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«« réparation
Yves Michaud demande à l'Assemblée nationale dadopter une motion portant réparationDépôt d'une pétition en redressement d'un grief
Yves Michaud
Montréal, le 10 décembre 2001
Monsieur Jean-Pierre Charbonneau
Président de lAssemblée nationale
Hôtel du Parlement
Bureau 1.30
Québec (Québec)
G1A 1A4
Monsieur le président,
Le jeudi 6 décembre 2001, vous déclariez lors de louverture des travaux de lAssemblée nationale : « En regard des pétitions signées et présentées par les citoyens, ceux-ci auront dorénavant lassurance quune réponse leur sera donnée dans un délai raisonnable. Ils auront aussi lassurance que si leur pétition respecte les exigences procédurales, lesquelles sont à partir de textes assouplis, celles-ci seront à coup sûr présentées à lAssemblée ».
En conformité avec votre déclaration et ladoption le même jour par lAssemblée nationale des modifications de ses règlements concernant lexercice du droit de pétition, vous trouverez sous pli ma « PÉTITION À LASSEMBLÉE NATIONALE EN VERTU DE LARTICLE 21 DE LA CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE ».
Je vous remercie de la bonne et prompte attention que vous accorderez à la présente et vous prie dagréer lexpression de ma considération distinguée.
(Signature)
YVES MICHAUD
Montréal (Québec)
PÉTITION A L'ASSEMBLEE NATIONALE
EN VERTU DE L'ARTICLE 21
(CHARTE DES DROITS ET LIBERTES DE LA PERSONNE)
Je, soussigné, le citoyen Yves Michaud, adresse respectueusement à l'Assemblée nationale la présente pétition en redressement d'un grief et, en conséquence, prie cette honorable Assemblée dinscrire cet acte à lordre de ses affaires courantes pour dépôt et débat sur lopportunité dadopter une motion portant réparation.
Exposé des faits
Le 14 décembre 2000, lAssemblée nationale adopta unanimement et sans débat la motion suivante :
« Que lAssemblée nationale dénonce sans nuance, de façon claire et unanime, les propos inacceptables à légard des communautés ethniques et, en particulier, à légard de la communauté juive, tenus par Yves Michaud à loccasion des audiences des États généraux sur le français à Montréal le 13 décembre 2000. »
Cette motion réfère présumément à mes propos tenus le 13 décembre 2000 devant la Commission des États généraux sur la situation et lavenir de la langue française au Québec.
La transcription ou lenregistrement des propos dénoncés par la motion ne fut pas déposé à lAssemblée nationale afin que ses membres en prennent connaissance et se forment un jugement sur leur signification véritable.
Malgré lomission du dépôt dun tel document reproduisant fidèlement mes propos, lAssemblée nationale na pas jugé utile dentendre la citation quaurait pu en faire un ministre ou un député.
Par cette motion portant sur une matière qui nest pas de son ressort et de surcroît sans connaître et évaluer les propos soi disant exécrés, lAssemblée nationale ma injustement infligé lopprobe.
Le redressement demandé
Je prie donc cette respectable Assemblée de réparer linjustice résultant de la motion du 14 décembre 2000 en adoptant, à son choix, lune ou lautre des motions suivantes :
Que lAssemblée nationale reconnaît que la mise aux voix de sa motion du 14 décembre 2000 concernant les propos tenus par M. Yves Michaud na pas été précédée du dépôt dune transcription de tels propos ou de leur citation complète en séance plénière de sorte que les députés ne purent exercer leur jugement sur la rectitude de tels propos avant de donner leur adhésion à la motion.
OU
Que lAssemblée nationale déclare quil ne relève pas de son autorité ou de son pouvoir dexprimer, en sa qualité dinstitution, une opinion approbatrice ou réprobatrice au sujet des propos dun citoyen qui nest pas membre de telle Assemblée.
YVES MICHAUD
Montréal, le 10 décembre 2001
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