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UNE PREMIÈRE CANADIENNE
Québec crée une société de capital de risque
autochtone
Presse Canadienne Le vendredi 03 mai 2002
La première société de
capital de risque autochtone à avoir jamais vu le jour au Canada a été mise en
place, vendredi, à Wendake, au Québec.
L'événement a été salué par le ministre des
Affaires autochtones, Rémy Trudel, comme une nouvelle illustration du modèle
québécois et un troisième pas de géant dans l'évolution des relations entre le
Québec et ses Premières nations après la Paix des Braves avec les Cris et la
Paix Inukshuk avec les Inuits.
La Société de capital de risque autochtone
du Québec (SOCARIAQ), une entreprise de partenariat entre les Premières nations,
le Fonds de solidarité FTQ et le Mouvement Desjardins, dispose d'un
investissement global de 7,4 M $, dont 6 M $ constituent le fonds proprement dit
et 1,4 M $ sont des contributions d'Ottawa et de Québec pour couvrir différents
frais.
L'événement, perturbé par l'évacuation manu militari d'un
lock-outé de la radio de Radio-Canada qui tentait d'empêcher un collègue
caméraman de filmer la conférence de presse, a réuni tous les partenaires,
privés et publics, des Premières nations: René Roy, secrétaire du Fonds de
solidarité FTQ qui participe pour 2 M $, Alban D'Amours, président du Mouvement
Desjardins qui y va pour 1 M $, le ministre Robert Nault, des Affaires
indiennes, qui investit 1 M $ dans la capitalisation du fonds et 700 000 $ en
frais d'exploitation, et le ministre Rémy Trudel, des Affaires autochtones, qui
prend en charge les frais de gestion de la société pendant les cinq premières
années, pour une participation de 700 000 $.
Du côté autochtone, 3 M $
sont investis par des organismes financiers, dont 1 M $ provient des économies
des Premières nations à travers le Régime des Bénéfices autochtone (RBA), 1 M $
de la Société de crédit commercial autochtone (SOCCA) et un dernier million de
la part de la Corporation de développement économique montagnaise
(CDEM).
Seuls les Cris et les Inuits, qui possèdent
leurs propres instruments financiers de développement, sont exclus du fonds de
la SOCARIAQ dont la mission sera d'investir de l'argent sous forme de capital de
risque dans des entreprises, en création ou en expansion, contrôlées par un ou
des membres des Premières nations du Québec, opérant sous la forme d'une
compagnie à capital-actions ou d'une société.
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