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««« Indépendance du Québec - 185
« Tant que nous nous comportons comme un fétu de paille sur le cours de cette rivière, nous ne pouvons qu'en subir les variations et les accidents. »
Éric Chapuzot (8 mars 2001) « N'oublie pas que la vie est légère comme un fétu de paille... un souffle, et elle
s'envole... » (Anonyme.) « Il ressemble à Cogne-fétu, il se tue et ne
fait rien. » Dictionnaire de L'Académie française, Sixième édition,
1835 Le bruit court dans la cité que les souverainistes ont fini
par trouver un autre chemin en vue de parvenir à leur fin. C’est à partir d’un texte de monsieur Jacques Parizeau publié dans La
Presse du lundi 16 août dernier que les médias se sont animés durant
plusieurs jours avec fébrilité.
Lentement, les poussières retombent.
Est-ce un sous-produit de la « saison des idées » (cf. RÉF.
nos 1 et 3) ? Et déjà, nous voilà
entraînés dans le tourbillon de la conférence sur la santé avec les premiers
ministres au Canada (voir NOTES nos 1 et 3).
Il est difficile de découvrir la nature exacte de ce texte
de M. Parizeau. Ce n’est ni une thèse
indépendantiste ni un manifeste politique.
À défaut de mieux, je dirais que c’est tout simplement un message
politique comme il s’en écrit beaucoup dans les journaux. Malheureusement, le message a été porté par
un tiers qui est un journal fédéraliste rouge
qui ne cessera jamais de médire sur
la volonté des Québécois d’affirmer leur souveraineté politique complète dans
le concert des nations indépendantes. La Presse cherchait de l’audimat :
elle l’a obtenu en publiant le message politique de M. Parizeau. Il demeure curieux qu’un ancien premier ministre du Québec
ait transmis son message à un messager qui n’a aucune crédibilité par rapport à
la souveraineté du Québec (cf. RÉF. no 3).
Ce qui plus est, le messager en question ne désire d’aucune façon
expliquer le principe d’indépendance à son lectorat. Inconsidérément, le concepteur du message
politique a pris le risque de s’adresser à un messager qu’il sait être un
adversaire idéologique coriace et imperturbable. En ce faisant, il s’est servi de la cour de
son ennemi objectif en lui demandant de diffuser son message. Faut-il accuser le messager de s’empresser de
publier le message à sa guise et faire s’empiler les commentaires comme des
fétus de paille ? Quelle
bêtise ! Que dis-je ? La cour est pleine ! Est-ce que l’auteur du message politique a atteint son
but ? Pour les têtes d’affiche
péquistes, le message a créé de l’excitation.
Au cours du débat, il y a eu beaucoup de bonnes intentions exprimées,
mais l’impact n’a pas eu de résultats très probants. Le débat est presque demeuré exclusivement
entre les mains des souverainistes qui se sont enguirlandés entre eux et elles. La bisbille est terminée, il ne reste tout au
plus qu’un fétu de paille juste bon à se débarrasser. Pour une
majorité d’indépendantistes qui ne vivent pas dans le formol péquiste, ce fut
un autre moment d’écoeurement. Pour monsieur ou madame Tout-le-Monde, le débat est apparu
comme une affaire interne au PQ. Pour
une majorité d’indépendantistes qui ne vivent pas dans le formol péquiste, ce
fut un autre moment d’écoeurement. En
revanche, pour La Presse, celle-ci a fait ce qu’il y a
de mieux pour entretenir un débat factice sur cette idée d’élections
référendaires. Ce qui a donné finalement
un simple combat de coqs bien orchestré par les spécialistes de la manchette en
premier-Montréal de La Presse (lundi 16 août 2004) : « Parizeau
cautionne l’idée d’élections référendaires. » Qui aurait pu imaginer une seconde que le grand quotidien
français montréalais chercherait à nous éclairer sur l’indépendance du
Québec ? Nous savons tous qu’il
n’en a aucune intention, sinon qu’il souhaite plutôt le contraire. Comme toujours, lorsqu’il s’agit de
l’indépendance du Québec, La Presse vise
plutôt à confondre les esprits, à multiplier les bravades et à démontrer
l’inanité de la pensée indépendantiste (cf. RÉF. no 3). Elle se donne d’abord un air de supériorité
(voir NOTE no 2, le cas d’Alain Dubuc en particulier. On observe les mêmes réflexes sous la plume
d’Yves Boisvert). Puis, elle n’hésite
pas à prétendre à l’impartialité et à l’objectivité par rapport aux grands
sujets de l’actualité au Québec. Qui
peut mieux que ce grand quotidien français montréalais pour nous dire ce que la
population québécoise pense d’elle-même et de son avenir ? Bien évidemment, les journalistes du
quotidien La Presse sont sans parti pris : ils ou elles observent des
faits seulement ! D’un côté comme de l’autre, les analystes partisans vont
jouer au chat et à la souris avec la pelote de laine de l’indépendance jusqu’à
son enchevêtrement le plus inimaginable qui soit. Que les observateurs curieux de ce genre de
thérapie de choc ou de psychodrame collectif étudient les médias du 15 au 30
août 2004. En faisant cette analyse, ils
découvriront tout ce que le mouvement souverainiste peut dire ou écrire de
niaiseries autour de l’indépendance comme tout le courant fédéraliste au Québec
ou dans le ROC peut dire ou écrire d’âneries au sujet du fédéralisme et de la
fédération canadienne (voir NOTE no 2). Le Canada ou le Québec sont continuellement à un
tournant. C’est le tournant à l’occasion
d’une élection, d’un référendum, d’une fête nationale, d’un festival du film,
d’une conférence des premiers ministres, d’un scandale politique (y compris les
commandites), etc. Finalement, la
politique tourne en rond. Il n’y a rien
à faire. C’est ainsi dans les systèmes
démocratiques de l’image et du spectacle.
Le contribuable se demande qui est le plus offrant (voir NOTE no
3). Il ne se soucie même plus s’il se
fait tromper, duper, voler ou tricher.
Pourtant, les personnes, les gens, les citoyens et les citoyennes et la
population en général en ont marre d’être traités tels des fétus de
paille. Quelle importance ! Pour la classe politique dans son ensemble,
elle conçoit le peuple comme amnésique.
Elle martèle constamment qu’il faut tourner la page, ne pas revenir dans
les mêmes ornières, regarder vers
l’avenir, se battre pour des idées nouvelles, ne pas jeter le bébé avec l’eau
du bain, etc. Comme on lit en substance
sur les panneaux publicitaires gouvernementaux : « Votre argent au
travail ! » Le message est
clair. Allégorie pour illustrer les relations
fédérales-provinciales ou les relations entre les fédéralistes et les
souverainistes ou encore les rapports de force entre les citoyennes et les
citoyens et l’État ou les États nationaux et les superpuissances ou les
multinationales du pétrole ou les grandes institutions financières nationales
ou internationales, etc. Revenons à notre sujet, soit celui qui est toujours en trame
de fond et que d’aucuns espèrent chasser irrévocablement du paysage
politique : la souveraineté du Québec.
« Un homme de mérite, selon moi, n’entraîne pas son pays dans les
guerres constitutionnelles les plus invraisemblables, longues, symboliques et
meurtrières, par intérêt personnel. » (Anonyme) Dans le camp souverainiste, il est question surtout de
l’accession à la souveraineté et des étapes qu’il faudra suivre méticuleusement
pour y parvenir un jour. En ce moment,
les colloques se suivent sur les termes de l’accession à la souveraineté et de
la reconnaissance internationale. On
n’en finit plus de décortiquer le moindre détail du processus avant même de
mettre en branle la réalisation de l’indépendance dans l’esprit de la
population. On se croirait dans un monde
surréel. Doit-on imaginer que ce soit ça
le rêve bleu québécois ? On
comprend pourquoi le Canada-Anglais approuvera sans réserve ce comportement,
car il est imprédictible par les défenseurs de la démocratie québécoise. Toute personne moindrement réaliste sait que
c’est la démocratie canadian qui
prendra le dessus. Dans le camp des fédéralistes, c’est la guerre au
séparatisme. Les opposants à
l’indépendance du Québec voient dans ce geste collectif une sorte de coup
d’État ou de lèse-majesté. C’est une
révolution politique inacceptable dans son principe même. N’est-ce pas que la société civile est
capable de renouvellement et de transformation sans une telle révolution ? La Révolution tranquille n’a-t-elle pas
montré ce que nous pouvions faire de mieux sur les plans politique, économique
et culturel ? Ceci peut être refait
dans un autre contexte avec des acteurs et des agents libres et capables de
transformer la société en vue de répondre aux nouveaux défis de notre société. Qu’avons-nous besoin d’un si long parcours
dans les dédales et les catacombes de la réforme constitutionnelle pour
réaliser autrement ce que nous voulons collectivement ? Dans les camps de la droite ou de la gauche (et même du
centre), donc pour une grande majorité de Québécois et de Québécoises, la piscine
n’est jamais assez remplie. Il faut
toujours ajouter encore plus d’eau. Le
projet de société est à réinventer sous les impacts de la mondialisation, de la
diversité culturelle, de la satisfaction des besoins individuels et du vivre
ensemble. Ces divers segments de la
population n’adhèrent ni au fédéralisme ni à l’indépendance. Leur objectif premier est le bien-être
individuel par des actions concrètes.
Relativement à ce phénomène, la classe politique flaire les courants qui
sont le plus en vue dans la société de façon à satisfaire électoralement ces
divers types de clientèles politiques.
Pour cela, le Québec n’a pas vraiment besoin d’un gouvernement national. Il lui faut un « bon gouvernement »
provincial. Que la manne financière vienne d’Ottawa ou
d’ailleurs, cela a peu d’importance.
C’est ce qu’on appelle le primo
vivere. C’est basique !
Aucun discours à prononcer là-dessus. C’est à cela qu’aspirent tous ces
segmenta de la population québécoise. Le
vote favorable au bloc québécois réside dans la réaction de ces groupements
démocratiques qui ne visent qu’au fric qui leur restera dans leur poche à la
fin de l’année après impôt. La
diminution d’être d’un point de vue tant individuel que collectif ne les concerne
pas. Ils ne vivent que dans le présent
et pour le présent. En d’autres termes,
la clé est dans le niveau de vie. Tous ces camps aiment bien cogner le fétu comme la mouche du
coche qui croit faire avancer tout l’attelage.
Après 137 ans de confédération canadienne, depuis 164 ans d’annexion et
de subordination sur place et à la suite de 244 ans sous la tutelle d’un
conquérant qui ne cesse de lâcher prise, une proposition de libération
collective qui passe à travers un labyrinthe aussi compliqué ne peut se
réaliser facilement sur la base de débats théoriques concernant l’accession à
l’indépendance et la reconnaissance internationale au plan juridique
seulement. Dans ce cas, il est normal
d’imaginer l’assimilation comme solution finale. Dans le groupe des indépendantistes, soit ceux ou celles
qu’on nomme péjorativement les « purs et durs » de la souveraineté,
cette histoire est bien connue. Les
partisans de l’indépendance n’ont pas l’intention de réécrire l’union de 1840
ou de réformer la constitution de 1867 ou de combattre naïvement le
rapatriement de la constitution ou la Loi
de clarification. Ils ont plutôt en
tête le besoin de faire connaître à sa juste valeur le principe d’indépendance
politique à tous leurs compatriotes d’une manière claire et précise. Si, à la fin de cette démarche, la majorité
des Québécois-Français désire procéder par une déclaration d’indépendance, elle
n’aura qu’à le dire publiquement à la face du monde. Qu’est-ce qu’il y a de si surprenant dans cette option
politique ? Nous connaissons les
réactions de tous les camps depuis fort longtemps sur ce qu’ils ont à nous
dire. Il s’agirait maintenant de faire
reconnaître à tout ce monde que le Québec et les Québécoises et Québécois
existent et qu’ils le demeureront à la suite de leur acte d’indépendance avec
toutes les institutions qui sont en ce moment à leur service. Faut-il rappeler que la population ne
s’évaporera pas instantanément dans le ciel ? Le Québec demeurera tel qu’en lui-même. Par exemple, les autoroutes 20 ou 40 ne
seront pas fermées le lendemain d’une telle déclaration. Nos centres commerciaux demeureront
ouverts. La fonction publique du Québec
existera encore ? Le mouvement
Desjardins, la Caisse de Dépôt et de placement du Québec et les autres
institutions financières seront quand même en activités. Les écoles resteront ouvertes. Les feux rouges au coin de la rue
fonctionneront encore. La société d’État
Hydro-Québec va distribuer encore de l’électricité. Le métro de Montréal continuera à
circuler. On fera certainement encore
l’amour au Québec. Il y aura
malheureusement des malades et des accidents sur les routes. Le premier ministre du Québec ne sera pas
kidnappé le soir même de la déclaration d’indépendance. Les institutions démocratiques que nous connaissons
seront à notre service et au service de nos propres finalités collectives. L’assemblée nationale existera encore comme
le Code civil demeurera un pilier de notre droit privé. Bref, nous pourrons tous être là à proclamer
que l’agir par soi collectif vaut mieux que d’être gouverné par un autre. De quoi avons-nous peur ? On objectera que de nombreux autres problèmes devront être
résolus. On en fera des montagnes. Parmi ces problèmes, on n’hésitera pas à
énumérer tous les sujets reliés, entre autres, à l’article 91 de la
constitution canadienne : la monnaie,
la citoyenneté, la reconnaissance à l’ONU, les relations
internationales, la défense, les douanes, le Code criminel, la Cour suprême,
même de la démocratie en péril, etc.
Bien sûr, nous savons tout cela !
Mais n’avons-nous pas assez d’experts dans tous ces domaines pour voir à
notre bien commun ? Le quotidien La
Presse ne nous annonce-t-il pas chaque matin que le Québec est une
société remarquable ? Combien de
jours ou de semaines prendrons-nous pour assumer la totalité des pouvoirs qui
nous donnera l’indépendance complète et entière ? Ne sera-t-il pas motivant de travailler pour
un Québec apte à faire fonctionner un État souverain tant à l’interne qu’à
l’externe ? Pour la première fois de son histoire, le Québec indépendant aura à
faire face à des problèmes d’interdépendance. Pour la première fois de son histoire, le Québec indépendant
aura à faire face à des problèmes d’interdépendance. Il ne sera plus évincé par une autre instance
gouvernementale. Le Québec ne sera plus
un Québec province, mais Québec nation.
Par conséquent, il n’aura pas à se dérober puisque l’interdépendance se
rapporte directement au fait d’ÊTRE INDÉPENDANT ! Nous ne devons pas manquer de confiance, car
il existe des Québécois et des Québécoises capables de remplir les missions
essentielles du Québec dorénavant présent au monde sans une autre nation
interposée entre lui et le monde – enfin, un contact direct.
Toutes ces relations nouvelles ne peuvent que faire grandir le Québec,
l’enrichir et le nourrir d’horizons plus larges. Voilà la grandeur et la plus grande richesse pour le Québec
et les Québécois et Québécoises d’un avenir indépendant collectivement. On peut prédire d’ores et déjà que l’impact
au plan individuel sera très grand. Du courage, de l’audace et de l’assurance avant tout. Telles sont des vertus que les Québécois et
Québécoises doivent cultiver sans faute d’une manière raisonnable, volontaire
et hardie. Bruno Deshaies RÉFÉRENCES : (1) Bruno
DESHAIES, « ANDRÉ PRATTE SE
SURPASSE ! Quand les souverainistes se
surpasseront-ils à leur tour ? »
VIGILE.NET, Chronique
du jeudi 9 septembre 2004.
(2) Pierre-Paul GAGNÉ,
« CHOI de société. » Dans
La Presse, lundi 13 septembre 2004, p. A21. (3) André
PRATTE, « Maigre récolte. » Dans La
Presse , 30 août
2004, p. A11 (« Éditorial »).
« Les rapports qui ont émergé de la « saison des idées » sont
étoffés.... Néanmoins, la récolte paraît
bien maigre. On ne trouve pas là de
nouvelles idées, seulement les mêmes idées repeintes aux couleurs dernier
cri. » Puis, l’éditorialiste
conclut : « Si les avantages
concrets de la souveraineté ne sautent pas aux yeux de beaucoup de Québécois,
c'est tout simplement qu'elle n'a jamais été moins nécessaire. » Est-ce ce qui explique l’intervention au
dernier moment de l’ancien premier ministre péquiste du Québec ? NOTES : (1) Dans un contexte plus global, le journaliste
Pierre-Paul Gagné s’interroge sur nos débats, nos préoccupations estivales et
nos travers sensationnalistes (cf. RÉF. no 2).
Il note une série de manchettes au cours de l’été, puis il se demande à
la fin : « Qu’est-ce qui retiendra le plus notre attention au cours
des prochains mois ? » Hier,
c’est du passé ; demain à son tour
sera dépassé ; et après-demain, déjà se lève et ainsi va la vie. La presse populaire trouvera bien le moyen de
dénicher, comme on dit, d’autres choix de société. Ainsi dit le proverbe : « Un clou
chasse l’autre. » Nous continuerons
à vivre d’une manchette à l’autre presque comme des fétus de paille. Pendant ce temps, « Tout le monde en
parle » de Guy A. Lepage fera le plaisir des échotiers. Les téléspectateurs et les téléspectatrices
seront transportés dans un monde « fantastique ».
Du grand bonheur !
(2) Alain Dubuc, « Le psychodrame
canadien. » Dans La Presse, vendredi 10 septembre 2004,
p. A15 (« Forum ») ; id.,
« Chronique d’un échec annoncé. » Dans
ibid.,
samedi 11 septembre 2004, p. A23 ; id., « La démocratie en directe. » Dans ibid., mercredi
15 septembre 2004, p. A23. Ou encore, Guy Laforest, ce Stéphane
Dion provincialiste autonomiste et
presque son double, s’évertue comme Claude Ryan à imaginer un vrai fédéralisme
où il y aurait « coordination sans subordination entre les partenaires »
comme si toutes les forces sur les plateaux de la balance fédérale étaient
égales. Quelle chimère ! Il continue la lignée d’André Laurendeau qui,
lui-même, a poursuivi le courant d’Henri Bourassa. Ce sont toutes des personnalités qui
raisonnent selon l’optique fédéraliste quant au rapport « fédéralisme et
nationalités ». Par ailleurs, ces
gens-là dénoncent assez facilement
l’optique impérialiste et l’optique indépendantiste. (Lire Guy Laforest, « Un test crucial. Pour le Conseil de la fédération, la réunion
des premiers ministres sera un tournant. »
Dans La Presse,
vendredi 10 septembre 2004, p. A15, « Forum ».) Il leur arrive parfois de changer de
camp ! Ce n’est même plus
exceptionnel ! (Consulter Maurice
Séguin, Les Normes, 3,10). L’élite constitutionnaliste avec Gérald-A.
Beaudouin, ancien sénateur à Ottawa, vient d’ajouter son grain de sel avec cet
article dans La Presse visant à appuyer la position
de Jean Charest (lire « Un pouvoir limité.
Le fédéral a un pouvoir reconnu de verser de l’argent, mais cette
reconnaissance ne l’habilite pas à modifier le partage des
compétences. » (Cf. La
Presse, mercredi 15 septembre 2004, p. A23.) Finalement, on se retrouve avec des
questions de structures qui dépassent les hommes, soit la Loi constitutionnelle
de 1982,
ANNEXE B, Partie III : « Péréquation et inégalités régionales »,
article 36. Cet article prend sa source
à l’article 118 (aujourd’hui abrogé) de la Loi
constitutionnelle de 1867. L’ancien
sénateur et constitutionnaliste a bien raison d’écrire : « Nous n’avons
pas fini de parler du pouvoir de dépenser [de l’État canadien]. Une chose est certaine. Il faut négocier. Il faut arriver à un meilleur
équilibre. » Bien ! (3) André Pratte, « Trois journées
ordinaires. » Dans La
Presse, lundi 13
septembre 2004, p. A20 (« Éditorial »). Réflexions sur la réunion de trois jours à
Ottawa des premiers ministres au Canada. |