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«« RÉFÉRENDUM
Les mises à jour des études sur la souveraineté sont rendues publiques
TVA Le jeudi 28 mars 2002
48 des 79 études sur la souveraineté ont été mises à jour: 3800 pages à lire... TVA
(PC) La souveraineté n'est pas actuellement un enjeu de l'actualité, estime le ministre des Affaires intergouvernementales Jean-Pierre Charbonneau.
C'est avec beaucoup de discrétion que le gouvernement a rendu publique mercredi une remise à jour de 48 des 79 études sur la souveraineté. Ces études avaient été effectuées entre 1990 et 1992 dans le cadre des travaux de la Commission Bélanger-Campeau.
Les études ont fait l'objet d'un dépôt à l'Assemblée nationale, sans aucune séance d'information et sans explications techniques, comme l'aurait pourtant requis ce document de 3800 pages. Le responsable des mises à jour, l'universitaire Claude Corbo, était absent. On a justifié son absence pour des raisons de santé.
«Il n'y a pas d'échéance référendaire à courte vue. La question de la souveraineté n'est pas un enjeu qui amènerait les citoyens à se prononcer prochainement», a soutenu le ministre Charbonneau pour justifier la grande discrétion qui entoure la publication des documents.
Le gouvernement ne veut pas non plus se prononcer sur le contenu des études, et le ministre Charbonneau a avoué ne pas les avoir lues. «On a choisi de rendre les documents publics sans les commenter», a-t-il dit.
M. Charbonneau a soutenu que le gouvernement demeure souverainiste et continue de croire que la meilleure solution pour le Québec demeure la souveraineté assortie d'une union à l'européenne.
Les ministres font la promotion de la souveraineté mais cela ne fait pas les manchettes des comptes rendus de presse, a-t-il déploré.
Quant aux études elles-mêmes, elles sont constituées de remises à jour, la plupart du temps par les auteurs originaux, des études de 1990-1992 portant sur divers aspects de la souveraineté pour le Québec.
Les travaux ont été effectués sous la direction de M. Corbo. Le budget de 1 million $, débloqué pour la mise à jour des documents, n'a été utilisé qu'à 60%.
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