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INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 232
POUR DEVENIR UN PAYS INDÉPENDANT
Comment faut-il s’y prendre pour y parvenir ?
Bruno Deshaies jeudi 24 novembre 2005
« Pour qu'une nouvelle vie commence au Québec,
n’y allons pas les yeux fermés,
ne ruinons pas nos chances
de devenir un pays. »
Afin de devenir vraiment un pays souverain, indépendant, il est indispensable de comprendre le sens et la portée de l’indépendance comme concept et comme réalité. Les abus de langage, les euphémismes volontaires, les raisonnements mal articulées ou quand ce n’est pas tout simplement la confusion du langage en vue d’amuser la galerie ne permettront jamais aux Québécois-Français de franchir le Rubicond qui les conduira à l’indépendance complète.
Le nouveau chef du Parti québécois, monsieur André Boisclair, déclarait récemment qu’il pourrait s'engager dans un référendum sans avoir l’assurance de le gagner, « quitte à le perdre », disait-il. Raisonner de cette façon, c’est accepter de facto sa condition de politicien provincial. N’est-ce pas ce qu’on peut remarquer chez les dirigeants péquistes que gagner ou perdre ne change pas grand'chose à leur vie, à leur carrière (sauf monsieur Parizeau) ? Ils se consolent en se disant qu’ils gagneront la prochaine élection et puis c'est tout, comme en 1981. Un vrai discours eschatologique !
Les péquistes viennent de choisir un aspirant général qui promet la « guerre » parce que c'est nécessaire pour devenir « général », de la promettre et ensuite de la livrer, sans plus de préparation qu'il faut, puisque s'il la perd, il continuera à diriger sa province, comme en 1981... On a là le plus bel exemple du réflexe provincialiste.
Cette conception réductrice de l’indépendance entraîne des conséquences très graves au plan politique et, par voie de conséquence, aux plans économique et culturel. En vérité, cette sous-estimation du facteur politique introduit insidieusement et pernicieusement l’idée qu’une « nation » peut se contenter d’être une « province » d’une autre nation. Les fédéralistes donnent généralement dans le provincialisme en croyant défendre le vrai fédéralisme pendant que les péquistes et autres souverainistes bloquistes et consorts s’insurgent tout en admettant être libres et annexés à la fois ! C’est la quadrature du cercle et en même temps la contradiction fondamentale du fédéralisme.
Le texte suivant se présente sous la forme d’une vieille antienne, c'est-à-dire d’un vieux refrain que l’on doit rappeler inlassablement, car il n’est pas entré dans le cerveau d’une majorité de Québécois de concevoir leur avenir dans l’optique indépendantiste. Cette conception est tellement exigeante que chacun d’entre nous doit travailler fort pour se libérer du poids énorme de la tradition annexionniste de Louis-Hippolyte LaFontaine et de ses successeurs dont l’esprit québécois est fortement imprégné. Il ne faudrait pas compter sur les chaires du Canada pour changer cette donne.
Lisons cette vieille antienne. Peut-être pourra-t-elle nous faire réfléchir un peu plus. Après tout, quand monsieur Boisclair ne sera plus chef, il y aura bien un autre lafontainiste pour nous dire que l’annexion est préférable à l’indépendance ou que peut-être bien un Bernard Landry réincarné nous fera-t-il revivre des moments intenses de reconfédération qui nous rempliront d’aise en attendant indéfiniment la souveraineté promise. Quel beau mythe fondateur !
Une vieille antienne
La naissance du pays requerra beaucoup d'efforts, de travail et de solidarité, beaucoup plus qu'une course à la direction d'un parti ou une élection.
Pour expliquer et faire adhérer de nouveaux OUI à l'indépendance, il ne s'agira pas de vendre une image jeune ou sans contenu. Il ne s’agira pas non plus de politique-spectacle qui rend amnésique sur la raison d'être de l'indépendance, parce que tout n’y est que cotes d'écoute.
L'inconvénient d'un parti politique pour véhiculer l'idée d'indépendance avant qu'une majorité ne la veuille, c'est qu'il ne peut résister à la tentation de l'image à tout prix qui devient discours masquant, langue de bois et finit par être coquille vide.
Un parti ne peut qu'apprendre les leçons d’un échec électoral. Il ne peut que négliger celles de deux échecs référendaires. Pour gagner des élections, il n'a pas à analyser en profondeur les risques de n'être pas une majorité qui veut l'indépendance avant tout. Pour gagner des élections, il n’a pas à comprendre pourquoi une majorité doute encore tant de la souveraineté, de l'indépendance. Pour gagner des élections, et c'est normal dans la réalité des élections et dans celle de l'État-spectacle, sa priorité absolue consistera à rechercher le chef qui vendra le mieux un discours qui puisse lui donner le pouvoir.
S'il faut que le rêve indépendantiste du Québec fasse partie du discours, il en fera partie. Mais on se gardera bien de faire rien de concret pour propager l’idée de l’indépendance.
Pour qu'on nous conduise vers un Québec indépendant, il faut entreprendre un travail de sape de l'idée dominante :
1) que le fédéralisme ne fonctionne pas bien,
2) que la preuve qu'il ne fonctionne pas c'est,
a) que les surplus à Ottawa, (au Central), font mal aux provinces,
b) que le gouvernement fédéral ne s'empêche pas de dépenser dans le domaine des compétences provinciales,
3) parce que le gouvernement fédéral collecte trop d'impôts et de taxes au Québec et décide seul ce qu’il en fait (en santé, en éducation par exemple),
4) qu'il faut donc aller vers la souveraineté, l'indépendance, parce que le fédéralisme ne fonctionne pas : la tendance centralisatrice, la centralisation, à Ottawa, au Central, diminue nos pouvoirs locaux ; la centralisation du pouvoir de décider et de taxer, diminue notre pouvoir local de décider, localement, et de taxer, localement.
Cette recherche, cette affirmation et cette défense d'une petite autonomie, d'une autonomie locale, provinciale ne devraient être qu'un premier pas dans la compréhension de ce qui nous arrive et de ce que nous désirons plus ou moins consciemment.
Même si le gouvernement fédéral, à Ottawa, reconnaissait l'existence du déséquilibre fiscal, qu'il collecte trop d'argent et qu'il doit laisser au Québec l'argent qu'il perçoit en trop, même s'il s'entendait avec les gouvernements provinciaux et le Québec provincial, pour ne plus dépenser dans les domaines de leurs compétences, le Québec ne jouirait pas de la souveraineté, de l'indépendance.
Dans ce cas, le fédéralisme ne serait plus centralisateur à Ottawa, mais le Québec ne jouirait que d'une moins petite, ou si l’on préfère, d'une plus grande autonomie provinciale.
LE QUÉBEC, DANS UNE « FÉDÉRATION » CANADIENNE, DANS LA « FÉDÉRATION » CANADIENNE SERAIT TOUJOURS UNE PROVINCE, IL NE SERAIT PAS UN PAYS SOUVERAIN, INDÉPENDANT. LE QUÉBEC, TANT QU'IL EST ET SERA UNE PROVINCE, NE JOUIRA PAS DE LA VÉRITABLE AUTONOMIE, C'EST-À-DIRE DE L'AUTONOMIE INTERNE ET DE L'AUTONOMIE EXTERNE.
Pour aspirer à se développer, à s'enrichir, à s'épanouir, dans le vrai sens du terme, il faut aspirer
1) à agir par soi-même, à l'intérieur : à faire face soi-même aux pressions, à ses obligations internes et à résoudre soi-même ses problèmes internes ;
2) à agir par soi-même, à l'extérieur : à faire face soi-même aux pressions, à ses obligations externes et à résoudre soi-même ses problèmes externes.
Cela se produit donc à l'intérieur (autonomie interne) et à l'extérieur (autonomie externe), sans aucun autre pouvoir interposé (le fédéral, le Central), sans aucune autre collectivité interposée (le Canada-Anglais).
L'idée de la souveraineté, de l'indépendance, consiste à vouloir cesser d'être une province, avec ou sans déséquilibre fiscal. C'est vouloir cesser d'être administré même partiellement par d'autres, c'est vouloir s'administrer totalement soi-même.
C'est vouloir être totalement et intégralement responsable de sa vie, à l'intérieur et à l'extérieur. De cette manière, de cette manière d'être, de cette manière d'agir, à l'intérieur et à l'extérieur, résultera pour notre collectivité une façon de vivre totalement différente et distincte dont nous ne soupçonnons même pas l'ampleur.
Dans un Québec souverain, indépendant, nous rechercherons, affirmerons et défendrons, ensemble, 1) notre autonomie économique (notre autonomie financière), 2) notre autonomie politique (interne et externe) et 3) notre autonomie culturelle.
Oui, le travail à faire est grand. Il faut d’abord être une majorité qui comprend et veut beaucoup plus que régler un déséquilibre fiscal.
Dans un Québec indépendant, nous serons fiers de nos bons coups et nous apprendrons de nos erreurs (ce ne sera plus jamais la faute des autres). En somme, nous vivrons une vie normale, une vie où, à l'intérieur et à l'extérieur, nous n'aurons d'autre choix que d'agir par nous-mêmes.
LA SOUVERAINETÉ, L'INDÉPENDANCE, CE N'EST PAS UNE QUESTION DE FÉDÉRALISME QUI NE MARCHE PAS, CE N'EST PAS UNE QUESTION DE DÉSÉQUILIBRE FISCAL, C'EST PLUTÔT ESSENTIELLEMENT UNE QUESTION D'ÉPANOUISSEMENT ET D'ENRICHISSEMENT.
C'est ainsi qu'avec la souveraineté, l'indépendance, nous n'aurons d'autre choix que de nous épanouir. Car nous agirons, par nous-mêmes. Parce que nous ne sommes pas plus bêtes que les autres, ni meilleurs, ni pires, nous nous développerons et nous nous enrichirons. Bref, nous nous épanouirons.
C'est un vieux truc que de présenter l'accession au pouvoir provincial et la tenue d'un référendum dans les meilleurs délais à l'intérieur d'un premier mandat, sans se questionner sur la nécessité d’être d'abord une majorité de Québécois(es) qui veut que le Québec devienne un pays souverain, indépendant. .
Cependant, ce que l'on ne dit pas, c'est qu’il faut beaucoup plus. Pour vraiment devenir un pays souverain, indépendant, il est indispensable de comprendre
1) pourquoi on ne veut plus du fédéralisme, centralisé (à Ottawa) ou décentralisé (au provincial), pourquoi on ne veut pas de la réforme (la décentralisation) du fédéralisme, ce qui est aussi du fédéralisme,
2) pourquoi on ne peut être une majorité qui décide à l'intérieur et à l’extérieur quand on est une province (un Québec provincialisé),
3) pourquoi on devient capable d’être un pays après avoir fait le deuil de ce qu'on a été,
4) pourquoi il faut d'abord prendre le temps de faire ce travail préalable et décider, après, comment on veut s’y prendre pour faire ce qu'on veut faire de notre vie, faire un Québec souverain, indépendant,
5) comment faire alors ce qui est nécessaire pour la suite des choses, c’est-à-dire pour réaliser la souveraineté, l'indépendance.
« OU NOUS VOULONS que le Québec soit un vrai pays, […]
OU NOUS ACCEPTONS l’autre possibilité,
le remplacement par le Canada-Anglais dans notre agir… »
Dans le processus d’accession du Québec à la souveraineté, à l’indépendance, nous rechercherons, affirmerons et défendrons, ensemble, individuellement, collectivement et majoritairement 1) notre autonomie économique (notre autonomie financière), 2) notre autonomie politique (interne et externe) et 3) notre autonomie culturelle (à l'intérieur et à l’extérieur). Comment le Canada-Anglais fera-t-il pour nous retenir ? Allons-nous faire face au Canada-Anglais qui ne se laissera pas « démolir » facilement ? Ça reste à voir. Ou bien... ou bien...
OU NOUS VOULONS que le Québec soit un vrai pays, un pays sérieux, appliqué, un pays libre, un pays qui agit par lui-même à l'intérieur (autonomie interne) et à l'extérieur (autonomie externe), OU NOUS ACCEPTONS l’autre possibilité, le remplacement par le Canada-Anglais dans notre agir, (le remplacement, l'inaction imposée), et ceci notamment, à l'extérieur. Ce faisant, nous accepterons que dure jusqu’à l’assimilation la situation qui prévaut depuis 1867. C’est ce que voudraient nos ennemis : que nous devenions comme les Acadiens, une grosse minorité qui ferme sa gueule et qui s’assimile petit à petit.
Voici quelques exemples dans les domaines économique, politique et culturel de remplacement par le fédéral de l’agir par soi du Québec.
Exemples : l’Accord de libre-échange nord–américain (l’Aléna ), la Banque interaméricaine de développement (la BID, à Washington), ), le projet de Zone de libre-échange des Amériques (la ZLÉA ), l’Organisation des États américains ( l’OÉA, Washington), la Cour internationale de justice de l’ONU (à La Haye), le Haut-Commissariat pour les réfugiés, (le HCR , à Genève), le Programme alimentaire mondial, (le PAM, à Rome), la Banque mondiale, (à Washington), la Food and Agriculture Organization, (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture) (la FAO, à Rome), le Fonds monétaire international, (le FMI , à Washington), l’organisation de l’aviation civile internationale, (l’OACI, à Montréal), l’organisation internationale du travail, (l’OIT, à Genève ), l’Organisation maritime internationale, (l’OMI à Londres), l’Organisation météorologique mondiale, (l’OMM, à Genève), l’Organisation mondiale de la protection intellectuelle, (l’OMPI, à Genève), l’Organisation mondiale de la santé, (l’OMS, à Genève), l’Organisation mondiale du tourisme, (l’OMT, à Madrid), l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture, (l’UNESCO, à Paris), l’Union internationale des télécommunications, (l’UIT, à Genève), l’Union postale universelle, (l’UPU, à Berne), etc., etc., le Commonwealth, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation de coopération et de développement économique, (l’OCDE, à Paris), l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, (l’Otan, à Bruxelles), etc., etc., l’UNICEF, aide les gouvernements à mettre au point des « services de base » dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’hygiène, de l’enseignement, du contrôle des naissances, etc. (L’UNICEF, à New York,), etc., etc. DANS TOUS CES DOMAINES ET DANS BIEN D’AUTRES, LE FÉDÉRAL AGIT À NOTRE PLACE.
Rappelons-nous que dès qu'une collectivité (ici, le Canada-Anglais) remplace, par son agir collectif (soit le gouvernement fédéral, le Central, Ottawa), l'agir collectif d'une autre société (soit le Québec), cette substitution ou ce remplacement (total ou partiel), (ici, partiel) est, automatiquement, ipso facto, diminution ou privation d'être, perte d'expérience, d'initiative et de possibilité de créer, de développer et d'accumuler des habitudes d'agir et de penser pour la collectivité remplacée (le Québec) ...
L’indépendance consiste à partager l'idée que nous ne voulons plus être une province et vouloir le même remède : être un pays qui vit normalement, avec ses divisions internes normales, avec sa diversité d’opinions et de valeurs.
C'est notre travail, c'est notre détermination qui nous ouvrira les portes de la souveraineté, de l'indépendance, portes qui sont restées fermées jusqu'ici, à la condition d'avoir trouvé les bons moyens d’y arriver. Il serait normal qu'on prenne le temps de réfléchir sur nos expériences passées, (avons-nous, par exemple, commis une erreur d’orientation en ne faisant pas le travail pour devenir une majorité, et devenir une majorité, avant de se lancer tête baissée vers une répétition inefficace de nos anciennes manières d’agir et de penser. Manquerions-nous d’intelligence et de sens politique au point de répéter toujours les mêmes erreurs ? Pour qu'une nouvelle vie commence au Québec, n’y allons pas les yeux fermés, ne ruinons pas nos chances de devenir un pays.
Depuis combien d’années essayons-nous de transmettre l’idée de l’indépendance à d'autres ? De faire bouger les choses ? Disons entre 40 à 45 ans. Il y a tout de même de 40 à 45 % de Québécois(es) qui ont répondu OUI.
Mais il y a aussi les 55 % à 60 % des Québécois qui répondent NON. Il y a cette peur que nous avons au ventre – cette peur de l'indépendance et cette peur de ne pas arriver à expliquer et convaincre une majorité absolue avant toute chose – au point de plus voir que l’indépendance est une grande force positive, un bien en soi, parce que l'indépendance, c'est :
1) agir par soi-même,
2) le développement, l’accumulation d’expérience, d’initiative, et d’habitudes d’agir et de penser,
3) se développer, s’épanouir, s’enrichir.
Il faut donc, à l’extérieur des partis politiques, indépendamment d’eux, prendre le temps de parler aux Québécois de notre objectif et de les écouter activement, d'écouter ce qu'ils disent avec ouverture et de répondre à leurs interrogations avec pédagogie, sans cacher la vérité. Qui voudrait d'une illusion ? QUI VOUDRAIT D'UN PAYS DÉCONNECTÉ ?
À titre d'exemple, avec L'idée d'indépendance au Québec : genèse et historique (Édition du Boréal Express, 1968, un livre très court, 66 pages, et très dense) et avec Les Normes (Édition Guérin, 1999), on peut lire un discours sur la souveraineté, l’indépendance dans un langage actuel. Maurice Séguin a beaucoup réfléchi à toute la question. L’idée d’indépendance et Les Normes, en y ajoutant des exemples concrets de notre cru (cf. RÉF., DESHAIES et NOTE no 1), nous aident à parler des vrais problèmes, par exemple, et des bonnes raisons d’être une nation indépendante.
De plus, pour l’histoire vécue, en lisant l’Histoire de deux nationalismes au Canada (Guérin, Éditeur, 1997) que l’on trouve dans la plupart des bibliothèques municipales, vous pourrez suivre un cours d’histoire du Canada et du Québec en dix-sept leçons dans lequel la notion d’annexion est présente de la première à la dernière ainsi que le mal ultime que représente pour les Québécois-Français l’acceptation de leur propre annexion collective (cf. NOTE no 1). Cette synthèse constitue l’explication historique de Maurice Séguin en ce qui concerne l’évolution des deux Canadas. Or, comme la CAUSE de l’assimilation est l’annexion prolongée, il y a de quoi frémir.
Oui, il y a encore beaucoup de travail à faire…
Bruno Deshaies
RÉFÉRENCE
Bruno DESHAIES, « LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE. Pour en finir avec le « modèle québécois. » Dans Vigile.net, Chronique no 196 du jeudi 2 décembre 2004.
NOTE
(1) Voir la Leçon XIII : « Illusions canadiennes-françaises et autonomie locale (1840-1850) » dans Histoire de deux nationalismes au Canada (Guérin, Éditeur, 1997). Dans cette leçon fondamentale sur l’histoire du Canada, le lecteur trouvera l’explication du nœud gordien de la portée politique, économique et culturelle de l’Union de 1840. Comme l’écrit Maurice Séguin : « 1840, c’est la clef de toute l’explication de l’évolution politique et économique du Canada-Français et du Canada-Anglais. (p. 334) » Les Canadiens-Français évitent l’assimilation, mais ils ne peuvent contourner la subordination, l’ANNEXION. « Les Canadiens, comme l’écrit encore Séguin, subsistent comme un “peuple chambreur” dans une des pièces les plus importantes de la maison construite et possédée par une autre maison. (p. 331) »
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