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À quoi joue-t-on?
AGQ 26 mai 2002
Histoire d'une manipulation:
Les récents sondages de Gesca remettent en mémoire ceux de
l'été 1998 qui ont présidé à la promotion de Jean
Charest à la tête du parti libéral.
1ère étape;
-L'ombre fugitive;
Les réseaux de télévision à l'été 1998 nous
montraient presque chaque jour Jean Charest arpentant
silencieusement les corridors du parlement à Ottawa. Jean Charest
siégeait alors comme conservateur.
On lui donnait l'allure d'une ombre fugitive, que tout le monde
désirait avoir comme chef, mais qui semblait inaccessible. On
disait alors qu'il était en réflexion.
2ième étape;
-Les Grands Penseurs s'activent;
À la Une de la "Presse" étalée sur huit colonnes:
"Claude Ryan PENSE que Charest va accepter de poser sa candidature.
3ième étape:
Il va de soi: les sondages:
Une suite de sondages et parus dans la Presse,
Avec Jean Charest, on mettait le parti libéral en avance de 10
à 14 points sur le parti québecois. En somme on prévoyait
un balayage libéral.
4ième étape:
Un autre sondage, celui-là ineffable:
Il disait que Jean Charest ferait un bien meilleur premier ministre
que Lucien Bouchard.
Conclusions;
Évidemment, le ballon s'est dégonflé avec la victoire du
parti québecois à l'automne 1998.
Dans le dernier sondage super-bidon une chose parmi d'autres me
paraît étonnante.
C'est que le vote immuable du parti libéral qui recueillait bon an
mal an quelque 45% des suffrages provenant des ciconscriptions
anglophones qui votent 95% libéral et ceux dans les mêmes
proportions du vote communautaire et manipulé des allophones; ce
bloc libéral d'après ce sondage est en train de s'effriter. De
45% est passé à moins de 30%.
Dans tout cela à quoi joue-t-on? Il y a bien le président de
cette firme de sondage pour affirmer qu'il ne fallait pas prendre ces
chiffres à la lettre. C'est sans doute pour calmer sa clientèle
qui avait passé des contrats d'études de marché avec sa
firme.
ESt-ce que l'on se prépare à délaisser le parti libéral
et à faire la promotion d'un parti d'extrême-droite et
populiste? Ohé les grandes manoeuvres!
Quant à ces tristes quotidiens, ils poursuivent leur oeuvre de
sape.
ERREUR DE STRATÉGIE; TROP TÔT
2.6.2002
En fait, il y a une erreur de stratégie
dans cette campagne de marketing, faisant
la promotion de Dumont et de son parti.
C'est beaucoup trop tôt. On ne pourra tabler
indéfiniment sur sa photo pour soutenir cette
campagne.
Et cette crise politique qui s'ouvre à Ottawa,
à l'instant même, risque de tout bousiller ces
savantes manoeuvres.
Cette campagne de marketing conduite de main de
maître par des mercenaires sans scrupules au service
d'intérêts clairs-obscurs, a été mise en marche beaucoup
trop tôt. Il aurait fallu attendre au moins trois mois
avant la période d'élections générales.
Le jeune (plutôt vieux) Dumont devra entretemps débiter ses
idées qui cadrent bien avec celles du 19ième siècle
lesquelles cependant devraient faire dresser les cheveux des
syndiqués de la fonction publique et parapublique.
On peut se reférer à une campagne du même type faisant la
promotion de Jean Charest au printemps et à l'été 1998.
On pourra consulter l'article #29026 daté du 26 mai sur
ce présent forum.(Histoire d'une manipulation) Dans cet
article on mentionne entre autres que l'on donnait le
parti libéral en avance de 10 à 15 points dans les
sondages assortis d'un autre sondage qui indiquait que
Jean Charest ferait un bien meilleur premier ministre
que Lucien Bouchard. On sait ce qui est arrivé par la suite.
Assez curieusemment la première victime de cette campagne est
l'instigateur même Jean Chrétien. On semble se diriger vers un
"push". Les histoires croustillantes circulant sur son compte en
Europe relativement à ses gaffes, surtout en Grande-Bretagne, font
que les gens du "ROC" (Rest of Canada) en sont très humiliés.
Cette campagne de promotion d'un mouvement d'extrême-droite et
populiste, fait en sorte que nos quotidiens et autres médias dans
la foulée de ce scandale médiatique sans précédent se
dirigent tout droit vers les bas-fonds.
Pour contrer ces manoeuvres, ii nous reste l'internet, dont
on aurait tort de sous-estimer l'importance: ces pamphlets
de l'ère moderne qui débordent les frontières.
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