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«« PQ
«« Ethnicisation du nationalisme québécois
(politique canado-québécoise)
Où sont les péquistes ?
Jean Robin
Sciences, Éthiques et Sociétés Le 2002/8/14 (texte cité sur le site de l'ADQ)
Le contexte radicalement nouveaux [sic] institué par les adéquistes - et maintenant soutenu et charrié par les libéraux - place les péquistes dans une urgence qui semble les "confusés" au point ou [sic] l'on se demande maintenant à quel endroit se placent-ils eux-mêmes (et désormais) dans l'échiquier politique canado-québécois.
On sait d'où viennent les péquistes ... Mais, savoir maintenant où ils vont, relève de l'expectative, ou tout au moins, de la pure spéculation.
Devant les avancées politiciennes des adéquistes et des libéraux, Bernard Landry (nommé au pouvoir par des mécaniques internes de prise en compte de "l'ancienneté partisanne" [sic]) assure que:
«Le changement c'est nous (les péquistes) qui l'incarnons».
Qu'est-ce qu'un dictat [sic] du genre peut-il bien signifié [sic]?
Dans le contexte actuel, l'ambiguité et la condescendance du propos de Landry glace [sic] le dos, laisse [sic] perplexe, et..., d'autant que la chose intéresse ... disons simplement que le propos demeure, à ce jour, exempt de "concrétude".
Alors..., Qu'est-ce à penser, et surtout... Qu'est-ce à dire ?
D'abord il n'y a pas UN changement à promouvoir et à encourager dans la société civile et politique, mais bien: DES changements.
Nous vivons dans une société plurielle, laïque (sécularisée), libérale, et fortement investie par le Droit et les "valeurs" de la démocratie. ....
"Valeurs" identiques en plusieurs points - doit-on le dire - à celles misent [sic] en application dans l'Amérique européene (amérique du nord) et dans les pays de l'Europe européenne. (descendants des Lumières).
Mis ensembles [sic], tous ces constituants de notre société - et tant d'autres non cités ici - influent et "discartent" parfois les conceptions politiques statiques, monolytiques [sic] et hégémoniques à l'endroit du "devenir collectif".
Chez-nous et ailleurs... La «Liberté» est comprise, admise et définie sous diverses dimensions... et... l'architectonique socialiste a du mal à tenir debout.
C'est dire que sous les regards attentifs d'une analyse concrète, positive et rationnelle, cesdites "conceptions" - que l'on associe systématiquement aux péquistes depuis des lunes - apparaissent parfois, sinon souvent, peu adaptées à une société vivante, changeante, et... "mutante" comme celle dans laquelle nous vivons.
À moins, bien sûr, d'endosser et de promouvoir les préceptes et les principes de la gauche socialiste, ou encore, de vivre sous l'égide des prémisses (plus subtiles celles-là) de cette toute nouvelle "petite-gaugauche-hybridée" nourrie par des formes "socialo-machin-révolutionnaire-et-anti-on-ne-sais[sic]-plus-trop-quoi-au-juste" qui originent dont ne sait pas où encore exactement.
L'épreuve du temps nous le dira... Mais bon...
Alors, où sont les péquistes ? Ceux-là mêmes qui construisent et fabriquent des universaux à la pièce, et qui s'arrogent constamment des légitimités. Ceux-là mêmes qui s'affairent à fabriquer de «l'Histoire québécoise» pour marquer leur très dictincte et très souveraine identité qui n'est pas «canadienne». Ceux-là mêmes qui clament urbi et orbi, et sur toutes les places, que leurs actions dans les domaines de l'économique du politique et du social, sont - et ont été jusqu'à ce jour - des « faits historiques», et que ces actions ne sont autre [sic] que des jalons extraordinaires et exemplaires du développement des sociétés contemporaines. Ceux-là mêmes qui prônent la supériorité d'un modèle productif qu'ils appellent «Le modèle québécois», et qui est, selon eux, LA "référence officielle" sous laquelle il convient d'évaluer toutes réflexions ou propositions d'ordre social, économique ou politique; et à l'aune de laquelle on y établit une étape obligée dans la plannification [sic] et la gestion du développement des sociétés modernes.
Ceux-là mêmes qui imposent l'idée suivant laquelle leur «Modèle» est à prescrire à "l'amérique moderne"....
Où sont-ils aujourd'hui ?
Comment se présentent-ils - et avec quels "nouveaux habits" - devant les avancées morbides et chahuteuses - à leurs dires - de la droite "néo-machin-on-ne-sait-plus" et devant les requêtes légitimes des populations du Québec* à aller aux urnes ?
Les péquistes démontrent, depuis quelques décennies maintenant, une franche arrogance - voire une honteuse condescendance - assortie d'une franche habilité à "surfer" sur les vagues d'un très subtil communautarisme sectaire, et d'une maladroite opération de clivage fondée sur des légitimités prescrites par des notions "correctes" d'appartenance linguistique et historique.
Oh... bien sûr, nous avons assisté ces dernières années à un "remodelage" de discours et à une affection toute nouvelle chez les péquistes à l'endroit d'un nouvel ordre "d'inclinaisons politiques".... Mais, entre l'astuce péquiste, et l'exercice du Politique: il y a un océan de différences.... voire même, d'incompatibilités.
L'inclinaison [sic] des péquistes à asservir, et à assujetir les populations à leurs vues et à leur architectonique hybride et inspirée des archétypes socialistes, des logiques communautaristes de circonstances, et de tant d'autres névroses intellectuelles misent [sic] au goût du jour et des modes politiciennes; nous indique encore aujourd'hui combien il faut être prudents et rationnels devant les propos "landryiens".
Alors, où vont les péquistes ?
* La province de québec [sic] n'est pas une société homogène. Les population [sic] qui la compose [sic] se différencient tant au plan de l'appartenance linguistique, sociale, politique, historique, et culturelle.
L'idéologie péquiste.
Anatomie d'une doctrine singulìerement [sic] contruite dans des notions «correctes» relatives à l'éthinicité [sic] et à «l'exception culturelle».
L'idéologie péquistes [sic], que l'on nomme aussi, «doctrine péquiste», présente un caratère [sic] singulier, et puise à différents corps d'intellectualités.
Construite dans des notions «correctes» relatives à l'éthinicité [sic] et à «l'exception culturelle», elle formait à l'initial [sic], un ensemble éparse de substrats, de poêtiques [sic], et de paradigmes empruntés aux thèses du «nationalisme stricte» [sic], qui est (cet ensemble) rapidement devenu le fort de résistance d'une politique d'exclusion.
Cette idéologie atteste aujourd'hui - malgré sa franche singularité - d'une portée sémantique à plusieurs dimensions.
Née d'une mouvance et de références philo-politiques légitimées et pertinentes, cettedite [sic] idéologie s'est construite pièce par pièce au cours du XXè siècle sur un échafaudage intellectuel et politique puissant qui a permi [sic] à ses adeptes de mettre en place un régime de pensée politique en s'appropriant les traits d'une rhétorique revendicatrice datée, visant à atomiser et à singulariser les polpulations [sic] vivant dans la province de Québec.
Des groupes et gropuscules [sic] d'intellectuels non inféodés à des partis politiques, ont forgés [sic] en alternance et à diverses époques du XXè, un discours valable et pertinent pour subvenir aux besoins criants d'un important segment de la population du Québec qui, pour peu que l'on connaisse l'histoire récente du Canada français, était reconnue comme peu ou pas instruite, analphabète, et fortement isolée du continuum du développement et des progrès anglosaxons en matière d'éducation, d'économique, et de politique.
Le caractère singulier de cette idéologie (son architectonique) est marqué par l'anachronisme de genres et d'époques, ainsi que du «négationisme». Ce négationisme est d'ailleurs le trait marquant de son enveloppe "réactionnaire". En ce sens, qu'il est automatique, et qu'il se distingue de "l'opposition" qui elle, est volontaire et délibérée.
On attribut [sic] depuis peu à l'idéologie péquiste, une forme hybride et revisitée qui tient du «nihilisme» son caractère chahuteur et réactionnaire, ainsi qu'une forme revisitée du rejet politique à l'égard de l'altérité des populations hors-Québec.
Dans ces aspects les plus radicaux, la doctrine péquiste désigne la négation de tous systèmes politiques et philosophiques exogènes à ses considèrations [sic] collectivistes, populistes, identitaires et sectaires à l'endroit de ce qu'il convient de nommer le «Destin National» des populations de la province de Québec.
Dans ses aspects singuliers, l'idéologie péquiste dévoile une doctrine qui plaide «l'exception identitaire» et l'exclusion systématique de l'altérité politique.
Cet axiome plutot [sic] impréci [sic] de «l'exception identitaire» gouverne des pulsions individuelles et collectives, et des rejets globaux - et hautement politisés - de l'altérité anglosaxone et canadienne.
Au plan de la logique instrumentaliste, sa nette singularité, est de présenter une dissolution, puis un anéantissment, de la «canadienneté» des populations qui vivent à l'intérieur des frontières de la province de Québec.
Précisément, et dans le lexique de cette idéologie, le terme «province» n'existe pas. Ce terme est occulté, voire totalement rejeté pour donner lieu à l'expression «nation dictincte du reste du Canada». Les adeptes de l'idéologie péquiste ne conversent qu'en réfèrant [sic] à cette notion de «nation» qui, aux yeux de plus d'un observateur de la scène politique canado-québécoise, présente un horison [sic] mal défini.
Cette forme singulière de nihilisme politique confond habilement les registres, et induit chez les franges les plus réactionnaires et violentes des populations qui la cotoie [sic] et la cautionne [sic], des formes véhémentes de haines telles, qu'elles induisent à leurs tours différentes manifestations d'anomie sociale.
À ce titre, le grand défi de l'analyse éthique (éthique appliquée) est de faire intervenir la notion de la "séparation des registres" dans la catégorisation de ce nihilisme politique, et de discréditer la confusion des genres, en réhabilitant des notions et des concepts construits sous la gouverne d'analyses qui prennent en compte - et de façon rationnelle - les caractères concrets de la singularité socio-culturelle, historique et.. [sic] nouvelle, de cette portion du Canada.
Jean Robin
Le 2002/8/26
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