
Coalition sous haute tension
Parizeau trouve les luttes saines
Karim Benessaieh
La Presse jeudi 11 novembre 2004
Estimant que les luttes intestines actuelles au Parti québécois sont «saines», l'ex-premier ministre Jacques Parizeau prévient les membres: le prochain congrès prévu en juin 2005 sera crucial, «aussi important que celui qui a eu lieu il y a 30 ans, en 1973, alors que le PQ a accepté le principe du référendum».
«Dans l'état actuel des choses, il y en a qui se désolent, a noté M. Parizeau devant un auditoire conquis de quelque 300 étudiants de l'Université du Québec à Montréal. Qu'est-ce que c'est que ces discussions, qu'est-ce que c'est que ces engueulades? Mais plus normal que ça, on meurt. Vous auriez dû voir ça quand je suis devenu président du Parti québécois. Mon Dieu, le chiard... La moitié de l'exécutif national du PQ a démissionné.»
Une foule impressionnante d'étudiants, majoritairement dans la vingtaine, s'est entassée hier à l'heure du midi dans un amphithéâtre de l'UQAM pour entendre l'ex-premier ministre exposer sa vision de la souveraineté du Québec. M. Parizeau, manifestement, a apprécié l'accueil chaleureux de ces jeunes, dont plusieurs dizaines ont dû s'installer dans les escaliers de la salle.
L'important, a-t-il précisé, c'est que tout rentre dans l'ordre à l'issue du prochain congrès du PQ. C'est à ce moment, estime-t-il, que le parti devra choisir une façon de proposer l'accession de la souveraineté aux Québécois. M. Parizeau, lui, a réitéré sa préférence pour la formule controversée d'un référendum portant uniquement sur la Constitution. Celui-ci surviendrait après une période transitoire où le gouvernement formé par le PQ aurait fait des «gestes de souveraineté permis par la Constitution actuelle».
«On va faire en sorte de préparer la souveraineté, en posant des gestes administratifs, en posant des gestes politiques, en posant des gestes symboliques. Rien n'empêcherait par exemple d'avoir une citoyenneté québécoise, même dans la Constitution canadienne actuelle.»
En réponse à la question d'un étudiant, M. Parizeau s'est dit confiant que cette stratégie n'empêchera pas la reconnaissance internationale d'un Québec souverain. «Le président Chirac l'a dit sur les ondes de CNN, il le reconnaîtrait. Est-ce que les États-Unis admettraient qu'un autre pays soit le premier à reconnaître un nouveau pays en Amérique? Connaissant l'ampleur du contentieux entre les deux pays, je m'en pourlèche déjà les babines.»
La formule de référendum sur la Constitution, M. Parizeau admet la trouver intéressante, notamment parce qu'elle déjoue les plans du gouvernement fédéral. «On ne nous attend pas là. Je pense au bill sur la clarté, qui s'applique à un référendum conventionnel.»
Il n'est pas question de reprendre les mêmes référendums qu'en 1980 et 1995, dit-il, puisqu'ils ont été perdus: «1995, ce n'est pas un modèle, c'est un moment. 1980, ce n'est pas un modèle, c'est un moment.»

PLQ - congrès novembre 2004
L'eldorado
Michel David
Le Devoir jeudi 11 novembre 2004
Vous rêvez d'un endroit où la santé, la conciliation famille-travail et le développement durable seront devenus un mode de vie? Où l'école haussera la barre pour tous au lieu de niveler par le bas? Où les femmes auront atteint l'égalité non seulement de droit mais aussi de fait?
Véritable eldorado, le Québec libéral de 2025 vous offrira tout cela et plus encore, si on en croit le document thématique du prochain congrès du PLQ, qui aura lieu les 19, 20 et 21 novembre.
Imaginez un peu le Québec, fort de ses régions repeuplées, «dans le peloton de tête des États et provinces de l'Amérique du Nord quant au niveau de vie de sa population et à la productivité de son économie». Sans oublier ce français, langue commune de tous les Québécois, dont la qualité sera devenue source de fierté.
Un mirage, dites-vous ? Que non ! C'est écrit noir sur blanc dans le document : «Cette destination 2025 n'est pas une utopie.» Foi de Jean Charest, les sceptiques seront confondus ! En effet, «le gouvernement issu du PLQ a déjà engagé le Québec dans cette direction». Qu'on se le dise : «Le Québec est en marche.»
Il y a pourtant un point qui demeure nébuleux. Qu'en sera-t-il du déséquilibre fiscal et de cette fâcheuse propension du gouvernement fédéral à empiéter sur les champs de compétence des provinces, ce qui risque de tout gâcher ?
Dans cette présentation idyllique de l'avenir, on ne parle nulle part du retour à la pureté originelle du fédéralisme et de cette merveilleuse collaboration entre les partenaires fédératifs qui, en cette année de grâce 2025, feront l'envie du monde entier. Et pour cause.
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Lundi dernier, à Charlottetown, le premier ministre Charest a prononcé son discours de loin le plus sévère sur le fédéralisme tel qu'on le pratique au Canada.
Il arrivait parfois à Robert Bourassa de dénoncer le fédéralisme dominateur, voire «prédateur», mais je ne me rappelle pas avoir entendu de sa bouche une critique aussi éloquente de la dérive centralisatrice à laquelle on assiste depuis quelques décennies. Si Bernard Landry avait été invité à prononcer un discours sur le sujet, il aurait pu reprendre intégralement à son compte l'analyse de M. Charest.
On pourrait même voir un soupçon de menace dans les propos du premier ministre quand il a déclaré que «l'intérêt des Québécois dans la fédération canadienne sous-entend que cette fédération réussisse à respecter la différence du Québec». Et si elle ne réussit pas ?
Le premier ministre Paul Martin n'a pas semblé particulièrement impressionné. Des tensions tout à fait normales, selon lui. Il a peut-être cru à un peu d'esbroufe, destinée à faire remonter la cote du PLQ dans les sondages.
Remarquez, on peut difficilement l'en blâmer. Il y a tout juste deux mois, à l'issue de la conférence des premiers ministres sur la santé, M. Charest parlait d'une entente «historique» qui allait faire entrer le fédéralisme canadien dans une ère nouvelle. Il nous dit maintenant que rien n'a changé, que le Canada succombe même de plus en plus à ses «tentations centralisatrices». Quand faut-il le croire ?
Le même jour où M. Charest prononçait son discours à Charlottetown, le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, faisait paraître dans le Globe and Mail un texte dans lequel il se portait à la défense du principe de l'asymétrie, soulignant que la «ligne dure» à l'endroit du Québec a toujours eu pour effet de grossir les rangs souverainistes.
À Québec, on est manifestement inquiet. Yves Séguin y est peut-être allé un peu fort avec ses vampires et ses gousses d'ail, mais la dernière conférence sur la péréquation a eu l'effet d'une douche froide.
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Dans le numéro de novembre de la revue Options politiques, publiée par l'Institut de recherche en politiques publiques, un ancien collaborateur de Pierre Elliott Trudeau, André Burelle, qui a pris ses distances avec le trudeauisme depuis longtemps, s'étonne de l'enthousiasme soulevé par l'entente sur la santé.
«Ce qui devrait nous étonner dans cette entente, ce n'est pas que le Québec ait obtenu la reconnaissance de son droit à l'exercice asymétrique de ses pouvoirs souverains sous le chapeau des principes et objectifs communs pancanadiens auxquels il a souscrit, c'est que les autres provinces n'aient pas exigé le même type d'entente pour coller à leurs besoins particuliers et demeurer maîtresses de leurs priorités budgétaires.» Pour M. Burelle, ce renoncement augure mal pour la correction du déséquilibre fiscal.
En réalité, à l'exception du Québec et possiblement de l'Alberta, les provinces ne peuvent pas compter sur leur opinion publique pour forcer Ottawa à évacuer une partie du champ fiscal en leur faveur, surtout pas si le financement des services de santé est au coeur du débat.
Le dernier sondage commandité par le Conseil de l'unité canadienne dans le cadre de ses Portraits du Canada parle de lui-même. La majorité des Canadiens hors Québec estiment que la santé devrait relever du gouvernement fédéral. C'est particulièrement vrai en Ontario, où 59 % des personnes interrogées sont de cet avis, alors que 63 % des Québécois croient au contraire que la santé doit relever des provinces.
Dans dix jours, les délégués au congrès du PLQ seront invités à adopter une résolution «incitant le gouvernement fédéral à renouer avec l'esprit fédéraliste et le respect des compétences de chaque ordre de gouvernement».
Une résolution aussi musclée va sûrement faire trembler Ottawa. Il serait peut-être plus prudent d'attendre avant d'acheter son billet pour l'eldorado libéral.
mdavid@ledevoir.com

«réingénierie» de l'État
Du pragmatisme au fétichisme
- La «réingénierie» de l'État et les PPP
Christian Rouillard
Université d'Ottawa, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en gouvernance et gestion publique
Éric Montpetit
Université de Montréal
Isabelle Fortier
École nationale d'administration publique
Alain-G. Gagnon
Université du Québec à Montréal, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes. Membres du Groupe d'étude sur les réformes de l'État (GÉRÉ)
Le Devoir jeudi 11 novembre 2004
Synthèse d'une partie de l'essai critique La réingénierie de l'État: vers un appauvrissement de la gouvernance québécoise, lancé hier aux Presses de l'Université Laval.
La démarche de «réingénierie» du gouvernement Charest, au pouvoir depuis avril 2003, a rapidement entraîné doutes, inquiétudes et frustrations au sein de l'administration publique et de la société civile québécoises, comme l'ont illustré les nombreuses manifestations de différents acteurs collectifs, du milieu tant syndical que communautaire. [...]
Le Plan de modernisation 2004-07, document phare qui renvoie à 27 projets s'articulant à partir de quatre axes prioritaires (l'amélioration des façons de faire, l'allégement des structures, la réévaluation des programmes et la planification des ressources humaines), a largement été accueilli comme une coquille vide ou «une montagne qui accouche d'une souris» par l'opposition péquiste, les médias et autres commentateurs de la scène politique québécoise.
D'aucuns ont conclu à un ralentissement, voire à un essoufflement, du dirigisme jusqu'alors démontré par le gouvernement Charest. Nous croyons au contraire que ce dernier fait toujours preuve de la même rigueur dans son fanatisme : ce plan comporte une volonté ferme de reconfiguration radicale de la gouverne québécoise qui est également présente dans la politique-cadre sur les partenariats public-privé ainsi que dans le projet de loi no 61 (Loi sur l'Agence des partenariats public-privé du Québec), qui fait actuellement l'objet d'audiences publiques devant la commission des Finances publiques.
Hypertrophie bureaucratique
La création d'une agence des partenariats public-privé dont la mission sera de «[...] contribuer au renouvellement des infrastructures publiques et à l'amélioration de la qualité des services aux citoyens par la mise en oeuvre de projets de partenariat public-privé (PPP)» est particulièrement lourde de conséquences pour les relations entre le Conseil du trésor et les organismes publics, y compris les ministères sectoriels.
Par la centralisation des ressources (actuelles et futures) qu'elle entraîne, l'Agence des partenariats public-privé du Québec (APPP) amenuisera la capacité stratégique et opérationnelle actuelle des ministères et autres organismes publics à gérer leurs propres champs d'activité tout autant qu'elle les dépouillera de la capacité future de développer une expertise interne sur les partenariats public-privé.
Contrairement à la rhétorique gouvernementale, selon laquelle le recours aux PPP ne sera pas systématique, il y a un biais évident en faveur de ces derniers : l'APPP, qui jouira d'une grande marge de manoeuvre et d'autonomie, est ni plus ni moins une solution en quête d'applications, dont la performance sera exclusivement tributaire du nombre de PPP mis en oeuvre puisque c'est le seul moyen par lequel elle pourra «[...] contribuer à l'amélioration de la qualité des services aux citoyens».
En tant qu'intermédiaire additionnel entre les ministères et les firmes privées ainsi qu'en qualité de maître d'oeuvre des PPP, cette agence ajoute à la complexité contractuelle déjà élevée des PPP, ce qui risque à son tour d'amenuiser l'imputabilité respective des différents partenaires. Loin d'améliorer les façons de faire, comme le prétend le gouvernement libéral, l'APPP est un facteur de confusion organisationnelle : elle ne correspond pas à une diminution des processus redondants (red tape) mais nourrit au contraire l'hypertrophie bureaucratique.
Le mythe du marché concurrentiel
L'expérience de nombreux pays nous enseigne que l'offre de PPP demeure toujours déterminée par le processus politico-bureaucratique et non par le marché concurrentiel : l'impératif budgétaire y est plus la plupart du temps déterminant, au détriment de la qualité, du temps de réalisation et de l'impact environnemental. L'élément de concurrence ne permet de comparer que des projets initiaux, donc encore incomplets et abstraits, parmi lesquels un seul sera choisi pour subséquemment faire l'objet d'un PPP. Il n'y a donc qu'une seule firme privée qui participe véritablement à définir concrètement le projet en question après avoir été sélectionnée.
Encore faut-il savoir que les conventions comptables sur lesquelles repose le calcul des trois E (efficience, efficacité et économie) pour comparer la performance anticipée (et non réelle) d'une organisation publique et d'une firme privée dans le cadre d'un quelconque projet favorisent systématiquement les PPP. Par exemple, les conventions comptables permettent à la firme privée d'amortir certains coûts sur plusieurs années alors que l'organisation publique doit les inclure au complet dès la première année budgétaire. Autrement dit, on compare des pommes et des oranges et on s'étonne de trouver des différences. [...]
La chimère du partage du risque
Le gouvernement Charest avance que l'intérêt des PPP repose aussi sur un partage du risque entre l'État et les firmes privées, tant en matière de dépassement des coûts et de temps nécessaire à la réalisation d'un projet que de la non-atteinte de la qualité visée. Pourtant, plus le risque d'un projet est élevé, plus grande est la marge d'autonomie demandée par la firme privée pour sa réalisation et, sans surprendre, plus celle-ci tentera d'accroître sa marge bénéficiaire et ses bénéfices nets. Autrement dit, le risque est estimé et escompté progressivement par la firme privée au fur et à mesure que se définit le projet; son coût est donc invariablement refilé à l'État.
Ce n'est pas le coût public du risque qui diminue avec les PPP mais plutôt sa transparence. L'opacité du calcul de coût de la firme privée n'est certes pas synonyme d'une imputabilité accrue ni d'un contrôle politique supérieur. Le partage du risque entre l'État et les firmes privées est donc tout à fait chimérique : peu importe le contrat qui lie les partenaires, l'expérience internationale démontre la grande difficulté pour l'État de mettre un terme à une relation partenariale qui se dégrade progressivement au fur et à mesure que se concrétise l'expérience, lorsque d'importantes ressources multiformes (financières, humaines, logistiques et autres) y ont déjà été consacrées.
Parce qu'il s'agit la plupart du temps de projets d'envergure, un PPP franchit rapidement le seuil à partir duquel le coût (financier et politique) d'abandon est si élevé qu'il constitue ni plus ni moins un facteur de complaisance et de tolérance démesurées envers la firme privée. C'est toujours l'État, au bout du compte, qui demeure imputable envers les citoyens, et certains gouvernements, notamment britannique et néo-zélandais, ont dû payer à grands frais la provision de services d'urgence en guise de compensation d'un partenaire qui leur a fait défaut.
En définitive, l'Agence des partenariats public-privé ne représente en rien un progrès pour l'administration publique, pas plus que les PPP n'en représentent un pour l'État québécois. Malgré ce que n'a de cesse de répéter le gouvernement Charest, la «réingénierie» ne permet en rien de «soutenir l'épanouissement de la société québécoise».
Elle se traduit plutôt par un appauvrissement de sa gouverne qui illustre bien que le gouvernement Charest, jusqu'à maintenant du moins, semble satisfait de conjuguer l'entêtement à l'amateurisme. Du coup, il s'éloigne encore plus du pragmatisme duquel il se réclame et qu'il n'a pourtant jamais approché pour mieux nourrir son fétichisme pour la gestion privée.
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"Les enjeux de la réingénierie de l’État québécois sont de nature proprement politique et la dimension partisane et idéologique de l’exercice est manifeste. Faut-il d’ailleurs se surprendre
que cette démarche soit un exercice politique à forte connotation idéologique quand la
Présidente du Conseil du trésor elle-même répète que : « À vouloir s’occuper de tout, l’État
québécois n’arrive pas à bien s’occuper de quoi que ce soit » (Le Devoir, mardi 21 octobre 2003,
A3). Peut-on imaginer un biais anti-étatiste plus explicite ?"
(information complémentaire par Vigile. Source: Modernisation de la gestion publique et réingénierie de l’État :
vers un appauvrissement de la gouvernance québécoise - Association canadienne de science politique - 23 mai 2004)
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Rebel with a cause
PETER HADEKEL, Freelance
The Montréal Gazette November 11, 2004 Thursday
Monique Jerome-Forget seems like an unlikely revolutionary.
A former policy analyst turned cabinet minister, she's the spear-carrier for the Charest government's effort to bury the Quiet Revolution and re-engineer the way Quebec is run.
That means bringing in public-private partnerships, closing or consolidating government agencies, whittling down the size of the civil service - all proposals that make her dangerous in the eyes of Quebec's vested interests.
Her moderate and measured explanations for why the government is taking action don't sound like those of an ideologue.
Yet, as hearings conclude today on her bill to manage public-private partnerships, she's heard the whole gamut of reactions from union leaders.
They've called the legislation a "minefield," a "Trojan horse" and a "hidden agenda" to privatize government services.
They've suggested that a deal with the private sector is a deal with the devil, as if there's no room for any private role in the delivery of services.
There may be good reasons to be cautious about partnerships with the private sector. Like any business deal, success depends on how the contract is written.
Sure, you can find examples where such partnerships were handled badly.
In Ontario in 1999, the provincial government sold a highway in the Toronto area to a private operator. That deal allows the operator the right to raise tolls throughout the 99-year lease.
In Britain - cited by Jerome-Forget as a model for its public-private partnerships - the leasing of rail concessions to private operators has been a disaster.
But you can find many examples of partnerships that work - some right here in Quebec.
Since June, the government has had an online tender system up and running - operated by a private contractor who assumed the cost and risk, and set the fees for those using the service.
So far, Quebec says user fees have fallen by more than 20 per cent under the private setup.
New schools and CEGEPs are already being built by private contractors who design and finance construction and lease back the buildings.
What Jerome-Forget is trying to get across is that the state simply can't do everything - Lord knows, it's tried.
If you log on to the government of Quebec Web site, you'll find a list of 275 agencies and departments - an alphabet sea of acronyms that speak to the state's omnipresence.
That has a cost: the highest tax load in North America and one of the highest levels of public debt.
The Quebec government alone last year employed 407,000 people - nearly double the size of the federal civil service 20 years ago.
People expect quality services - especially in health care and education. But those two budget items alone account for 68 per cent of Quebec's total spending.
Spending and debt have been growing uncontrollably. Between 1999 and 2003, program spending grew by 14.8 per cent in Quebec, versus 9.1 per cent in Ontario. Public debt is 45 per cent of the economy in Quebec, 23 per cent in Ontario.
No wonder the Liberals are talking about a revolution.
phadekel@videotron.ca

Les immigrants boudent Québec... et encore plus les autres régions
Kathleen Lévesque
Le Devoir jeudi 11 novembre 2004
Québec a beau renouveler son discours, créer de nouveaux programmes et mettre en place de nouvelles façons de faire, les régions ne réussissent toujours pas à attirer les immigrants à la hauteur des objectifs gouvernementaux. Ainsi, la Capitale-Nationale, identifiée depuis quatre ans comme deuxième pôle d'attraction des immigrants, a accueilli trois fois moins d'immigrants que prévu en 2003-04.
Le ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration (MRCI) prévoyait l'établissement de 3300 immigrants dans la région de la Capitale-Nationale, mais seulement 1156 y habitaient en janvier 2004. L'objectif avait pourtant été révisé à la baisse, et deux fois plutôt qu'une: il avait d'abord été établi à 11 000, puis à 4000 immigrants.
Malgré cette situation, un immigrant sur quatre qui ne s'installe pas à Montréal choisit Québec. Les autres s'établissent en Montérégie, en Estrie et dans l'Outaouais.
C'est ce que révèle entre autres le Rapport annuel de gestion 2003-04 déposé à l'Assemblée nationale il y a deux semaines par la ministre Michelle Courchesne. Le plan de régionalisation n'atteint aucun de ses objectifs.
Globalement, les immigrants admis en 2002 (les données de 2003 seront disponibles en janvier prochain) ont pris la route des régions dans une proportion de 14,9 % plutôt que selon la cible de 22,5 %. Le gouvernement précédent avait établi l'objectif à 25 % sans jamais pouvoir l'atteindre.
Au MRCI, on explique ces résultats par un mouvement d'urbanisation mondial difficile à contrer. Le Québec n'échappe pas à cette réalité: le Grand Montréal, qui comprend Longueuil et Laval, demeure la seule région véritablement pluriethnique de la province.
De façon particulière, «la diminution importante du nombre de réfugiés pris en charge par l'État» a elle aussi un impact, peut-on lire dans le document. On indique également qu'une des conditions de réussite pour s'assurer que des nouveaux arrivants s'établissent en région est le contexte économique.
Moussa Guene, responsable de la régionalisation à l'organisme PROMIS, qui s'occupe d'accueil et d'intégration des immigrants et des réfugiés, abonde dans ce sens. «L'emploi est la pierre angulaire de l'intégration. Or beaucoup de régions connaissent un taux de chômage élevé. [...] Mais il ne faut pas crier à l'échec même s'il y a beaucoup de travail à faire. Il faut surtout préparer la société d'accueil, la sensibiliser aux différences», soutient M. Guene.
Pour renverser la vapeur, la ministre Courchesne privilégie une collaboration étroite avec les municipalités. Lors du Forum des générations, une des mesures retenues par le gouvernement pour faire face au problème démographique consiste à signer des ententes avec les CRE (conseils régionaux des élus). Ainsi, Michelle Courchesne espère que l'immigration sera considérée comme un élément de développement régional.
Aussi, les chambres de commerce se montrent intéressées, contre rémunération, à travailler avec le MRCI pour déterminer les besoins de main-d'oeuvre en région et ainsi cibler les immigrants lors de la sélection à l'étranger.
Mais cette vision économique de l'immigration semble s'arrimer moins facilement avec Emploi-Québec. Une entente interministérielle pour «favoriser l'intégration au marché du travail des immigrants et des personnes appartenant aux minorités visibles» a été signée en mai dernier. Mais il semble y avoir eu de nombreuses corrections à apporter, à moins que des divergences de vues ne soient apparues depuis ce temps, ce qui pourrait expliquer les nombreux reports de l'annonce publique de cette entente.

Le Québec à la conquête du Mexique, de l'Inde et de la Chine
Jocelyne Richer
Le Devoir jeudi 11 novembre 2004
pc Québec - Le gouvernement Charest mise sur la hausse des exportations pour assurer la prospérité du Québec et a ciblé les marchés qu'il entend conquérir au cours des prochaines années: le Mexique, la Chine, l'Inde, le Maghreb et les pays de l'Europe de l'Est.
Le premier ministre Jean Charest a donc déjà inscrit à son agenda une série de missions économiques qu'il dirigera dans ces régions du globe où les gens d'affaires québécois ont des chances de faire rapidement des percées importantes.
La première aura lieu à Mexico, du 16 au 20 novembre, et sera suivie par deux missions dans les deux plus importantes économies en émergence au monde (40 % du PIB mondial), la Chine, en 2005, et l'Inde, en 2006.
«On va là où il y a du volume, où il y a de la population. Il ne faut pas se le cacher, quand tu as un milliard 200 millions de Chinois, avec une classe moyenne de 20 % des habitants, ça équivaut quasiment à l'Amérique du Nord!», a fait remarquer le ministre du Développement économique et régional, Michel Audet, lors d'une interview récente à la Presse canadienne.
Au programme figurent également l'exploration des possibilités d'affaires offertes par le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, et celles de certains pays de l'Union européenne appartenant à l'ancien bloc de l'Est, au premier chef la Pologne et la Hongrie.
En route vers le Mexique
Traditionnellement, les exportateurs québécois - ils sont environ 1200 - ont tendance à lorgner uniquement du côté du marché américain. Cet attrait ne leur sert pas toujours, cependant, car ils ont perdu de précieuses parts de marché, ces dernières années, au profit des économies émergentes, réputées offrir une concurrence féroce.
Malgré le fait que l'ALENA est en vigueur depuis une dizaine d'années et que les barrières au commerce ont sauté, le marché mexicain est boudé par les Québécois. Résultat: les importations chez nous en provenance du Mexique sont sept fois plus importantes que les exportations québécoises vers ce pays. Bref, tout reste à faire.
Pour tenter de conquérir ce territoire de plus de 100 millions de consommateurs, le gouvernement du Québec a pensé innover en élaborant une mission conjointe France-Québec fondée sur le maillage d'entreprises.
Le premier ministre Charest a reçu la confirmation qu'il pourra s'entretenir avec le président mexicain Vicente Fox et lui faire valoir les atouts du Québec.
Même si elle a fait grincer les dents de certains libéraux fédéraux et commentateurs de la presse anglophone, mécontents de voir le premier ministre d'une province jouer dans la cour des grands, la rencontre aura donc bel et bien lieu.
Parallèlement, M. Charest aura une fois de plus l'occasion d'échanger avec le premier ministre de la France, Jean-Pierre Raffarin.
Au total, 95 PME québécoises, 75 françaises et une centaine de mexicaines pourront donc pendant quelques jours voir quels liens elles peuvent tisser entre elles.
Les manufacturiers et les exportateurs québécois se feront offrir des rencontres avec des entrepreneurs français et québécois qui oeuvrent dans le même secteur d'activités qu'eux ou un secteur connexe.
Le ministre Audet, qui participera à la mission, dit que la formule - testée pour la première fois - lui fait penser à une agence de rencontres, où on essaie de former des couples en misant «sur ce qui peut les rapprocher».

7 milliards dorment dans les coffres de fondations fédérales
Joël-Denis Bellavance
La Presse jeudi 11 novembre 2004
Ottawa - Le gouvernement libéral a, depuis 1997, transféré 9,1 milliards de dollars à 15 fondations de tout acabit qui échappent totalement au contrôle du Parlement. Et de cette somme, 7,7 milliards n'ont toujours pas été utilisés et se retrouvent soit dans les comptes bancaires des fondations en question, soit dans des placements à intérêt, a appris La Presse. C'est à peu de choses près l'équivalent des surplus annuels du gouvernement fédéral.
De fait, au moins une de ces fondations, Inforoute Santé du Canada, disposait au 31 mars 2004, soit à la fin du dernier exercice financier, de plus d'argent qu'elle en avait lorsqu'elle a été créée en 2001 par le gouvernement Chrétien, au moment où Paul Martin était ministre des Finances, grâce aux intérêts qu'elle a touchés sur les placements.
En effet, Inforoute Santé Canada, mise sur pied pour aider les provinces à informatiser leurs soins de santé, a obtenu 1,2 milliard du gouvernement en 2001 et avait une cagnotte de 1,202 milliard au 31 mars dernier.
Durant ses trois premières années d'existence, cette fondation a accordé 51 millions de dollars en subventions, dépensé 30 millions en frais d'administration et touché 80 millions en intérêts sur ses placements, d'où l'excédent de deux millions par rapport à la somme initiale que lui a versée Ottawa, indique-t-on dans la dernière publication des Comptes publics du Canada.
Une porte-parole de cette fondation, Cindy Hoffman, a indiqué hier que les subventions accordées jusqu'ici s'élèvent à 164 millions de dollars. " Il est vrai que la fondation a été créée en 2001. Mais il faut tenir compte du fait que c'est un projet très complexe. Ce que nous sommes en train de faire, c'est du jamais vu. C'est vraiment d'une envergure énorme ", a-t-elle dit.
D'autres fondations ont aussi touché beaucoup d'argent en intérêts sur leurs placements. C'est le cas de la Fondation canadienne pour l'innovation, qui a pour mandat " d'accroître la capacité des universités, des collèges, des hôpitaux et des établissements de recherche canadienne sans but lucratif de poursuivre des activités de recherche et de développement technologique d'envergure internationale qui produiront des bénéfices pour les Canadiens ", selon le site Web de l'organisme.
Cette fondation a en effet touché 740 millions de dollars en intérêts sur ses placements depuis sa création en 1997. Cette fondation, qui avait un budget de 3,651 milliards à l'origine, a tout de même accordé 1,230 milliard en subventions en sept ans. Malgré tout, elle dispose encore aujourd'hui d'une cagnotte bien garnie, 3,122 milliards au 31 mars dernier.
C'est également le cas de la Fondation canadienne des bourses d'études du millénaire, créée en 1998 pour aider les étudiants à payer leurs études postsecondaires. Elle a reçu 2,5 milliards du gouvernement, gagné 690 millions en intérêts sur ses placements et accordé 1,155 milliard de dollars en bourses. Résultat: cette fondation affichait un solde de 1,988 milliard au 31 mars.
Le gouvernement Chrétien a décidé de créer ces fondations comme moyen d'utiliser ses faramineux surplus budgétaires année après année afin d'investir dans certains domaines qui, dans plusieurs cas, relèvent de la compétence des provinces.
Dans un rapport accablant publié en avril 2002, la vérificatrice générale Sheila Fraser avait critiqué vertement cette façon de gérer les derniers des contribuables, d'autant plus que la plupart de ces fondations ne rendent pas de comptes au Parlement. " Un gouvernement responsable doit permettre aux députés d'approuver ses plans de dépenses et d'examiner les résultats de ses dépenses ", affirmait Mme Fraser, qui notait aussi dans son rapport que " très peu de ce montant (7,1 milliards) avait été reçu par les bénéficiaires ultimement visés, c'est-à-dire les innovateurs, les étudiants et les fournisseurs de soins de santé ".
À l'époque, elle soulignait que le gouvernement avait accordé 7,1 milliards de dollars à neuf fondations entre 1997 et 2001. Depuis lors, deux milliards supplémentaires ont été versés et six fondations de plus ont vu le jour.
Interrogés au sujet de l'ampleur des sommes qui se trouvent toujours dans les comptes bancaires des fondations ou dans des placements portant intérêt, le Bloc québécois et le Parti conservateur entendent saisir le puissant comité des finances de la Chambre des communes de cette question. Les libéraux sont minoritaires au sein de ce comité, comme c'est le cas à la Chambre des communes.
" Cela n'a pas de sens que ces fondations aient encore entre les mains 7,7 milliards de dollars alors qu'on a des besoins illimités en matière de recherche et de développement et en santé. On ne peut pas laisser dormir des fonds publics de cette façon. Il faut revoir toute cette question des fondations au comité des finances. Il faut aussi ouvrir ces fondations à l'examen parlementaire ", a déclaré le député bloquiste Yvan Loubier.
" Il est inacceptable que la vérificatrice générale ne puisse pas passer ces fondations au peigne fin. Il y a des choses sérieuses qui se passent là-dedans. Je ne suis pas convaincu qu'il s'agit de la meilleure utilisation de l'argent des contribuables ", a déclaré le député conservateur Monte Solberg.
Au ministère des Finances, un porte-parole, David Gamble, a indiqué que les objectifs, la structure, le financement et les principes de gouvernance des fondations ont été présentés au Parlement, débattus et approuvés par les Communes.
" Le gouvernement s'est également forcé à maintenir un équilibre approprié entre l'indépendance des fondations et la reddition de comptes auprès des contribuables. Cela dit, le gouvernement a aussi écouté les préoccupations de la vérificatrice générale ", a-t-il déclaré.
M. Gamble a affirmé que les fondations doivent fournir l'information à la population et doivent aussi fournir annuellement au ministre responsable des sommaires de leurs activités qui sont déposés au parlement.
" Les membres des fondations doivent aussi nommer des vérificateurs indépendants qui doivent procéder à une vérification des états financiers ", a-t-il dit.

bouclier antimissile
Gwynne Dyer pense que le projet de bouclier antimissile ne marchera pas
JOHN WARD
PC jeudi 11 novembre 2004
OTTAWA (PC) - Malgré le tollé que suscite le projet américain de bouclier antimissile au Canada, l'auteur et historien Canadien-anglais Gwynne Dyer pense qu'il n'y a pas de quoi s'alarmer. Le Canada devrait accepter de collaborer à l'initiative américaine, dit-il: de toute façon, ça ne marchera pas, et on n'aura pas froissé Washington. Il faut simplement prévoir une clause dérogatoire, selon lui.
"On doit parfois dire 'oui' à des choses relativement bénignes, pour pouvoir garder la capacité de dire 'non' à des choses importantes, comme l'Irak. La défense antimissile est assez inoffensive dans sa forme actuelle - à condition qu'on puisse se retirer si ça tourne mal."
Né à Terre-Neuve, M. Dyer, qui analyse la chose militaire depuis des décennies, est présentement en tournée pour mousser la parution d'une version remaniée de son ouvrage, "War", initialement publié en 1985. Agé de 61 ans, M. Dyer a servi dans les marines Canadienne, américaine et britannique avant de se tourner vers le journalisme et l'histoire. Il a écrit, enseigné et travaillé pour la télévision, traitant toujours de sujets militaires, depuis 30 ans.
Son livre examine les développements des dernières années - des découvertes anthropologiques sur les origines antiques de la guerre, à la fin de la Guerre froide, en passant par la "guerre" au terrorisme.
M. Dyer ne croit pas que le Canada se laisserait entraîner en Irak sur l'ordre des Américains. La réaction serait "très vive" au Canada, croit-il.
Concernant le bouclier antimissile, le débat est mal engagé, selon lui. "Les Russes se fichent de savoir s'ils (les Américains) l'installeront ou non, dit-il. Ils ne croient pas que cela fonctionne. Cela ne fonctionne pas."
Il ridiculise l'affirmation selon laquelle ce système est conçu pour bloquer le lancement accidentel d'un missile ou une attaque à petite échelle d'un Etat-"voyou" comme la Corée du Nord. "Il y a des façons bien moins compliquées de se suicider", lance-t-il en parlant des intentions guerrières nord-coréennes.
Selon M. Dyer, le plan initial était de construire un bouclier antimissile capable de stopper une attaque de représailles russe ou chinoise, consécutive à une première frappe américaine dévastatrice. Mais cela ne fonctionnera pas non plus, soutient-il. M. Dyer ne croit pas davantage que le projet de bouclier antimissiles risque de conduire à la militarisation de l'espace, comme l'avancent de nombreux adversaires du plan américain.
"C'est un pur fantasme technologique", se gausse-t-il. Ce que le programme de défense antimissile fera, en revanche - à coups de milliards de dollars -, ce sera enrichir les compagnies qui décrocheront les contrats de la défense, ajoute-t-il.
TRIBUNE LIBRE

TRIBUNE LIBRE
PRISON PPP : PROFITS PAR PEINE PURGÉE
Christian Gagnon, Montréal
TRIBUNE LIBRE 11 novembre 2004
Aux États-Unis, les juges sont élus et dans de nombreux états, le système carcéral est géré par des entreprises privées. Il en résulte deux choses particulièrement rebutantes. La première est qu’afin de se faire élire, les candidats au poste de juge cèdent vite au populisme en se livrant à une surenchère de durcissement des peines. Pas étonnant que nos voisins du Sud soient les seuls en Occident à encore appliquer la peine de mort. La seconde est que les entreprises privées qui exploitent les prisons ont tout intérêt à ce que le plus de condamnés possible soient emprisonnés, et donc à ce que les candidats juges les plus intransigeants soient élus. Cette relation incestueuse rend la justice moins indépendante et plus répressive. Voilà qui va tout à fait à l’encontre de nos pratiques de réhabilitation et de recours moins fréquent à l’incarcération, la prison étant réputée être «l’école du crime». Cette réalité s’était d’ailleurs clairement manifestée dans le concensus québécois contre la nouvelle loi fédérale sur les jeunes contrevenants.
Or, voilà que le gouvernement Charest envisage très sérieusement la construction et la gestion d’un centre de détention en partenariat public-privé à Longueuil ou à Sainte-Julie, supposément pour faire des économies. En Ontario, le gouvernement conservateur de Mike Harris a construit une telle prison à Penetanguishene. Le directeur du marketing de la compagnie de l’Utah qui administre cette prison se vante d’offrir des coûts moindres en ne payant «pas de bénéfices à long terme pour les caisse de retraite». Le nouveau gouvernement de Dalton McGuinty a d’ailleurs entrepris de réviser ce contrat de type «George W. Bush». Bref, un éventuel débat sur les coûts de détention qui aboutirait sur la prolifération de cette formule risque fort de faire naître au Québec un lobby de droite populiste pro-emprisonnement – voire pire encore – en plus de mener à la détérioration des conditions de travail des employés de notre service correctionnel. Voilà un cas patent de PPP allant dans la mauvaise direction. L’américanisation de nos prisons n’augure rien de bon.
