«« ALLIANCE QUEBEC
«« MLNQ

Le président d'Alliance Québec se sent toujours menacé

Rollande Parent
Presse Canadienne Le vendredi 19 avril 2002


Le président du groupe de pression anglophone Alliance Québec, Brent Tyler, se sent toujours menacé par l'activiste Raymond Villeneuve, président-fondateur du Mouvement de libération nationale du Québec.

C'est du moins ce qu'il a soutenu jeudi devant le juge Claude Millette, de la Cour du Québec, qui doit déterminer la sentence à imposer à Villeneuve, 58 ans. «Je ne fais pas démarrer mon automobile sans craindre de sauter», a déclaré M. Tyler, qui témoignait à titre de victime.

M. Tyler a demandé une longue sentence d'emprisonnement dans cette affaire surtout, a-t-il indiqué, qu'il n'est pas le seul à subir un préjudice moral en raison des agissements de Villeneuve.

«En plus de s'inquiéter de sa propre sécurité, mon épouse se demande s'il m'arrivera ou non quelque chose. Mes amis et mes collègues avocats ainsi qu'Alliance Québec nourrissent des craintes semblables», s'est plaint l'avocat.

M. Tyler a également signalé au magistrat que les textes à l'origine du litige, publiés dans La Tempête (journal du Mouvement de libération nationale du Québec), en janvier et octobre 2000, étaient toujours sur le site Web du MLNQ. Par la suite, au moment d'écouter les suggestions de la Couronne et de l'avocat de Villeneuve sur la sentence à imposer, une intervention de dernière heure d'un représentant du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) a forcé le juge à reporter cet exercice à lundi.

Me Pierre Iannuzzi a expliqué que le CRARR devrait avoir le droit de faire valoir son point de vue sur cette affaire en raison de l'expertise de l'organisme en matière de relations interraciales.

Pour le CRARR, les gestes de M. Villeneuve sont motivés par la haine et il importe que la sentence reflète la nature haineuse de ces crimes.

Brent Tyler pour sa part est convaincu qu'il a été choisi par Villeneuve en raison de ses nombreuses contestations, devant les tribunaux, de dispositions de la Charte de la langue française, plus particulièrement celles ayant trait à l'accès à l'école anglaise.

Au départ, Villeneuve avait été accusé de menaces et d'incitation à la violence. Il a plaidé coupable, en janvier 2002, à des accusations réduites après avoir obtenu l'assurance de la Couronne qu'il pourrait continuer de participer à des manifestations.

Dans le numéro de La Tempête de janvier 2000, Raymond Villeneuve avait encouragé ses troupes à se procurer des armes pour répondre à ce qu'il appelait «les ennemis du Québec».




La sentence de Raymond Villeneuve reportée

Marie-France Léger
La Presse Le mercredi 26 juin 2002



La sentence du militant Raymond Villeneuve, accusé d'avoir proféré des menaces contre le président d'Alliance Québec, a encore été reportée hier, le juge Claude Millette ne souhaitant pas interférer avec une cause devant la Cour d'appel concernant l'accusé.

Le juge Morris Fish a en effet accepté d'entendre les arguments du Centre de recherches action sur les relations raciales (CRARR) qui s'estime également victime des écrits violents de Villeneuve, président-fondateur du Mouvement national de libération du Québec (MNLQ) publiés dans La Tempête, en janvier 2000. L'organisme reviendra en cour le 10 juillet.

«La Cour d'appel considère que nos arguments méritent d'être entendus, a souligné l'avocat Piero Ianuzzi. Nous voulons faire reconnaître que les organismes communautaires peuvent être victimes de harcèlement criminel et qu'il peut y avoir préjudice contre un groupe ciblé.»

Raymond Villeneuve avait quant à lui accepté de plaider coupable aux accusations de menaces et d'incitations à la violence contre le président d'Alliance Québec, Brent Tyler, à condition qu'il puisse continuer à manifester. Et les écrits appelant à combattre les «ennemis» du Québec, parus dans le journal du MNLQ, sont d'ailleurs toujours lisibles sur l'Internet.

Le directeur général du CRARR, Fo Niemi, estime de son côté que Raymond Villeneuve aurait dû faire face à des accusations plus sérieuses d'incitation à la haine. L'organisme se sent visé, a expliqué M. Niemi, car il représente différentes races et surtout des minorités ethniques et linguistiques. «Ici, au Québec, il y a peu d'expertise sur le crime haineux. Ce cas aurait dû être traité comme tel, car c'est un facteur aggravant.»

Le président du MNLQ, qui fait face à une condamnation avec sursis de deux ans avec probation, devrait revenir devant le juge Millette le 26 août prochain.


Sentence Delayed

CFCF 26.6.2002



- An anti-racism group has forced yet another postponement in the sentencing of hard-line separatist Raymond Villeneuve.

The one time F.L.Q. terrorist was to be sentenced today for the criminal harassment of anglo-rights lawyer Brent Tyler and for counselling others to commit criminal acts.

Last week, the centre for research action on race relations lost a bid for intervenor status, but it sought an appeal today.

An appeals court judge will decide July 10th whether to hear the case in the fall or send it back to Quebec court for Villeneuve's sentencing August 26th.




PROCÈS RAYMOND VILLENEUVE

La Cour d'appel délibère sur la requête d'un organisme

Presse Canadienne Le mercredi 10 juillet 2002



La juge Marie Deschamps de la Cour d'appel a pris en délibéré la demande du Centre de recherche-action sur les relations raciales qui veut intervenir comme victime aux représentations sur sentence du militant Raymond Villeneuve.

Le CRARR estime que les écrits de Villeneuve incitant à la violence contre le président d'Alliance-Québec, Brent Tyler, et ceux qui s'associent à ce dernier dans le but d'abolir la loi 101, le visent aussi indirectement. Il demande donc de pouvoir intervenir à titre de victime.

Le directeur général de l'organisme, Fo Niemi, se dit prêt à aller jusqu'en Cour suprême s'il le faut. Selon lui, des accusations relativres aux crimes haineux auraient également dû être portées contre Villeneuve. Il demande d'ailleurs une enquête publique sur la manière dont sont traités les crimes haineux au Québec.

Raymond Villeneuve, président du Mouvement national de libération du Québec, a plaidé coupable aux accusations de menaces et d'incitation à la violence contre Brent Tyler. Sa sentence, qui devait être rendue le 26 juin dernier, a été reportée au 26 août, lorsque la Cour d'appel a accepté d'entendre la demande du CRARR.




Réplique à l'article de Sara Falconer paru dans le Hour du 4/07/02

ENCORE DES COUPS BAS

Raymond Villeneuve

Président du MLNQ
TRIBUNE LIBRE 16.7.2002



«Montreal's Center for Research-Action on Race Relations (CRAAR) is hoping to make hate-crime history.» Difficile à traduire à cause de l'ambiguïté inhérente à l'anglais, dont le propos est toujours piégé d'une manière ou de l'autre. En effet, l'anglais se prête à une multitude d'interprétations qui peuvent justifier ou démoniser n'importe quoi et n'importe qui. La rigueur des propos ne trouve aucune place dans leur langage. Néanmoins, on peut traduire cette première phrase comme suit : Le Centre de Montréal pour l'action-recherche (sic) en matière de relations raciales espère baliser ou rendre historique le crime de haine.

Même la traduction en français peut difficilement sortir de l'ambiguité qui a toujours permis aux Anglo-Saxons de se donner bonne conscience en toutes circonstances, même lorsque confrontés à leurs actes les plus délétères. Dans la suite innombrable des crimes de l'Empire britannique, y compris ceux de l'histoire du Canada et du Québec, je n'ai jamais trouvé un seul aveu de culpabilité, ni même une suggestion à cet effet chez les Anglais. La faute est toujours aux autres. Leur ambiguïté leur permet de faire porter leurs démons intérieurs par leurs adversaires et se blanchir de n'importe quel crime. Avez-vous vu un Anglo-Saxon passer devant un tribunal international pour crime de guerre ? Cette même ambiguïté leur permet également de grossir les crimes apparents ou réels des autres, de les démoniser et de justifier l'intervention judiciaire et militaire jusqu'à la destruction finale et définitive de tout ce qui fait obstacle à leurs ambitions impériales. Voyez par exemple l'expression : hoping to make hate-crime history, qui justifie toutes les interventions avec "espoir " de destruction finale de l'adversaire. Leur proverbiale hypocrisie ne s'embarrasse pas de nuances et encore moins de précisions.

En janvier, Raymond Villeneuve a plaidé coupable à des accusations de harcèlement criminel mais le CRARR croit que la sentence de deux années conditionnelles est trop légère.

"En 2000, Villeneuve a distribué un article qui a poussé ses disciples (urged followers) de voler des armes en réponse aux "ennemis du Québec", y compris Brent Tyler, président d'Alliance-Québec, un groupe voué à la défense des droits des Anglais. Les bureaux de Brent Tyler ont été subséquemment vandalisés par une faction qui porte le nom de "French Defense Brigade (Brigade de défense du Français)". (Le texte en anglais suggère fortement que Villeneuve est associé avec l'attaque contre les bureaux de Tyler et présente la French Defense Brigade d'une manière péjorative, comme d'ailleurs, tout ce qui est Québécois dans les journaux de langue anglaise). "Villeneuve, un membre fondateur du Front de Libération du Québec (FLQ)", a été trouvé coupable de meurtre au second degré (Manslaughter en anglais est plus péjoratif) en 1964. Il est maintenant à la tête du Mouvement de Libération Nationale du Québec (MLNQ)".

"CRARR wants to submit a victim impact statement at the sentencing hearing, emphasizing Villeneuve's action as a hate crime against a linguistic minority". Une autre phrase ambiguë qui ouvre la porte à l'arbitraire. On pourrait la traduire par : Le CRARR veut soumettre une déclaration d'impact de la victime (ou pour la victime) ou en faveur de la victime, ce qui n'est pas clair du tout, afin de souligner l'acte de Villeneuve comme un crime de haine envers une minorité linguistique.

Le juge Pierre Tessier de la Cour Supérieure a rejeté la requête du CRARR, déclarant qu'en tant qu'organisation, le CRARR n'entre pas dans la catégorie des "victimes". Le directeur exécutif Fo Niemi réfute cette interprétation, citant comme précédent une récente décision de la Cour de l'Alberta qui a permis à un groupe de défense des droits des enfants de produire un "victim impact statement" dans un cas de pornographie : "Il est important que le juge comprenne la sévérité du crime et ses effets (au singulier en anglais) sur toute la communauté", explique Niemi en espérant qu'une sentence plus stricte sera imposée. Le 26 juin, le juge Claude Millette de la Cour du Québec a été d'accord pour remettre la sentence au 26 août prochain, afin de permettre l'appel du CRARR déposé le 10 juillet.

Commentaire

Nous ne savions certes pas que le Sieur Brent Tyler, avocat de profession, batailleur de rues à ses heures, est un enfant qui a besoin d'adultes pour le représenter, et encore moins que sa cause est comparable à un cas de pornographie infantile. Est-ce qu'un gros méchant parmi nous aurait demandé à Monsieur Tyler de montrer son zizi ou ses fesses à tout le monde dans la rue ? Pauvre Monsieur Tyler, qui vit comme si le ciel allait lui tomber sur la tête ou encore que la terre allait lui manquer sous les pieds. Il a besoin de "protection" contre les gros méchants "séparatisses" et leurs "goon squads", alors que de notre côté, il y a longtemps que nous avons réalisé que Monsieur Tyler n'a plus besoin d'aucun ennemi, puisqu'il est lui-même son pire ennemi. Il est vrai que Monsieur Tyler est lui-même personnellement un exemple de douceur enfantine, qui n'abuse jamais ni des mots ni des coups de pieds ou coups de poing et que personne n'a jamais eu à se défendre contre lui, au contraire. De toute évidence, Môssieu Fo Niemi ne semble pas trop doué en matière de discernement. En tout cas, n'allons pas le taxer de prolixité, nous risquerions des accusations encore plus graves.

Peut-être que le jeune Anglo-Saxon de Verdun qui a frappé à mort un jeune garçon qui a osé lui parler en français, aurait besoin d'être protégé contre les "hate-crimes" alors que le mort n'a plus besoin d'aucune protection. Le jeune homme de la rue Argyle a bien déclaré : "I thought he insulted me ". Donc, même l'insulte appréhendée justifie chez un Anglo-Saxon la mise à mort de l'individu qui aurait pu l'avoir formulée. Est-ce que le jeune meurtrier pourrait se protéger en soumettant un victim impact statement contre celui qu'il a tué afin de justifier son acte? À moins d'en référer au précédent cas de pornographie infantile invoqué par le CRARR pour excuser davantage le fait que le jeune anglais de Verdun s'en est extrêmement bien tiré devant la justice Québécoise, que Môssieu Niemi dénonce comme arriérée, ainsi qu'il le dit dans le dernier paragraphe.

Selon Niemi, "ce type de crime n'est pas qu'une banale dispute à propos de langue. Le Québec traîne loin derrière d'autres régions (traduction mauvaise de areas en anglais, qui est foncièrement ambigu, comme tout le reste) dans sa manière de régler les crimes motivés par la haine (dealing with hate motivated crimes (sic). Avec les mesures antiterroristes et la sentence de six mois pour avoir bombardé le Second Cup, Rhéal Mathieu est encore présent dans bien des esprits (quels esprits?), le sujet quant à savoir comment la justice criminelle et le public (quel public?) abordent les crimes de haine (deal with hate crimes) devient de plus en plus important." Ceci aura, pense-t-il, une signification croissante pour tout le pays" (Quel pays?)

Commentaire final

Le langage de la bonne conscience à rabais employé par le CRARR ressemble curieusement au langage employé par les Anglais en Irlande, Écosse, Pays de Galles, Acadie, Nouvelle Angleterre, Québec sous occupation directe, Afrique du Sud et Australie, pour justifier les interventions policières et armées par les forces britanniques. D'abord, la provocation jusqu'à rendre les victimes furieuses et promptes à commettre des actes "illégaux", qui "justifient" l'intervention armée, la suspension des droits civils, la loi martiale et l'imposition de l'arbitraire ainsi que nous l'avons vu avec la crise d'Octobre 70, souhaitée depuis longtemps par les autorités politiques Canadian, sans oublier les préparatifs d'interventions armées de 1971 et 1972, tués dans l'ouf lorsque les documents secrets qui avaient été préparés à cet effet furent dévoilés en public. L'intervention armée à outrance, dont les Irlandais entre autres ont été victimes pendant plus de six siècles, a toujours besoin de justifications morales. À son tour, le CRARR tente sa chance et nous démoniser et tenter de justifier par Ottawa des mesures visant à priver le Québec de ses pouvoirs acquis. Cette fois, nous n'allons pas laisser faire.

Ceci n'a rien à voir avec la langue ou le terrorisme, mais avec la mise systématique de notre peuple en minorité afin de le réduire et l'inciter à se laisser assimiler par la "race supérieure" composée de ces White Anglo Saxon Protestant et United Empire Loyalists pour qui l'Empire britannique n'est pas mort. Nous ne sommes pas nés de la dernière lune et nous allons continuer notre travail de construction et de défense de notre État bien à nous.

Raymond Villeneuve
Président du MLNQ
En collaboration avec notre conseiller politico-militaire.

LANGUAGE ISSUE OR HATE CRIME ?

Sara Falconer, Hour, 4/07/02

Montreal Center for Research-Action on Race Relations (CRARR) is hoping to make hate-crime history. In january, Raymond Villeneuve plead guilty to charges of criminal harassement, but CRARR deems the proposed two-year conditional sentence too lenient.

In 2000, Villeneuve distributed an article that urgrd followers to steal weapons in response to the " ennemies of Quebec, including Brent Tyler, president of the English rights group Alliance Quebec. Tyler's offices were subsequently vandalized by a faction calling themselves the French Self-Defense Brigade.

Villeneuve, a founding member of the Front de libération du Québec (FLQ), was convicted of manslaughter following a bombing in 1964. He is now head of the Mouvement de libération nationale du Québec (MLNQ).

CRARR wants to submit a victim impact statement at the sentencing hearing, emphasizing Villeneuve's action as a hate crime against a linguistic minority. Superior Court Judge Pierre Tessier rejected CRARR 's request, stating that as an organisation it does not fit the definition of "victim". Executive Director Fo Niemi disputes this interpretation, citing as precedent a recent Alberta court decision to allow a children's rights group to make a victim impact statement in a child pornography case. "It is important that the judge understands the severity of the crime, and itseffect on the entire community," Niemi explains, "and hopefully imposes a stricter sentence". On June 26, Quebec Court Judge Claude Millette agreed to postpone sentencing until August 26 in order to allow for CRARR's July 17 appeal.

According to Niemi, this type of crime is no mere "dispute over language". "Quebec lags far behind other areas in its dealing with hate-motivated crime", he says. With antiterrorism measures and the six-month jail sentence of Second Cup bomber Rhéal Mathieu still on many minds, he believes the issue of how hate crimes are dealt with by both the public and the criminal justice system is increasingly important. "This will have, we think, far-reaching ramifacations for the entire country."



Villeneuve gets off lightly

Montreal Gazette Wednesday, August 28, 2002



Éditorial - You can't find many spots around this troubled globe where debates about language and minority rights take place as peacefully as they do in Quebec. Somehow, the October Crisis of 1970 inoculated us all against political violence. No machetes here, no beatings in the street, no firebombs in the night. It's a point Brent Tyler made in his victim-impact statement in the Quebec Court case of Raymond Villeneuve, a convicted FLQ terrorist who is about as close as we come to such troubles in Quebec today.

But the light sentence Mr. Villeneuve was given Monday, at the end of his court case, will not help maintain our precious peace. The court had a chance to show how strongly Quebecers condemn political violence - and the court didn't bother.

In January 2000, Mr. Villeneuve's Mouvement de Libération Nationale newsletter printed menacing statements which constituted criminal harassment of Mr. Tyler - known as a legal crusader for anglophones' rights - and also incitement to others to harass Mr. Tyler. Found guilty, Mr. Villeneuve has now received a punishment which might be appropriate for an over-caffeinated teenager's first offence - a $200 fine, and a three-month conditional sentence to be served at home - truly no more than a slap on the wrist.

But Mr. Villeneuve is no first offender; he's a convicted bomber who preaches a gospel of secret violence, the sort of message that all too easily attracts and convinces the unstable, the gullible, and the frustrated. We see no indication that this sentence will interrupt this man's pattern of behaviour for a minute longer than three months.

It's not good enough.


Slap on wrist

Villeneuve gets token sentence from a Quebec justice system that is reluctant to prosecute him

DON MACPHERSON
Montreal Gazette Wednesday, August 28, 2002



It has been two days since Raymond Villeneuve, the self-appointed goon for the sovereignty movement, was sentenced for threatening and inciting violence against English-rights lawyer Brent Tyler.

So by now, the stinging on his wrist where the judge slapped him has surely subsided.

The full weight of the Quebec justice system came down on Villeneuve, not like the proverbial ton of bricks, but like a bag of marshmallows.

Quebec Court Judge Claude Millette fined him $200 but did not send him to jail. For the attention-seeking Villeneuve, the harshest part of his latest sentence is that for three months, he will be forbidden to make public statements.

And for the duration of his conditional sentence and two years' probation afterward, he will have to refrain from using weapons or advocating violence.That is, part of his sentence is a reminder to obey the law just like the rest of us.

Not that Villeneuve appears to have much to worry about if he doesn't, since the Quebec justice department seems reluctant to prosecute him.

After Tyler filed a complaint against Villeneuve for threatening him in his newsletter and on his Web site in January 2000, it took the justice department eight months to charge him.

It did so only after another former member of the terrorist Front de Libération du Québec, Rhéal Mathieu, went on a dangerous, politically motivated fire-bombing spree. With political extremism starting to get out of hand, the justice department finally said enough was enough.

Chances are that if it weren't for Mathieu, who was eventually caught, convicted and sent to jail, Villeneuve might still be threatening people with impunity. So in a sense, he paid for Mathieu's sins as well as his own.

It doesn't take eight months to decide whether to bring charges in a case like Villeneuve's because there's no evidence to be gathered; it's all there.

I know that from personal experience because when I filed a complaint against Villeneuve last January for threatening me, it was only a few weeks before the Montreal police told me the prosecutors weren't going to charge him because they didn't think they could get a conviction.

(One reason they gave is that they couldn't prove Villeneuve himself made the threats, even though, like the ones against Tyler, they were made in his newsletter and on his Web site.)

Certainly, the justice department wasn't under much public pressure to protect anglophones from Villeneuve.

The French-language media ignored my complaint against him, except for a column in Le Devoir commenting obtusely that Villeneuve was harmless since he had few followers.

The Quebec journalists' professional federation, usually prompt to respond to threats against francophone journalists, was uncharacteristically silent about the one against me, which also named two other anglophone journalists as well as a Liberal member of the National Assembly .

So much, then, for journalists always sticking together. Then again, the federation's president did send me an E-mail admonishing me for criticizing the French-language media (and inviting me to renew my lapsed membership in the federation).

I did, however, receive public support from an unexpected source: the Parti Québécois.

At a meeting in February, the PQ national council adopted a resolution "vigorously denouncing all forms of violence and intimidation, direct or indirect, made by individuals in order to achieve their political objectives."

To be sure, it also denounced "certain English-language media that try to associate the Parti Québécois with such individuals," a reference to a column I had written reporting that Villeneuve had felt welcome to attend a rally organized by the PQ in December.

And the resolution was so vaguely worded it must have mystified the council's members because they had read or heard little or nothing about the affair in French.

Still, they passed the resolution, which is more than anything done by Quebec's self-professed defenders of freedom of the press.

- Don Macpherson is The Gazette's Quebec-affairs columnist, based in Montreal. His E-mail address is dmacpher@thegazette.southam.ca


Silence, s'il vous plaît

Toronto Star 28.8.2002



Let it not be said that Quebec justice winks at crime.

Raymond Villeneuve, a sad fixture on the fringes of Quebec separatism, has been handed a $200 fine and three months time to be served at home. His offence? Criminal harassment and incitement to violence.

To be specific, Villeneuve incited his thin band of cultural warriors to murder "enemies of the Quebec people," and named an English-rights lawyer.

A newsletter put out two years ago by Villeneuve's Mouvement de Libération Nationale du Québec urged patriotes to break into farms, steal guns and hunt down their victims.

Villeneuve pleaded guilty, but saw no particular need to apologize.

Judge Claude Millette slapped Villeneuve with a three-month gag order. He banned Villeneuve from working for his pro-separatist rag, La Tempête (The Storm). And he ordered him not to preach violence for two years

Curiously, Judge Millette says he took a "particularly serious" view of this offence, given Villeneuve's record. He was a Front de Libération du Québec member convicted of manslaughter in 1963 in the bombing death of a night watchman. Decades later, he was quoted as saying his only regret was not building bigger bombs, and killing more Anglos.

Villeneuve has a great fondness for terror as a tactic.

After the Sept. 11 terror attacks, he offered this admiring view of the hijackers: "If 19 men, with limited means but strong in their convictions and possessed of infinite inventiveness could shake the economy and change the world order, imagine what 100 Quebecers could do to shake the Canadian empire, even if they were only half so determined!"

Judge Millette has come under intense fire for his leniency. Critics fear he has signalled that Quebec is "soft" on hate crimes. They have a point.

But perhaps Judge Millette is harder than they think. Can one imagine a better penalty for an attention-craving demagogue than forcing him to listen to the sound of his own silence?