ERREUR DE LECTURE




 

Claude G. Charron écrit :
"Suite à un colloque sur l'histoire tenu récemment à McGill, Danièle Fortin écrivait ici: "Nous devons trouver notre point d'encrage. Une référence qui permettrait à tous les Québécois de se reconnaître." Et en réplique le lendemain, Richard Gervais, à son tour, déplorait l'absence de concensus autour d'un événement fondateur."

Concluant son message critique à l'égard de la quête de Fortin, Claude G. Charron m'associe encore à cette quête en parlant de "l'événement fondateur recherché par Danièle Fortin et Richard Gervais".

Il y a là erreur de lecture. Mon message du 1er février 1999, auquel Claude G. Charron renvoie (Identité ou existence? Re : L'histoire comme productrice de sens) se dissociait plutôt de la démarche de Fortin.

Mieux encore, ce message va tout à fait dans le sens de celui de Charron, que je trouve instructif et opportun. J'applaudis à sa critique de l'"idéalisation de la constitution de 1867" et de la notion de "deux peuples fondateurs", deux choses qui vont de pair et font partie du mythe du "fédéralisme" canadien, du mythe "fédéraliste" d'un pays au contraire si manifestement unitariste. C'est une imposture que je dénonce moi-même souvent (par exemple en février 1995 dans un mémoire à la "Commission de la Capitale sur l'avenir du Québec"). Mon message du 1er février était-il inconséquent avec ma dénonciation de l'imposture "fédéraliste" au Canada? Il ne me semble pas.

Richard Gervais
9 février 1999