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«« SCRUTIN - PROPORTIONNELLE «« Union des forces progressistes
La proportionnelle avant les prochaines élections ?
Il est tard, mais pas trop tard selon l'UFP
Pierre Dostie, Vice-président porte-parole
Union des forces progressistes TRIBUNE LIBRE 30.9.2002
Lundi, le 30 septembre 2002. Lundi dernier, lors d'une assemblée publique
tenue à Gatineau, le ministre Charbonneau n'a pas exclus la possibilité que
l'Assemblée Nationale procède à l'adoption d'un mode de scrutin
proportionnel avant les élections si les partis politiques représentés à
l'Assemblée Nationale le souhaitent. Sous la pression de plusieurs
participants, dont Paul Cliche, qui représentait l'UFP, le ministre semblait
ouvert à cette perspective.
Il faut saisir la balle au bond, de souligner Pierre Dostie, co-porte-parole
de l'UFP, qui participait à un débat organisé par le Mouvement national des
Québécoises et Québécois sur la réforme des institutions démocratiques
dimanche le 29 septembre, près de Québec. «A la lettre de leur programme,
les trois partis actuellement représentés à l'assemblée Nationale sont en
faveur d'une telle réforme. Qu'est-ce qu'ils attendent ? C'est encore
possible: il reste un peu plus d'un an avant l'échéance légale du mandat».
Rappelons que la proportionnelle permettrait l'élection à l'Assemblée de
députés de tiers partis qui ont de la difficulté à percer dans le mode
actuel. Les électrices et électeurs pourraient davantage voter pour leurs
convictions sans craindre de perdre leur vote. De plus, la dynamique
parlementaire s'en trouverait changée, épurée en bonne partie de la
«partisannerie» générée par le mode de scrutin actuel, et favoriserait des
alliances entre les partis sur des questions d'importance. On pourrait même
croire qu'une forte alliance des partis politique du Québec serait plus
facilement atteignable par exemple face aux abus du fédéral ou à la montée
de la droite qu'elle ne l'est dans le cadre actuel.
Molly Alexander, co-porte-parole de l'UFP, explique que s'il reste une mince
couche de vernis progressistes, un moindre souffle réformateur au PQ, c'est
le temps qu'il mettre en oeuvre ce qui est inscrit dans son programme depuis
sa fondation. «Ça suffit les promesses politiciennes non tenus de s'exclamer
la jeune porte-parole de l'UFP».D'autant plus que le PQ a drôlement intérêt
a procéder s'il ne veut pas risquer de voir sa députation complètement
balayé par un système électoral qui offre une généreuse prime au vainqueur,
de conclure un peu ironiquement Mme Alexander.
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