Actualité

Option citoyenne et la question nationale québécoise Être ou ne pas être... un pays
Françoise David
Le Devoir mercredi 19 mai 2004
Une discussion de fond avec des progressistes canadiens sur les liens du Québec avec le reste du Canada s'impose
J'ai voté oui au référendum de 1995. Et depuis ce temps, je m'interroge sur la suite des choses, à l'instar de beaucoup de Québécoises et de Québécois.
Ces dernières années, la question nationale québécoise a continué de soulever des passions... ou de provoquer un profond sentiment de lassitude! Les deux attitudes sont compréhensibles. [...]
Nous refusons, à Option citoyenne, de contourner la question. Pour nous, il est clair que le Québec forme une nation qui doit être reconnue comme telle et doit avoir les moyens de ses choix. [...]
La grande majorité des Québécoises et Québécois sont très attachés à l'identité et aux institutions québécoises, quelle que soit, par ailleurs, leur option constitutionnelle. L'État du Québec est vu comme un État national, contrairement à ce qui prévaut dans les autres provinces canadiennes. Pour plusieurs cependant, le sentiment d'appartenance à la fédération canadienne est tout aussi palpable, quoique fluctuant selon les politiques adoptées par Ottawa à l'endroit du Québec. C'est à eux que pensait Yvon Deschamps: «Les Québécois veulent un Québec fort dans un Canada uni!»
Dès les années 1970, le gouvernement Trudeau a «revisité» la confédération canadienne pour en faire une fédération, non plus fondée sur l'existence de deux peuples fondateurs (excluant les nations autochtones), mais sur l'affirmation d'une nation canadienne traversée par le multiculturalisme. Les années 1990 ont été fertiles en rebondissements: rejet de l'accord du lac Meech, puis de l'entente de Charlottetown, jusqu'à ce référendum à la conclusion ambiguë. Depuis, la position d'Ottawa s'est durcie, le gouvernement fédéral a traité de plus en plus le Québec comme «une province comme les autres».
De l'autre côté, les sondages confirment, d'une année à l'autre, que les souverainistes québécois recueilleraient au moins 40 % des intentions de vote s'il y avait un autre référendum. Ce n'est pas la majorité des voix, mais bien assez pour affirmer - contrairement à ce que prétendent chroniqueurs ou éditorialistes - que la question constitutionnelle est loin d'être réglée.
Comment alors faut-il revoir la question nationale? Un parti de gauche devra prendre position sur les enjeux constitutionnels, comme sur toute autre question politique, mais la réflexion d'Option citoyenne n'est pas achevée pour l'instant. [...]
Avons-nous besoin de la souveraineté?
En fait, nous pourrions le demander crûment: avons-nous besoin de la souveraineté comme outil de changement social? Est-il possible de réaliser au Québec un projet politique de gauche, inspiré par des analyses féministes, écologistes, pacifistes, altermondialistes et antiracistes, dans un contexte fédéral inchangé?
Prenons quelques exemples. Comment réaliser un programme complet de construction de logements sociaux alors que l'essentiel de l'argent est à Ottawa? Idem pour les congés parentaux, les services de santé, l'éducation, le soutien aux familles, les transports en commun, etc. Le déséquilibre fiscal n'a plus besoin d'être démontré.
Comment améliorer le réseau ferroviaire, pour soulager nos routes maltraitées par les poids lourds, alors qu'il s'agit d'une prérogative fédérale? Comment développer une vision globale du développement économique et social dans les municipalités et les régions alors que Québec et Ottawa financent chacun «leurs» organismes et «leurs» projets, en se marchant souvent sur les pieds? Comment continuer de miser sur la prévention de la délinquance, l'orientation québécoise qui a fait ses preuves, alors qu'Ottawa choisit la répression en durcissant la Loi des jeunes contrevenants?
Comme peuple québécois, quelle influence réelle avons-nous sur la politique étrangère canadienne, qui appuie habituellement la politique américaine (la guerre contre l'Irak étant une exception)? Et sommes-nous d'accord avec une aide au développement de plus en plus inspirée par des considérations mercantiles et géostratégiques?
Développer un projet social, politique et culturel national, au Québec, ne serait-ce pas un rempart - même relatif - contre une mondialisation qui vise à homogénéiser les économies, les institutions politiques et les cultures? La résistance ne serait-elle pas plus facile dans un petit ensemble dont le peuple aurait défini les valeurs communes?
Une redéfinition radicale du fédéralisme canadien ?
Prenons le problème par l'autre extrémité: pouvons-nous changer radicalement la fédération canadienne?
Est-il possible d'imaginer le Québec dans un ensemble politique canadien complètement renouvelé, fondé sur la reconnaissance du Québec comme nation et sur la nécessité d'un partenariat d'égal à égal entre les nations québécoise, canadienne et autochtone? Un fédéralisme asymétrique, respectueux de l'autonomie du Québec, de l'autonomie des Premières Nations et, au Canada anglais, des appartenances régionales? Une fédération où l'argent des impôts irait surtout aux provinces, compte tenu de leurs immenses responsabilités sociales?
On nous rappellera que toutes sortes de formules de renouvellement du fédéralisme ont été proposées par des penseurs et des politiciens québécois sans que rien n'ait abouti. Justement: c'est ce qui conduit tellement de citoyens à ne plus croire à une négociation avec le fédéral et les autres provinces. D'ailleurs, en avril 2004, aucun parti fédéral pancanadien ne propose clairement de changements profonds au fédéralisme, dans le sens d'une véritable décentralisation des pouvoirs et de la gestion de l'assiette fiscale.
Des principes incontournables
Est-ce l'impasse? Comment poursuivre le débat au sein d'Option citoyenne et avec la population?
Nous proposons de nous appuyer sur des principes incontournables:
- le Québec forme une nation qui possède un droit inaliénable à l'autodétermination, sans ingérence de l'extérieur. Le Québec doit reconnaître ce même droit aux nations autochtones;
- la nation québécoise doit continuer de se donner les outils de son épanouissement, comme elle l'a fait pour la langue. Elle lutte depuis longtemps pour être reconnue comme un peuple, dont la langue commune est le français, composé majoritairement de francophones mais aussi d'anglophones aux droits historiques reconnus et de personnes appartenant à des communautés culturelles. Ce peuple a une histoire, une culture, des institutions et des valeurs qu'il veut préserver et développer;
- le français doit continuer d'être proclamé langue officielle et langue commune de la population du Québec;
- toute la collectivité a la responsabilité de construire le Québec du bien commun, qui favorise l'épanouissement de la langue française et de la culture tout en respectant les droits des minorités;
- le Québec doit avoir les moyens de ses choix. Cela implique au minimum une redéfinition radicale de la confédération canadienne, un partage des pouvoirs et des revenus fiscaux et la possibilité réelle pour la nation québécoise de mettre en oeuvre son projet social. [...]
Au lieu de faire l'économie d'un débat difficile, reprenons-le à la lumière des valeurs que nous portons, à gauche et dans les mouvements sociaux.
Réfléchissons à ce que signifie la souveraineté d'un État dans le contexte de la mondialisation néolibérale, alors que tant d'États abdiquent devant les intérêts financiers. Identifions les pouvoirs dont nous avons besoin pour réaliser notre projet social, économique et culturel. Incluons dans cette réflexion des personnes indécises ou appartenant à des communautés traditionnellement allergiques à la possibilité de l'indépendance. Mettons sur pied, avec des organismes de la société civile, une commission itinérante et représentative de la diversité québécoise, pour débattre de la question nationale partout au Québec. Entamons avec des progressistes canadiens une discussion de fond sur les liens du Québec avec le reste du Canada. [...]
Françoise David : Option citoyenne. Extraits du livre Bien commun recherché - Une option citoyenne (Ed. Écosociété, 2004)

"L'Option citoyenne" de Françoise David voit le jour
Louise Leduc
La Presse mercredi 19 mai 2004
La militante Françoise David a lancé hier un mouvement politique féministe, écologiste et altermondialiste, avec pour objectif la réunification des forces provinciales de gauche en un seul et même parti d'ici le printemps 2005.
Dès l'été, Mme David partira en tournée aux quatre coins du Québec et annonce déjà un rassemblement national pour novembre.
" Option citoyenne n'est pas un parti, mais bien un mouvement politique ", a insisté Mme David, hier, jour du lancement de son manifeste intitulé Bien commun recherché.
Pas question, donc, de diviser la gauche et de jouer dans les platebandes du Parti vert ou de l'Union des forces progressistes, mais bien de présider à un regroupement.
" Le seul service que nous rend Jean Charest à l'heure actuelle est peut-être de nous forcer à nous questionner sur le genre de société dans laquelle nous souhaitons vivre ", explique Mme David.
Disant avoir rencontré ces dernières années des centaines de Québécois tout aussi excédés qu'elle " quand ils regardent le monde politique s'agiter à la télé, entre les scandales, le copinage, la langue de bois, les demi-vérités ", Mme David est convaincue de la nécessité d'offrir aux électeurs une autre voie que celle des partis traditionnels.
Le Parti québécois ne porte-t-il pas les valeurs de gauche qui lui sont chères? " Qu'il le prouve ", répond une Françoise David sceptique, qui garde bien en mémoire la fin de non-recevoir du gouvernement Bouchard aux revendications portées par la Marche des femmes en 2000.
Contrairement à l'ADQ, cette Option citoyenne- qui pourrait, à terme, se faire parti politique- entend bien prendre une position claire sur la question constitutionnelle. Des débats devront d'abord être tenus pour élaborer la position finale, mais à lire le manifeste d'Option citoyenne, on sent une nette préférence jusqu'ici pour un Québec indépendant.
L'Option citoyenne, qui compte 200 adhérents jusqu'à maintenant, préconise par ailleurs l'autodétermination des nations autochtones, l'abolition du paiement à l'acte pour les médecins et s'oppose à l'augmentation des droits de scolarité. Si elle était portée au pouvoir, l'Option citoyenne privilégierait la mise en place de coopératives.
Joints au téléphone, les porte-parole du Parti vert et de l'UFP se sont tous deux montrés heureux de l'entrée en scène de Mme David et déterminés à se présenter aux prochaines élections provinciales sous une même bannière.
Le site d'Option citoyenne est www.optioncitoyenne.ca

Commandites: l'opposition publie son rapport
Isabelle Rodrigue
Le Devoir mercredi 19 mai 2004
«Les premiers ministres Paul Martin et Jean Chrétien doivent être tenus responsables»
PC Ottawa - Faisant fi des libéraux, les partis d'opposition ont décidé de présenter leur propre rapport sur le scandale des commandites hier, un rapport dont le ton très partisan ne laisse aucun doute sur l'objectif visé à quelques jours du déclenchement des élections.
Dans ce rapport de 12 pages, le Bloc québécois, le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocratique reprennent les informations entendues au comité des Comptes publics pendant les trois mois qu'ont duré les travaux, font des recoupements et tirent des conclusions.
Ce dernier épisode dans la saga des commandites survient après la tombée du rideau, la semaine dernière, sur les travaux du comité des Comptes publics chargé d'enquêter sur toute l'affaire. Le déclenchement imminent des élections vient anéantir toute possibilité de produire un rapport.
Mais c'était sans compter sur les partis d'opposition, qui n'auraient pas laissé filer l'occasion de ramener leur sujet de prédilection sur le tapis.
Leur conclusion générale, à savoir que toutes les informations obtenues lors des travaux du comité pointent vers le bureau de l'ex-premier ministre Jean Chrétien et de l'ex-ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, n'est pas renversante puisque c'est là une affirmation que les députés de l'opposition répètent depuis des semaines. «À ce stade, nos recherches visant à révéler ce qui s'est vraiment passé nous amènent à la tête du gouvernement libéral. Les premiers ministres Paul Martin et Jean Chrétien doivent être tenus responsables», peut-on lire dans le document.
Un labyrinthe de corruption
Le rapport dénonce aussi le «grave abus de pouvoir» d'un système mis en place pour «servir de puissants personnages politiques occupés à récompenser leurs alliés par le biais d'un labyrinthe de corruption».
Bien qu'ils dressent des conclusions, les partis d'opposition admettent que deux questions restent en suspens: «Où est allé l'argent, et qui a donné les ordres?» «Nous avons des idées quant à la direction politique», a indiqué le député du Bloc, Michel Guimond, qui ajoute que les témoignages n'ont pas apporté de preuves solides.
C'est pour cette raison que les trois partis recommandent que le comité reprenne dès que possible ses travaux pour entendre d'autres témoins, dont le premier ministre Paul Martin. Ils estiment aussi qu'il faut inviter de nouveau l'ex-ministre Alfonso Gagliano afin de l'interroger sur les contradictions entre son témoignage et ceux des autres témoins.
Néo-démocrates, conservateurs et bloquistes ont cependant nié que le document représentait un brûlot préélectoral. «Ce rapport n'était pas un prérequis à démarrer la campagne et commencer à marteler les libéraux», a fait valoir M. Guimond. Le chef du NPD, Jack Layton, a pour sa part souligné que les partis d'opposition «ont fait le bon travail. Il y a une obligation de présenter des résultats d'une enquête. Les libéraux n'ont pas présenté ces résultats, l'opposition a fait le travail.»

Les TCA appuient le Bloc québécois
Joël-Denis Bellavance
La Presse mercredi 19 mai 2004
Ottawa - Le puissant Syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (STCA) se range résolument derrière le Bloc québécois au Québec durant la prochaine campagne électorale, estimant que la formation souverainiste de Gilles Duceppe constitue le meilleur chien de garde des intérêts des travailleurs à la Chambre des communes.
Ailleurs au pays, le STCA restera fidèle à ses racines en accordant son appui au Nouveau Parti démocratique de Jack Layton, qui multiplie les efforts depuis son élection à la tête du parti il y a 18 mois afin d'effectuer une percée historique au Québec au cours des élections prévues le 28 juin.
Le président du STCA, Buzz Hargrove, a annoncé les intentions de son organisation en prévision de la prochaine bataille électorale la semaine dernière, durant une séance de formation à l'intention de certains de ses membres à Port Elgin, en Ontario, a appris La Presse.
" Au Québec, c'est le Bloc, et dans le reste du pays, c'est le NPD ", a déclaré le bouillant chef syndical, selon des informations glanées hier.
Le député bloquiste de Joliette, Pierre Paquette, avait été invité à la séance de formation offerte la semaine dernière afin d'expliquer les grandes lignes du programme électoral de son parti. Le chef néo-démocrate Jack Layton avait aussi été invité, mais il n'a finalement pu participer à l'événement.
L'appui du STCA va au-delà d'une simple tape sur l'épaule aux dirigeants du Bloc québécois. En effet, la section québécoise du STCA entend tout mettre en oeuvre afin d'aider les candidats bloquistes à se faire élire dans les circonscriptions où elle compte plusieurs membres, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Mauricie, sur la Côte-Nord et dans le sud-ouest du Québec.
" L'action des TCA ira de la boîte à lunch à la boîte de scrutin ", a confirmé hier à La Presse Luc Desnoyers, le directeur québécois du STCA, qui compte 24 000 membres au Québec.
" Chacune des élections est importante. Mais la présente l'est encore plus quand on regarde tout au long des années le coût que cela a apporté aux travailleurs de garder le gouvernement libéral au pouvoir. Le gouvernement fédéral n'a jamais voulu s'impliquer dans le dossier de GM à Boisbriand. C'est la même chose dans le secteur de l'aérospatiale. Il n'y a pas de loi antibriseurs de grève, une loi pour laquelle le Bloc s'est battu. Quand Paul Martin dit qu'il a besoin du Québec aujourd'hui, je pense qu'il est un peu tard pour dire cela ", a ajouté M. Desnoyers.
De son côté, le député Pierre Paquette s'est dit heureux de pouvoir compter sur l'appui d'un syndicat aussi puissant et bien organisé durant la campagne électorale. " Ils vont s'impliquer durant les élections. Ils ont une tradition assez forte d'inviter leurs militants à participer aux organisations locales. Ils vont appuyer les candidats d'un parti qu'ils jugent progressiste. Ils veulent avoir des députés qui vont défendre leurs intérêts ", a déclaré M. Paquette.
Gilles Duceppe, qui a déjà été invité à quelques reprises par Buzz Hargrove à participer aux congrès du SCTA dans le passé, a indiqué que cet appui démontre que sa formation politique a bien défendu la cause des travailleurs, notamment dans le dossier de l'assurance-emploi.
Selon lui, cet appui fait aussi tomber l'un des arguments invoqués par les libéraux de Paul Martin au Québec, à savoir que le Bloc québécois ne fait que critiquer à Ottawa et qu'il n'a donc plus sa raison d'être après quelque 14 ans d'existence.
Le NPD a reconnu hier que la plupart des syndicats au Québec appuient le Bloc québécois depuis plusieurs élections, et que le parti a une pente à remonter dans cette province. Toutefois, le porte-parole du NPD, Karl Bélanger, a souligné que des syndicalistes appuieront aussi le parti de Jack Layton aux prochaines élections.

Déséquilibre fiscal: aux Québécois de juger le silence de Martin
Robert Dutrisac
Le Devoir mercredi 19 mai 2004
Refusant de se dire déçu du dernier discours de Paul Martin sur la place du Québec dans la fédération, le premier ministre Jean Charest estime qu'il revient aux citoyens, au moment du vote, de juger le premier ministre canadien qui a passé sous silence la question du déséquilibre fiscal.
Dans son discours à Laval lundi, Paul Matin n'a pas cru bon de préciser comment il réglerait le problème du déséquilibre fiscal et celui du financement de la santé comme Jean Charest le lui avait demandé, une requête qu'il a faite à tous les chefs de partis fédéraux. «C'est aux citoyens du Québec que revient le jugement sur cette question-là [le fait que sa demande fut ignorée]», a dit hier M. Charest au cours d'une conférence de presse tenue pour inaugurer le Centre mère-enfant du Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) à Québec.
M. Charest ne se formalise guère du silence de Paul Martin sur les deux enjeux qu'il a soulevés dimanche à l'issue du Conseil général du Parti libéral du Québec. «On va continuer à demander, à la faveur des élections fédérales, aux chefs de partis politiques fédéraux de se prononcer sur la question de la santé et du déséquilibre fiscal. Nous croyons que c'est exactement le bon moment de poser la question». a-t-il dit, soulignant qu'il parlait «comme le premier ministre du Québec pour les Québécois».
Des surplus
Le ministre fédéral des Finances, Ralph Goodale, a annoncé lundi un programme visant à consacrer à l'achat d'appareils médicaux tous les revenus supplémentaires de la TPS qui proviennent de la hausse du prix de l'essence. Pour Jean Charest, il s'agit là d'une autre démonstration que le gouvernement fédéral est dans une situation de surplus budgétaires. «Ça vient confirmer en quelque sorte et accréditer la thèse du déséquilibre fiscal quand spontanément, comme ça, on annonce qu'on est prêt à dépenser plus d'argent», a jugé M. Charest.
Par ailleurs, au moins une personnalité libérale éminente songe à ne pas voter pour le PLC de Paul Martin lors des prochaines élections. Présent lors de la conférence de presse, l'ancien ministre du gouvernement Bourassa et organisateur libéral, Marc-Yvan Côté, a confié aux journalistes qu'il hésitait à appuyer le Parti libéral fédéral. «Il est évident que ça demande réflexion maintenant», a-t-il dit, tout en se qualifiant de «profondément libéral, avec des valeurs libérales». Au moment de la course au leadership qu'avait remportée Jean Chrétien au détriment de Paul Martin, M. Côté avait travaillé pour Sheila Copps dans l'est du Québec.
Cette réflexion ne l'amènera toutefois pas à voter pour le Bloc québécois. «Son temps est fait», a-t-il dit. M. Côté s'est dit entièrement d'accord avec la position de M. Charest. «Que ce soit des points d'impôt, du déséquilibre fiscal, l'important, c'est des "piasses". On règle les dossiers avec des "piasses"», quelle que soit la forme que prendront les transferts d'Ottawa, a dit M. Côté.

Une employée forcée de parler anglais Plainte aux langues officielles
Patrice Gaudreault
Le Droit mercredi 19 mai 2004
Une employée contractuelle du gouvernement fédéral a déposé une plainte à la commissaire aux langues officielles, en début de semaine, parce qu'elle dit avoir été forcée de parler en anglais lors d'une réunion tenue dans les bureaux d'Environnement Canada.
Christine Robitaille devait travailler pour le ministère fédéral jusqu'au 15 juin, par l'entremise d'une agence de placement. Convoquée à une réunion à laquelle prenaient part une quinzaine d'employés, la semaine dernière, la résidante de Gatineau a rapidement réalisé qu'elle n'était pas à sa place.
« J'ai posé une première question en français au début de la réunion, a-t-elle raconté. On m'a dit : ‘Speak English please, this is an English meeting'. Je me suis donc vue contrainte de parler uniquement en anglais pour le reste de la réunion.
« Ce qui est ironique, ajoute-t-elle, c'est que dans la salle de réunion, il y avait une affiche au mur qui disait : ‘Parler français lors des réunions, pourquoi pas ?'».
Employée contractuelle du gouvernement fédéral depuis des lunes, Christine Robitaille se considère elle-même comme étant parfaitement bilingue.
« Par contre, j'aime utiliser le français quand j'estime que je serai plus à l'aise pour m'expliquer dans ma langue maternelle, ou simplement pour le plaisir de parler ma langue dans mon milieu de travail », explique la mère de deux enfants.
Jugeant qu'elle ne recevait pas le respect et l'oreille de ses collègues, l'employée a ramassé ses dossiers et est sortie de la réunion. Elle se serait ensuite confiée à son supérieur qui, dit-elle, ne l'a pas prise au sérieux.
« Personne ne m'a appuyée ou protégée, dénonce-t-elle. Pourtant, il existe une obligation des gestionnaires d'informer leurs employés en matière de langues officielles. Je me suis sentie intimidée et isolée. »

Discours d'Henri Bourassa contre le règlement 17
Un texte original du Bilan du siècle composé par:
François Sauvé
19 mai 2004
C'est arrivé le 19 mai 1915 - Lors d'une assemblée de l'Association catholique de la jeunesse canadienne (ACJC) au Monument National, Henri Bourassa livre un discours dans lequel il appelle Rome à appuyer les francophones hors-Québec contre les visées assimilatrices du gouvernement ontarien.
Comme l'extrait qui suit le démontre, le discours de Bourassa est parsemé de nombreuses références historiques:
«Il est temps, il est grand temps que l'on sache à Rome qu'en soutenant la cause des opprimés, nos évêques n'accomplissent pas seulement un devoir de justice et de charité.
S'inspirant de l'exemple de Saint-Paul, ils protègent, en Amérique, la catholicité de l'Église contre les tentatives insidieuses ou déclarées de ceux qui veulent faire de la religion l'arme de domination d'une race.
Fidèles aux traditions de l'iIlustre François de Montmorency-Laval, qui résista à la tyrannie des gouvereurs français et s'efforça de défendre la foi et la morale des indigenes contre la cupidité des traficants d'alcool; dignes successeurs de Briand et de Plessis, qui enseignèrent aux Canadiens vaincus à concilier les justes exigences de leur naionalisté avec le respect du pouvoir nouvellement établi, nos évêques, en appuyant la cause de la minorité ontarienne, ne font qu'accomplir leur devoir de pasteurs.
Quant aux prélats et aux prêtres catholiques irlandais de langue anglaise] qui s'unissent aux pires ennemis de l'Église pour arracher aux Canadiens français la libre jouissance de leurs droits naturels, garantis par l'histoire, la civilisation et la pratique des nations civilisées, ils manquent à leur double devoir de pasteurs catholiques et de sujets britanniques. Flatteurs de la tyrannie des foules, ils marchent, sans le savoir, j'ose le croire, sur la trace des évêques courtisans qui servirent les basses passions d'Henri VIII [schisme anglican] contre la justice et la morale, l'esprit dominateur de Louis XIV contre la vraie tradition catholique, l'ambition effrénée de Napoléon contre les libertés légitimes de l'Église et de ses peuples.
Au lieu de persécuter le plus ancien et le plus fidèle peuple de l'Amérique, que n'appliquent-ils leur ardeur combattive à sauver les milliers de catholiques de langues anglaise que les mariages mixtes, la fréquentation des écoles neutres et la littératre protestante ou matérialiste jettent, chaque année, dans l'immense armée des incroyants, adorateurs du veau d'or?
Cette déclaration, j'espère, ne scandalisera personne. Je la fais sans colère, dans l'esprit du père de famille catholique qui sait que Dieu lui a donné le droit et imposé le devoir de conserver à ses enfants l'inappréciable trésor de la foi et des traditions nationales. Je le fais avec l'inébranlable confiance du catholique qui sait que Rome peut être trompé sur les faits, mais ne se trompe jamais sur les doctrines, et qu'au centre de l'unité catholique règne le sentiment souverain de la justice.
Les actes dont nous souffrons, quel que soit le caractère de leurs auteurs - et je n'incrimine pas la bonne foi de ces auteurs - ne relèvent ni de l'autorité épiscopale ni du caractère sacerdotal. Ce sont des actes individuels, posés en dehors de leur magistère apostolique, mais qui constituent un péril pour la foi de plusieurs. Il est temps que Rome, mère et protectrice de tous les catholiques, le sache nettement […]
N'oublions jamais que la conservation de la langue, la culture de la langue, la lutte pour la langue, c'est la lutte pour l'existence nationale. Si nous laissons affaiblir en nous-mêmes le culte de la langue, si nous laissons entamer sur un point quelconque du territoire les droits de la langue et son usage public ou privé, nous sapons à la base toute l'œuvre de civilisation française édifiée par trois siècles d'efforts et de sacrifices.
Gravons cette pensée dans nos cœurs, ayons-la toujours présente à l'esprit, inculquons-la à nos enfants dès l'âge le plus tendre, répandons-la partout autour de nous; c'est l'apostolat le plus nécessaire du moment […]
Nous, citoyens de Montréal, réunis en assemblée au Monument National, le 19 mai 1915, prions l'honorable M. Landry [Philippe Landry, sénateur conservateur, président de la chambre haute fédérale], président de l'Association canadienne-française d'éducation de l'Ontario, de transmettre à nos compatriotes de cette province l'expression de notre admiration sans bornes pour leur inébranlable fidélité à la langue et aux traditions nationales.
Canadiens français, nous affirmons hautement le droit de nos compatriotes de parler leur langue et de la faire enseigner à leurs enfants dans toutes les provinces du Canada.
Canadiens, nous réclamons le respect intégral du pacte fédéral qui assure aux deux races-mères de la nation canadienne, selon la parole mémorable de sir John Macdonald, une parfaite égalité de droits en matière de langue, de religion, de propriété et de droits personnels.
Nous exprimons le vœu que la cause de la minorité ontarienne reçoive l'appui de tous les canadiens, catholiques ou protestants, de langue anglaise ou française, soucieux de conserver en Amérique les bienfaits de la civilisation française et de faire triompher au Canada les préceptes et la pratique de l'entente cordiale qui unit l'Angleterre et la France sur les champs de bataille de l'Europe.»
Un texte original du Bilan du siècle composé par:
François Sauvé; Source: Le Devoir, 20 mai 1915, p.1,3-4. Robert Rumilly, Histoire de la province de Québec: Philippe Landry, Montréal, Éditions Bernard Valiquette, 1944, p.57-61.
Henri Bourassa entouré de sa famille
Source image: Archives publiques du Canada
TRIBUNE LIBRE

TRIBUNE LIBRE
TRIBUNE LIBRE 19 mai 2004
COMMUNIQUÉS

COMMUNIQUÉS
Journée nationale des Patriotes «Unis pour la
démocratie»
19 mai 2004
|
 Calendrier en format PDF - 51kb, 3
pages
|
 Événement musical et festif |
 Commémorer l'héritage patriote |
 L'histoire du mouvement
patriote |
| C'est
cet après-midi, lors d'une conférence de presse au siège de la Société
Saint-Jean-Baptiste de Montréal, qu'on a dévoilé le programme officiel de la
Journée nationale des Patriotes sous le thème «Unis pour la
démocratie». Des activités se dérouleront partout autour de Montréal en
trois volets: volet historique, volet commémoratif et volet festif et musical
!
Le point culminant des fêtes du lundi 24 mai se
déroulera pourtant le dimanche 23 mai, lors d'une grande soirée spectacle
débutant à 20 h au Medley (rue Saint-Denis, Montréal) et réunissant de orateurs,
des conteurs et des musiciens dont Jean-Claude Germain, Fred Fortin ou les
Frères à Ch'val. Des billets au prix de 10 $ seront disponibles à la porte ou,
immédiatement au 82, Sherbrooke Ouest, Montréal, (514)
843-8851. | |
Dimanche 23 mai 2004 de 19h00 à
12h00 — Spectacle au Medley à Montréal – Événement
national Marieke Veuilleux (interprétant Pauline Julien), Gaétan Leclerc
(interprétant Félix), Jean-Claude Germain (conteur), Fred Fortin, Olivier
Langevin et les groupes Réveillons! (musique traditionnelle), Les Chiens (rock
alternatifs), Les Frères à ch’val (musique du monde) et Henri Band (rock de
campagne) se produiront sur la scène. De plus, des invités surprise rendront
hommage aux Patriotes. Medley, 1170, rue Saint-Denis
Berri-UQAM, le dimanche 23 mai 2004 à 20 h. Les portes ouvrent à 19 h. Les
billets (10 $) sont disponibles à la SSJBM, 82, Sherbrooke Ouest, Montréal ou au
2207, rue Fullum. RÉSERVATIONS : (514)
843-8851 ou (514) 527-9891 |
| d |
Lundi 24 mai --18h00 -- Souper des
patriotes du RPS Conférenciers: Les deux Patriotes de l'année: Renée Blanchet et Georges
Aubin, Robert Laplante, Directeur de la Revue l'Action nationale, Jacques
Parizeau, ex-premier ministre du Québec. Église Saint-Jean-Berchmans, 5940
Chabot, Rosemont. Prix du billet: 20$ Réservation:
Suzanne Lambert (514) 722-2441 Places limitées. http://www.rpsquebec.qc.ca/accueil.htm |
 |
22-24 mai — Contrecoeur, Rassemblement des Patriotes du
Bas-Canada Concours de tir
au mousquet, camp patriote, boutiques, mets traditionnels, activités
familiales INFO : (450) 587-2442 western.wear@videotron.net Programme complet des activités à Contrecoeur
http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/images/casa_2004.pdf |
 |
22-23 mai — La route des patriotes, tournée des
principaux sites de la rébellion de 1837-1838.-(forfait 2 jours) – La rébellion 1837 et la révolte des
frères chasseurs et Cahier informatif sur le patriotes – Gilles Laporte (agence
de voyage-) INFO : touristour@touristour.ca ; (514) 598-1672 http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/1837.pl?out=article&pno=5418 |
 |
Lundi 24 mai — Musée Stewart à l’Île Saint-Hélène Visites commentées en français et en anglais
: 13h et 15h sur le thème «Le fort de l'île Sainte-Hélène à l'époque des
insurrections de 1837-1838» Durée : 45 minutes. 20, ch. Tour de l’Isle, Île
Sainte-Hélène, Montréal INFO :
(514) 861-6701 jochenier@hotmail.com http://www.stewart-museum.org/ http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/1837.pl?out=article&pno=5421 |
 |
Lundi 24 mai 2004 — inauguration d’une plaque commémorative en
l’honneur des patriotes de Pointe-aux-Trembles L’événement se tiendra à l’occasion de la Journée nationale des
Patriotes, le lundi 24 mai à 8 H 30 au parc Fort-De-Pointe-aux-Trembles (entre
le presbytère St-Enfant-Jésus et le quai de
Pointe-aux-Trembles). INFO :
muguet.mars@videotron.ca http://pages.infinit.net/atelipat/ |
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Lundi 24 mai -- De 10h00 à 17h00-- Visite guidée du centre
d’exposition de la prison des Patriotes au Pied-du-Courant Également, samedi 22 et dimanche 23 -
Entrée libre INFO
: (514) 472-1005 |
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Lundi 24 mai --14h00 à 17h00--Conférences de Jean-Paul Bernard, Yvan Lamonde ,Mary
Soderstrom. entrée libre avec laissez-passer (90 places). Galerie du
Gouverneur, 903, avenue De Lorimier à Montréal INFO : (450)
472-1005 OU (450) 787-3623= |
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Lundi 24 mai -- Une cérémonie de salut au drapeau patriote, au
centre-ville de Thetford Mines. Organisé par la
Société nationale des Québécois de l'Amiante. 101, Notre-Dame Est à Thetford
Mines. INFO : Raynald Paré (418) 335-6466 raynald@megantic.net |
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Lundi 24 mai --10h00 à 16h30-- Vigile au pied du courant -13h00 -Orateurs- Marcel Tessier – Pierre
Falardeau (à confirmer)- Armand Vaillancourt. -Inauguration, dévoilement de
la plaque Historique (à confirmer avec le patrimoine culturel de
Montréal) -L’échafaud Mise en scène avec des comédiens (à confirmer)
Pique-nique – bouquinistes pertinents … INFO : Victor Charbonneau 514-328-9398 |
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Lundi 24 mai -- Célébration des Patriotes à SAINT-CÉSAIRE Au parc Neveu, où un MAI en béton a été
érigé en 1987. INFO :
Gilles Bachand, (450)
379-5016 |
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Lundi 24 mai 2004 à 14 h 00 -- Dépôt de fleurs
au Monument de Dollard-des-Ormeaux au
Parc Lafontaine à Montréal / angle Rachel et Avenue du Parc
Lafontaine Suggestions : apportez si possible des lys blancs Informations:
Gérard Laframboise au 450-659-3616 |
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Lundi 24 mai --16h30-- Départ Du défilé des drapeaux des
patriotes; Victor Charbonneau
514-328-9398 (marcheurs et voitures) |
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Lundi 24 mai -- Tours guidé de certains lieux historiques des Patriotes
de la ville de Montréal 13h00 retour vers 3h00-- Départ de la SSJB, retour à la SSJB. Prix
d’entrée 20 $ - 45 places M.Gilles Rhéaume - 843-8851 poste 270 |
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Lundi 24 mai -- Saint-Charles-sur-Richelieu -10h00 à 17h00-
Défilé avec les Fifres-Tambours - Hommage aux Patriotes à la Colonne de la
Liberté de 1982, puis défilé vers le Parc des Patriotes avec l’arbre de MAI.
- Activités pour les familles. - Désignation officielle de la salle municipale
comme “Salle de l’Institut canadien” (fondé en 1855) Rens. au (450)
584-1180 |
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Lundi 24 mai -- Saint-Antoine-sur-Richelieu - 13h00 -
Au MAI de 1987 devant l’église - Hommage à George-Étienne Cartier et aux
Patriotes du lieu avec les Fifres-Tambours - Re-plantation d’une Croix de
chemin ( coin de la Pomme d’Or et de l’Acadie) Rens. au (450)
787-4064 |
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Lundi 24 mai -- Saint-Denis-sur-Richelieu - 12h00 à 16h00
- Volée de cloches - Pique-nique devant l’église avec course aux trésors. -
Défilé avec les Fifres-Tambours vers l’église et le cimetière : hommage aux huit
Patriotes tués en 1837 au son de la Cloche de la Liberté - Défilé vers le Parc
des Patriotes jusqu’au MAI de Wolfred Nelson : Santés à la démocratie. On
finit en noircissant le MAI.. Rens. au (450) 787-3229 |
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Lundi 24 mai -- SALABERRY-DE-VALLEYFIELD «Circuits des Patriotes»
en autobus de luxe Durée approximative de chaque trajets : 3
heures. Premier circuit, secteur Hudson, départ 9 h, église de Vaudreuil. Michel
Bélisle, animateur. Second circuit, secteur Valleyfield, départ 13 h Collège de
Valleyfield. Georges Howson, animateur. Billets 15 $ au Musée régional de
Vaudreuil (450) 455-2092, aux Librairies Boyer de la région et au bureau de la
Société nationale des Québécois du Suroît, (450) 455-3636. |
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Dimanche 23 mai -- Gatineau - La 2e édition de la Fête des
patriotes Organisée par l'amnoq
(association des musiciens nationalistes de l'Outaouais québécois), aura lieu à
la Boîte à chansons, 769 boul. Maloney est, Gatineau le dimanche 23 mai à 21:30.
http://www.vigile.net/ds-actu/docs4/4-29.html#amnoq |
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Lundi 24 mai -- SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU « Sur les traces des
Patriotes » en autobus de luxe. Durée approximative du trajet :
quatre heures. Départ à 12 h 30, au 219, rue Jacques-Cartier Nord,
Saint-Jean-sur-Richelieu. Visite du Haut-Richelieu commentée par un historien de
la région. Coût : 5 $ (membres) 10 $. INFO SNQ Richelieu/Saint-laurent INFO :
(450) 346-1141 |
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Lundi 24 mai -- YAMASKA 10 h à 17 h - Quatre patriotes à découvrir
dans quatre sites de la région de la rivière Yamaska : Louis Marcoux,
Pierre Amiot, François Papineau et Rosalie Papineau. Activités variées,
conférences en «présence» des patriotes, vins d’honneur, brunchs, etc.
Sorel/Tracy, 10 h, Monument Marcoux, rue Hôtel-Dieu, suite à la Marina de
l’Auberge de la rive, 165, chemin Sainte-Anne. Verchères, 10 h, église
Saint-François-Xavier. Saint-Césaire, 13 h 30, Parc municipal Neveu, av.
Saint-Paul, suite au local des Chevaliers de Colomb, 1190, Notre-Dame.
Saint-Hyacinthe, 16 h, Parc des Patriotes, boul. Laframboise, suivi d’un défilé
d’automobiles décorées. INFO (450) 773-8535 |
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Lundi 24 mai -- PRIX DU
MÉRITE 19 h - Remise du Prix du mérite en histoire «Je me
souviens». Trois soirées pour honorer les élèves de la Montérégie qui ont obtenu
une note parfaite à l’examen d’histoire du ministère de l’Éducation en quatrième
secondaire. Saint-Hyacinthe : Polyvalente Hyacinthe-Delorme, 2700, av.
T.D.-Bouchard; Salaberry-de-Valleyfield : Terrasse de Valspec;
Saint-Jean-sur-Richelieu (lieu à confirmer). |
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Lundi 24 mai 19h -- Spectacle - La Fête des Patriotes
d'aujourd'hui Avec Loco Locass, Extério,
Fleurdelix et les affreux gaulois, Psycoze, Poétik, Maelstrom et plusieurs
autres invités La Place à Coté 4571 rue Papineau Montréal Achetez votre
billet tôt: 450-646-4318 http://www.vigile.net/ds-actu/docs4/5-10.html#fete |
Notre site est toujours au http://cgi.cvm.qc.ca/Patriotes
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