« Cependant, l'entrée du Manitoba dans la Confédération en 1870 ouvrit la
région aux arpenteurs, aux fonctionnaires, et aux colons avides de territoire.
Ces nouveaux venus POUSSAIENT LE GOUVERNEMENT CANADIEN ET SES REPRÉSENTANTS
LOCAUX À LIBÉRER DE NOUVELLES TERRES POUR LES IMMIGRANTS, PRATIQUE INTERDITE SELON LA LOI DU MANITOBA. Devant ces pressions, le gouvernement est revenu sur les promesses qu'il avait faites aux Métis concernant leurs droits territoriaux.
DÈS 1883, UNE BONNE PARTIE DES TERRES OCCUPÉES PAR LES MÉTIS EN 1870 AVAIENT ÉTÉ CÉDÉES AUX NOUVEAUX VENUS. Réduits à la pauvreté et victimes de
discrimination, presque 75 p. 100 des Métis avaient quitté le Manitoba avant
1900. Dépossédés, ils se dirigèrent vers l'ouest pour s'établir à des endroits
tels que Lac la Biche et Batoche, site de la deuxième résistance des Métis en
1885. Bon nombre de ceux qui restèrent s'intégrèrent aux collectivités
anglophones ou francophones de la région. »
Où l'on peut lire à la toute fin de la page ces quelque lignes seulement qui se
rapportent à l'infâmie de sa condamnation et de son exécution :
« Pendant les années 1870, Riel a vécu aux États-Unis et est devenu citoyen
américain. Il est revenu au Canada en 1884 pour défendre encore une fois son
peuple, et affirmer ses droits politiques et territoriaux. Malgré leurs
premiers succès en 1885, les Métis furent vaincus par les troupes canadiennes à
Batoche. Riel s'étant rendu, IL DÉFENDIT SA CAUSE AVEC ÉLOQUENCE, AINSI QUE
CELLE DE SON PEUPLE. LES AUTORITÉS CANADIENNES L'ONT NÉANMOINS JUGÉ COUPABLE DE
TRAHISON ET ONT ORDONNÉ SON EXÉCUTION, QUI EUT LIEU À REGINA EN NOVEMBRE 1885.»
Soit UNE QUINZAINE D'ANNÉES après les faits qu'on lui reprochait, soit d'avoir
tenté d'empêcher le vol des terres des Métis par les impérialistes britanniques
et canadians. Un bel exemple de goujaterie historique... Les majuscules sont de
moi. - Cité par Jean-Luc Dion, AGQ 4.9.01