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«« LES AFFAIRES - Yves Duhaime
Duhaime: Mulcair admet être allé trop loin
Gilles Normand Presse Canadienne Le mercredi 29 mai 2002
Le député de Chomedey,
Thomas Mulcair, a reconnu hier être allé trop loin lors d'un «échange
d'insultes» avec l'avocat Yves Duhaime, dans les locaux de la station de
télévision TQS, le 21 mai. Toutefois, il accuse l'ex-ministre d'en être
responsable.
«Même si les attaques verbales et les menaces
de M. Duhaime sont une cause de cet échange, elles ne peuvent pas pour autant
constituer une excuse», a reconnu le député du PLQ menacé de poursuite par
l'ex-ministre peu après cette altercation verbale.
«Comme élu, je
n'aurais jamais dû répliquer de la sorte», a insisté M. Mulcair.
Les deux
personnages avaient eu une altercation verbale à la suite de l'émission de Jean
Lapierre à laquelle ils avaient tous deux participé. La semaine dernière, deux
jours après l'incident, le leader parlementaire du gouvernement, André
Boisclair, déposait la transcription d'une émission de CKAC où l'animateur
Lapierre avait rapporté des propos qu'il attribuait au député Mulcair à
l'endroit de M. Duhaime, propos apparemment prononcés après une émission à TQS:
«J'ai hâte de te voir en prison vieille «plotte»!»
M. Mulcair refuse de
dire si ce sont là ses paroles. «Je répète que la transcription qu'il (André
Boisclair) a déposée, et qui a été publiée depuis, contient non pas mes paroles,
mais plutôt celles qu'un animateur de télévision croit avoir entendues lors d'un
incident qui s'est produit dans son studio, deux jours auparavant, à la suite
d'une entrevue», a déclaré le député de Chomedey, pour ensuite accuser Yves
Duhaime de s'être approché de lui et d'avoir «commencé à me proférer des
menaces».
Il ajoute que les termes qu'il a «effectivement utilisés ne
seront pas répétés ici (à l'Assemblée nationale), mais ils allaient avec le
contexte».
Accusant le leader du gouvernement d'avoir
voulu porter atteinte à sa crédibilité en faisant état de deux jugements de cour
rendus dans les années 1990, M. Mulcair a expliqué qu'en 1993, ses services
avaient été retenus à titre d'expert dans une cause très technique concernant la
libre circulation des services dans le domaine de la pharmacie. Deux jugements
(l'un en Cour supérieure et l'autre en Cour d'appel) étaient en accord avec sa
position tandis qu'un troisième juge «n'a pas accepté notre position du tout».
Le député Mulcair soutient que son expertise a continué d'être sollicitée au
Canada et aux États-Unis, par l'American Medical Association et par l'American
Bar Association.
Quant à l'autre cause, en 1991, elle concernait une
dispute sur le montant à payer lors de la vente de son condominium. «J'ai exercé
mon droit d'aller en cour, l'autre partie a gagné, et j'ai respecté le jugement
en toute honnêteté», a-t-il indiqué.
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