«Indépendance : pour ou contre?»

««« Indépendance du Québec - 167

LA TURBULENCE DES FLUIDES

Un Canada se forge face à nous et contre notre gré

Bruno Deshaies
19.2.2004

« TURBULENCE. Vous avez probablement déjà remarqué
que les averses de grésil et les orages avec tonnerre
engendrent souvent des rafales brusques
changeant de vitesse et de direction sans cesse. »
Windpower.org


« Le gouvernement fédéral affirme que le Canada
n'aura pas de chanson officielle pour le millénaire,
et pourtant les contribuables
ont déboursé 20 000 $ pour en avoir une. »
(Presse canadienne, dans Le Devoir, 29.7.99)

La scène politique fédérale offre en ce moment le spectacle d’une turbulence singulière dont les journalistes et les animateurs de radio et de télévision sont friands. Chaque jour, de nouvelles révélations sur le programme des commandites sont livrées en pâture à la presse. Les partis d’opposition à Ottawa s’en donnent à cœur joie. La période de questions est devenue un cirque médiatique. Chacun d’entre nous peut faire ses choux gras de toute cette politique spectacle.

Quand la tempête sera apaisée et lorsque « [les] rafales brusques changeant de vitesse et de direction sans cesse » deviendront choses du passé, les souverainistes retomberont dans les ornières du passé : ils recommenceront d’autres combats similaires. Durant ce temps, la souveraineté sera toujours en attente du vrai combat, celui de l’indépendance.

Dans une atmosphère sulfureuse tant au Parlement que dans la presse, la télévision, la radio et les tribunes téléphoniques, le scandale du programme des commandites fait des ravages. À titre d’exemples, les titres suivants de deux quotidiens de Montréal font leurs choux gras de l’événement.

>>> Les premiers Montréal dans La Presse :

· 13 février 2004 : « Martin agrandit “le petit groupe de fonctionnaires”. Des abus dictés par des politiciens. »
· 14 février 2004 : « Un sondage CROP-La Presse réalisé au Québec. Paul Martin en chute libre. »
· 16 février 2004 : « La guerre de clans reprend au PLC. Martin démissionnera s’il est éclaboussé par l’enquête sur les commandites. »
· 17 février 2004 : « Malgré le scandale des commandites, Martin n’a pas l’intention de reporter les élections. “Le Parti libéral n’est pas corrompu !” Plaide-t-il. »
· 19 février 2004 : « La société d’État a été mise en cause dans le scandale des commandites. Les jours du président de la BDC sont comptés. »
· 19 février 2004 : « L’affaire des commandites. Comme un cancer qui ronge le PLC. »
· Cyberpresse. « Scandale des commandites. »

>>> Les premiers Montréal dans Le Devoir :

· 12 février 2004 : « Le rapport de la vérificatrice générale. Commandites : du jamais vu. Martin se dissocie totalement du scandale. » « Des sociétés d’État mêlés à la combine. » « Le poids de la responsabilité. »
· 14-15 février 2004 : « Nouvelle ombre sur la version de Martin. Le nouveau chef libéral a été mis au courant des problèmes dès février 2002. »
· 16 février 2004 : « Commandites : Martin blanchit Chrétien. Le premier ministre s’engage à démissionner s’il est prouvé qu’il était au courant des transactions. Lapierre ne veut pas d’une « chasse aux sorcières ».
· 17 février 2004 : « Le Parti libéral n’est pas corrompu, affirme Martin. Le premier ministre rabroue un ministre qui a associé les commandites à la façon québécoise de faire de la politique. »
· 18 février 2004 : « Un député libéral de l’Ontario fait défection. John Bryden critique vertement Martin pour la gestion de la crise des commandites. » “ Dommages collatéraux ” du scandale des commandites. Confusion, panique et zizanie chez les libéraux. »
· 19 février 2004 : « Le cabinet dévoilera ses secrets. Dans un geste sans précédent, le gouvernement offre d’ouvrir ses livres avant même le début de l’enquête publique sur les commandites. »
· 19 février 2004 : « AFFAIRE BEAUDOIN. La BDC réitère sa confiance. »

>>> Une caricature inspirée du cri d’angoisse du peintre norvégien Edvard Munch.

Pastiche de la peinture « Le Cri » d’Edvard Munch.



Michel Garneau, dit Garnotte, dans Le Devoir, 14-15 février 2004.

Edvard Munch (1863-1944), Le Cri (1893)

Source

Si le rapprochement de l’angoisse est saisissant, la psychose collective qui s’empare de la classe politique canadienne (et de celle du Québec) manifeste toute la fragilité de la démocratie canadienne. Pour 250 millions de dollars pour commanditer 1 987 manifestations (voir RÉF., Bureau du vérificateur général du Canada 2003), les partis politiques s’emballent à un tel point qu’il est à se demander si cette crise conjoncturelle pourra durée assez longtemps pour nous montrer toute la férocité dont sont capables tous nos députés quand ils veulent à tout prix faire un gain politique partisan.

Depuis au moins deux ans...

Le scandale des commandites est réel ; il n’est pas une histoire nouvelle. Depuis au moins deux ans, la question traîne dans les corridors du Parlement à Ottawa et un peu partout ailleurs. Mais, voilà qu’un jour un changement de chef à la tête du Parti libéral du Canada et l’approche imminente d’une élection fédérale (sans compter l’affrontement des clans Chrétien et Martin au sein du PLC), le spin médiatique démarre. Les médias toutes catégories confondues se déchaînent sur le scandale. Les parlementaires en rajoutent à chaque période de questions. UN HOMME est à abattre ! Pour les uns, c’est Martin ; pour les autres, c’est Chrétien ; pour faire de la diversion, c’est Gagliano. Mais pour toute la population, c’est l’homme politique et la classe politique qui sont malades. (Voir RÉF., Lévesque.)

Source

« Un peu moins de deux ans après, nos politiciens de tous les côtés de la Chambre des communes mettent leurs tripes sur la table et s’usent les poumons à dénoncer une situation dont ils sont eux-mêmes complice par leur oubli. »

Il y a près de deux ans, à la UNE de VIGILE, le 9 mai 2002, nous pouvions lire :



L’éditeur de Vigile.net commentait les événements en ces termes :

La lutte pour l'unité canadian autorise-t-elle tous les moyens ? De la "pourripub" (système de harcèlement médiatique associant le mot CANADA à n'importe quel prétexte) à la délinquance administrative ? Un pays peut-il justifier son existence quand sa survie le contraint à faire fi des lois qui le gouvernent ? À se donner des lois (C-20 et sa "majorité opportuniste") qui trahissent les valeurs démocratiques dont il se prétend être le modèle achevé ? Un État peut-il survivre s'il doit s'attacher ses citoyens par le conditionnement de l'opinion publique ? S'il doit recourir à des artifices aussi coûteux que scandaleux ? Le Canada en est rendu là.

Les enquêtes qui débutent sur ses pratiques obscènes finiront bien par donner de la "visibilité" à cette culture politique canadian au-dessus de tout soupçon... » (Dans Vigile 9 mai 2002.)

Un peu moins de deux ans plus tard...

Presque deux ans après, nos politiciens de tous les côtés de la Chambre des communes mettent leurs tripes sur la table et se gonflent les poumons à dénoncer une situation dont ils sont eux-mêmes complices par leur oubli. À la veille d’une élection générale, ils redécouvrent miraculeusement les vertus de la dénonciation.



Les principes qu’ils défendent sont justifiés, mais le synchronisme des événements fait sentir certaines odeurs nauséabondes. Le journalisme d’enquête n’aurait-il pas fourni de bonnes occasions à Jean Chrétien de partir plus tôt ? Aujourd’hui, on est réduit à chercher partout des coupables.

Quand Lysiane Gagnon nous ramasse toute cette « chicane » à une lutte entre des « frères ennemis » (voir NOTE no 1), elle n’a pas entièrement tort. Toutefois, cette « lutte » est beaucoup plus profonde qu’on ne peut le penser pour l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes. Les citoyens et les citoyennes ont du mal à se limiter à des interprétations aussi simplistes. Des cancans, il y en aura toujours. Quant aux propos tenus par nos deux chefs « provinciaux », ils sont insignifiants (voir NOTE no 2).

L’échec aux ambitions canadiennes de Paul Martin

Peu importe tous ces événements épidermiques que nous connaissons en ce moment, la classe politique canadienne a de lourds problèmes à résoudre. Le Discours du trône de Paul Martin a montré l’étendue des préoccupations du gouvernement canadien : la santé, les municipalités, le savoir et sans oublier la nouvelle économie et, surtout, le capital humain (voir NOTE no 3). Les « ambitions canadiennes » ou les nouveaux horizons proposés pour le Canada par Paul Martin ne s’arrêteront pas avec les prochaines élections fédérales. En fait, ce nouvel horizon pour les dix prochaines années marque une rupture avec l’ère Trudeau et le commencement d’une nouvelle ère pour un Canada qui veut encore plus annexer les provinces dans l’esprit d’un consortium ou d’une entente plus tangible et plus efficace. L’objectif central consiste à répondre aux aspirations de toute la population canadienne. Les compétences provinciales seront respectées, mais le cadre des engagements et des arrangements administratifs fédéraux provinciaux fera l’objet d’une « cause commune pour le bien commun » comme le déclarait Paul Martin dans sa réponse au Discours du trône le 3 février 2004.

Cela dit, le gouvernement libéral à Ottawa n’a pas la cote en ce moment. La lutte conjoncturelle et opportuniste sur l’éthique gouvernementale porte ses fruits. Cependant, les oppositions contre le gouvernement Martin à la Chambre des communes croient-elles faire endurer encore longtemps au public canadien et québécois les turpitudes du gouvernement Chrétien ? Au point où nous en sommes, elles devraient tirer une ligne. Si elles veulent jouer jusqu’au bout la démocratie, elles doivent réclamer immédiatement le verdict populaire concernant le gouvernement en place.

Laisser un gouvernement sur l’erre d’aller sans mandat populaire, c’est une pratique démocratique abusive et un usage anormal des règles habituelles d’un gouvernement démocratique. Les gouvernements ne doivent pas rester en porte à faux des mois durant, car c’est la démocratie elle-même qui subit les contrecoups puis, en dernier lieu, les citoyens et les contribuables (voir RÉF., Picher).

Parce que les oppositions parlementaires ne souhaitent nullement livrer pour l’instant la bataille électorale à très court terme, elles n’ont pas nécessairement sans un mandat démocratique réel cette permission de paralyser un gouvernement. Si c’est l’immobilisme de l’État canadien et des Parlements provinciaux qu’elles souhaitent faire vivre aux citoyens et aux contribuables, alors elles seront responsables des conséquences politiques qu’elles provoqueront. Ni les affaires du Canada ni celles du Québec ne doivent être paralysées par des partis politiques incapables de nous offrir des objectifs politiques que le citoyen ordinaire serait en droit de connaître maintenant. Les oppositions parlementaires à Ottawa ont l’obligation de faire le ménage dans leurs cours et de nous proposer ce qui peut être le mieux à leurs yeux pour le Canada.

Le rôle du Bloc québécois à Ottawa

Depuis le temps que le Bloc québécois s’incruste à Ottawa, n’est-ce pas que les Québécois devraient savoir comment il pourrait les libérer de leur annexion ? N’est-ce pas aussi que les Québécois s’attendent à ce que le Bloc nous parle d’indépendance et d’agir par soi collectif ? Ce parti souverainiste a-t-il au moins l’intention de nous défendre bec et ongles sur cette question comme il le fait sur tellement d’autres sujets du fonctionnement du régime fédéral canadien ? Quand parviendra-t-il à un débat qui dépassera les luttes parlementaires fédéralistes ? Quand la députation parlementaire bloquiste commencera-t-elle vraiment à penser dans l’optique de l’indépendance au lieu de s’enliser dans des discours empreints du principe fédératif ? Pendant que cette députation souverainiste est à Ottawa, peut-elle s’attaquer aux fondements d’un Canada qui se forge face à nous et contre notre gré ? A-t-elle au moins l’intention de déployer toutes ses énergies à faire comprendre dans ses fondements le sens des relations interétatiques entre le Canada et le Québec ? Pour résumer la situation, le journaliste Vincent Marissal du quotidien La Presse voit tout simplement dans le Bloc « une police d’assurance contre le gouvernement fédéral » (voir RÉF., Marissal). Cette idée fait son petit bout de chemin dans l’esprit des Québécois. C’est loin de l’objectif de l’indépendance du Québec.

Le dossier préparé par l’équipe du site Internet VIGILE.NET sur les « Commandites » (cf. RÉF., VIGILE, « Commandites. ») constitue une solide rétrospective des débats concernant la politique du gouvernement Chrétien et de ses conséquences sur le gouvernement de Paul Martin et la société canadienne. Il nous éclaire sur les contradictions de la démocratie canadienne et nous montre la distance entre l’idéal et le réel ou entre les valeurs prônées et les faits vécus. Malgré cela, les grands objectifs du Canada demeurent indéfectibles.

Il nous semble évident qu’un Canada se forge face à nous et contre notre gré. Même si le comportement du gouvernement canadien est inacceptable, le Canada n’a pas dépensé 250 millions de dollars en vain (cf. RÉF., Le programme de commandites provisoire). Le style de Jean Chrétien a déçu, mais l’objectif de l’unité canadienne était continuellement présent. Le style de Paul Martin s’est annoncé différemment, mais ses « ambitions canadiennes » sont indubitables. Son slogan : « Notre pays. Notre Canada. » vise tous les Canadiens et toutes les Canadiennes. Il n’y a pas que le « nous » québécois, il y a aussi le « nous » canadian.

La turbulence qui s’amplifie au Canada sur l’application concrète de la constitution canadienne devrait faire frémir les membres du Bloc québécois, du Parti québécois et même du Parti libéral du Québec. Qu’on tourne la page des commandites et qu’on laisse les enquêtes internes, parlementaires, policières et autres ainsi que la justice suivre leurs cours.

Avec l’indépendance du Québec, le Bloc québécois à Ottawa a assez de matière à s’occuper s’il veut faire pénétrer dans la conscience des Canadiens la reconnaissance irréversible du Québec comme État souverain, c’est-à-dire de cette « nation (au sens sociologique) qui maîtrise comme majorité un État souverain (cf. NOTE no 4) ». C’est la seule façon de mettre un terme définitif à la turbulence des fluides fédéralistes.

Bruno Deshaies

RÉFÉRENCES :

BUZZETTI, Hélène et DUTRISAC, Robert, « Le Parti libéral n'est pas corrompu, affirme Martin. » Le Devoir mardi 17 février 2004.

LÉVESQUE, Lia, « SONDAGE. Les Canadiens jugent le monde politique plutôt corrompu. » Dans Presse Canadienne, dimanche 21 avril 2002.

MARISSAL, Vincent, « Le retour de la police d’assurance. » La Presse jeudi 19 février 2004, p. 7. « Avec le scandale des commandites, écrit le journaliste, le Bloc québécois redevient ce qu’il était d’abord à l’origine : une police d’assurance contre le gouvernement fédéral. Nous ne sommes plus dans une logique d’affrontement fédéraliste-souverainiste [...] ». Bravo, nous dit La Presse ! Le journaliste ajoute : « On peut douter de la pertinence de maintenir un parti souverainiste [?] à Ottawa, mais pas de la compétence de la majorité de ses élus. » Chers députés bloquistes, vous faites un beau combat DANS le régime politique pancanadien, on vous le reconnaît. Mais l’autre combat SUR le régime canadian, quand commencera-t-il ?

PICHER, Claude, « Ce qu’on peut faire avec 100 millions. » La Presse jeudi 19 février 2004, p. A6. « Le scandale du programme de commandites, écrit le journaliste, a permis à des sociétés proches des libéraux fédéraux de détourner quelque 100 millions. [...] Cent millions, certes, c’est beaucoup d’argent, mais c’est peu par rapport à la taille du gouvernement fédéral. [...] Cent millions, cela peut paraître peu, mais c’est aussi beaucoup. [...] Ce qu’il importe surtout de retenir, c’est que le rapport de la vérificatrice, pour une rare fois, identifie un cas patent de malversation. [...] Dans ces conditions, qu’il s’agisse de 20, 100 ou 200 millions, ce n’est pas vraiment l’importance du montant qui est en cause, mais le fait que de telles magouilles aient pu se produire pendant que des millions de petits contribuables s’échinent à payer leurs impôts. Ils ont bien raison d’être en colère. »

ROBITAILLE, Antoine, « Revue de presse - Le tribalisme et les visières. » Le Devoir samedi 14 et du dimanche 15 février 2004

VASTEL, Michel, « Il est bon, le café... », Le Soleil mardi 17 février 2004.

VIGILE. 17.02.2004

VIGILE. « Commandites. » Un dossier considérable sous la rubrique Fédération / Les « Affaires » / Commandites. 18.02.2004. 39,9 Ko



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CANADA. Fiche d'information. Le programme de commandites provisoire. Quand l’esprit de ce programme sera analysé dans le détail, vous croyez qu’il sera possible de trouver beaucoup de coupables ? Lire l’extrait qui suit :

Les objectifs du Programme de commandites sont les suivants :

· Contribuer à maintenir un sentiment de cohérence et d'appartenance chez les Canadiens et faire la promotion des valeurs canadiennes grâce à un soutien clair et visible du gouvernement du Canada à des événements spéciaux, communautaires, sportifs et culturels, de façon équilibrée à travers le pays.

· Mieux faire connaître les buts, les priorités, les programmes et les services du gouvernement du Canada et comment les citoyens peuvent y accéder.

· Informer les citoyens sur les façons de communiquer avec le gouvernement du Canada et engager un dialogue interactif continu entre les citoyens et leur gouvernement.

Le programme des commandites est géré par Communication Canada.

CANADA. Bureau du vérificateur général du Canada 2003 — Rapports de la vérificatrice générale du Canada. Chapitre 3 — Le Programme de commandites.

Le Programme de commandites vise à accroître la présence et la visibilité du gouvernement fédéral dans les collectivités canadiennes en versant des fonds pour appuyer des manifestations culturelles et communautaires. De 1997 jusqu'au 31 mars 2003, le gouvernement du Canada a dépensé environ 250 millions de dollars pour commanditer 1 987 manifestations. De cette somme, plus de 100 millions de dollars ont été versés à des agences de communications en frais de production et en commissions. La vérification a permis d'examiner la façon dont le programme est géré depuis 1997. En particulier, nous avons voulu déterminer si les règlements et les politiques du gouvernement fédéral qui régissent la passation des contrats et la bonne gestion des fonds publics avaient été respectés. Nous avons évalué la conception du Programme, la gestion de projets individuels de commandite et la mesure des résultats des projets et du Programme.

NOTES :

(1) « Les frères ennemis. » Dans La Presse, mercredi 18 février 2004, p. A21. « Entre le cynisme du premier [Chrétien] et les maladresses du second [Martin], on ne sait trop où est le moindre mal. » Et quand ce sera un autre personnage au pouvoir, où se situera-t-il celui-là si tant est qu’il ...

(2) Mario Cloutier, « Politique. Commandites. Charest croit Martin, Landry pas vraiment. » Dans La Presse, mercredi 18 février 2004, p. A9.

(3) Bruno Deshaies, « Nouveaux horizons pour le Canada. Paul Martin annonce l'arrivée d'une lame sourde. » Dans Vigile.net, Chronique du jeudi, 5 février 2004.

(4) Maurice Séguin, « La nation indépendante et les relations de juxtaposition. » Voir Les Normes, 3,5,1.