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L'Alliance pour la Souveraineté de la France riposte
L'Europe s'attaque à la ménagère éclairée
30 juillet 2002
COMMUNIQUÉ À LA PRESSE
Le 28 juillet 2002
Profitant de la torpeur estivale, la Commission de Bruxelles
s'apprête à
porter un nouveau coup à la langue française en menaçant
notre pays de
sanctions s'il maintient sa législation protectrice de notre
langue sur les
emballages alimentaires et dans les campagnes publicitaires.
Depuis longtemps, la Commission cherche à persuader le
gouvernement d'abolir
la loi Toubon de 1994, et à imposer l'anglo-américain en tout
et partout.
Impatiente d'aboutir, elle a décidé maintenant de l'y
contraindre. C'est le
geste de trop qui ouvrira les yeux des peuples sur ce qu'est
réellement la
construction européenne : une entreprise de destruction de
l'Europe au
profit de l'Amérique mercantile. La Commission manifeste
ainsi de manière
éclatante son mépris du consommateur et sa totale soumission
aux volontés
des multinationales américaines, récemment dopées par la
baisse du dollar et
avides d'envahir nos marchés.
La diversité de nos monnaies nationales gênait les intérêts
de ces
multinationales. La Commission les a détruites au profit de
l'euro, chétif
valet du dollar. La diversité de nos langues nationales les
gênent [sic] aussi. La
Commission les détruira à leur tour si nous ne réagissons
pas.
La disparition du français sur les emballages et les notices
est une arme
puissante aux mains des multinationales de l'agroalimentaire
pour exporter
leurs produits à moindre coût et écraser nos petites
entreprises, créatrices
d'emploi et terreau économique de nos régions. Ce faisant, la
Commission
méprise le droit du consommateur à une information précise,
complète,
intelligible. Elle porte atteinte à notre langue, à notre
culture et à notre
économie. Nous prenant pour des demeurés, elle considère
qu'une simple photo
à coté des indications en seule langue anglaise suffira à
déclencher l'acte
d'achat de la ménagère. Mais comment connaîtra-t-elle la
composition du
produit au moment du déferlement des O.G.M et de la crise de
la vache folle
? Comment distinguera-t-elle un blanc de poulet d'un blanc de
pintade ou de
canard ? Moins éclairée, elle n'en sera que plus docile !...
Est-ce cela que
nous voulons ?
Face à une telle ineptie, à une telle arrogance, à un tel
mépris, à un tel
acharnement à nous réduire, et au risque immense de voir
disparaître notre
magnifique langue, l'Alliance pour la souveraineté de la
France mobilise la
population en lançant une vaste campagne d'affichage et de
pétitions. Elle
interviendra auprès du Président de la République et du
Premier ministre,
afin que, conformément à l'article 2 de la Constitution qui
stipule "La
langue de la République et le français", ils rejettent
cette disposition
scélérate.
En tout état de cause, elle appelle, dès maintenant, chacun
des Français,
des Européens, des francophones, à boycotter tous les
produits qui ne
mettraient pas bien en évidence leur nom, leur composition et
leur mode
d'emploi en langue française.
Il ne sera pas dit qu'après avoir été privés de leur monnaie,
les Français
acceptent sans combattre, de se voir arracher leur langue
nationale !
Francis CHOISEL,
Président de l'Alliance pour la Souveraineté de la France
Faites-nous parvenir vos réactions par courriel. Nous les
publierons sur
notre site :www.souverainete-france.org
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