Grève étudiante - 2005 (prêts et bourses)
Les grands moments de mobilisation au Québec Le Soleil jeudi 24 mars 2005
- Une génération politique est née
Renaud Plante Le Devoir lundi 4 avril 2005 - Nos parents nous ont parlé de leur 1968, nous pouvons maintenant parler de notre 2005. Ils nous ont entretenus sur leur défaite de 1980, nous pourrions bien leur parler de notre victoire de 2009.
- VICTOIRE POUR LES ÉTUDIANTS
Louis-François Bélanger TRIBUNE LIBRE 4 avril 2005 - L’engagement dans cette juste cause les a fortement sensibilisés à la dimension politique qui transcendait ce débat.
- Quebec's bursary bind
Editorial - The Globe and Mail Thursday, March 31, 2005
Le gel des idées
Katia Gagnon La Presse lundi 4 avril 2005 - Tout ça pour ça. C'est la réaction obligée devant cette entente, conclue à l'arraché entre les étudiants et le ministre de l'Éducation, après plus d'un mois de grève étudiante. Tout ce branle-bas de combat, pour quoi? Pour 160 petits millions d'économies sur cinq ans.
- Petite révolution et occasion ratée
Gil Courtemanche Le Devoir samedi 2 et dimanche 3 avril 2005 - Ce qui est surprenant et regrettable cependant, c'est que les autres forces de la société civile, je pense en particulier aux centrales syndicales et au mouvement communautaire, n'aient pas saisi l'occasion que leur présentait le mouvement étudiant. Il y a là une sorte de rendez-vous manqué qui aurait pu ébranler les bases mêmes de ce gouvernement, sinon sa légitimité usurpée.
- L'art du compromis
Katia Gagnon La Presse mercredi 30 mars 2005 - Bonne nouvelle: après cinq semaines de grève, le gouvernement et les étudiants se sont enfin assis à une table pour négocier sérieusement. Ces pourparlers seront ceux du compromis. Le gouvernement devra avancer quelques millions supplémentaires, mais les étudiants devraient, en contrepartie, céder sur le gel des frais de scolarité pour sortir de la logique infernale qui confine les deux parties à l'impasse.
- Études, équité et argent
Alain Dubuc La Presse mercredi 30 mars 2005 - Dans l'ensemble, les études recensées en arrivent à la conclusion que l'impact du coût des études a une influence limitée sur l'équité. Par exemple, le fait que des provinces aient des frais de scolarité différents ne semble pas avoir d'impact sur l'origine des étudiants. Ni même la gratuité scolaire, comme en France. Ni d'ailleurs l'augmentation importante des frais ailleurs au Canada.
- L'obligation de négocier de bonne foi
MARC BRIÈRE Le Devoir mercredi 30 mars 2005 - Toute grève doit bien finir par finir. Dans le contentement ou dans l'amertume. Une grève qui dure trop longtemps est une grève perdue, pour chacune des parties.
- Les droits de scolarité doivent être dégelés, selon Facal
PC La Tribune lundi 28 mars 2005 - Les étudiants ont raison de réclamer les 103 millions $ amputés au régime des prêts et bourses, mais tôt ou tard, ils devront se rendre à l'évidence qu'un dégel des droits de scolarité est plus que nécessaire, a estimé l'ancien président du Conseil du Trésor, Joseph Facal.
- Étudiants en grève - Intransigeants, dites-vous?
Julie Bouchard, Jonathan Plamondon - Le Devoir samedi 26 et dimanche 27 mars
- La paix sociale
Gilbert Lavoie Le Soleil mardi 29 mars 2005 - Après deux ans de pouvoir, le premier ministre Jean Charest est encore à la dure école de la gouvernance : comment diriger avec fermeté tout en faisant preuve de souplesse, sans être taxé de mollesse ? Il n'a pas trouvé la réponse.
- ... mais moins bien qu'en Europe
Robitaille, Louis-Bernard; Allard, Marie; Thibodeau, Marc La Presse mardi 29 mars
- La défense du modèle québécois passe par la lutte du mouvement étudiant
Pierre Dubuc L'aut'courriel n° 122, 25 mars 2005 - La défense du modèle québécois passe aujourd’hui par la lutte du mouvement étudiant. Plutôt que d’inviter ses représentants à « négocier » le « 103 millions », ne vaudrait-il pas mieux se jeter dans la bataille à leurs côtés, questionner la légitimité de ce gouvernement, réclamer sa démission et des élections anticipées ? N’est-ce pas le sens du slogan de la coalition « Je n’ai jamais voté pour ça ! » ? Ne serait-ce pas le moment, pour les organisations syndicales, de songer à exercer le mandat de deux jours de « grève sociale » qu’ils ont en poche ?
- Comment assurer la gratuité scolaire à l'université sans se fatiguer?
Léo-Paul Lauzon L'aut'courriel n° 122, 25 mars 2005 - Avec un minimum de volonté politique, le gouvernement du Québec pourrait aller chercher demain matin 10 milliards de dollars qui lui permettraient d’assurer la gratuité scolaire à l’université et au collège ainsi que d’investir massivement dans la santé et dans les autres programmes sociaux. Et c’est pas moi qui le dit comme vous allez le constater.
- Éloge de la gratuité
Christian Rioux Le Devoir vendredi 25 mars 2005 - Depuis un certain nombre d'années, le débat sur le coût des études universitaires est devenu un débat de comptables. Je n'ai rien contre les comptables, mais je ne suis pas certain qu'il leur revienne de décider des valeurs de la société dans laquelle je vis.
- Un simple soldat
Josée Boileau Le Devoir jeudi 24 mars 2005 - Le ministre devra donc trouver autre chose que la baguette. Sa proposition de la semaine dernière, trop rigide et trop limitée, ne l'a mené nulle part. Non seulement l'écart est trop grand entre les 42 millions qu'il propose et les 103 millions perdus, M. Fournier semble de plus incapable de dépasser son rôle de loyal soldat de Jean Charest, de plus en plus empêtré dans sa promesse de réduire les impôts.
- Les vertus pédagogiques de l'indignation
Jean-François Lévesque Le Devoir 24.3.2005 - L'un de mes malins plaisirs d'enseignant de la littérature québécoise au collégial est de provoquer volontairement mes élèves en leur demandant ce qui les attire tant chez les Cowboys fringants, ce qui justifie un tel engouement pour ces idoles hirsutes.
- Les étudiants s'agitent : Landry invite Charest à se saisir du dossier
Normand, Gilles; Allard, Marie La Presse mercredi 23 mars 2005
- La gratuité universitaire, un principe sacré dans la majorité des pays européens
Christian Rioux Le Devoir mercredi 23 mars 2005 - En affirmant que les étudiants québécois sont «les mieux traités au monde», le premier ministre Jean Charest restreignait probablement le «monde» à l'Amérique du Nord. Il en excluait à coup sûr l'Europe, où le principe de la gratuité universitaire demeure intouchable dans une majorité de pays.
- Quebec students have a good deal
Brigitte Pellerin The Ottawa Citizen, Thursday March 17, 2005 - Quebec students already have it way easier than their North-American counterparts. But like yours truly 15-odd years ago, they don’t see it that way. They believe they’re entitled to a free pass because hey, they’re so worth it. Out of the mouths of babes…
- Rebels with a cause: cash
Lysiane Gagnon The Globe and Mail Monday, March 21 - At first sight, it looked like a throwback to 1968: Last Wednesday, a sea of students -- at least 60,000, maybe many more -- invaded downtown Montreal, chanting anti-government slogans and carrying satirical, hard-hitting posters. Contrary to the Sixties rebels, though, they were not demonstrating to change the world. Today's kids are much more down to earth, and the demonstration was about money.
- Universités : proposition
Michel Venne Le Devoir lundi 21 mars 2005 - La solution présentée par le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, pour résoudre le conflit avec les étudiants a été unanimement critiquée: alambiquée, bancale, laissant de côté trop d'étudiants notamment ceux des cycles supérieurs. Les politiques publiques fabriquées à la hâte en situation de crise ne sont généralement pas les meilleures.
- Des étudiants en grève depuis près d'un mois
Caroline Touzin La Presse lundi 21 mars 2005 - La pression sur le gouvernement s'accentue
- Solidarité étudiante - OU EST JEAN CHAREST?
QUÉBEC, le 18 mars /CNW Telbec/
- Ce que l'on conçoit bien...
André Pratte La Presse vendredi 18 mars 2005 - Conférence de presse du ministre de l'Éducation, mercredi matin. Jean-Marc Fournier entreprend d'expliquer aux journalistes la proposition de réforme de l'aide financière qu'il a faite aux étudiants. Au bout d'une minute, un journaliste lance: " On ne comprend rien à ce que vous dites, monsieur, on ne comprend absolument rien. "
- Higher tuition would break deal with middle class
Josée Legault The Gazette March 18, 2005 Friday - Will someone please take the shovel out of Jean Charest's hands? The premier just keeps digging his hole deeper and deeper every day. Be it the CHUM saga or the full public funding for Jewish private schools, this government has the uncanny ability to create and feed its own crises.
- Grève étudiante - 16 mars 2005
Photos: Dominique Frappier et Louis Gagnon, Vigile 16 mars 2005
- Dénouer l'impasse
Josée Boileau Le Devoir jeudi 17 mars 2005 - En défilant par milliers hier, les étudiants ont pleinement démontré qu'ils forment, et depuis des lustres, le lobby le plus puissant du Québec. Mais s'il était inévitable que leur frustration s'exprime, leurs dirigeants devront bien un jour dépasser l'épreuve de force et discuter principes avec le ministre.
- Endettés, en grève, en colère : Plus de 80 000 étudiants descendent dans la rue
Marie-Andrée Chouinard Le Devoir jeudi 17 mars 2005
- Québec dit non aux 103 millions $
Martin Ouellet Presse Canadienne mercredi 16 mars 2005
- L'offre de Fournier met les étudiants en furie
Normand, Gilles; Lessard, Denis La Presse mercredi 16 mars 2005 - Rien ne va plus entre le gouvernement Charest et les étudiants. Une rencontre qui devait être tenue dans le plus grand secret à Québec avec le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a avorté hier soir, quand les étudiants se sont retirés en colère.
- Les leaders étudiants claquent la porte du ministre de l'Education
NORMAN DELISLE ET MARTIN OUELLET PC 16 mars 2005
- L'impôt pour l'université
Michel Venne Le Devoir lundi 14 mars 2005 - Maintenant que tout le monde condamne la décision du gouvernement du Québec d'enlever 103 millions de dollars dans les bourses aux étudiants les plus démunis, les partisans d'une hausse des droits de scolarité ont repris leur refrain éculé.
- Reculer, encore
Josée Boileau Le Devoir samedi 12 et dimanche 13 mars 2005 - Le nouveau ministre Jean-Marc Fournier remplit bien la commande : qu'il est ferme, qu'il est impitoyable face à ces dangereux étudiants qui désertent les classes ! Dans un gouvernement plus courageux, on l'aurait nommé à la Sécurité publique pour dire leur fait aux dissidents de Kanesatake...
- Contre le désinvestissement en éducation
Georges Leroux Le Devoir samedi 12 et dimanche 13 mars 2005 - L'histoire des grèves étudiantes au Québec est l'histoire d'une cause unique et, pour le dire d'un mot, chaque fois désespérément la même: d'un ministre à l'autre, les étudiants ont trouvé devant eux des politiciens incapables de parvenir à un modèle cohérent et équitable du soutien aux études et, au fil des ans, malgré quelques luttes en apparence victorieuses, notamment sur le gel des frais de scolarité, ils ont subi des reculs importants. Ces compromis étaient destinés à se fissurer, et c'est ce dont nous sommes témoins aujourd'hui, alors que l'histoire se répète.
- Un climat de crise sociale
Alain Dubuc, La Presse samedi 12 mars 2005 - Cela étant dit, si la crise est palpable, elle a fort probablement beaucoup moins de profondeur qu'on le croit. Le mouvement d'opposition de ce que l'on pourrait appeler la coalition syndicalo-péquiste est très visible, mais il n'est pas évident que son sentiment d'urgence est partagé par un grand nombre de citoyens. Il n'est pas non plus évident que le taux d'insatisfaction élevé envers le gouvernement Charest signifie que les citoyens soient en désaccord avec ses projets; il exprime tout autant une déception face à la performance d'un gouvernement qui n'a pas livré la marchandise.
- Programme de prêts et bourses : Québec prêt à jeter du lest
Normand, Gilles; Lessard, Denis La Presse vendredi 4 mars 2005 - Pressé par le caucus des députés, le gouvernement Charest est décidé à mettre plus d'argent dans le régime des prêts et bourses afin de trouver une solution et de mettre fin au mouvement de grève étudiante dans le réseau postsecondaire.
- L'art de se tirer dans le pied
Alain Dubuc, La Presse vendredi 4 mars 2005 - Avec la montée du mouvement de grève étudiante, les libéraux se retrouvent avec une autre crise sur les bras. Une crise qui aurait facilement pu être évitée et qui fournit une illustration limpide de ce qui ne fonctionne pas depuis le début avec le gouvernement Charest.
- Comment les étudiants ont à la fois raison et tort
Joseph Facal Les Affaires samedi 12 mars 2005 - Plusieurs des idées exprimées par les étudiants, comme la gratuité totale ou l'effacement des dettes, n'ont évidemment aucune justification raisonnable. Mais leur colère à l'endroit du gouvernement est cependant parfaitement compréhensible. On ne dira en effet jamais assez à quel point la décision de l'ancien ministre Pierre Reid de transformer 103 M$ de bourses en prêts était injuste.
- Éducation: la grève s’impose, les chiffres le prouvent !
Gabriel Ste-Marie, L'aut'courriel n° 118, 10 mars 2005 - Les étudiantes et étudiants font la grève et ils ont bien raison. L’État ne réalise plus son rôle le plus important, celui de redistribuer la richesse. La richesse, il y en a de plus en plus. Par exemple, le produit intérieur brut (PIB) réel du Québec (on dit réel lorsqu’on enlève l’inflation aux statistiques, c’est-à-dire qu’on tient compte de l’augmentation des prix) a augmenté de 34,2% entre 1993 et 2003. Cela signifie qu’en 2003, il s’est produit 34,2% de plus de biens et services qu’en 1993. Il s’agit d’une croissance économique exceptionnelle.
- Étudiants: grève générale en vue
Marie-Andrée Chouinard Le Devoir mercredi 9 mars 2005 - La FEUQ lance un appel à une mobilisation inédite depuis celle de 1968 - Piquée au vif par le refus du ministre de l'Éducation de lui retourner les 103 millions demandés, la Fédération étudiante universitaire du Québec a répondu hier par la bouche de ses canons en invitant ses 170 000 membres à rejoindre le mouvement de grève étudiant.
- Grogne étudiante : Fournier sommé de régler par son caucus
Ballivy, Violaine; Moisan, Mylène Le Soleil jeudi 10 mars 2005 Derrière des portes closes, les députés libéraux le pressent de trouver des $ pour calmer le jeu
- Le club des privilégiés
Katia Gagnon La Presse vendredi 4 mars 2005 - Nous l'avons déjà dit, la décision gouvernementale de transformer 100 millions de bourses en prêts est une erreur. Ce changement, qui fera grimper le niveau d'endettement, touche les étudiants les plus démunis. C'est injuste. Il y a d'ailleurs fort à parier que, grève ou pas, le nouveau titulaire de l'Éducation - un habile politicien - va chercher à leur tendre le rameau d'olivier.
- Compressions dans le régime de prêts et bourses : de la brutalité institutionnelle
Alexis Cossette-Trudel, Le Devoir vendredi 4 mars 2005 - La déclaration du premier ministre Jean Charest stipulant que les étudiants québécois sont «les mieux traités au monde» commande une prise de conscience au sein de la société québécoise sur la portée réelle des mesures proposées par son gouvernement.
- L'université sur la place publique - Cette grève n'est pas un geste irréfléchi
Pascale Bédard, Myriam Berthelet, Éric Duhaime, Amélie Groleau et Alexandre Jacques Le Devoir mercredi 9 mars 2005 - Depuis le 1er mars 2005, 45 000 étudiants des niveaux collégial et universitaire sont en grève. Cette grève générale a été votée afin que le gouvernement Charest revoie ses positions face aux compressions de 103 millions de dollars effectuées dans le régime des prêts et bourses, entre autres revendications. Nous croyons que la grève est un moment privilégié afin d'entamer une réflexion plus large sur la place accordée à l'université dans la société québécoise.
- Un vent de 1968 souffle sur le Québec
Ballivy, Violaine Le Soleil mercredi 9 mars 2005 - La FEUQ appelle 160 000 universitaires à se joindre à la grève générale
- Étudiants: grève générale en vue
Marie-Andrée Chouinard Le Devoir mercredi 9 mars 2005 - La FEUQ lance un appel à une mobilisation inédite depuis celle de 1968 - Piquée au vif par le refus du ministre de l'Éducation de lui retourner les 103 millions demandés, la Fédération étudiante universitaire du Québec a répondu hier par la bouche de ses canons en invitant ses 170 000 membres à rejoindre le mouvement de grève étudiant.
- Non aux 103 millions
Violaine Ballivy Le Soleil mardi 08 mars 2005 - Douche froide pour les étudiants: le ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier a clairement fait savoir hier que le gouvernement ne réinvestirait pas les 103 millions retirés l'an dernier au régime de prêts et bourses, faute de moyens.
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