culture. [...] Je pense qu'un gouvernement ouvert et transparent est absolument crucial», a-t-il répété hier lors de son passage à Smith Falls.
Se distinguer de Jean Chrétien est une véritable obsession et l'objectif électoral de son équipe depuis longtemps. «Ce n'est pas un quatrième mandat libéral que nous solliciterons mais un premier mandat Martin», confiait un de ses principaux conseillers l'été dernier.
Or, on se demande comment ils y seraient parvenus, depuis un mois, sans ce malheureux scandale. Ce n'est pas que les ministres se tournent les pouces, loin de là. Ils dirigent leur ministère, tentent de compléter la réorganisation annoncée en décembre, collaborent à la préparation du budget, gèrent les crises qui leur tombent dessus. Et, comme Paul Martin, ils consultent et font des tournées.
On est loin des envolées du discours du Trône, de son «programme ambitieux» et de la promesse d'un gouvernement «déterminé à faire les premières démarches requises aujourd'hui et à faire fond sur elles, de façon constante». Il y a eu des gestes faits, mais on est encore loin du compte.
Le nouveau climat de collaboration avec les provinces reste fragile. La conférence des premiers ministres du 30 janvier s'est conclue avec le versement de deux milliards de plus pour la santé mais aucun engagement en argent sonnant pour le futur. Le fait que le surplus fédéral, estimé à 2,3 milliards au moment de la rencontre, ait grimpé dans les semaines suivantes à plus de cinq milliards a échaudé plusieurs provinces.
En matière de politique étrangère, la révision promise se poursuit et ne sera pas complétée avant l'automne, ce qui limite les initiatives. Ça n'empêche pas d'agir en temps de crise, mais les efforts du Canada dans le cas d'Haïti soulèvent des questions. On distingue un fossé entre les élans de Paul Martin et la réalité. «Le Canada joue un rôle clé. [...] On va assumer une position de chef de file», répète-t-il depuis deux jours. Mais il n'est toujours pas capable de dire combien de soldats canadiens seront dépêchés sur les lieux ni comment il entend exercer ce leadership.
Le premier ministre a quand même fait des heureux, en particulier dans le monde municipal. Depuis son arrivée au pouvoir, il multiplie les tournées en région et profite de chaque occasion pour rencontrer les élus locaux, fidèle ainsi à sa passion pour la consultation et la discussion. Mais comme le discours du Trône a déjà promis une cagnotte aux villes, les édiles n'ont même pas besoin d'attendre le budget du 23 mars pour se réjouir.
Ce budget sera d'ailleurs une étape charnière pour ce gouvernement, tant pour savoir où il s'en va que pour cerner ses priorités électorales. Car jusqu'à présent, le gouvernement Martin n'a rien fait qui symbolise un changement de règne dans l'esprit des gens. Surtout pas sur le plan législatif.
En fait, ce gouvernement survit sur les restes du gouvernement Chrétien. Sans les projets de loi morts au feuilleton et ressuscités depuis, il n'y aurait presque aucun projet de loi à l'étude au Parlement. Des 20 projets présentés depuis le 2 février, seulement quatre sont neufs, en tout ou en partie. Tous les autres avaient vu le jour sous Jean Chrétien, avant de mourir avec la prorogation des travaux en novembre.
Certains diront qu'il est difficile, pour un gouvernement, de faire beaucoup plus en si peu de temps, mais Paul Martin a une longue expérience du pouvoir, se prépare depuis des années et n'a jamais cessé de répéter que son arrivée serait synonyme de changement.
Tout cela donne l'impression que les libéraux tuent le temps en attendant l'entrée en vigueur de la nouvelle carte électorale, le 1er avril prochain. On dirait qu'on garde pour plus tard la mise en oeuvre d'initiatives à la mesure de la rhétorique du chef. On comprend que Paul Martin veuille un mandat populaire, mais cela le prive pour l'instant de mesures symboliques. Résultat ironique, c'est le scandale des commandites qui est en train de lui donner la plateforme qu'il lui fallait pour afficher sa différence. Sur un thème qui lui est cher en plus, la propreté.

»» Jean Lapierre
Les tapis de Lapierre
Gilbert Lavoie
Le Soleil mercredi 3 mars 2004
Éditorial - S'il tient à faire les choses différemment, le premier ministre Paul Martin doit rappeler son lieutenant québécois à l'ordre. Jean Lapierre a le droit d'être coloré, mais les propos qu'il a tenus lundi à l'endroit de Jean Pelletier ne sont pas plus acceptables que ceux de M. Pelletier à propos de Myriam Bédard. " Il faut sortir nos tapis. Il y en a quelques-uns qu'on va même mettre aux vidanges ", a déclaré M. Lapierre au cours d'une conférence à Granby, dans une allusion directe à Jean Pelletier. Si tel est le niveau des débats auxquels veut nous convier la nouvelle équipe libérale, la culture politique n'est pas près de changer. Jean Pelletier n'est pas un " tapis que l'on jette aux vidanges ". Il a été maire de Québec pendant 12 ans, et chef de cabinet d'un premier ministre pendant une décennie. C'est un parcours professionnel impressionnant, rempli d'embûches et donc sujet à la critique. Jean Lapierre a le droit de dénoncer son comportement avec Myriam Bédard, mais il a l'obligation de le faire de façon correcte. Ce n'est pas en insultant les autres que l'on se grandit ou que l'on fait progresser le débat public.

»» Relations internationales
Haïti avant Kahnawake
J.-Jacques Samson
Le Soleil mercredi 3 mars 2004
Éditorial - Premier ministre, Bernard Landry aurait évidemment été incapable de se retenir de commenter la crise haïtienne et le départ forcé du président Jean-Bertrand Aristide. Plusieurs journalistes québécois s'inquiétaient donc lundi tout autant que l'opposition officielle du silence de son successeur libéral Jean Charest et de sa ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay. Louise Beaudoin aurait sans nul doute fait aussi un statement, annoncé peut-être la mise sur pied d'une " cellule de crise " au gouvernement du Québec et recommandé aujourd'hui au Conseil des ministres la création d'un" Observatoire de la transition vers l'après-Aristide. "
Il suffit d'un vide de 24 heures avant une réaction officielle du Québec au sujet d'un 33e renversement de gouvernement à Haïti pour que l'opposition péquiste s'indigne de ce mutisme soi-disant révélateur d'une abdication des libéraux sur le rôle international du Québec et que les médias y voient une nouvelle significative. Le phénomène démontre bien que le Parti québécois a réussi dans une certaine mesure, au cours de ses deux cycles d'exercice du pouvoir, à créer des habitudes dans la population et des réflexes chez les journalistes, d'attendre des prises de position de sa part, indépendamment des champs de compétence réservés à chaque gouvernement et du peu de portée de notre voix ou de notre action dans pareil cas.
Ce constat étant établi, Jean Charest réalisera qu'il sera blâmé pendant son mandat s'il s'en tient trop scrupuleusement à la doctrine libérale de Paul Gérin-Lajoie d'occupation du seul champ des relations internationales délimité par les compétences constitutionnelles.
Les fonctionnaires du ministère des Relations internationales avaient pourtant bien fait leurs devoirs. Une équipe de travail effectue un suivi serré des événements en Haïti et prépare des notes quotidiennes à l'intention de la ministre. Cette dernière a fait une intervention en décembre lors d'une réunion de la Francophonie, pour faire entendre les inquiétudes du Québec. Elle a émis un communiqué dans le même sens le 30 janvier. Mais la ministre Gagnon-Tremblay avait quitté pour le Sénégal, samedi, et n'était donc pas en mesure de se joindre au " concert des nations ", dimanche ou lundi. Le directeur général des élections du Québec, Me Marcel Blanchet, a aussi assuré le bureau de la ministre de sa disponibilité pour se rendre à Haïti superviser un processus électoral, comme son prédécesseur Pierre-F. Côté s'y est déjà prêté. La direction du ministère de la Sécurité publique a offert de son côté l'envoi d'une force policière de soutien (nos policiers sont plus volontaires pour aller à Haïti qu'à Kahnawake !) Des policiers québécois ont participé ces dernières années à la formation de policiers haïtiens et détiennent déjà une expertise du milieu. Le ministère de l'Immigration surveille quotidiennement le flot de demandes d'immigration, particulièrement celles reliées à la réunion des familles. Aucune hausse n'a été enregistrée.
Une contribution financière symbolique dans un premier temps est prévue (le traditionnel 50 000 $ d'urgence sans décision du Conseil des ministres), mais encore faut-il savoir où et à qui l'adresser pour que les fonds soient utilisés à bon escient. La communauté haïtienne au Québec est profondément divisée à ce sujet. Plus de 4 millions $ ont été dirigés vers Haïti depuis 1997 sous diverses formes d'aide et le support québécois se poursuivra.
Bref tout le travail de coulisses est effectué méthodiquement, comme les cabinets politiques et la haute fonction publique doivent s'en acquitter dans pareilles circonstances. La communauté haïtienne au Québec compte plus de 120 000 personnes ; les liens sont étroits avec ce peuple francophone et le Québec a des devoirs, peu importe que le gouvernement ici soit péquiste ou libéral. Le gouvernement Charest n'avait cependant pas claironné ses inquiétudes et sa mobilisation et il se trouvera en conséquence de nombreux citoyens pour lui reprocher ce qui est perçu comme une insensibilité totale au sort des Haïtiens. Il tentait de corriger le tir hier. L'insensibilité, on le voit, était plutôt située au niveau des nouvelles attentes des Québécois à l'égard de leur gouvernement " national ", ou des façons de faire maintenant incontournables imposées par le Parti québécois entre 1976 et 1985, poursuivies ensuite sous Robert Bourassa pour rassurer les couches plus nationalistes dans l'électorat et renforcées encore davantage depuis 1994 par les Parizeau, Bouchard et surtout Landry.

»» La SGF et Investissement Québec
Capital de risque : L'État doit tendre vers un rôle d'appui
Pierre Brunet, O.C., F.C.A.
Président du Groupe de travail, l'auteur est président du conseil de l'Institut canadien des comptables agréés
Le Soleil mercredi 3 mars 2004
Les efforts importants que le gouvernement du Québec a consentis au cours des dernières années en appui au financement des entreprises ont fait que la place du secteur public dans le marché québécois du capital de risque a crû notablement, si bien qu'elle est devenue prépondérante.
Ainsi, en 2002, quelque 70 % des montants investis en capital de risque au Québec avaient un caractère " public ", qu'ils proviennent des sociétés d'État ou de fonds bénéficiant de mesures fiscales. En Ontario, la proportion équivalente n'est que d'environ 30 %. La situation québécoise se distingue toutefois de celle de l'Ontario en ce que la proportion de capital étranger investi en capital de risque y est près de quatre fois moins importante, soit environ 10 % par rapport à 40 % en Ontario.
Des études réalisées relativement à l'offre de capital de risque au Québec font ressortir que, malgré une offre globalement suffisante, on dénote trois carences spécifiques dans la chaîne de financement des entreprises.
Même si le gouvernement intervient de façon importante, deux carences sont observées dans la chaîne de financement des entreprises des secteurs des technologies de l'information et des sciences de la santé :
- Une première pour les entreprises en situation d'amorçage ou de démarrage;
- Une deuxième pour les entreprises requérant des rondes de financement de taille importante (plus de 20 millions de dollars), au moment où elles atteignent l'étape de l'expansion qui coïncide généralement avec celle de la commercialisation de leurs produits.
En région, on note également une faible présence du secteur privé dans le créneau des petits financements, laquelle peut s'expliquer par des niveaux de risque élevés, des coûts de transaction importants mais aussi par une forte présence d'acteurs publics. Cette situation fausse les règles usuelles du marché, en porte-à-faux par rapport à la volonté clairement exprimée par le milieu régional, et ses gens d'affaires, de se prendre davantage en main, et ce, en fonction de leurs propres priorités.
Afin d'arriver à un meilleur partage des rôles entre les secteurs privé et public dans le marché du capital de risque et, à l'instar de ce qui se fait déjà dans plusieurs pays industrialisés depuis quelques années, le groupe de travail préconise rompre avec le modèle actuel où le secteur public occupe une place prépondérante pour adopter une nouvelle approche où ce dernier jouerait un rôle plus ciblé, davantage complémentaire, un rôle d'appui au secteur privé.
Les changements proposés par le groupe de travail sont, à plusieurs égards, majeurs et exigeront, si le gouvernement accepte d'y donner suite, un certain temps avant de se réaliser complètement. Une période de transition est requise pour assurer un passage harmonieux vers la nouvelle approche proposée où le secteur privé serait appelé à jouer un rôle beaucoup plus important.
L'organisation actuelle des sociétés publiques québécoises de capital de risque, qui comprend pas moins de 19 entités distinctes, et autant de conseils d'administration, forme une structure lourde et disparate, qu'il convient de simplifier de manière à l'alléger et à favoriser une meilleure cohésion d'action.
Dans cet esprit, le groupe de travail recommande de maintenir uniquement deux sociétés d'État vouées au financement des entreprises :
- La SGF, qui intervient d'abord par des prises de participation dans des projets de grande envergure;
- Investissement Québec, qui intervient d'abord en consentant des prêts et des garanties de prêts à des entreprises, en particulier des PME.
Pour ce faire, le groupe de travail propose l'intégration complète des 12 filiales de la SGF dans sa structure de même que la disparition de La Financière du Québec, en tant que filiale d'Investissement Québec.
Dans la perspective d'un allégement des structures, d'un rôle du secteur privé garant d'une plus grande discipline de marché et d'un soutien financier public ramené à un niveau plus compatible avec les capacités de l'État, le groupe de travail propose de mettre en place un fonds mixte, à propriété publique et privée, spécialisé en haute technologie dont les activités remplaceraient celles des sociétés Innovatech, qui, conséquemment, seraient dissoutes. Par ailleurs, pendant la période de transition, il faudra procéder d'une manière ordonnée et certains placements pourraient appeler des réinvestissements.
Le groupe de travail considère qu'une société comme la SGF constitue un outil essentiel d'intervention en matière de développement économique mais qu'un virage s'impose pour restaurer la rentabilité de son portefeuille. Pour ce faire, le groupe de travail recommande que la SGF se retire des projets où sa contribution est inférieure à 20 millions de dollars. Ce faisant, la SGF ne serait plus en concurrence directe avec d'autres intervenants sur le marché et pourrait se concentrer sur les projets d'envergure, sauf dans les secteurs de l'agro-alimentaire, de la foresterie et des mines où elle détient une expertise reconnue pour des projets de plus petite taille.
Le groupe de travail recommande que la SGF mette en oeuvre un plan de réalisation de ses placements de façon à dégager les liquidités requises pour que ses activités s'autofinancent entièrement au cours des prochaines années.
Afin de contenir les apports publics nécessaires à la réalisation du mandat d'Investissement Québec, le groupe de travail considère qu'il y a lieu que celle-ci concentre ses activités sur sa mission principale, soit le prêt et la garantie de prêt aux entreprises, surtout aux PME, et intervienne de manière plus ciblée dans le cadre du programme FAIRE, qui représente une part de plus en plus importante des apports gouvernementaux actuellement consentis à Investissement Québec.
De plus, Investissement Québec devrait prendre les mesures requises pour réduire de manière significative les pertes sur prêts qu'elle doit assumer et pour que, d'ici quatre ans, ses coûts d'exploitation s'autofinancent. Dans ce dernier cas, les économies pour le gouvernement pourraient atteindre environ 25 millions de dollars par an.
Afin de combler les carences identifiées dans la chaîne de financement des entreprises des secteurs des technologies de l'information et des sciences de la santé et d'en arriver à un meilleur partage des rôles entre les secteurs privé et public, le groupe de travail recommande de mettre en place les conditions requises en vue de la création :
- D'un fonds de financement mixte, privé-public, spécialisé en haute technologie pour les entreprises en situation d'amorçage ou de démarrage. La contribution gouvernementale à ce fonds devrait être de un dollar pour chaque investissement de deux dollars de capitaux privés;
- D'un fonds de financement entièrement privé pour les entreprises de haute technologie requérant des rondes de financement de taille importante (plus de 20 millions de dollars) lorsqu'elles atteignent l'étape de la commercialisation de leurs produits.
Afin de favoriser une plus grande prise en main par la communauté d'affaires régionale du financement des projets de petite taille, le groupe de travail recommande de mettre en place des conditions utiles en vue de la création, dans toutes les régions du Québec, de " fonds d'initiatives régionales " (FIR) à propriété privée et publique.
Le gouvernement contribuerait à hauteur de deux dollars pour chaque dollar fourni par le secteur privé pour constituer un fonds dont la gestion serait confiée à la communauté d'affaires régionale. La mise en place d'un FIR dans chacune des 17 régions du Québec demanderait à terme un apport gouvernemental de 34 millions de dollars, soit les deux tiers de l'enveloppe totale requise de 51 millions. Les montants nécessaires pourraient toutefois être plus élevés, puisque certains FIR pourraient atteindre une plus grande taille et que, dans certaines régions, plus d'un FIR pourrait être créé.
Par ailleurs, le groupe de travail considère que les FIR pourront inscrire leur action dans la perspective des consensus régionaux acquis grâce aux efforts de concertation que le projet ACCORD (Action concertée de coopération régionale de développement) a su canaliser en favorisant l'identification de créneaux d'excellence en partenariat avec la communauté d'affaires régionale.
De façon à susciter une participation adéquate et suffisante du secteur privé aux trois nouveaux types de fonds proposés et à l'instar de ce qui a été fait dans de nombreux pays, le groupe de travail considère essentiel d'examiner l'opportunité et la faisabilité de la mise en place de mesures fiscales.
Le groupe de travail propose à cet effet la mise sur pied immédiate d'un comité ad hoc regroupant des représentants du ministère des Finances du Québec, du ministère du Développement économique et régional et du milieu des affaires qui devrait soumettre des propositions concrètes au gouvernement au début de 2004.
Le comité ad hoc pourrait également examiner la pertinence d'appliquer certains assouplissements réglementaires, qui viendraient favoriser la mise en place du fonds d'expansion privé en haute technologie pour les rondes de plus de 20 millions de dollars.
TRIBUNE LIBRE

TRIBUNE LIBRE
Ces députés, ministres et Premier Ministre nous sont étrangers
Robert Bertrand, citoyen, Québec
robert.bertrand.que@sympatico.ca
TRIBUNE LIBRE 3 mars 2004
Aux citoyens et citoyennes du Pays du Québec,
Paul Martin, présentement, dans toutes ses interventions publiques, sur toutes les tribunes qui lui sont offertes, lui ou les autres ministres de son équipe, lorsqu'ils parlent aux Québécois, jamais ils s'adressent à nous tous comme étant du Peuple du Québec, jamais ils ne s'adressent à nous comme étant de la Nation Québécoise. Ils ne nous reconnaissent pas pour ce que nous sommes sur notre propre territoire.
Ces députés, ministres et Premier Ministre nous sont étrangers. Ils sont d'un Pays qui n'est pas le nôtre. Un Pays qui agit comme une dictature à notre égard. Ils nous parlent au nom d'un Pays qui n'est pas le nôtre et ces individus, ne nous identifient pas de notre nom, de ce que nous sommes dans la réalité de tous les jours : des Québécois et des Québécoises de la Nation et du Peuple du Québec.
En nous ignorant, comme ils le font, veulent-ils croire qu'on ne devrait pas les ignorer à notre tour ?
Ces Libéraux ne sont pas seulement tricheurs, menteurs, voleurs, mais en plus de leurs magouilles innommables, ils veulent nous voir nous assimiler à ce qu'ils sont hors le Québec. Ils veulent s'imaginer que nous sommes des leurs !
Ils oublient, ces députés et ces ministres qui se font élire par des citoyens et des citoyennes du territoire du Québec, qu'ils sont Québécois et qu'ils représentent les Québécois lorsqu'ils sont dans le Conseil des Ministres de ce Pays qui n'est pas le nôtre.
Non, nous ne sommes pas des vôtres et nous ne voulons pas vous ressembler. Vous êtes la honte du Québec, des Québécois et des Québécoises, de tous citoyens et citoyennes du territoire du Québec.
Nous tous du Québec, de toutes les régions, de tous les secteurs, de toutes nos communautés, il nous faut les dénoncer, les décrier. Il nous faut montrer, faire ressortir leurs vrais visages d'hypocrites qui nous outragent avec toutes leurs magouilles qui durent depuis près de quinze ans maintenant, soit avant la période référendaire.
Ce sont des voleurs de grand chemin, des amnésiques lorsque cela fait leur affaire alors qu'ils ont oublié que se sont eux, ex-ministre des finances inclus, et tous les ministres de ce gouvernement Libéral avec le principe de la solidarité ministérielle qui sont les bandits du système de leur Canada dont nous avons honte simplement à le nommer et qui sont la cause première des fraudes qui sont étalées dans nos journaux et présentées par les divers médias d'information.
L'évidence de leurs fraudes, de leurs manipulations s'imbriquent dans tout le processus des choix à faire dans les diverses conventions pour le choix des candidats potentiels et se vérifient par la captivité des citoyens et citoyennes dont les médias sont les collaborateurs privilégiés pour les maintenir dans cette captivité.
Les nouveaux Québécois sont les "esclaves" des libéraux tant sur la scène fédérale que sur la scène du Pays du Québec. On les contrôle par tous les médias d'information, lesquels médias possédés dans leurs quartiers sont infestés par la "libéralité" de leurs propres processus "d'enrégimentation".
Ils sont captifs d'une pensée unique qu'il nous faut dénoncer et mettre en exergue.
Cette population des nouveaux Québécois vivent dans des secteurs qui sont à peine développés. Ils sont gardés volontairement dans la misère, misère moins pire que celle qu'ils auraient pu quitter en devenant citoyens québécois mais qui demeurent captifs de la volonté d'un petit nombre qui se servent de tous les membres de ces communautés culturelles tout simplement pour le profit des libéraux fédéraux et leurs caisses électorales occultes.
S'en apercevoir c'est déjà important.
Il faut voir à établir des contacts chaleureux et constants avec ces nouveaux québécois, possiblement arrivés ici depuis des dizaines d'années et qui n'ont pas connu le vrai développement comme l'ensemble des autres territoires du Québec. C'est vrai qu'on en arrache dans plusieurs régions et ce n'est pas les Libéraux du fédéral, du Pays qui nous est étranger, qui nous facilitent la tâche. Les paradis fiscaux sont leurs priorités pour se servir de ce que nous sommes tous, nous, citoyens et citoyennes qui n'avons pas de fortunes à mettre à l'abri des impôts !
Les citoyens des comtés servis par des Libéraux Québécois Québécois à Ottawa, il faudrait voir si leur niveau de vie ne serait pas inférieur dans la plupart des cas que les autres citoyens du Québec.
Les Libéraux du Québec qui se font élire dans les comtés dits surs de Montréal, utilisent leurs citoyens de ces comtés comme leurs propres esclaves, à leurs services.
Le Pays du Québec, ce ne sont pas les Libéraux du Fédéral qui jusqu'ici ont abusé de leurs pouvoirs sur vous et vos communautés.
Nous vous invitons, vous citoyens du Québec, venus de chacun de vos Pays que nous respectons, de tous les continents, nous vous le demandons : LIBÉREZ-VOUS ! Dites-vous le entre vous. Prenez vous en mains et sortez ces libéraux magouilleurs de vos vies et de votre domination dans vos propres comtés.
Ne faut-il pas les inviter, ces citoyens et citoyennes du Québec, des comtés privilégiés servis par des Libéraux au Fédéral de se débarrasser de leurs propres oppresseurs, de leurs propres dictateurs, de leurs fraudeurs, manipulateurs, tricheurs que sont les Québécois Libéraux qui veulent se faire élire, encore une fois, pour les représenter.
Fini ces abus ! C'est terminé les abus ! Fini l'oppression des libéraux fédéraux dans vos vies de tous les jours, sur vos représentants élus de vos communautés. Vous êtes Québécois et Québécoises à part entière et nous vous saluons.
COMMUNIQUÉS

COMMUNIQUÉS
COMMUNIQUÉS 3 mars 2004