Agriculture québécoise
- Ignorance agricole
Josée Boileau Le Devoir mercredi 3 août 2005 - Notre patrimoine agricole, en fait, va à vau-l'eau, comme vient de le démontrer Le Devoir dans le cadre d'une série éloquente. Cet effet pervers de l'agriculture industrialisée ne nous est pas particulier, mais en Europe, la tradition et le culte du goût assurent un certain esprit de résistance.
- Cinq producteurs de lait témoignent
Michel Dumont, Gilles Dupuis, François Filion, Joël Filion, Gilbert Lafrance - Le Soleil lundi 25 avril 2005 - "Arrêtons de croire que les politiques agricoles doivent venir de Genève, de Washington ou d'Ottawa..."
- Le controversé abattoir : Cinq fois le prix d'un abattoir neuf
Yves Gingras La Presse samedi 11 décembre 2004
- De producteur à transformateur
Claude Turcotte Le Devoir samedi 4 décembre 2004 - Certains croiront peut-être qu'il aura suffi d'un seul cas de vache folle en Alberta et de l'embargo américain qui s'en est suivi pour pousser les producteurs bovins québécois à faire l'acquisition de deux abattoirs cette année, dont celui de Colbex-Levinoff annoncé avant-hier dans un contexte de cirque médiatique comme l'Union des producteurs agricoles (UPA) en a rarement connu. Ces événements furent certainement un catalyseur, mais pas la raison fondamentale qui a poussé ces producteurs à se faire transformateurs.
- Une vache de réforme
Robert Laplante L'Action nationale 6 décembre 2004 - Pour continuer de vivre et de pratiquer leur métier comme ils l’entendent, les producteurs ont dû compenser l’absence de cadre stratégique national en se faisant transformateurs. Ils ont dû se donner eux-mêmes une infrastructure que la politique agricole provinciale ne pouvait nullement protéger. Ils ont agi en quelque sorte pour combler un manque d’État. Il leur reste maintenant à faire subir à la province le sort qu’elle mérite. Il leur reste à traiter la gouverne provinciale comme une vache de réforme. Ils sauront le faire.
- L'UPA achète l'abattoir Colbex :
Les producteurs obtiennent un prix plancher de 42 ¢ la livre pour les vaches de réforme Claude Turcotte Le Devoir vendredi 3 décembre 2004 - Dans le cadre d'un congrès tout à fait inusité au cours duquel le coeur de l'action se déroulait ailleurs, dans un bureau ministériel et aux abords d'un abattoir, l'Union des producteurs agricoles (UPA) a pris un virage spectaculaire de la production vers la transformation en décidant de faire l'acquisition de tous les actifs de Viandes Levinoff, faisant en même temps le pari qu'elle pourra assurer un prix plancher de 42 ¢ la livre pour les vaches de réforme. Mais en attendant que l'entente de principe conclue hier à 14h se transforme en contrat définitif, il faudra compter sur l'aide financière des gouvernements pour combler la différence entre le prix actuel et le prix plancher.
- Congrès annuel de l'Union des producteurs agricoles
L'UPA attend les ministres de pied ferme Claude Turcotte Le Devoir mercredi 1 décembre 2004
- Crise du boeuf: le gouvernement Charest menace d'intervenir
Norman Delisle Presse Canadienne (PC) 30/11/2004
- Crise du boeuf : L'UPA impose un blocus : 400 producteurs empêcheront un abattoir de se procurer des bêtes d'autres provinces
Réjean Lacombe Le Soleil mardi 30 novembre 2004
- Producteurs laitiers en colère : 500 agriculteurs sur les pelouses de l'Assemblée nationale
Pierre-André Normandin Le Soleil lundi 29 novembre 2004
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Le profit assassin
Gil Courtemanche Le Devoir samedi 27 novembre 2004 - En Alberta, une commission d'enquête a révélé que les profits des trois abattoirs avaient crû de près de 300 %. Au Québec, l'abattoir Levinoff (dans l'arrondissement de Saint-Michel) contrôle 90 % de la production, ce qui lui a permis d'augmenter ses profits de 144 % pour la vache de réforme et de 400 % pour le bouvillon. À l'échelle canadienne, les programmes de substitution de revenus pour les éleveurs ont coûté aux contribuables au moins autant que les sommes perdues dans le scandale des commandites. (...)
Sur le plan de la moralité, sucer le sang des éleveurs et les conduire à la faillite en s'enrichissant légalement est un crime, un péché dirait-on en catholicisme. Ces propriétaires d'abattoirs sont des profiteurs et des voleurs légaux. Quand le rôle de Chuck Guité a été découvert, les médias l'ont poursuivi jusque sur son cheval aux États-Unis. J'attends toujours la première image de Levinoff Meat Products, sise sur la 8e Avenue, j'attends toujours la première entrevue outrée avec un des propriétaires. J'attends toujours que cette affaire ne soit plus traitée comme une simple nouvelle économique mais comme ce qu'elle est : un scandale absolu et inacceptable.
- Le gouvernement doit aider les éleveurs... et ça presse!
Benoît Bouchard Le Quotidien samedi 27 novembre 2004
- Crise de la vache folle : L'ADQ accuse les libéraux d'enrichir leurs "amis"
Mylène Moisan Le Soleil jeudi 25 novembre 2004 - L'Action démocratique accuse le gouvernement libéral de s'empêtrer dans la crise de la vache folle pour permettre à des donateurs du parti de continuer à "empocher" des millions de dollars.
- Une crise durable
Jean-Robert Sansfaçon Le Devoir mardi 23 novembre 2004 - Les producteurs ont raison de se plaindre et ils ne peuvent plus attendre. Si Ottawa ne bouge pas, Québec doit intervenir, que ce soit en fixant un prix plancher ou en réglementant l'approvisionnement de l'abattoir, ou les deux si nécessaire. C'est le seul moyen d'éviter que des producteurs pris au piège d'un marché monopolistique ne se retrouvent à la rue.
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