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Sources de la francophobie canadian
"Le Bas-Canada est en majeure partie habité par une population qu'on peut appeler un peuple étranger, bien que plus de soixante ans se soient écoulés depuis la conquête. Cette population n'a fait aucun progrès vers son assimilation à ses concitoyens d'origine britannique, par la langue, les manières, les habitudes et les sentiments. Ils continuent, à quelques exceptions près, d'être aussi parfaitement français que lorsqu'ils ont été transférés sous la domination britannique. La principale cause de cette adhérence aux particularismes et aux préjugés nationaux est certainement la concession impolitique qui leur a été faite, d'un code de lois étrangères dans une langue étrangère... John Stuart (1823), cité par Robert Rumilly, Papineau et son temps, Fides, 1977, p. 137.
Un peuple gouverné par des notaires et des démagogues
"Dans le Bas-Canada, la représentation est presque entièrement entre les mains de notaires et de démagogues, qui ont, grâce à la constitution, supplanté les anciens seigneurs français, auprès desquels le gouvernement pouvait avoir quelque influence. Les paysans sont trop ignorants pour posséder une notion distincte du libre gouvernement : peu d'entre eux savent lire et écrire, et l'on ne tente rien pour les sortir de leur ignorance ; leurs chefs les empêchent de s'assimiler aux Anglais... ils s'opposent donc obstinément à tous les progrès modernes, par crainte de perdre leur caractère français. Ils ne cherchent ni à perfectionner l'agriculture, ni à stimuler le commerce, ni à créer des établissements britanniques, mais seulement à perpétuer la langue française, les lois françaises et les institutions catholiques, avec les sentiments nationaux qui en découlent."
Rév. Strachan (1823), Haut-Canada, cité par Robert Rumilly, Papineau et son temps, Fides, 1977, p. 137-138.
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