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Patriotes de 1837-38
ALLARD, Jean-Baptiste: docteur de Beloeil, détenu à la prison de Montréal en 1838.
BEAUDRY, Edouard: notaire à Varennes, détenu à la prison de Montréal parce qu'il logeait le patriote Archambault, son clerc.
BOURQUE, Jean-Baptiste: patriote de Saint-Damase, détenu à la prison de Montréal en 1838.
BRIEN, Jean-Baptiste: docteur, l'un des Fils de la Liberté, il participa au soulèvement de Beauharnois en 1838. Il racheta sa grâce en trahissant les chefs des patriotes et en les incriminant outre-mesure. Libéré, il mourut à New-York, en 1841.
BROWN, Thomas-Storrow: journaliste, né au Nouveau-Brunswick d'une famille de royalistes américains. Fait général des patriotes à Saint-Charles, il abandonna ses hommes durant la bataille. Il s'enfuit aux Etats-Unis et revint au Canada après l'amnistie, en 1844.
CAMPBELL, Marc: de Pointe-aux-Trembles, détenu à la prison de Montréal en 1838.
CARDINAL, Joseph-Narcisse: né à Saint-Constant en 1808, notaire, élu député de Laprairie (1834-38), se réfugie aux Etats-Unis en 1837. A la tête des patriotes en 1838 à Caughnawaga, il est arrêté et condamné à mort. Pendu le 21 décembre 1838.
CARTIER, Sir Georges-Etienne: né en 1814 à Saint-Antoine sur Richelieu, admis au barreau en 1835. A Saint-Denis, le 24 novembre 1837, sous les ordres de Wolfred Nelson. Se cache ensuite à Verchères, puis fuit aux Etats-Unis. Après l'amnistie, il rentre au Canada et se consacre au droit. Elu député de Verchères en 1848. Ministre. Chef du parti conservateur. Dès 1855 il combat les radicaux (les rouges). La Reine le fait baronnet en 1868. Mourut à Londres en 1873.
CARTIER, Henry: docteur, patriote du Richelieu. CHARTIER, Etienne: abbé, condamné à l'exil aux Bermudes.
CHENIER, Jean-Olivier: né à Longueuil en 1806, reçu médecin en 1828, il s'établit à Saint-Benoît, puis à Saint-Eustache. Tué durant la bataille, son corps fut ouvert à l'auberge Addison par des médecins bureaucrates.
CHERRIER, Côme-Séraphin: cousin de Louis-Joseph Papineau, étudiant au Collège de Montréal, avocat, détenu à la prison de Montréal en 1838, associé de Dorion, avocat de Monseigneur Bourget, juge et partisan des conservateurs.
CHOQUET, Amable: de Verchères, détenu à la prison de Montréal en 1839.
CODERRE, Joseph-Emery: de Montréal, médecin, détenu à la prison de Montréal en 1838.
CONSTANT, Français: de Montréal, détenu à la prison de Montréal en 1838.
DECOIGNE, Pierre-Théophile: né à Saint-Philippe-de-Laprairie, (1808), notaire à Napierville et chef des patriotes du lieu. Pendu le 18 janvier 1839.
DE LORIMIER, Chevalier Marie-Thomas: descendant d'une famille de nobles français restés au Canada après la conquête. Né à Montréal en 1803. Participa à la bataille de Saint-Eustache, puis se réfugia aux Etats-Unis. Organisateur du soulèvement de 1838, commandant à Odelltown, il participe à l'occupation de Beauharnois. Arrêté près de la frontière américaine, jugé et exécuté le 15 février 1839.
DUCHARME, Léandre: de Saint-Marc, détenu à la prison de Montréal en 1838.
DUCHESNOIS, Napoléon: né en 1808, médecin à Varennes, arrêté en juin 1837 pour avoir déchiré la proclamation de Gosford, à la porte de l'église de Varennes. Il participe aux batailles de Saint-Denis et Saint-Charles, puis s'enfuit aux Etats-Unis. Il revient au pays après l'amnistie de Durham, en juillet 1838. Il devient alors l'un des principaux recruteurs des Frères Chasseurs. Après la défaite des patriotes. il retourne en exil pour ne plus revenir. Il décède en Argentine en 1875.
DUMOUCHEL, Jean-Baptiste: né en 1784 dans le Haut-Canada, fit des études au Collège de Montréal, puis établit son commerce à Saint-Benoît. Major dans la milice locale. Beau-frère de Jean-Joseph Girouard. Après la bataille de Saint-Eustache, il s'enfuit mais fut trahi et fait prisonnier. Rejoint en prison par ses deux fils, Hercule et Camille. Libéré, il retourne à Saint-Benoît où sa propriété a été brûlée. Il décède en 1844.
DUQUET, Joseph: né à Châteauguay, étudiant au notariat. Très actif, il se battit à Moore's Corner, puis se réfugia aux Etats-Unis. De retour au Canada après l'amnistie, il participe à l'organisation des Frères Chasseurs, s'empare de Laprairie et est arrêté à Caughnawaga avec Cardinal. Exécuté le 21 décembre 1838.
DUVERNAY, Ludger: né Verchères en 1799. Publia plusieurs journaux. Fonda La Minerve avec A.N. Morin. Emprisonné trois fois pour des articles contre les bureaucrates. Elu député de Lachenaie en 1837, il fut forcé de s'exiler quelques mois plus tard pour échapper à l'emprisonnement. Il se réfugia à Burlington où il fonde Le Patriote. De retour au Canada en 1842. il relance La Minerve avec l'aide de E.-R. Fabre. Jusqu'à son décès. en 1852, il appuya L.-H Lafontaine et le parti libéral-conservateur.
GIROD, Armury : agronome d'origine suisse arrivé au Canada en 1828. Rédacteur de L'Echo de Saint-Charles en 1832. L'un des chefs des patriotes à Saint-Charles, il fut nommé général à Saint-Eustache, mais s'enfuit avant la bataille. Se suicida à la Pointe-aux-Trembles, en 1837, traqué par les soldats.
GIROUARD, Jean-Joseph: né à Québec, notaire à Saint-Benoît. Député de Deux-Montagnes (1831-38), prisonnier politique en 1838, il nous a laissé une abondante documentation sur les événements de 1837-38, dont des dessins qui servent à illustrer ce cahier.
HEBERT, Théophile: de Verchères, détenu à la prison de Montréal en 1839.
HINDELANG, Charles: d'origine française. Il se battit à Odelltown et fut arrêté par la suite. Condamné et exécuté le 15 février 1839.
HUBERT, RICHARD: participa à la bataille de Saint-Denis et à celle d'Oka. Par la suite, il s'enfuit et se cacha, mais fut trahi et arrêté. Détenu pendant 6 mois. En 1838, il se cacha avec Sir Georges-Etienne Cartier à Montréal.
JALBERT François: capitaine de milice depuis 1813 à Saint-Denis, il fut chargé par Nelson de conduire le lieutenant Weir à Saint-Charles peu avant la bataille de Saint-Denis. On sait que Weir s'enfuit et fut abattu. Jalbert fut accusé d'être responsable de la mort de Weir. Détenu pendant plus de deux ans, il subit un procès et fut acquitté, en 1839.
LAFONTAINE, Louis-Hypolite: avocat, député, juge, baronnet. Né à Boucherville, avocat en 1828, député de Terrebonne en 1830, en Europe lors des événements de 1837, arrêté comme suspect en 1838, puis relâché. Homme politique conservateur.
LAGUE, Godfroy ou Jean-Baptiste: de Longueuil, détenu à la prison de Montréal en 1838.
LANCTOT, Hypolite: détenu à la prison de Montréal en 1838.
LANGLOIS, Charles: de Verchères.
LECLAIRE, Paul: de Saint-Ours, détenu à la prison de Montréal en 1838.
LEVESQUE Jean-Baptiste ou Michel: de Saint-Charles, détenu à la prison de Montréal en 1838.
LUSSIER, Félix: de Varennes, fuit aux Etats-Unis avec Marchessault.
MARCHESSAULT, Siméon: en 1837, il était huissier de la Cour supérieure pour le District de Montréal et habitait à Saint-Charles. Il se battit à Saint-Charles et prit même le commandement après la fuite de T.S. Brown. Il s'enfuit avec le docteur Nelson en direction des Etats-Unis et fut arrêté avant de franchir la frontière. Emprisonné, il fut exilé aux Bermudes. A son retour, il s'installa à Saint-Hyacinthe comme huissier.
MASSON, Luc-Hyacinthe: fils d'un marchand de Saint-Benoît, élève du docteur Nelson, reçu médecin en 1833. L'un des chefs des patriotes du comté des Deux-Montagnes, il s'enfuit vers les Etats-Unis (avec son frère Damien) après la bataille de Saint-Eustache, mais ils furent vendus par le batelier qui devait leur faire franchir le Saint-Laurent à Coteau-du-Lac. Emprisonné. Luc-Hyacinthe Masson fut l'un des 8 patriotes exilés aux Bermudes. De retour au pays. le docteur Masson fut élu député de Soulanges.
MONGEAU, Joseph: de Varennes, détenu à là prison de Montréal en 1838.
MORIN, Augustin-Norbert: co-fondateur avec Luger Duvernay de La Minerve, avocat, député de Bellechasse de 1830 à 1838. Rédacteur des Quatre-vingt-douze résolutions. Incarcéré en 1838. Député de 1841 à 1845, juge de la Cour supérieure en 1855.
PAPINEAU, Louis-Joseph: avocat, artisan involontaire des soulèvements de 1837 et 1838. Il opta pour la lutte parlementaire plutôt que la lutte armée. Exilé volontaire aux Etats-Unis, puis en France, il revint au Canada en 1845.
PARE, Joseph ou Michel: de Longueuil, détenu à la prison de Montréal en 1838.
PELTIER, Féréol: après la bataille de Saint-Denis, il se rendit à Saint-Eustache avec De Lorimier et Richard Hubert pour aider Girod et Girouard à organiser les patriotes des Deux-Montagnes.
PREFONTAINE, Toussaint: de Longueuil, détenu à la prison de Montréal en 1838
PREVOST, Théophile: de Verchères. détenu à la prison de Montréal en 1839.
NELSON, Wolfred: médecin, député de Sorel (1827-30), il commandait à Saint-Denis les patriotes qui repoussèrent les troupes du colonel Gore. L'un des 8 patriotes exilés aux Bermudes en 1838 par Durham. Il revint au Canada en 1842, devint maire de Montréal et député de Richelieu (1844-51).
ROBITAILLE, Jacques: notaire à Varennes, détenu à la prison de Montréal en 1838.
RODIER, Edouard: avocat, député de l'Assomption en 1834, il s'enfuit aux Etats-Unis en 1837 après qu'un mandat fut levé contre lui. De retour au pays, il ne participa pas aux événements de 1838 et mourut en 1839.
TURCOTTE, Magloire-François: abbé, détenu à la prison de Montréal en 1838.
VALIQUET, Louis: de Saint-Hilaire, détenu à la prison de Montréal en 1838.
VIGER, Denis-Benjamin: avocat (1799), député (1808-30). Nommé au Conseil législatif en 1830. Par principes refusa de participer en 1837, mais fut cependant détenu durant 18 mois en 1838-39, s'obstinant à exiger un procès qu'on lui refusait. Libéré, il fut élu député de Richelieu en 1841 et devint ministre en 1843 puis conseiller législatif.
(Tiré de «Mémoires de prison d'un patriote de 1837-38», La Société Nationale Populaire du Québec, Les Éditions Albert St-Martin).
La Société Nationale Populaire du Québec fut fondée en 1965, à Montréal, en vue d'édifier "dans le Québec une société démocratique, juste et progressive, d'inspiration, de langue et de culture française, adaptée aux exigences du monde nord-américain, et aussi faire la conquête, par tous les moyens légitimes de la plus grande mesure possible de la maîtrise de son destin dans tous les domaines."
Les douze patriotes pendus au Pied-du-Courant
Gilles Normand, La Presse 17 novembre 1979
Au lendemain de l'affrontement sanglant entre les 6,000 soldats de Colborne et les quelque 1,000 patriotes dirigés par Wolfred Nelson, à Odelltown près de la frontière, au début de novembre 1838, on comptait 50 morts et 50 blessés parmi ces derniers.
Les troupes ont pourchassé les patriotes, les dispersant du côté de Beauharnois, dont le village a été brûlé par les «Glengary Volunteers » - Ontariens d'origine écossaise. Toutes les maisons des patriotes connus ont été incendiées.
Le 19 novembre, Colborne détient 753 prisonniers dont 99 sont condamnés à mort. Léandre Bergeron, dans son «Petit manuel d'histoire du Québec-, raconte que Adam Thom du «Montreal Herald» réclame des exécutions immédiates. «Il serait ridicule d'engraisser cela tout l'hiver pour le conduire plus tard à la potence», écrit le journaliste montréalais.
Colborne ordonne donc l'exécution publique de 12 patriotes. Les exécutions auront lieu devant la prison de Montréal, au Pied-du-Courant, à l'angle des rues Notre-Dame et de Lorimier, où se dresse aujourd'hui un monument à la mémoire des douze pendus.
Quant aux autres condamnés, on sait que 58 d'entre eux ont été déportés en Australie, dans des colonies pénitentiaires, deux ont été bannis du pays et 27 ont été libérés sous caution. La sentence de la majorité des condamnés à mort a été commuée.
Qui étaient les douze patriotes pendus?
Pour répondre à cette question, nous avons fouillé dans l'«Histoire des patriotes», de Gérard Filteau, dans «Peuple de la nuit», de Joseph Costisella, et dans le «Petit manuel d'histoire du Québec», de Léandre Bergeron:
CARDINAL Joseph-Narcisse
Notaire domicilié à Châteauguay et député du comté de Laprairie, il fut l'un des principaux chefs de la société anticolonialiste des Chasseurs. Après avoir été trahi par les Iroquois, Cardinal a été condamné à la pendaison. Il avait alors quatre enfants et sa femme en attendait un cinquième. Les supplications de sa femme auprès de Colborne n'ont pas suffi à obtenir grâce pour le patriote.
Avant de monter à la potence, il avait écrit à sa femme: «Le seul regret que j'ai en mourant, c'est de te laisser, chère amie, ainsi que cinq pauvres malheureux orphelins, dont l'un est encore à naître.» Il avait 30 ans.
DUQUETTE Joseph
Agé de 22 ans, Duquette étudiait pour devenir notaire. Membre des Fils de la liberté, il a été trahi et livré aux Anglais, après quoi il a été condamné à mort. Il est monté à la potence le 21 décembre 1838 et fut pendu longtemps... Parce que dans son cas ce fut long.
Costisella écrit: «Le bourreau avait mal ajusté la corde. Dans les convulsions du pendu, on vit le corps de Duquette aller de droite à gauche, puis frapper violemment la charpente ferrée de l'échafaud. Son visage se remplit de meurtrissures, le sang se mit à couler sur ses vêtements. Il vivait toujours. La foule hurla de dégoût et demanda sa grâce. Mais, sur les ordres de l'occupant, le bourreau saisit la corde, ramena le supplicié sur l'échafaud et recommença son oeuvre de mort. Il fallut 20 minutes et deux cordes pour l'assassiner.»
DECOIGNE Pierre-Théophile
Notaire à Napierville, Decoigne était capitaine dans l'armée de la résistance. Il s'était notamment fait remarquer par sa bravoure et son courage à la bataille d'Odelltown. Agé de 27 ans, marié et père de deux enfants, il est mort pendu, le 18 janvier 1839.
HAMELIN François-Xavier
Cultivateur, Hamelin devint lieutenant dans l'armée de la résistance. Il a pris une part active dans le combat au cours duquel Walker fut abattu, et il est mort pendu à l'âge de 23 ans (d'autres disent 18 ans), le 18 janvier 1839.
ROBERT Joseph-Jacques
Un cultivateur de 54 ans qui a été capitaine dans la milice, pour devenir commandant de l'armée de la résistance. Marié et père de cinq enfants, il est mort par pendaison.
DAUNAIS Amable
Cultivateur et résistant qui fit partie du conseil de guerre qui prononça la condamnation à mort d'un espion nommé Chartrand.
Après avoir été acquitté une première fois par un jury canadien-français, Daunais avait repris les armes avec Nelson. Il a été condamné à être pendu et le fut à l'âge de 20 ou 21 ans. Il était célibataire.
SANGUINET Ambroise
Cultivateur, marié et père de deux enfants, Sanguinet, âgé de 38 ans, a été pendu le 18 janvier 1834. Il habitait Saint-Philippe et était devenu capitaine dans la résistance. Il appartenait à une famille «ruinée et volée par le tyran Craig» (Joseph Costisella).
SANGUINET Charles
Cultivateur à Saint-Philippe également et lieutenant dans la résistance. Il était le frère d'Ambroise et est mort à la potence à l'âge de 22 ans croit-on.
de LORIMIER François-Marie Thomas Chevalier
Descendant d'une famille noble, il était un notaire aisé qui s'est fait résistant à l'occupation. Arrêté le 12 novembre 1838, il fut condamné à mort le 20 décembre après avoir été l'un des chefs les plus actifs de la résistance, et avoir travaillé activement à l'organisation de la lutte armée.
De Lorimier avait 30 ans, était marié et père de trois enfants lorsqu'il est monté au gibet d'un pas ferme, le 15 février 1839. La veille de sa mort, depuis sa cellule de la prison de Montréal, il avait rédigé son testament politique qui se terminait ainsi: «... Et je meurs en m'écriant: vive la liberté, vive l'indépendance!»
NARBONNE Pierre-Rémi
Peintre et huissier, marié et père de deux enfants, mort pendu. Colonel dans la résistance, Narbonne a été arrêté par des mercenaires mais il a été amnistié en juillet 1838, après la mort de sa femme qui laissait trois enfants en bas âge.
Il a repris les armes, notamment lors de la bataille d'Odelltown, et fut fait prisonnier à nouveau puis condamné à mort. Lui aussi a eu une pendaison longue. A ce propos, Costisella écrit: «Le spectacle de son assassinat fut ignoble. Il était manchot, et dès que la trappe s'ouvrit, il saisit de sa seule main valide la corde meurtrière. Un mercenaire se précipita, et le frappa sauvagement à coups de crosse de fusil sur le visage et le bras. Ensanglanté, la figure tuméfiée, Narbonne lâcha prise. Puis il ressaisit à nouveau la corde avec sa main blessée. Plusieurs mercenaires s'acharnèrent à nouveau sur lui, dans une sauvagerie inouïe, au milieu des applaudissements barbares de la foule anglo-saxonne, et des protestations indignées des Québécois présents. La manoeuvre se répéta deux ou trois fois. Son affreuse agonie dura environ 15 minutes.»
NICOLAS François
Instituteur né à Québec, Nicolas participa à la bataille de Saint-Denis, où l'occupant essuya la défaite. Arrêté en juillet 1838, il a été poursuivi pour sa participation à l'exécution de l'espion Chartrand, mais un jury formé de Québécois l'avait acquitté, l'exécution s'étant déroulée conformément aux lois de la guerre. Libéré, François Nicolas refit surface lors de la bataille d'Odelltown, et il fut arrêté le 18 janvier 1839. Il monta sur le gibet le 15 février 1839 en déclarant à vive voix: «Je ne regrette qu'une chose, c'est de mourir avant d'avoir vu mon pays libre, mais la providence finira par en avoir pitié, car il n'y a pas un pays plus mal gouverné dans le monde.» Il est mort à 41 ans.
HINDELANG Charles
D'origine française, Hindelang a été amené dans la cause de l'indépendance par le fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, Ludger Duvernay, qui avait dû se réfugier aux États-Unis. Hindelang, fut nommé général de l'armée de la résistance et, après la défaite, il se laissa arrêter. Jugé et condamné le même jour, soit le 22 janvier 1839, par «un simulacre de cour martiale», il plaisanta jusqu'au dernier moment et encouragea ses camarades de combat. Mort pendu à 29 ans.

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