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«« Gagliano Éditorial - On peut toujours se consoler en disant que nos politiciens ne sont pas plus corrompus qu'ailleurs, ce n'est pas l'image que nous projetons. La plupart des scandales ou des cas de patronage qui ont fait la manchette sous les gouvernements Mulroney et Chrétien impliquaient des Québécois. Les malheurs d'Alfonso Gagliano ou la dernière controverse entourant Gilles Baril, à Québec, peuvent faire sourire. Mais ce genre d'histoire contribue à renforcer un préjugé tenace à notre endroit. L'assainissement des mœurs politiques sous René Lévesque avait été remarqué partout au Canada. Cet effort du gouvernement québécois avait beaucoup contribué à dissiper la vieille réputation de politique «à la Duplessis» que traînait le Québec depuis si longtemps. Malheureusement, nos représentants au pouvoir à Ottawa n'ont pas semblé s'inscrire dans cette démarche. Ils n'ont pas établi clairement que l'éthique et la transparence qui comptaient parmi leurs priorités, à un point tel que le conseiller à l'éthique du gouvernement Chrétien est devenu un objet de ridicule. S'il est un souhait à formuler au lendemain de l'affaire Gagliano ou de la controverse entourant Gilles Baril, c'est que nos élus fassent un nouvel effort. Tous ces petits cas de copinage ou de favoritisme, que nos premiers ministres s'acharnent à banaliser, portent ombrage à une majorité de politiciens honnêtes et parfois très compétents qui travaillent avec sérieux pour le bien de leurs concitoyens. |