Plan B
Stratégie de confrontation

Ils ont haussé d'un cran leur intransigeance et leur stratégie d'intimidation...
"Plus ça fera mal économiquement, plus l'appui à la souveraineté baissera".
- Stéphane Dion

«Plus de couteau, plus de gorge, plus d'otages, plus d'offres»

All quiet on the separatist front - The old constitutional game is dead
Max Nemni

Projet de loi C-20

«Le match quasi nul du référendum du 30 octobre 1995, qui a permis au fédéralisme de se maintenir grâce à une très courte majorité de votes, a provoqué un vent de panique au Canada anglais et dans les rangs des fédéralistes québécois qui ont dû prendre acte de l'inefficacité persuasive de leur discours et revoir leur arsenal idéologique. Au lieu de procéder à une réforme de la constitution canadienne qui revienne à l'essentiel de l'entente du lac Meech qui aurait pu mettre un terme aux revendications autonomistes québécoises, ils ont haussé d'un cran leur intransigeance et leur stratégie d'intimidation.»
Denis Monière

Dans The Gazette, en avril, le chroniqueur Lawrence Martin expliquait que le sort du Québec laissait le reste du Canada indifférent. Les autres Canadiens ne veulent plus laisser le Québec leur imposer des priorités politiques qui ne sont pas les leurs. L'éternelle visite chez le dentiste que leur promettait Jacques Parizeau si le NON l'emportait en 1995, ils la boycottent. L'adoption de la loi dite «sur la clarté» à Ottawa les a rassurés sur l'impossibilité technique que l'indépendance du Québec survienne un jour. Enfin, ils ont le sentiment profond que le Québec n'a pas de cause: son économie va bien, sa culture et sa langue sont protégées et le French power est encore bien visible à Ottawa. Ainsi confortablement installés dans la fédération canadienne, les Québécois n'ont aucune raison de la quitter, croient-ils, ce qui leur permet de dormir en paix et de s'occuper de leurs propres affaires, de leurs propres intérêts, dont la poursuite ne saurait être freinée par nous.
Le Québec est ainsi renvoyé à lui-même.

«Après le référendum de 1995, les sondages indiquaient que, selon une bonne majorité de Québécois, l'indépendance serait réalisée dans les cinq ans. Inquiets de ces résultats, beaucoup de gens bien intentionnés ont essayé de plaire aux séparatistes. Nous n'étions pas d'accord avec eux: pour nous, la conciliation est la source du problème, pas la solution.»
Entretien avec Reed Scowen - Cité libre, été 2000




How to kill Quebec separatism
Bill Johnson, G&M 6.12.00

«It's time to give Quebec separatism the coup de grace. It can be done. What's needed is the nerve, the vision, the political will.The separatist leaders are now in disarray. Last week's election results in Quebec were the culmination of a bad year for separatism. And yesterday, a personal blow landed on Lucien Bouchard: The editor of the closest thing to a separatist house organ, Michel Venne of Le Devoir, questioned the Premier's commitment to the sacred cause.»

Écrans de fumée
Pierre Falardeau, LeCouac 8.00
«Pour comprendre l'offensive politique que les loyalistes canadiens mènent contre le peuple québécois...»

La stratégie d'Ottawa

Tout faire pour éviter un 3e référendum S'il n'y arrive pas: tout faire pour le gagner S'il n'y arrive pas: tout faire pour empêcher la déclaration de souveraineté
  • Maintenant que la Cour suprême a reconnu la légitimité du projet souverainiste québécois, la stratégie vise à :
  • faire croire au déclin de l'appui à la souveraineté, à l'inutilité de ce projet («changer les mentalités», disait Stef-le-faucon);
  • «démoraliser» les Québécois par des appels à la démobilisation, au renoncement, mantra de la «fatigue constitutionnelle»;
  • détourner l'objectif de la souveraineté vers des leurres (renouvellement de la fédération, tourner la page au nom de la modernisation..., etc.)
    (Cf: Wolfshagen Denis)
  • Avec des règles «ajustables» - question et majorité qualifiée (plus de 50%+1 des votes), voire majorité absolue (50% des électeurs inscrits...)
  • Ces règles dissuasives permettraient de «justifier» une intervention militaire... au cas où le gouvernement québécois aurait recours à la DUI après un OUI gagnant et devant le refus de négocier de bonne foi de la part d'Ottawa.
    (Cf: L'affrontement de deux logiques);
  • Lier la reconnaissance du Québec souverain (après un OUI gagnant) à l'approbation des acteurs canadians (provinces, territoires, autochtones, et quoi encore...);
  • Lier les négociations à la partition ethnique du territoire québécois;
  • Pression sur la communauté internationale : profiter de la «courtoisie internationale» (ne pas reconnaître un pays AVANT que l'État prédécesseur ne l'ait reconnu) pour freiner tout reconnaissance par des pays tiers.

  • L'arrogance canadian

    Les Canadiens ont profité du débat constitutionnel de la dernière décennie pour renforcer leur identité et rejeter la conception asymétrique du fédéralisme. Ils ont puisé dans les hésitations et les tergiversations de la société québécoise un sentiment de force qui les pousse à l'intransigeance. Les Canadiens rejettent maintenant toute solution de compromis et ne craignent plus de s'aliéner les Québécois parce qu'ils estiment que ceux-ci n'auront pas le courage d'aller jusqu'à la rupture.
    Mémorandum pour la suite de l'histoire

    De la condescendance au respect
    J. HÉRIVAULT, É. CHALIFOUX, N. DAOUST

    Les «vraies raisons de s'inquiéter», selon Claude Morin
    Michel Venne, 18.4.98
    «Le fédéralisme le plus dangereux pour le Québec est moins celui qu'on leur a imposé dans le passé que celui qu'on est en train de mettre en place»

    No knife, no throat, no hostages, no offers

    La logique tordue de Stéphane Dion
    Claude Morin

    Le concierge canadien, Robert Laplante, 31 mai 1999
    Stéphane Dion sert d'abord et avant tout d'agent de minorisation. Son discours ne vise pas la réforme du fédéralisme, il sert ceux-là qui veulent mater le Québec.

    Le syndrome Dion
    Pierre Vadeboncoeur, mai 99


    Ces Canadians vertueux à l'esprit civique

    «The rule of law», qu'ils disaient...

    Les juges de la Cour suprême du Canada ont reconnu 1° la légitimité du projet souverainiste québécois (l'une des deux majorités au Canada), et 2° l'obligation de négocier, le devoir de conciliation... Vous croyez que Cité libre respecte ces conclusions ? Détrompez-vous !

    La conciliation est la source du problème, pas la solution
    xxx

    «Après le référendum de 1995, les sondages indiquaient que, selon une bonne majorité de Québécois, l'indépendance serait réalisée dans les cinq ans. Inquiets de ces résultats, beaucoup de gens bien intentionnés ont essayé de plaire aux séparatistes. Nous n'étions pas d'accord avec eux: pour nous, la conciliation est la source du problème, pas la solution. Donc, quand le mouvement "partitionniste" a commencé avec le fameux rallye du 26 janvier 1996, à l'Université McGill, nous avons publiquement défendu le point de vue que si le Canada est divisible, le Québec l'est aussi. (...) Il y a eu ensuite les rallyes pour la défense des droits des anglophones, les contestations judiciaires des lois sur la langue, le renvoi à la Cour suprême, le projet de loi du gouvernement fédéral sur la clarté du processus référendaire, etc. Nous avons participé activement à toutes ces initiatives, que les "partisans de la conciliation" dénonçaient parce qu'elles mettaient, selon eux, de l'huile sur le feu séparatiste. (...) Nous, nous pensons qu'il y a eu beaucoup d'initiatives positives, qu'elles ont marché, et qu'il faut donc continuer. »

    Souverainisme québécois : la "bête indomptable"... (entendez: "nationalisme ethnique", donc illégitime...)

    «Vous avez peut-être raison. En fait, ce que vous dites, c'est que la bête est indomptable et qu'il faut s'en débarrasser, ou tout au moins la neutraliser. Vous prétendez que c'est possible, et certains signes vous donnent raison. Je me réjouis qu'on ait pu prendre des initiatives comme celles qu'ont prises Bertrand et Dion, et que des gens aient le courage de tenir tête aux séparatistes. Mais que va-t-il se passer? Va-t-on se débarrasser de la bête ou simplement la neutraliser?» (...)

    «M&M: Mais vous reconnaîtrez quand même que le Canada est un beau pays, certainement pas un désastre!

    R.S.: Je suis entièrement d'accord avec vous, mais la plupart des Québécois francophones ne pensent pas ainsi. Si les choses restent telles quelles, le Canada a intérêt à rester uni, c'est-à-dire avec le Québec. Mais je maintiens que nous ne pouvons pas continuer d'avoir dans une même fédération un gouvernement qui prône le nationalisme ethnique et le reste de la fédération qui prône des valeurs très différentes. Cette contradiction est tellement fondamentale que ça ne peut pas marcher. »

    Red Scowen (en dialogue avec les Memni)




    Ça dépend - «si on vire fou, c'est dans quel sens ?»
    Jean Dion, 25.11.99





    «"En français, quand on précise "majorité claire", c'est probablement qu'une majorité faible n'est pas suffisante." -Stéphane Dion (LaPresse 25.11.99)

    Bouchard bluffe - S. Dion

    "C'est certainement un bluff, parce que M. Bouchard est suffisamment intelligent pour savoir qu'une sécession unilatérale est impossible (...) Pour réaliser la sécession, pour faire en sorte que toutes les responsabilités fédérales, toutes les structures fédérales, tous les employés du gouvernement fédéral soient transmis au gouvernement du Québec, il faudrait une collaboration intense des gouvernements", a expliqué M. Dion. (PC 24.11.99)

    Référendum:Québec bluffe, affirme Dion (LeDevoir 25.11.99)

    66% - Qui dit mieux ???
    «Le Comité soutient qu'en vertu de ces circonstances historiques et de toute autre occurrence de même nature, par exemple, si le Québec et sa population désirent dépouiller les Canadiens de leurs droits traditionnels et de leur patrimoine, notamment la propriété nationale et l'infrastructure économique du Québec, il est raisonnable d'exiger qu'une majorité de deux tiers des Canadiens approuvent une "résolution spéciale" clairement formulée dans le cadre d'un référendum pan-canadien.» ("L'avenir du Québec, une question qui concerne tous les Canadiens !" - Le Comité du rassemblement pour le Canada)

  • Il va falloir le retenir ce petit homme insignifiant mais très agité...
    «Dion et Chrétien veulent nous imposer une majorité de 60% pour négocier avec le Québec en cas de victoire du OUI dans un éventuel référendum. On décode de plus en plus les vrais valeurs démocratiques de ce tandem de la collaboration. Ils veulent que 40% de la population décide de l'avenir du Québec. Comme aberration on ne fait pas mieux. Mais que vont-ils sortir de plus débile pour nous empêcher de prendre notre destin en main. C'est à croire que le petit professeur d'université se prend pour Dieu en personne. Il pontifie, décrète et à la fin, tel le Pharaon Mentouhotep 1er, roi du Nil et de l'Égypte, il dit simplement: "J'ai dit...". Il va falloir le retenir ce petit homme insignifiant mais très agité...» Guy Lessard AGQ

  • Les deux Frenchies de service - C'est à vous faire vomir!
    Gérald Larose

  • Des intellectuels bien serviables...

    L’efficacité d’une telle méthode [ethnicisation du nationalisme] dépendra elle-même de la capacité de la grande nation à dénicher dans la petite des intellectuels disposés à tenir le discours antinationaliste, derrière lequel se dissimulent toujours les intérêts de la grande nation et sa volonté de maintenir sa domination sur la petite. (...)
    À cet argument du plus fort, on ne peut rien opposer sinon le courage de la liberté, celle des petites nations et des hommes qui ont à coeur d’en transmettre l’héritage.

    Les petites nations, les colombes et les droits de l’homme
    Serge Cantin

  • Le Trudeau nouveau
    Chantal Hébert

    French publishers snub Dion book
    Jack Aubry, 20.11.99

    L'envers du Plan «B», Unity link 11.99

    Identité collective et idéologie : Sécession et nationalisme exclusif
    Stéphane Dion, 7.6.99

    Réplique:
    Choisir entre Québec et Ottawa
    René-Marcel Sauvé 22.6.99

    L'identité multiple admet le pluralisme culturel
    Michel Seymour, 6.7.99
    "Certes, si l'on devait se fier à Stéphane Dion, le Canada rejetterait le projet de partenariat comme étant une «fraude intellectuelle». Mais ces propos excessifs ne doivent pas nous impressionner car ce ne sera pas avec lui que les Québécois (es) négocieront le partenariat, mais bien avec nos partenaires Canadiens."

    Stéphane Dion ou le monopole des valeurs universelles
    Vigile, 20.6.99

    Les stratégies fédérales pour ethniciser le Québec
    Version intégrale de "L'identité multiple admet le pluralisme culturel" Michel Seymour
    Bref, le miroir de la nation canadienne française que l’on nous propose constamment est en train de voler en éclat. Il disparaît progressivement au profit de la nation acadienne, de la nation québécoise et de la minorité nationale des francophones hors Québec.

    Chrétien relance le débat sur la souveraineté du Québec, Reuters 23.6.99
    "Selon les derniers sondages, environ 70% des Québécois sont opposés à un autre vote populaire sur la souveraineté, mais 45% ont dit qu'ils voteraient en faveur de la souveraineté en cas de référendum."

    La lettre aux Canadiens et Canadiennes
    Michel Seymour 9.98

    L'art oratoire
    Michel Venne, 24.3.98

    Relever la tête
    Michel Venne
    Le gouvernement québécois promet une riposte systématique à ce qu'il décrit comme «une offensive généralisée» dirigée d'Ottawa contre le Québec et ses institutions. Le Québec n'a que faire, toutefois, d'une guerre de mots entre deux branches de son élite politique. Ce qu'il faut, c'est une démarche d'affirmation.

    1996, l'année du plan B
    Jean Dion
    Ottawa nie l'existence d'une hypothèse d'affrontement direct avec le souverainisme québécois mais certains signes ne mentent pas

    La phase 2 du plan B
    Michel C. Auger

    Une stratégie d'aveuglement
    Jane Jenson et Antonia Maioni (Conseil pour l'unité canadienne)

    Condamnés à se parler
    Kenneth McRoberts

    Les discussions sur l'unité sont inutiles et déchirantes
    ANDREW COYNE

    Ottawa est irresponsable
    Michel Venne

    Une proposition du président de Salomon Brothers Canada - Le Canada doit proposer un plan aux Québécois
    ROLLANDE PARENT

    Plan S (A)
    Ed Bantey

    Des trous dans la logique péquiste (A)
    Ed Bantey

    Le mur des pâmoisons
    Gilles Archambault 17.7.98
    Non mais, Dion fils, valait-il la peine d'aller si loin pour proférer des âneries si grotesques?

    Le raisonneur
    CHRISTIAN DUFOUR

    Les effets de toge du fédéral
    Michel Bernard 98

    L'abc du «Plan B»
    Monique Benoît 98

    Les «vraies raisons de s'inquiéter», selon Claude Morin
    «Le fédéralisme le plus dangereux pour le Québec est moins celui qu'on leur a imposé dans le passé que celui qu'on est en train de mettre en place» - LeDevoir 98

    Dion maintient le cap
    Le ministre pose aux souverainistes une série de questions embarrassantes - LeDevoir 98

    L'évolution politique du Canada - Un manque déplorable de leadership
    STEPHEN BLANK 98
    Si l'on se fie à une quelconque forme de pilote automatique pour traverser la tourmente, on se retrouvera avec une infinité de problèmes

    Répugnant
    Lise Bissonnette 16.5.98

    Lettre ouverte à Stéphane Dion
    Raynald Adams 12 Sep 1997

    Une fragile crédibilité
    Lise Bissonnette

    Jean-Louis Roux fit jadis partie d'un jury qui condamna le Canada
    Norman Délisle