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Alfonso Gagliano défend sa réputation
SRC Le mardi 19 mars 2002
L'ancien ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, s'est présenté mardi matin devant le comité des Affaires étrangères de la Chambre des communes, qui devait examiner ses qualifications et ses compétences à occuper la fonction d'ambassadeur au Danemark. Bien que non obligatoire, cette procédure d'examen a été réclamée par le Bloc Québécois, qui souhaitait interroger l'ancien ministre sur les circonstances qui ont entouré son départ du cabinet, le 15 janvier. La majorité libérale avait accepté le principe de la comparution de M. Gagliano devant le comité, mais à la condition que les questions des députés portent uniquement sur la compétence de M. Gagliano, et non pas sur les allégations d'irrégularités soulevées à son sujet.
Questions de procédure
À l'ouverture des travaux du comité, le nouvel ambassadeur a lu un texte énonçant ses priorités comme ambassadeur à Copenhague : promotion des intérêts économiques canadiens et information sur le Canada. Il a promis d'être efficace et s'est dit prêt à prendre son ambassade.
Par la suite, le comité a abordé des questions de procédure : l'opposition a voulu interroger le ministre sur les allégations voulant qu'il soit intervenu, à plusieurs reprises, auprès des dirigeants de la Société immobilière du Canada, entre autres pour tenter d'y faire embaucher un de ses amis. La majorité libérale au comité a cependant tenté de limiter le débat aux seules questions relatives à la compétence de M. Gagliano en tant qu'ambassadeur.
«Il y a une odeur de corruption qui entoure cet ancien ministre», a soutenu le député néo-démocrate Svend Robinson. Pour sa part, la députée bloquiste Francine Lalonde est parvenue à demander à M. Gagliano comment il pouvait s'estimer apte à remplir la fonction d'ambassadeur, avec tout ce qui se dit et s'écrit à son sujet dans les journaux. «Je suis quelqu'un d'honnête et d'intègre, j'ai eu l'occasion de répondre à toutes ces interrogations lorsque j'étais au ministère et je n'ai pas de leçon à recevoir de vous», a répliqué M. Gagliano.
Les pouvoirs du comité des Affaires étrangères se limitent à formuler, éventuellement, une recommandation au cabinet qui ultimement décidera du sort de l'ancien ministre.
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