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Yves Michaud menace de s'adresser aux tribunaux si l'Assemblée nationale n'adopte pas rapidement les amendements proposés mardi par le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Brassard. Ces amendements feraient en sorte qu'un délai de 48 heures devrait s'écouler entre le dépôt d'une motion de blâme et son adoption par l'Assemblée.
Yves Michaud
Visé par une motion de blâme pour des propos que la communauté juive avait jugé offensants, M. Michaud avait demandé un droit de réplique, qui lui a été refusé par le gouvernement. Toutefois, le ministre Brassard a accueilli la demande de M. Michaud qui suggère qu'il y ait un délai de 48 heures entre le moment où l'Assemblée nationale indique son intention de blâmer un citoyen et l'adoption de la motion de blâme. M. Michaud a dit espérer qu'il ne faudrait pas attendre un demi-siècle avant de voir les amendements adoptés. Si cela n'est pas fait au cours des prochaines semaines, il a déclaré qu'il n'excluait pas la possibilité de s'adresser aux tribunaux.
Yves Michaud a rappelé au cours de son point de presse les propos du président de B'Nai Brith, Robert Libman, publiés dans l'édition du Voir du 7 mars dernier. M. Libman écrivait alors qu'il retirait les accusations portées contre M. Michaud, que les propos de ce dernier avaient été déformés, et que M. Michaud n'est pas antisémite.
M. Michaud reproche aux 109 députés de l'Assemblée nationale qui l'ont blâmé de n'avoir même pas pris le temps de s'informer de la teneur exacte des propos qu'il avait tenus. Il a d'ailleurs accusé les députés du Parti Québécois de rester silencieux depuis cinq ans, cinq ans de ce qu'il a appelé du «bouchardisme». Il a dit souhaiter que l'arrivée d'un nouveau premier ministre «réveillerait la députation».
«L'affaire Michaud» est close, dit Bernard Landry
Pour le premier ministre Bernard Landry, ce qu'il est convenu d'appeler «l'affaire Michaud» est maintenant close. M. Landry estime que les modifications qui seront apportées aux règlements de l'Assemblée nationale ne signifient pas pour autant que la motion de blâme adoptée à l'endroit d'Yves Michaud était injuste.
Bernard Landry
Le premier ministre a précisé que M. Michaud n'était pas le seul à s'être plaint de la procédure, mais qu'un vaste mouvement de citoyens l'avait également critiquée. «L'opinion publique, a-t-il dit, a trouvé notre règlement imparfait. Notre leader parlementaire, très sagement, veut que notre règlement soit plus parfait et il va présenter des amendements dans ce sens-là et je crois que c'est une excellente chose».
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