Que se passe-t-il après un OUI GAGNANT ? / la transition
Voir aussi : "«Livre noir» sur le Référendum de 1995"
Pour Pierre Elliott Trudeau, un NON voulait dire un OUI Pour Jean Chrétien, un OUI voulait dire un NON
Dans le deuxième tome d’une biographie de Jean Chrétien, on apprend que le premier ministre du Canada aurait déclaré, au lendemain du OUI victorieux, quelque chose comme : « Nous avons compris le message de la population, mais ce n’est pas de briser le pays. Nous avons du travail à faire, mais ce n’est pas de briser le pays ». Le solliciteur général de l’époque, Herb Gray, est même plus clair que Jean Chrétien sur le sujet : « Le référendum était un exercice consultatif et rien dans notre constitution ne permet de changer quoi que ce soit au moyen d’un référendum ».
Qu’ils aient voté OUI, qu’ils aient voté NON, toutes les Québécoises et tous les Québécois ont voté avec la certitude de participer à un exercice démocratique dont on allait respecter les résultats. Même les plus farouches opposants au projet souverainiste, ici même au Québec, n’ont jamais douté que le Parti Québécois allait reconnaître le verdict populaire en cas de défaite. Ils avaient raison. Aujourd’hui, on apprend que l’autre camp s’apprêtait à tricher. Jean Chrétien partira bientôt, mais Paul Martin, lui, reste et il était là, lui aussi, en 1995. Qu’aurait-il fait à la place de Jean Chrétien? Que fera-t-il la prochaine fois?
Site du Parti Québécois
- Dix ans après le référendum : des questions à poser
Jack Jedwab Le Devoir vendredi 21 octobre 2005
- La souveraineté doit avoir son ministre, affirme Marois
La députée repousse un échéancier hâtif
Michel Corbeil Le Soleil mercredi 8 décembre 2004
- UN boss urged Plan B on Chrétien
BILL CURRY The Montréal Gazette Monday, November 24, 2003 Take hard line on separatism: leaders. Spanish PM also offered advice on how to quell threats to break up the country
- Canada's kidding itself
William Johnson The Globe and Mail November 3, 2003 - Whatever Stéphane Dion says, Canada shows little talent for dealing with separatist threats, says WILLIAM JOHNSON
- My Quebec includes the army
Lysiane Gagnon The Globe and Mail Monday, November 3, 2003
Des pressions internationales à l'origine du «plan B»? «Comment pouvez-vous laisser faire cela? Si vous acceptez des sécessions aussi facilement que cela, il va y avoir 500 nouveaux États et le monde sera ingouvernable», aurait-il dit au premier ministre canadien, selon M. Massé.
Après s'être dit prêt à faire des concessions importantes au Québec pour désamorcer la crise, Jean Chrétien réalise que le reste du monde voit la situation différemment. Il décide alors de ne pas céder et de préparer une nouvelle stratégie visant à épargner à jamais au Canada un autre référendum sur la sécession.
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Un quiproquo Lawrence Martin LP 26.10.2003 - Lors d'entrevues à "Iron Man", M. Chrétien et nombre de ses conseillers ont indiqué clairement que la ligne dure l'avait emporté. Il était peu probable que le gouvernement fédéral allait consentir à des discussions poussées sur une nouvelle forme de fédération du type que souhaitait Jacques Parizeau, premier ministre du Québec.
Le récit complet du référendum de 1995, l'un des drames les plus intenses de l'histoire canadienne, n'a pas encore été écrit. Il est étonnant de constater qu'aucun ouvrage de première importance n'a été publié sur ce sujet. Tant de questions sont demeurées sans réponse, tant de questions qui, comme nous l'avons vu cette semaine, ont une grande signification. C'est un vide scandaleux dans notre histoire. (...)
Parmi les raisons qui auraient incité M. Chrétien à adopter la ligne dure, a dit M. Donolo lors d'une entrevue, c'est que "le camp adverse avait triché de manière indécente. S'ils avaient gagné ce référendum, c'est qu'ils l'auraient volé." (NS)
- Les plans Neat Pitch de l’armée canadienne
L'aut'courriel n° 34, 27 octobre 2003 - René Lévesque refusera de rendre public le plan Neat Pitch et ce n’est que deux ans plus tard, sur l’initiative de Jacques Parizeau, que le journal Le Jour révélera toute l’affaire. (...) Qui est assez naïf pour croire que l’armée canadienne a par la suite rangé ses plans d’invasion et d’occupation du territoire québécois ?
- Trudeau et le Oui : qu’aurait-il fait ?
Jean-François Lisée - Extrait de Sortie de Secours, Boréal 2000 (plus la version intégrale du Chapitre 11 - Généalogie d’une dérive)
- Présomption de xénophobie
Yves Boisvert La Presse vendredi 24 octobre 2003 - Et donc, en additionnant la position de refus de Chrétien et la déclaration unilatérale de Parizeau, qu'on était sur le bord de la guerre civile. La preuve manque d'étoffe. Mais ce n'est pas grave: quand il s'agit du nationalisme québécois, une présomption de xénophobie pèse plus ou moins sournoisement. Il y a un permis de généraliser.
- Soldiers in the streets
DON MacPHERSON MG 25.10.2003 - The revelation Chrétien would have refused to recognize a narrow Yes vote in 1995 gives us new appreciation for the Clarity Act - Instead, Chrétien would have interrupted the sovereignists' referendum-night celebrations of a narrow victory for which some had been waiting a lifetime that, as he put it, "you don't break your country because one guy forgets his glasses at home."
- Gut-churning memories flood back
NORMAN WEBSTER MG 25.10.2003 - In the end, we didn't win by much more. The margin would have been wider had Parti Quebecois scrutineers not thrown out tens, maybe hundreds of thousands of perfectly valid No votes in what could have been the most monumental political scandal in Canadian history. This blatant vote theft remains, to this day, firmly buttoned-down and hardly investigated except by The Gazette. Amazing.
- L'interventionnisme américain ou le brouillage de l'action du Québec
Anne Légaré LD 25.10.2005 - Extraits du livre Le Québec otage de ses alliés - Les relations du Québec avec la France et les États-Unis, paru cette semaine chez VLB éditeur
- No way PM would have sent army
JOSEE LEGAULT The Montréal Gazette Friday, October 24, 2003 - The more interesting question is not whether he intended to - only Chrétien knows for sure - but whether or not he could have done it even if he had wanted to. The answer to that question is crucial to understanding the events of 1995 and to predicting what could happen the next time. If there is a next time. There are at least three reasons why Chrétien could not have sent in the army.
- What if Quebec had voted Yes?
Chantal Hébert TS Oct. 24, 2003 - In the days leading up to the 1995 Quebec referendum, chaos was the order of the day at the top levels of the government of Canada. With polls showing the Yes camp had enough momentum to win the day, panic set in on Parliament Hill.
- Prudent planning for a peaceful Quebec
OC édit. 24.10.2003
- Le bruit des bottes
Michel David LD 23.10.2003 - Si, en rétrospective, un recours à l'armée paraissait improbable, il n'y aurait eu aucune surprise à ce que M. Chrétien refuse de voir dans la victoire du OUI un mandat de procéder à la sécession du Québec. D'entrée de jeu, il avait déclaré que le partenariat proposé était une «insulte à l'intelligence». Il aurait toutefois été étonnant qu'il offre à M. Parizeau, qui ne demandait pas mieux, le prétexte de proclamer unilatéralement la souveraineté en refusant toute discussion.
M. Chrétien aurait plutôt dit voir dans un OUI l'expression d'un profond désir de changement, auquel il entendait répondre. Au cours des mois suivants, Ottawa aurait cherché à tester la solidité de ce OUI. Un projet de renouvellement de la fédération comprenant les principaux éléments de l'accord du Lac-Meech, de même qu'un nouveau partage des pouvoirs, aurait pu rallier la grande majorité des fédéralistes qui avaient voté OUI dans l'espoir de provoquer un déblocage.
Bien entendu, M. Parizeau n'en aurait pas voulu, mais rien n'aurait empêché Ottawa d'organiser son propre référendum. Bernard Landry disait hier que face à un refus de négocier le partenariat, le gouvernement péquiste aurait dénoncé la mauvaise foi fédérale aux quatre coins de la planète, mais peut-on sérieusement penser que la communauté internationale n'aurait pas attendu de connaître les résultats de ce second référendum avant de prendre position ? Une seule chose aurait pu provoquer son indignation : le recours à la force. Jean Chrétien a bien des défauts, mais ce n'est pas un idiot.
- L'État fédéral et l'indépendance du Québec : la fin de la saison des illusions ?
UFP 22.10.2003
- L'hypothèse d'une victoire du OUI en 1995 : Ottawa n'avait pas de plan précis, selon Charest
Robert Dutrisac Le Devoir jeudi 23 octobre 2003
- I didn't know Yes-vote plan: Charest
ALLISON HANES The Gazette Thursday, October 23, 2003
- Chilly reminder of referendum
Édit. The Gazette Thursday, October 23, 2003
- L'armée au Québec: incrédulité à l'Assemblée nationale
SRC jeudi 23 octobre 2003
- Quebec leaders reject claim PM planned to send in troops
RhéAl SéGuin The Globe and Mail Thursday, October 23, 2003
- Chrétien aurait rejeté un OUI victorieux
Manon Cornellier LD 22.10.2003 - Le premier ministre Jean Chrétien ne comptait pas reconnaître une victoire serrée des souverainistes lors du référendum de 1995 et avait fait préparer un discours pour en informer les Québécois le soir du vote
- Les limites d'un non
Manon Cornellier LD 22.10.2003 - Ainsi, Jean Chrétien savait, avant même le vote du 30 octobre 1995, qu'il ne reconnaîtrait pas une victoire serrée des souverainistes.
- Ontario feared chaos if Quebec voted Yes - Study projected military action, economic upheaval
- MARTIN MITTELSTAEDT, The Globe and Mail Tuesday, January 25, 2000 - Ontario considered it possible that Ottawa might use military force if Quebec declared independence unilaterally after the 1995 referendum, according to documents obtained by The Globe and Mail.The Ontario government also feared that Quebec independence could prompt a sharp, prolonged recession, currency turmoil, the loss of 100,000 jobs in the province and a surge of 4 percentage points in interest rates, confidential studies prepared earlier that year by Ontario's Ministry of Finance show.
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