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«« réparation
Suite (mais pas encore la fin) de l'affaire Michaud
Robert Dutrisac
LE DEVOIR vendredi 20 décembre 2002
Québec - Le caucus des députés du Parti québécois a infligé une rebuffade au premier ministre Bernard Landry en refusant d'entériner une déclaration ministérielle destinée à régler une fois pour toutes l'affaire Michaud.
Préparée par le leader parlementaire du gouvernement, André Boisclair, le texte avait reçu l'imprimatur d'Yves Michaud, qui avait accepté de se contenter d'une simple déclaration à l'Assemblée nationale à défaut des amendements aux règlements de l'Assemblée nationale qu'il réclamait et que l'opposition officielle avait refusé d'adopter.
Hier, Yves Michaud était outré. «Ma bonne foi a été complètement trahie dans cette histoire. Je reste stupéfait devant le manquement à la parole donnée par le chef et le leader du gouvernement, a-t-il dit. Ils iront expliquer ça aux militants.»
À la demande du premier ministre, M. Boisclair a rencontré M. Michaud chez lui dimanche dernier et celui-ci a donné son accord au texte de la déclaration le mercredi suivant. Le texte a ensuite été présenté à une réunion du caucus péquiste qui fut spécialement convoquée mercredi à 18h, où les députés ont refusé de se laisser bousculer, empêchant que cette déclaration soit présentée hier à l'Assemblée nationale.
«C'était prématuré et malvenu. Nous étions joyeux et tout le monde chantait des chansons des Fêtes. Cette proposition est arrivée comme un éteignoir», a relaté le whip du gouvernement et député de Nicolet-Yamaska, Michel Morin.
«On pensait que la réunion du caucus avait été convoquée pour que le premier ministre nous présente ses voeux de fin d'année. C'est arrivé comme un cheveu sur la soupe», a dit le député de Montmorency, Jean-François Simard.
«Ce n'est que partie remise, a dit le leader André Boisclair. S'il y a un blâme, je le prends.» La plupart des élus péquistes s'accordent sur le principe de la déclaration ministérielle, mais son texte sera retravaillé par un groupe de députés pour qu'il soit présenté au début de la prochaine session parlementaire, a-t-il expliqué.
«Tous sont convaincus qu'il faut mettre fin à cette histoire [Michaud]», estime, pour sa part, le député de Richelieu, Sylvain Simard.
À l'instar des amendements proposés en mai 2002 pour baliser l'adoption de motions de blâme à l'encontre de simples citoyens, la déclaration, dont Le Devoir a obtenu copie, stipule que les élus formant le gouvernement s'engagent à ne pas s'associer à une motion de blâme visant un individu, sauf si cette personne a porté atteinte aux droits et privilèges de l'Assemblée ou d'un député, auquel cas cette personne serait convoquée et entendue par la Commission de l'Assemblée.
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